« Nous sommes à près de 1 300m sur la route du Col de Larche, pas loin de la frontière italienne, pour visiter le Chantier du siècle. » Le président de la Région Sud Renaud Muselier a confirmé son soutien au chantier de sécurisation du Pas de la Rochaille porté par la présidente du Département Eliane Barreille qui est à la recherche de financements supplémentaires. Constatant « l’avancement des travaux », il a rappelé que son institution avait déjà engagé 8,5 millions en 2025 et voté 3 millions supplémentaires en 2026.
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![[Entretien] Éliane Barreille : « Je me bats pour avoir des subventions pour la Rochaille »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/06/0b19db8bf095e72f1ef98711aeaa1a21.jpg)
[Entretien] Éliane Barreille : « Je me bats pour avoir des subventions pour la Rochaille »
La Marseillaise : Pourquoi ce projet concernant le Pas de la Rochaille, que vous surnommez « le chantier du siècle », est-il si important pour le département ?
Éliane Barreille : C’est un projet qui mûrit depuis longtemps, parce que c’est un secteur qui est un couloir d’éboulement. Il a été répertorié six couloirs d’éboulement et la nécessité absolue de conforter et la paroi et le soutien de la route. Nous avons décidé de passer à la réalisation, parce que c’est une route extrêmement importante, qui relie l’Italie à la France avec un trafic élevé, en moyenne 832 véhicules par jour et un pic estival à 2 000 véhicules par jour avec les touristes. Le trafic venant de l’Italie est plus important que celui français.
En 1992, il y a eu des éboulements importants et des accidents mortels. Ce secteur a été classé à un niveau de risque très élevé. Depuis, on étudie ce risque, on met en place des capteurs, des filets. Il y avait une urgence. Il a été proposé de faire des galeries par bloc, qui vont protéger des éboulements. Il faut aussi renforcer la route, puisqu’avec le passage des camions, elle est très affaiblie. Donc il s’agit là de faire sur six endroits des murs de soutènement et de sécuriser la montagne. C’est un projet lourd.
Quelles seront les conséquences du chantier sur les habitants
et les usagers ?E.B. : Les nuisances et les contraintes portent sur la longueur du chantier avec des alternatives très contraignantes pour les usagers. Je pense que pendant cinq ans, on va gérer le mécontentement des utilisateurs de la chaussée.
Un itinéraire alternatif sera-t-il disponible pour les travailleurs qui empruntent cette route
au quotidien ?E.B. : Les services ont beaucoup planché sur une possibilité d’utilisation d’une chaussée existante en fond de vallon, qui aujourd’hui est une voie communale qui ressemble plus à un sentier qu’à une route, puisqu’elle n’est même pas goudronnée, et sur laquelle il y a un pont très fragile et nécessitant beaucoup de travaux.
Ceci étant, je ne veux pas fermer la porte, et donc lundi après-midi, nous irons sur place avec les services des routes et le maire de la commune pour voir s’il est possible quand même d’utiliser quelque chose. La difficulté est que là, on est sur du communal, plus sur du départemental. Donc c’est compliqué, et si on faisait passer par cette route, ça veut dire que le maire prendrait quand même une grosse responsabilité, puisqu’elle n’est pas prévue pour accueillir du passage.
Comment s’est passée votre rencontre avec des élus italiens
il y a deux semaines ?E.B. : Je me bats déjà depuis un moment pour avoir des subventions complémentaires. Je suis allée en Italie pour ça, j’ai fait un aller-retour à Aoste, onze heures de route. J’étais déjà allée l’année dernière à Nice au moment du comité du Quirinal, mais je n’avais pas été entendue, donc j’y suis retournée. Là, je crois que j’ai été entendue, je l’espère. J’ai tapé à toutes les portes, je n’arrête pas de saisir un coup le président de la République, un coup le Premier ministre, un coup le ministre des Transports. Là c’était le ministre des Affaires étrangères et de l’Europe français, et son homologue italien. Je leur ai dit que si je n’étais toujours pas entendue, j’envisageais très sérieusement d’interdire le passage des camions sur cette route. Quand je leur ai dit que les camions venaient essentiellement d’Italie, ils ont réagi en me disant qu’on n’allait pas en arriver là.
