« On est mobilisés pour les AESH qui sont indispensables, sans qui il n’y a pas d’école inclusive, et pourtant maltraités par le système », commence Cécile, professeure d’histoire-géo au collège Henri-Bosco. « Et elles sont presque toutes en dessous du Smic parce que c’est un temps partiel subi, imposé », ajoute la militante de la CGT. Elle déplore une fois encore une gestion de la pénurie, alors que la priorité voudrait de répondre aux besoins des élèves en situation de handicap, ainsi qu’une juste reconnaissance des missions de service public qui le permettent.
Avec pour résultat des gamins insuffisamment accompagnés et « des collègues qui sont en souffrance absolue ».
À ses côtés Bruno Combette (Snes-FSU), explique que dans le département du Var, il y a à peu près 2 000 AESH pour à peu près 4 500 élèves qui ont eu une notification handicap nécessitant un accompagnement individualisé. Un ratio qui démontre le manque de personnel.
Et de poursuivre : « Nous demandons la création d’un corps de fonctionnaires AESH basé sur une catégorie B de la fonction publique, permettant de reconnaître leur importance et leurs compétences dans l’accompagnement éducatif des élèves. », L’enseignant et responsable syndical témoignant que lorsque les élèves bénéficient de nombreuses heures ils progressent très fortement.
Pour Capucine, AESH depuis 3 ans, « il y a des choses qui semblent évoluer mais au final c’est tout le temps de la poudre aux yeux ». Et de poursuivre : « On était heureux d’entendre qu’il y allait avoir un groupe de travail autour de la titularisation de notre métier. Et on se rend compte que c’est tout l’inverse de ce qu’on attendait. »
L’espoir d’avoir une vraie considération et un vrai statut, rincé aussitôt. « L’objectif, c’est vraiment de faire disparaître peu à peu notre métier, de remplacer l’aide humaine par des outils informatiques, du matériel », conclut-elle.
« Ce qu’on réclame, c’est une fonctionnarisation, que ce métier soit totalement reconnu, à sa juste valeur, c’est-à-dire avec une grille salariale revue à la hausse », déclare Zoé Desmoulins (Sud-Éducation), qui dénonce « des conditions de travail toujours plus compliquées, toujours plus dégradées ».
« Ce qu’on redemande c’est une revalorisation de notre situation, de notre salaire, et une vraie reconnaissance, à l am mesure de la place qu’on a dans l’école et qui ne fait que s’accroître », résume Mounia (AESH).

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