Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan

La présidente (DVD) du département a affirmé mercredi avoir largement augmenté les investissements et baissé l’endettement, tout en déplorant les dépenses imposées par l’État. Le département a investi 324 millions d’euros depuis 2021, « un niveau jamais atteint », et a réduit son endettement de 137 millions à 74 millions d’euros, s’est félicité Eliane Barreille.

La présidente a cité les grandes priorités du département, parmi lesquelles la lutte contre la désertification médicale. « Nous avons souhaité être présents, même si ce n’est pas notre compétence », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur l’insertion et l’emploi. « Nous avons un seul leitmotiv : accompagner le retour à l’emploi », a-t-elle lancé, se réjouissant de la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA.

Eliane Barreille a finalement évoqué les routes, le « deuxième budget » du département, avec 40 millions d’euros d’investissements sur les 47 millions prévus pour l’année 2026. Le chantier du Pas de la Rochaille est le projet le plus important pour le département. « Il n’est clairement pas normal que nous n’ayons pas de fonds européens alors que cette route est utilisée à 60% par des camions italiens », a-t-elle lancé. La présidente a menacé de réduire les tonnages de camions autorisés sur la route départementale « si nous continuons à être tenus à l’écart des fonds européens ».

Des dépenses imposées par l’État

La présidente et les conseillers départementaux de sa majorité ont également insisté sur la rénovation de deux collèges à Manosque et à Digne. La présidente a aussi évoqué les Ehpad, que le département finance « cinq fois plus que la mandature précédente », à hauteur de 15 000 euros par chambre. Eliane Barreille a par ailleurs mentionné les projets prévus concernant les centres médico-sociaux de Manosque, d’Oraison et de Saint-Auban.

La présidente n’a pas manqué de se plaindre des dépenses imposées par l’État, qui « impose en permanence des augmentations de salaires et de charges qu’il ne compense pas, sans aucune concertation avec les départements », citant notamment l’augmentation des salaires des aides à domicile. « C’est une charge très importante que vont supporter les départements, trop c’est trop », a-t-elle lancé, se disant « fâchée » et « agacée ». La présidente a d’ailleurs dénoncé ces décisions de l’État dans une publication sur son compte Facebook mardi soir. « L’État décide et les départements paient une nouvelle fois ! », a-t-elle déploré, refusant que « de nouvelles dépenses nous soient imposées sans aucune compensation ».

« Il n’y a jamais eu autant d’argent investi dans le sport et la culture. Les communes n’ont jamais eu autant que sous cette mandature », a avancé Camille Galtier, maire de Manosque et président du groupe départemental majoritaire. « La droite n’a jamais été dans cet état d’esprit », a-t-il affirmé. « Cela n’a jamais été fait avant, les collèges et les routes départementales étaient laissés totalement à l’abandon parce que ce n’était pas la bonne couleur politique avant », a-t-il lancé, taclant la majorité précédente socialiste, « la plus à droite de l’échiquier politique », les appelant à « se regarder dans le miroir ».

La conseillère départementale ubayenne Elisabeth Jacques a par ailleurs exprimé la volonté de « revendiquer notre culture montagnarde » et d’accompagner les stations de ski dans le « changement majeur de leurs modèles économiques ». « Jamais autant d’argent n’a été investi dans la montagne », a-t-elle affirmé.

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