La CGT dénonce l’annonce de la suppression d’arrêts TGV en gare des Arcs/Draguignan

C’est un dossier qui a le don de mettre tout le monde d’accord, des collectivités aux structures culturelles, des militaires aux commerçants, réunis il y a quelques jours pour en discuter. La suppression annoncée d’un à deux arrêts TGV quotidiens en gare des Arcs/ Draguignan, à partir de décembre, fait grincer des dents en Dracénie. Une décision prise par SNCF Réseau dans « une logique qui place la rentabilité au cœur des décisions, au détriment du service public ferroviaire et de l’aménagement du territoire », fustige la CGT Cheminots des Arcs, qui se joint à la colère générale.

Pour un train « au service de l’intérêt général »

« Depuis plusieurs années, la CGT Cheminots des Arcs dénonce les conséquences de l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire régional et la recherche permanente de productivité imposée par la direction de la SNCF », poursuit-elle, prenant en exemple la ligne régionale Marseille – Nice, première en France à s’être ouverte à un opérateur privé (Transdev).

Outre « une attractivité territoriale fragilisée », qui va forcément se faire ressentir pour les commerçants et les structures culturelles, sur un territoire qui souffre déjà d’un certain enclavement, ce sont les habitants aux mêmes qui seront les premiers pénalisés par cette décision, avec « moins de possibilités pour rejoindre directement les grandes métropoles et davantage de contraintes dans les déplacements professionnels et personnels ». Et ainsi « une nouvelle difficulté pour celles et ceux qui choisissent le train plutôt que la voiture, alors même que la transition écologique devrait conduire à renforcer les alternatives à la route ».

La CGT Cheminots milite ainsi pour « une entreprise ferroviaire intégrée, outil essentiel pour garantir la cohérence du réseau », au nom de « l’égalité de traitement, de la continuité du service public », et de « la liberté d’aller et venir, reconnue par les principes constitutionnels. Le train ne doit pas être une simple marchandise, mais un moyen de se déplacer accessible à toutes et tous, au service de l’intérêt général, de la cohésion sociale et de l’égalité entre les territoires ».

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