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  • [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    La Marseillaise : Vous êtes parvenue à déjouer tous les pronostics en écartant la menace du RN, grâce notamment à l’électorat de gauche. Une partie de celui-ci a même voté pour vous dès le premier tour. Diriez-vous que cette confiance vous engage ?

    Josée Massi : Je mesure la confiance que tous les Toulonnais m’ont apportée, parce que c’est vrai que si on a réussi c’est grâce à un élan. Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais et avec tous les Toulonnais, quels que soient les partis. C’est bien pour ça que mon slogan, c’était « Toulon, mon parti », et pas un autre. Et je remercie aussi bien la droite que la gauche et même ceux qui n’ont pas de parti. Je crois que ça m’a un peu réconciliée avec la nature humaine. Et ça fait sens.

    Pardonnez-moi d’insister sur la gauche. Elle a disparu du conseil municipal. Est-ce que, selon vous, ce n’est pas un peu dommageable ?

    J.M. : C’est le principe de la démocratie.

    Par contre, j’ai l’intention de les associer, notamment dans les conseils de secteur. Ça sera mon travail de l’été, pour voir leur composition et que cela soit vraiment des conseils de secteur démocratiques. Mais c’est vrai que je n’ai pas encore eu le temps de m’y pencher parce qu’entre la Métropole et la Ville, il y a beaucoup de désignations à faire. Mais j’ai à cœur d’avoir une nouvelle gouvernance et ces conseils de secteur pourraient être un lieu où chacun puisse exprimer ses opinions mais toujours bien sûr dans le sens de l’intérêt général et de la ville.

    En parlant de changement de gouvernance vous avez refusé de donner des vice-présidences à la Métropole aux maires RN…

    J.M. : Oui, ils en réclamaient trois sous prétexte que c’est ce qui se faisait habituellement… Chaque maire avait c’est vrai une vice-présidence. Mais ça se faisait au moment où il n’y avait qu’une majorité. On m’a rétorqué que Marc Vuillemot [ancien maire de gauche de La Seyne, Ndlr.] avait une vice-présidence. Mais il faut rappeler que de lui-même, il était venu nous voir pour dire qu’il était dans la majorité métropolitaine, ce qui n’est pas le cas des trois maires RN. Alors chacun sa place. On ne peut pas être à la fois opposant et dans l’exécutif. Mais je n’oublierai pas les habitants des trois communes, parce que ce sont des habitants métropolitains. Il n’y a pas de souci. Je ne vais pas pratiquer la chasse aux sorcières. Et bien sûr, ils font partie de la métropole. On travaillera avec eux.

    Aujourd’hui, on se retrouve avec un groupe RN très agressif, surtout Mme Lavalette. Ça risque d’être un peu long 7 ans comme ça, non ?

    J.M. : Pour elle vous voulez dire ! Parce que dans l’opposition, elle va au moins y rester 7 ans… Alors, elle a beau dire qu’elle a recueilli 48% et lancer en conseil municipal « Il faut oser, Josée ! », comme je lui ai répondu l’autre fois, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui avons été élus.

    Elle a la défaite amère. Voilà. Mais en même temps elle croyait tellement être maire… Après, elle a une tribune, une fois par mois, au conseil municipal. En fait, Laure Lavalette ne cherche pas le débat mais à faire le buzz. Ma mère disait que le silence, c’est le plus grand des mépris. Quand on ne peut pas débattre, ce n’est pas la peine.

    Vous insistez sur le fait de n’appartenir à aucun parti mais votre victoire a provoqué un espace politique. Comment cela va se traduire pour les prochains scrutins électoraux ?

    J.M. : C’est vrai qu’ils vont s’enchaîner, là. Mais, oui, je pense que notre étiquette « Majorité municipale » est toute trouvée et qu’on soutiendra des élus. Sauf pour les sénatoriales où je ne pense pas que nous ayons de candidat. Mais vous savez, je suis très convoitée pour ces sénatoriales. J’ai à présent beaucoup d’amis depuis le 22 mars, c’est marrant ! Mais, c’est peut-être le privilège de l’âge : je ne suis dupe de rien. Et je le répète : je n’ai pas d’ambition politique. Vous ne me verrez pas sur des sénatoriales, sur des législatives ou même sur des départementales. Je pense qu’être maire et président de la métropole, c’est plus qu’un temps complet. Et quand on s’engage sur un mandat, il faut pouvoir le tenir.

    Les Toulonnais vous ont élue sur un programme. À quoi peuvent-ils s’attendre prochainement ?

    J.M. : Sur la sécurité, on met en place la police de proximité sur le Pont du Las et sur Saint-Jean du Var. De façon à ce que les habitants connaissent les équipes et qu’on ne soit pas seulement dans la répression mais aussi dans la prévention, c’est important.