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Le Département acte sa sortie de la gestion du Seignus d’Allos
« La commune d’Allos et le Département ne partagent pas les choix stratégiques afférents à la gestion de la station de ski du Seignus d’Allos et de son devenir », a résumé Jean-Michel Tron, vice-président délégué à l’agriculture et à la forêt, lors de l’assemblée départementale de vendredi. C’est la raison pour laquelle la commune et le Département ont acté leur retrait respectif du syndicat mixte du Seignus d’Allos au 1er octobre 2026, afin de permettre la reprise de sa compétence et de l’exploitation de la station du Seignus par la seule commune d’Allos. Le syndicat sera donc dissous.
Le Département et la commune espèrent « que la future dissolution intervienne dans des conditions permettant d’assurer la continuité de l’exploitation sans compromettre l’ouverture de la prochaine saison hivernale », a expliqué Jean-Michel Tron. Le conseil municipal d’Allos avait voté à l’unanimité la sortie du syndicat en avril. « Depuis la création du syndicat mixte, le Département en est le partenaire majoritaire. Il a accompagné cette station avec engagement, responsabilité et conviction malgré les critiques et les attaques dont il a souvent été l’objet », selon Magali Surle-Girieud, vice-présidente déléguée à la montagne, intervenue lors de l’assemblée. « Depuis le dernier scrutin municipal, force est de constater que nous ne partageons plus la même vision que la nouvelle municipalité quant à l’avenir, à la stratégie et au mode de gestion de la station », a-t-elle regretté. « Les effets du réchauffement climatique réduisent la durée et modifient les conditions d’exploitation. La vétusté de certains équipements impose des investissements considérables. La nécessité d’atteindre des seuils de rentabilité suffisants est devenue une condition indispensable à la pérennité même des stations », a-t-elle expliqué.
« Nous n’abandonnons pas Allos »La présidente du Département, Eliane Barreille (DVD) l’a martelé en assemblée, puis en conférence de presse : « Nous n’abandonnons pas Allos, ni le Seignus », écartant toute « volonté de nuire » et évoquant une décision qui a été « très compliquée » à prendre, mais nécessaire au vu du déficit important de la station. « Je ne connais pas d’entreprise qui assume tous les ans 1,3 million de déficit et qui perdure », a-t-elle avancé. « Dans le cadre de la nouvelle majorité, nous n’étions pas d’accord avec leur position et notamment l’ouverture plus grande de la station avec une baisse de forfait qu’ils avaient annoncé, parce que nous estimions que le déficit allait en être aggravé », a-t-elle expliqué. « Nos collectivités ne peuvent pas dépenser autant d’argent alors que ça n’est pas justifié. »
« En reprenant sa compétence neige, la commune d’Allos s’est mise en très grande difficulté financière », a estimé Magali Surle-Girieud. Le Département représente 55% du syndicat mixte, tandis que la commune en représente 45%. Contacté, le maire d’Allos n’a pu être joint dans l’immédiat.
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Stéphanie Colombero veut « faire gagner la droite » au Sénat
La candidate LR aux sénatoriales, Stéphanie Colombero en tournée dans le département pour rencontrer ses soutiens, espère représenter la droite et le Département au Sénat, et briser le règne de la gauche. Cette année, elle est l’unique candidate de droite, alors que, lors des précédentes élections sénatoriales, deux candidats s’étaient présentés et avaient facilité la victoire de la gauche. Elle affrontera le sénateur sortant Jean-Yves Roux (PRG), Fabrice Durnerin (RN), qui avait échoué aux élections municipales de Manosque, et Stephane Durbec, ancien collaborateur de Jean-Marie Le Pen et élu d’opposition à Céreste. Mercredi, la candidate s’est affichée aux côtés de ses soutiens de la majorité départementale, la présidente Eliane Barreille (DVD), qui a quitté LR « insatisfaite du fonctionnement », et plusieurs vice-présidents.
En se déplaçant aux quatre coins du département, Stéphanie Colombero espère, « afficher son attachement à la proximité ». Elle compte sur son expérience en tant que cadre de santé pour convaincre les grands électeurs, alors que les déserts médicaux sont un enjeu majeur dans le département. Elle insiste notamment sur « le maintien à domicile des aînés ». « Le fait de siéger dans la majorité sénatoriale donnera un poids supplémentaire et permettra de faire avancer les projets du département plus facilement », assure-t-elle. Sa candidature est aussi « une façon de faire barrage au RN ».
