À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.
Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.
Depuis plusieurs années, les intercommunalités
ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
en fait des acteurs incontournables,
mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.
Les urgences sont là
Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.
Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.
Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
ne peut plus attendre.

Leave a Reply