    Sur la proximité, on travaille sur les maisons de santé. Celle de Claret est bien lancée et j’espère pouvoir l’inaugurer au premier trimestre 2027. Pour celle de Pont du Las, la ville a préempté le local. En parallèle, on facilite également l’implantation de toutes les maisons de santé privées, avec différents médecins qui se regroupent.

    Proximité encore avec la concertation. On a pu le voir sur les plages de Mourillon, avec l’inauguration de la plaine de jeux que j’avais initiée en 2023. C’est un lieu qu’on améliore d’année en année avec une vraie concertation avec les utilisateurs de la plage. Il faut que le Mourillon reste ce lieu où les Toulonnais qui ne partent pas peuvent se considérer un petit peu comme s’ils étaient en vacances.

    Et dans les 5 jours, une expérimentation va débuter sur le boulevard de la République avec l’aménagement d’une piste cyclable sécurisée à double sens. On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau.

    Concernant le scandale des crèches privées, comment se prémunir de ce type de dérives ?

    J.M. : Nous avons prioritairement des crèches publiques et des crèches associatives que l’on finance. Vous savez, je l’ai souvent dit, l’objectif des crèches privées c’est faire du business. Et je peux vous dire, pour en avoir gérées, que pour faire du bénéfice sur une crèche, il faut soit réduire l’encadrement et avoir des personnes moins diplômées, soit rogner la qualité des services qu’on rend aux enfants. Alors nous on va en construire une de plus. On a rénové les deux de Lamalgue et on finance les associatives, puisqu’il y en a une qui va se faire à Barbès. Et on s’engage à ce que tous les parents qui travaillent aient une place en crèche.

    On a vu la semaine dernière dans cette barre délabrée de Pontcarral que la misère sociale continue de causer des ravages…

    J.M. : Un drame épouvantable ! Mais j’en profite pour rappeler à nouveau, qu’il n’y avait eu aucun signalement concernant cette famille. Ces enfants qui avaient été inscrits à l’école Basse Convention en avaient été radiés au mois de mars, parce que la maman avait déménagé et les avait inscrits à Marseille.

    Mais on ne reste pas sans rien faire. On travaille avec la préfecture sur deux copropiétés qui sont à peu près dans le même état : La Grande-Plaine et Pontcarral. La première étant plus facile à appréhender que celle de Pontcarral, parce qu’il n’y a que deux propriétaires. J’ai écrit au ministre pour avoir une dérogation parce que vous savez qu’on est en Quartier prioritaire de la ville et qu’on n’a le droit normalement de rajouter du logement social. Et si on rénove la Grande-Plaine, on va y faire des services publics en plus, avec un centre social dans la Maison Verlaque.

    Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour ce mandat ?

    J.M. : Que Toulon continue à être une ville apaisée, où il faut bon vivre, où on est contents de s’installer. On veut l’améliorer, mais ce que je veux dire aussi c’est que ça ne se fait pas à sens unique, pour reprendre la parabole du Colibri : il faut que chacun fasse sa part. Et puis que les habitants s’engagent aussi dans les CIL [Comité d’intérêts locaux, Ndlr.] qui sont les mieux placés pour remonter les besoins de la population.

  • Gilles Vincent réélu présidentdu Sittomat

    Gilles Vincent réélu présidentdu Sittomat

    Le nouveau comité syndical du Syndicat intercommunal de transport et de traitement des ordures ménagères de l’aire toulonnaise (Sittomat) s’est réuni mercredi pour la première fois. Cette séance a permis d’élire le président, le maire de Saint-Mandrier, Gilles Vincent, qui rempile pour un nouveau mandat. À ses côtés figurent cinq vice-présidents :

    – Ange Musso (Métropole TPM)

    – Franck Bertoncini (Sud Sainte-Baume)

    – Thomas Dombry (communauté de communes Golfe de Saint-Tropez)

    – Patrick Martinelli (Méditerranée Portes des Maures)

    – Jean-Luc Vitrant (Vallée du Gapeau)

  • À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    Après l’approbation des procès-verbaux des deux dernières séances, celle d’hier s’est concentrée sur l’élection des membres des commissions dans lesquelles se construisent souvent les orientations en termes d’urbanisme, de transports, de logement, de finances, de transition écologique ou de développement économique de la collectivité, avant leur adoption en conseil métropolitain de Toulon-Provence-Méditerranée (TPM).

    Dès lors, la présence de l’opposition en leur sein ne relève pas d’un simple équilibre symbolique, mais garantit le pluralisme démocratique et fournit aux élus un précieux regard en amont des dossiers afin de préparer leurs interventions publiques, d’exprimer leurs réserves ou de demander des renseignements complémentaires.