« On a un sénateur de gauche car il n’y a pas eu d’entente à droite », explique Eliane Barreille, qui se réjouit d’avoir cette fois-ci une seule candidate issue de LR. Sandra Raponi, qui a laissé sa place à la tête de la fédération des Républicains à Bruno Vivien la semaine dernière, vante les mérites d’une candidate « expérimentée » et « compétente ». « Statistiquement, si on prend le nombre de communes à droite Stéphanie Colombero pourrait avoir ses chances », espère Eliane Barreille.
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Une nouvelle caserne pour les sapeurs-pompiers à Sisteron
« L’aboutissement d’un projet attendu depuis plus de 30 ans » : la nouvelle caserne de pompiers de Sisteron a été inaugurée mardi soir, en présence de nombreux élus.
« Quand nous avons obtenu la majorité au Département et qu’on m’a confié la gestion du Sdis, la situation financière était compliquée. Le Sdis 04 était le plus endetté de France », s’est rappelé Jean-Claude Castel, président du Sdis, conseiller départemental et maire de Corbières. « Il y avait 17 casernes à reconstruire alors qu’on était en faillite », a-t-il expliqué. La caserne, « idéalement située, à proximité immédiate d’un axe autoroutier », a coûté près de 4 millions d’euros, dont 2,7 financés par le Département, soit 70%, a détaillé sa présidente Eliane Barreille. Le Département a dépensé 3 millions d’euros pour les équipements des pompiers et 7 millions pour leurs casernes, a-t-elle expliqué. Cinq casernes restent encore à financer.
« Un dernier rempart contre l’isolement »La nouvelle sous-préfète de l’arrondissement de Forcalquier, Véronique Simonin, a elle aussi insisté sur l’importance des pompiers, « dernier rempart contre l’isolement, la solitude et la détresse », et sur l’importance de « faire bénéficier les zones rurales d’une offre de secours proche et de qualité ».
La nouvelle caserne a été nommée du nom de Joseph Volpe, commandant honoraire des sapeurs-pompiers volontaires qui a exercé pendant 47 ans. La légion d’honneur lui a été remise en 2022. Il a également fondé une entreprise d’ambulances. Il s’est montré très ému, entouré de ses fils et petits-fils, eux aussi pompiers.
La caserne a également été financée par les huit communes « défendues en premier appel » : Sisteron, mais aussi Mison, Entrepierres ou encore Salignac, dont les maires étaient présents pour l’inauguration.
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Le géosite dédié à la découverte géologique inauguré à Tartonne
C’est en 2015 que Myette Guiomar, géologue désormais retraitée, a fait l’incroyable découverte d’ossements fossilisés qui se sont avérés être un squelette de plésiosaure, un grand reptile marin prédateur du Mésozoïque. Vieux de 100 millions d’années, le squelette était conservé sur plus de 4 mètres, représentant le spécimen le plus complet connu en France pour cette période du Crétacé inférieur. « Ce plésiosaure a choisi nos montagnes pour refaire surface », s’est réjoui la présidente (LR) du Département des Alpes-de-Haute-Provence, vendredi, lors de l’inauguration des aménagements du site, qui ont pour but de le rendre accessible au public et de le faire connaître des touristes.
Le chantier de fouilles a pris plusieurs mois, le squelette ayant été découvert « dans un ravin escarpé, isolé et menacé par l’érosion ». « Derrière chaque ossement, il y a la sueur, la passion d’hommes et femmes qui aiment notre terre », a rappelé Eliane Barreille. Des chercheurs viennent « du monde entier » pour découvrir ce plésiosaure « parmi les plus complets jamais découverts en Europe », a affirmé la préfète, Isabelle Tomatis.
« La plus grande réserve géologique de France »« Créée par l’État en 1984, la Réserve naturelle nationale géologique de Haute-Provence est la plus vaste réserve géologique d’Europe, couvrant près de 230 000 hectares sur les Alpes-de-Haute-Provence et le Var », explique le Département. « Des étudiants viennent des États-Unis pour étudier ici, dans la vallée », se réjouit Pierre-Olivier Antoine, président du conseil scientifique de la réserve. Un projet d’extension est actuellement en cours.
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Dans les Alpes-de-Haute-Provence, la majorité départementale se félicite de son bilan
La présidente (DVD) du département a affirmé mercredi avoir largement augmenté les investissements et baissé l’endettement, tout en déplorant les dépenses imposées par l’État. Le département a investi 324 millions d’euros depuis 2021, « un niveau jamais atteint », et a réduit son endettement de 137 millions à 74 millions d’euros, s’est félicité Eliane Barreille.
