Soutenir les militaires blessés, les familles des combattants tués, et cultiver le souvenir des résistants décédés : tels sont les objectifs de la maison du combattant, créée début juin dans les Alpes-de-Haute-Provence, et présidée par Patrick Agli, lui-même ancien militaire, notamment au Liban.
Depuis sa création, l’association s’est rapprochée de la mairie de Peipin, qui l’avait contactée pour redorer la tombe abandonnée de Marius Méyère, un résistant né dans le village et mort pour la France, abattu par des Allemands en 1944. Le maire de Peipin a ensuite proposé à la maison du combattant de s’installer dans les locaux de l’ancienne mairie, mesure qui doit encore être votée en conseil municipal. Après avoir rénové et remis en état le bâtiment, les membres de l’association ont pour projet d’y installer le premier musée du département consacré à la Seconde Guerre mondiale. La maison du combattant devrait signer un bail de 10 ans.
« L’objectif serait de pérenniser le devoir de mémoire en s’adressant aux jeunes. Il faut que l’on suscite la curiosité des enfants », explique Patrick Agli. Son association compte sur les subventions de l’État ou encore de financeurs privés pour ce projet. Le bâtiment de 200 mètres carrés pourra également servir à « héberger certaines associations partenaires », avance le président de la maison du combattant, qui n’a pour l’instant pas de locaux, mais est domiciliée à Sisteron.
sur tout le département
L’association compte déjà une quarantaine d’adhérents, et trois vice-présidents. Elle espère en recruter deux nouveaux pour avoir « un maillage complet » sur le département. Parmi les trois existants, Hubert Tassel, ancien colonel chasseur alpin, historien et chercheur ubayen, a récemment été enrôlé.
L’association souhaite également organiser des conférences avec divers intervenants, et répertorier les sites ayant facilité le débarquement de Provence. « Le département, communiste à l’époque, fourmillait de maquisards, c’était l’un des plus actifs », avance Patrick Agli. Les membres du bureau ont déjà rencontré les élus de plusieurs mairies, comme celles de Sisteron et de Mison.

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