    La présidente de la Métropole, Josée Massi (SE), dans un souci de transparence, a plus que jouer le jeu des équilibres politiques dans les listes constituées. Et la gauche, réduite à la portion congrue dans cette assemblée, avec un seul élu – le conseiller municipal d’opposition de La Seyne, Stéphane Sacco (GRS) –, a ainsi pu accéder à la stratégique commission finances ainsi qu’à celle concernant les services publics locaux.

    L’élu du groupe Alternative progressiste a confié sa satisfaction d’avoir vu sa candidature retenue à deux reprises : « D’être présent à la commission finances permet de voir en amont tous les projets qui vont sortir. Elle donne une visibilité complète sur l’ensemble des autres commissions. » Et de poursuivre : « C’est important pour nous, opposition de gauche, parce que ça va nous permettre d’avoir un aperçu de tout ce qui va se passer pour notre ville de La Seyne-sur-Mer et d’essayer de porter la voix de La Seyne qui pâtit de la victoire de l’extrême droite à sa tête. »

    Pluralisme démocratique

    Avoir un regard sur les projets alors qu’ils sont en phase d’étude, donc avant leur présentation officielle, donne en effet accès aux informations et la possibilité de poser des questions, de demander des précisions et d’alerter, le cas échéant, sur certains risques ou incohérences.

    À noter également l’élection de la présidente de TPM comme représentante de la collectivité au conseil d’administration de la Société de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur. L’occasion pour le 11e vice-président, Grégory Audibert, de rappeler que la Métropole toulonnaise « promeut le développement des transports en commun et des modes alternatifs à l’usage de l’autosolisme ».

    À ce titre, elle soutient le projet Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA), qui a notamment pour objectif, sur notre territoire, d’améliorer le cadencement des trains du quotidien au quart d’heure pour le RER toulonnais. Pour mémoire, l’établissement public Société nouvelle Provence Côte d’Azur a été créé pour gérer les financements des collectivités territoriales et des groupements de collectivités territoriales.

    Le vice-président de TPM et maire de Saint-Mandrier Gilles, Vincent (LR), va, lui, représenter la collectivité au sein du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), mais aussi au sein de l’Association nationale des élus littoraux (Anel) et de l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une élection qui va ravir l’Association de protection de l’environnement de Saint-Mandrier (APE) et France nature environnement, qui ne cessent de dénoncer, entre autres, le réensablement des plages de la commune, au mépris du Code de l’environnement et des banquettes de posidonies.

    Le conseil métropolitain a également approuvé la révision dite « allégée » du Plan local d’urbanisme de la commune de Hyères. Elle porte sur un projet agrotouristique dans le lieu-dit Sainte-Eulalie, situé au nord-est de la commune, à proximité du massif des Maures et de la vallée des Borrels.

    Ce projet implique notamment la création d’un secteur de taille et de capacité d’accueil limité (Stecal), qui permet la construction en zones A et N et offre ainsi la possibilité aux exploitations agricoles de se développer. À suivre.

    La séance s’est déroulée sans interventions des élus RN. Il devrait en être tout autrement, ce vendredi matin, au conseil municipal de Toulon.

  • Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Josée Massi prend la présidence de la métropole toulonnaise

    Il y a eu Hubert Falco (Hor.), de 2018 à 2022, puis son confrère des Républicains, le maire de Hyères Jean-Pierre Giran (2022-2026) quand l’ancien édile toulonnais a été condamné à 5 ans d’inéligibilité. Place désormais à Josée Massi. Jeudi, la maire de Toulon, seule candidate déclarée, et en fin de compte, en lice, alors que l’on pouvait imaginer, au moins pour la symbolique, a sans surprise été nommée à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 voix pour, 28 votes blancs, 3 bulletins nuls sur 89). Elle devient ainsi la troisième présidente de la collectivité, crée en 2018, et la première femme à prendre le poste.

    Une présidence qui ne souffre de (presque) aucune contestation ; même la cheffe de file officieuse du RN Laure Lavalette a considéré comme « naturelle », dans une prise de parole qui s’apparentait à une première passe d’armes avant le vote. Celle-ci était attendue au vu des tendances laissant entendre qu’aucun poste de vice-président ne serait laissé aux maires d’extrême droite (Julien Argento [UDR] à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti [RN] à Six-Fours et Dorian Munoz [RN] à la Seyne-sur-Mer). « Vous avez été élue grâce aux voix de l’extrême gauche » a-t-elle asséné, dans le style populiste qui la caractérise, moins efficace dans une assemblée que face à son électorat. « Qu’est-ce qui n’est pas clair dans le message des électeurs ? Pourquoi ce sectarisme ? À quoi bon humilier les élus ? Il faut ouvrir cette mandature sur le dépassement des clivages et faire respecter les usages de la métropole. » « Vous verrez ce qu’on fera », lui a laconiquement répondu Josée Massi.