La présidente a cité les grandes priorités du département, parmi lesquelles la lutte contre la désertification médicale. « Nous avons souhaité être présents, même si ce n’est pas notre compétence », a-t-elle affirmé. Elle a également insisté sur l’insertion et l’emploi. « Nous avons un seul leitmotiv : accompagner le retour à l’emploi », a-t-elle lancé, se réjouissant de la baisse du nombre de bénéficiaires du RSA.
Eliane Barreille a finalement évoqué les routes, le « deuxième budget » du département, avec 40 millions d’euros d’investissements sur les 47 millions prévus pour l’année 2026. Le chantier du Pas de la Rochaille est le projet le plus important pour le département. « Il n’est clairement pas normal que nous n’ayons pas de fonds européens alors que cette route est utilisée à 60% par des camions italiens », a-t-elle lancé. La présidente a menacé de réduire les tonnages de camions autorisés sur la route départementale « si nous continuons à être tenus à l’écart des fonds européens ».
Des dépenses imposées par l’ÉtatLa présidente et les conseillers départementaux de sa majorité ont également insisté sur la rénovation de deux collèges à Manosque et à Digne. La présidente a aussi évoqué les Ehpad, que le département finance « cinq fois plus que la mandature précédente », à hauteur de 15 000 euros par chambre. Eliane Barreille a par ailleurs mentionné les projets prévus concernant les centres médico-sociaux de Manosque, d’Oraison et de Saint-Auban.
La présidente n’a pas manqué de se plaindre des dépenses imposées par l’État, qui « impose en permanence des augmentations de salaires et de charges qu’il ne compense pas, sans aucune concertation avec les départements », citant notamment l’augmentation des salaires des aides à domicile. « C’est une charge très importante que vont supporter les départements, trop c’est trop », a-t-elle lancé, se disant « fâchée » et « agacée ». La présidente a d’ailleurs dénoncé ces décisions de l’État dans une publication sur son compte Facebook mardi soir. « L’État décide et les départements paient une nouvelle fois ! », a-t-elle déploré, refusant que « de nouvelles dépenses nous soient imposées sans aucune compensation ».
« Il n’y a jamais eu autant d’argent investi dans le sport et la culture. Les communes n’ont jamais eu autant que sous cette mandature », a avancé Camille Galtier, maire de Manosque et président du groupe départemental majoritaire. « La droite n’a jamais été dans cet état d’esprit », a-t-il affirmé. « Cela n’a jamais été fait avant, les collèges et les routes départementales étaient laissés totalement à l’abandon parce que ce n’était pas la bonne couleur politique avant », a-t-il lancé, taclant la majorité précédente socialiste, « la plus à droite de l’échiquier politique », les appelant à « se regarder dans le miroir ».
La conseillère départementale ubayenne Elisabeth Jacques a par ailleurs exprimé la volonté de « revendiquer notre culture montagnarde » et d’accompagner les stations de ski dans le « changement majeur de leurs modèles économiques ». « Jamais autant d’argent n’a été investi dans la montagne », a-t-elle affirmé.
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JO : le département des Alpes de Haute Provence promet des retombées économiques
À l’approche des JO 2030, il faut que nous ayons ensemble un véritable discours positif et constructif en faveur des Jeux, parce que même si on nous reproche de ne pas être terre d’accueil, vous aurez des retombées », a promis la présidente du département, Eliane Barreille (LR), à l’ouverture des rencontres départementales de l’achat public, mardi. 115 entreprises y étaient présentes, selon elle. « Puisque nous n’avons pas de compétition, nous devons nous positionner comme des hôtes », a-t-elle martelé. La présidente s’est également réjouie des travaux réalisés sur la ligne des Alpes pour les JO. Eliane Barreille a d’ailleurs été désignée coprésidente du comité des territoires non-hôtes des JO.
Des retombées grâce à l’hébergement touristique« On veut et on peut vous financer pour qu’il y ait des retombées économiques », a de son côté assuré la Région, représentée par Sandrine Scholly et Fleuriane Del Peloso de la direction des entreprises. La Région finance notamment la rénovation énergétique et l’emploi saisonnier pour l’hébergement touristique, ont-elles affirmé. La priorité est mise sur la vallée de l’Ubaye, frontalière des Hautes-Alpes. Selon la Région, les retombées économiques sont estimées à 3,6 milliards d’euros et à la création de 50 000 emplois sur l’ensemble du territoire.
