« On pourrait exactement décrire la même chose qu’il y a un mois. Le mot d’ordre de la CFDT sur ce mouvement, c’est on veut vivre de notre travail. Les prix augmentent, les salaires ne suivent pas. La CFDT dit que dans le public comme dans le privé, on peut vivre dignement de notre travail et demande plus de 100 euros immédiatement pour le Smic, un vrai coup de pouce, immédiat. L’augmentation du point d’indice pour tous les agents et les agentes du service public. L’ouverture de négociations salariales dans toutes les branches. L’augmentation du point d’indice pour tous les agents et les agentes du service public. Elle rappelle que la justice sociale passe aussi par la justice fiscale. Je pense que tout le monde est d’accord avec ça. Simplement, aujourd’hui, tout le monde constate les augmentations des prix et tout le monde constate que les salaires ne suivent pas. »
« Le budget que nous prépare Lecornu est un budget qui tourne le dos à la jeunesse, qui tourne le dos aux services publics, qui tourne le dos aux travailleuses et aux travailleurs, tout simplement. Il est impératif que nous réclamions des augmentations de salaires, puisque aujourd’hui, le reste à vivre n’est pas à la hauteur de l’inflation. Voilà la réalité du coût de la vie. De plus en plus de travailleuses et de travailleurs sont dans une grande précarité. Il y a même une pauvreté, les travailleurs pauvres existent dans notre pays et c’est intolérable. Bien entendu, on réclame également une augmentation du point d’indice parce que ça fait de nombreuses années que le point d’indice n’est pas augmenté. Et de l’augmentation du point d’indice découlent également, peu de personnes le savent, tous les salaires des salariés de la Sécurité sociale. Et puis, il faut sauver nos hôpitaux, nos écoles. Pour terminer, il faut sauvegarder notre industrie. Dans le département, nous avons de très grosses industries. Là aussi, c’est une volonté politique d’avoir une souveraineté collective. Et un pays qui abandonne son industrie, abandonne l’emploi. »
« Face à cette contestation légitime, le gouvernement est enfermé dans l’impasse d’une politique d’austérité menée depuis 10 ans. En Vaucluse, comme partout ailleurs, il y a urgence. Pour les agents et agentes et les retraités, dont les pensions ont été laminées par une décennie de gels, il n’est plus question de soutenir le déclassement. La jeunesse et les personnels de l’Éducation nationale refusent l’école du tri social, l’angoisse d’un avenir formaté par des dispositions de sélection. Face à la vétusté des établissements et aux défis climatiques, nous exigeons un budget permettant d’assurer la rénovation du bâti scolaire. Des moyens humains, il faut des créations en nombre, suffisantes pour diminuer le nombre d’élèves par classe, d’étudiants et d’étudiantes par groupe de TD et assurer la présence d’équipes pluridisciplinaires au complet. »
« On a un gouvernement qui tente de manœuvrer pour une sortie de crise à moindres frais. C’est-à-dire qu’il ne souhaite pas remettre en cause son budget d’austérité qui prévoit des dizaines de milliards de coupes dans les dépenses publiques, qui ne prévoit pas de remettre en cause les réformes qui ont dégradé l’école, l’hôpital et les services publics depuis plus de dix ans. La majorité des annonces qui ont été faites à la jeunesse sont prévues pour 2028, quand le gouvernement sera parti. L’inflation depuis le 1er janvier a atteint 3,54 %. L’inflation, que ce soit publique, publique, privée, elle touche tout le monde. Pour que les fonctionnaires reviennent à leur pouvoir d’achat de l’an 2000, il faudrait maintenant une hausse du point d’indice de 37 %. Je vais revenir quand même sur le totalitarisme du pouvoir, qui atteint finalement les libertés démocratiques, le droit de manifester. On ne cédera pas à l’intimidation que tente de mettre en place Macron, son gouvernement. On ne va pas renoncer face à ça. »

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