« Tout s’est très bien passé, c’était une manifestation joyeuse et revendicative », se félicite Manon Magagnosc, secrétaire générale du syndicat CGT du centre hospitalier intercommunal Toulon – La Seyne-sur-Mer. Dans le Var, les syndicats étaient à l’initiative des mobilisations. L’intersyndicale CGT, FSU et Solidaires avait déposé un parcours de manifestation, validé en préfecture, pour ne pas voir se reproduire la situation de la semaine précédente, où la mobilisation avait été ballottée entre interdiction et autorisation de dernière minute après une contestation en justice. Le cortège s’est élancé depuis la Bourse du travail à 14h. « A 17h, nous avons quitté la place du marché où était en place un dispositif policier monstrueux avec une interdiction de passer pour rentrer par l’endroit le plus important ». Les forces de l’ordre indiquent avoir procédé à huit interpellations pour port d’armes, port de masque et cagoules, tentative d’usage de mortier, outrage et rébellion. Ch. C.
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Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan
Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »
Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».
« Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »
Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »
Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.
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Jérémy Sinzelle à la croisée des chemins
On ne l’a vu en action que 85 minutes depuis le début de saison. Mais pour sa seule titularisation, à Édimbourg, il y a deux semaines, Jérémy Sinzelle a montré qu’il en avait encore sous la pédale. « À 36 ans, ça m’impressionne », salue Cédric Béal. « Moi, j’ai arrêté à 34 ans car je n’en pouvais plus. Lui a une rigueur qui lui permet de jouer. » Moins qu’avant, « mais quand il joue, il est à fond. Ce n’est pas le meilleur, mais il rend les autres meilleurs ».
Car s’il n’est plus un leader de jeu, « Sinz » l’est d’autant plus dans le vestiaire, où il met son expérience au profit du groupe, particulièrement de ceux qui représentent, davantage que lui, l’avenir au poste de centre. « Ils progressent car il leur laisse la place. Je l’ai même entendu dire qu’ils devaient jouer plutôt que lui », affirme l’entraîneur de la défense toulonnaise. Preuve de la clairvoyance du bonhomme, dont il était prévu que cette probable dernière pige soit une année de transition avant de passer de l’autre côté de la main courante. « Il prend de la place naturellement, car il donne beaucoup et aide staff et l’équipe à progresser », appuie Cédric Béal.
L’intéressé, qui travaille physiquement pour « challenger les mecs et les rendre meilleurs », avoue tout de même qu’« il y a eu des moments difficiles ». « À moi de mettre mon ego de côté. Je le vis bien, car on les sent intéressés, ils se tirent vers le haut avec la Coupe du monde qui arrive », analyse-t-il. Sans oublier d’« apporter un truc » quand on fait appel à lui, car l’heure de la retraite n’a pas encore sonné.
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L’autoconsommation collective mise à l’honneur à la cité administrative de Toulon
La production des panneaux photovoltaïques positionnés sur les toitures de la cité administrative des Lices, réalisée par Engie, bénéficie également aux autres bâtiments de l’État installés dans le quartier, dans le cadre d’une boucle d’autoconsommation collective (ACC).
Inscrit dans le Code de l’énergie, ce dispositif permet en effet de partager localement une production d’énergie renouvelable entre plusieurs bâtiments grâce à l’infrastructure du réseau et aux compteurs communicants.
Dans le Var, on dénombre 39 opérations en service et 40 actuellement en projet. Avec 17 collectivités déjà équipées. 30 autres ont mis le sujet l’étude.
La seule exigence est que les consommateurs soient situés dans un rayon de deux kilomètres autour du site de production.
Un levier concret de décarbonation des territoires qui permet de consommer localement une énergie produite à partir d’énergie renouvelable tout en favorisant les circuits courts, a rappelé le préfet du Var, Simon Babre.
Ce dispositif s’inscrit pleinement dans les orientations nationales en matière de souveraineté énergétique et de transition écologique. L’État entend ainsi en encourager le développement afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif de neutralité carbone fixé pour 2050.
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Les marins-pompiers de Toulon commémorent l’incendie des Nouvelles Galeries de Marseille de 1938
C’est un drame que le contre-amiral Mackara Ouk, adjoint au commandant de la zone maritime Méditerranée, décrit comme « l’une des plus grandes tragédies qu’ait connu Marseille au XXe siècle », avec 73 morts et plus de 200 blessés. Le 28 octobre 1938, un violent incendie éclate aux Nouvelles Galeries, magasin de 3 500m², situé sur la Canebière. Ce jour-là, au parc Chanot, se tient le 35e congrès du Parti républicain radical et radical-socialiste. Des milliers de personnes encombrent alors les rues alentour, entravant l’action des sapeurs-pompiers marseillais.
Les flammes progressent et face à l’urgence, un détachement de 31 marins-pompiers de Toulon est dépêché en renfort. « Leur engagement fut décisif et permit de maîtriser l’incendie », salue, 88 ans plus tard, le contre-amiral Mackara Ouk, qui présidait, mercredi, la commémoration annuelle de l’événement, à la base navale de Toulon.
L’acte fondateur
du Bataillon de Marseille« Cette cérémonie est l’occasion de rendre hommage aux marins-pompiers de la compagnie de Toulon intervenus sur ce feu et de garder le souvenir de nos anciens. On en profite aussi pour rendre hommage à nos morts », décrit le capitaine de corvette Laurent Nègre, commandant la compagnie de marins-pompiers de la base navale de Toulon.
À cette occasion, le Bataillon des marins-pompiers de Marseille était également invité, « avec qui on entretient un lien étroit ». D’autant plus que « les officiers qui commandent les quatre compagnies de marins-pompiers (Cherbourg, l’Île Longue, Brest et Toulon) sont issus de Marseille et formés à l’école des marins pompiers de la Marine avant leur affectation », précise le commandant.
L’histoire de ce bataillon est d’ailleurs étroitement liée à ce tragique événement. « Les sapeurs-pompiers communaux ont été débordés par les événements, donc ils ont décidé de faire appel aux marins-pompiers de la Marine nationale et ses moyens pour les aider dans cette intervention très difficile. Cela a participé à la création du Bataillon des marins-pompiers de Marseille, le 23 juillet 1939 », retrace Laurent Nègre. Un Vataillon qui constitue aujourd’hui la plus grande unité de la Marine nationale, avec plus de 2 500 militaires et civils.