Chambre de l’agriculture, SDIS, DLVA (Durance Luberon Verdon Agglomération), Provence Alpes Agglomération, CCI… De nombreux acteurs locaux étaient présents pour ces troisièmes rencontres départementales de l’achat public, dont l’objectif est de faciliter les liens entre entreprises et collectivités pour mener à bien de nouveaux projets.
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Les Alpes-de-Haute-Provence s’engagent à simplifier les finances
Améliorer l’efficacité des procédures, sécuriser et « simplifier la chaîne de la dépense », moderniser les moyens d’encaissement… Tels sont les objectifs de la convention signée jeudi entre le Département des Alpes-de-Haute-Provence et les Finances publiques. La DGFIP (Direction générale des finances publiques) « va engager un plan de réduction drastique du chèque. Le chèque est coûteux pour vous, pour nous. Le traitement d’un chèque, c’est minimum 2 euros. Il est chronophage, sans effet instantané sur la trésorerie, et source de pertes, voire même de fraudes », a annoncé le directeur départemental des Finances publiques, Stéphane Durand.
Il a insisté sur l’importance du conseiller aux décideurs locaux, « interlocuteur incontournable des présidents, des maires, de leurs équipes ». Il a annoncé la suppression de « tous les contrôles a priori du comptable sur les mandats de marché émis par le conseil départemental pour se recentrer sur les contrôles a posteriori de façon très ciblée afin de s’assurer que la qualité de la chaîne de travail côté conseil départemental est bien pérenne ».
Au département, « on a amélioré tous les ans notre niveau de performance », a affirmé Eliane Barreille. « Nous sommes passés d’un délai de mandatement de 27 jours à 19 jours », s’est-elle félicitée. Une amélioration qui vient selon d’elle de « la réorganisation mise en place il y a trois ans ». « L’union fait la force, et on voit bien que les choses avancent parce que nous travaillons en partenariat », a insisté la présidente du département. « Dans les Bouches-du-Rhône, quand je vois les déficits qui sont annoncés, je me dis que nous sommes pas trop mal », a-t-elle lancé. La présidente a tout de même admis que « dans deux ou trois ans, on aura un déficit ».
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À Fos, un macroniste au cabinet d’un maire d’extrême droite
« Recruter un collaborateur de cabinet n’est pas exceptionnel, tous les maires en ont », justifiait Philippe Maurizot, maire d’extrême droite de Fos-sur-Mer, au moment de voter la création du poste de directeur de cabinet au conseil municipal du jeudi 16 avril.
Pas exceptionnel, à moins de se pencher sur le parcours politique de l’intéressé. Pierre Langeron-Saez fut collaborateur du député Modem Michel Fanget de début 2020 à fin 2022, et parallèlement candidat Modem aux départementales de 2021 à Clermont-Ferrand, soutenu par Gabriel Attal. Après six mois au cabinet d’Anne-Marie d’Estienne d’Orves, maire (DVD) de secteur à Marseille, puis collaborateur de la députée (Ren.) Laurence Heydel Grillere de 2023 à 2024, Pierre Langeron-Saez a terminé comme collaborateur d’Éliane Barreille, présidente LR du conseil départemental des Alpes-de-Haute-Provence jusqu’au 1er avril, après une éphémère apparition aux municipales avec le centriste Francis Kuhn à Digne-les-Bains (04).
Un pedigree souligné par Philippe Maurizot lors du conseil municipal. « Nous avons pris la décision de n’embaucher que des gens brillants comme lui », insistait le nouvel édile.
« La personne et le projet »« C’est un nouvel élan, une nouvelle dynamique, une nouvelle méthode » que défend Pierre Langeron-Saez, en poste depuis lundi. « Je me suis rapproché du maire autant pour la personne que pour le projet, c’est tout ce qui m’intéresse », réagit le directeur de cabinet de Philippe Maurizot à l’évocation de ce changement de bord. « Il faut sortir des aspects politico-politiques et se concentrer sur le projet », conclut-il à ce propos.
Sollicitée, Éliane Barreille indique « ne pas souhaiter s’exprimer sur ce sujet ».
