Il est désormais possible de faire l’aller-retour entre l’aéroport de Toulon-Hyères et Paris-Orly dans la journée

Il est désormais possible de rejoindre Paris depuis l’aéroport de Toulon-Hyères, et de revenir dans la journée. La compagnie Transavia, qui gère la liaison avec Orly, propose cette possibilité le jeudi et vendredi, sur la saison d’hiver (jusqu’au 27 mars) et pour au moins trois ans, grâce à de nouveaux horaires, avec un vol à 6h40. L’expression « d’un besoin économique », soutient Véronique Bernardini, la maire (LR) de Hyères. « Quand on gère une entreprise, on doit pouvoir partir le matin et rentrer le soir même. » Le retour depuis Paris à 20h, opéré dès le mercredi, permet par ailleurs aux Franciliens « de venir passer un long week-end dans le Var », appuie l’édile.

Un prix et un impact carbone élevés

De quoi faire déjà naître d’autres ambitions. « Il faut une pérennité, toute l’année, et plus d’offres, en desservant Charles de Gaulle le lundi ou mardi », clame Basile Gertis, président de la CCI du Var. « On veut des rotations avec l’Allemagne, notre premier client touristique international. Il faut un troisième vrai aéroport international dans la région », abonde François de Canson, le nouveau président de la région Paca. Car par rapport à ses grands frères Nice et Marseille, eu égard à son statut de « petit » aéroport, Toulon-Hyères subit plus de taxes, qui se ressentent sur le prix du billet : « Quand on décolle de Toulon, on paye 35 euros de taxe, 10 de plus qu’à Marseille », constate Loïc Duroselle, directeur des aéroports régionaux de Vinci airports. Si la compagnie annonce un prix d’appel autour de 56 euros l’aller, dans les faits, il est difficile de trouver un billet en dessous de 80 euros. Plus cher que le train, qui permet de rallier la capitale dès 16 euros.

Enfin, bien que Transavia s’apprête à changer sa flotte par les nouveaux A320neo, « avec un impact carbone 10 à 15% inférieur », avance sa secrétaire générale Manuella Goyat, et que Loïc Duroselle parle d’une offre aller-retour « impossible en train », l’aspect écologique questionne forcément. « N’opposons pas économie et écologie. La région met l’accent sur le ferroviaire, mais il en faut pour tout le monde », milite François de Canson. Il convient tout de même de préciser qu’un voyage en TGV est 50 à 65 fois moins polluant qu’un voyage en avion. Et que les voyages d’affaires, aussi importants soient-ils, le seront toujours moins que l’avenir de la planète.

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