    Après une première suspension demandée par l’extrême droite, au bout de 20 minutes de séance, pour tenter de faire plier la future présidente de la métropole à travers des discussions informelles, cette dernière a été officiellement élue. « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination ».

    Massi : « Le RN ne prendra pas part à l’exécutif »

    « Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes », a-t-elle poursuivi. « Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée a le pouvoir d’influer sur le quotidien de nos administrés, mais aussi de modeler durablement le visage de notre territoire pour les décennies à venir. »

    Et la maire de Toulon n’a pas reculé face aux doléances des élus frontistes et UDR : « J’ai fait un choix clair : le Rassemblement National ne prendra pas part à l’exécutif. » Une décision « prise en concertation avec tous les maires de la majorité », que Josée Massi « assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens. Gouverner, c’est choisir. Et je choisis la cohérence. Ainsi, la direction politique de la métropole ne souffrira d’aucune ambiguïté ».

    Elle a toutefois assuré qu’elle « [travaillerait] avec chacun des 12 maires, dans un esprit de dialogue et de coopération. J’y tiens, car nous avons en commun le fait de souhaiter le meilleur pour notre territoire ». Des concertations qui se tiendront au sein d’un conseil des maires qu’elle souhaite voir se réunir une fois par mois, et qui ne sera « pas une réunion de plus, mais un lieu d’échanges et de coordination entre maires, parce qu’il est essentiel pour la métropole d’être en prise directe avec les réalités des communes, au service des communes et des habitants ».

    Malgré l’indignation du conseiller municipal RN de Toulon Amaury Navaranne, qui voit cette décision comme une rupture avec l’habitude de transmettre aux maires la possibilité de siéger au bureau de la métropole, « un choix qui respecte la loi, mais n’en respecte pas l’esprit », et une dernière tentative de négociation après une nouvelle interruption de séance, l’extrême droite n’a pas eu gain de cause et ne sera investi d’aucune fonction exécutive.

    Stéphane Sacco veut « assumer son rôle »

    De l’autre côté de l’échiquier politique, Stéphane Sacco (GRS), seul conseiller métropolitain de gauche, siégera lui aussi dans l’opposition, et a tenu à rappeler, en dehors de l’assemblée, « le rôle qui est le [sien] : porter une voix, des valeurs, une vision attachée à la justice sociale, à la solidarité, à l’égalité des territoires. Mais ma présence ici ne se limite pas à incarner une sensibilité politique. Elle s’inscrit dans une volonté de faire avancer les projets qui concernent nos concitoyens, en particulier ceux de La Seyne et des quartiers seynois ».

    Avec, en perspective, « des défis majeurs : en matière de transition écologique, de mobilités, de logement, de cohésion sociale. Ils exigent de nous du courage, de l’écoute et de la responsabilité, et parfois dépasser nos désaccords ». Pour ce faire, l’élu seynois dit vouloir « discuter avec certains élus, dont Madame Massi », et aimerait intégrer les commissions budget, développement urbain et transports, « pour porter la voix du tramway, car il n’est pas trop tard, les voix du BHNS pouvant encore se transformer ». Les commissions seront attribuées lors du prochain conseil métropolitain, le 23 avril.

    Les vice-présidents

    1er vice-président : Jean-Louis Masson (LR), 72 ans. Président du conseil départemental. 1er adjoint à la mairie de la Garde Hélène Arnaud-Bill.

    2e vice-président : Véronique Bernardini (LR), 58 ans, maire de Hyères

    3e vice-président : Christian Simon (LR), 66 ans, maire de la Crau

    4e vice-président : Robert Beneventi (LR), 82 ans, maire d’Ollioules

    5e vice-président : Gilles Vincent (DVD), 75 ans, maire de Saint-Mandrier

    6e vice-président : Ange Musso (LR), 66 ans, maire du Revest-les-Eaux

    7e vice-président : Hélène Arnaud-Bill (LR), 74 ans, maire de la Garde

    8e vice-président : Hervé Stassinos (LR), 65 ans maire du Pradet

    9e vice-président : Arnaud Latil (DVD), 52 ans, maire de Carqueiranne

    10e vice-président : Laurent Isnard (SE), 63 ans, 6e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

    11e vice-président : Grégory Audibert (LR), 47 ans, 1er adjoint de la maire de Hyères Véronique Bernardini

    12e vice-président : Thomas Pison (SE), 63 ans, 4e adjoint de la maire de Toulon Josée Massi

  • Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    Josée Massi, première femme élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée

    C’était attendu. Sans surprise, et en tant que seule candidate, Josée Massi a été élue à la tête de la Métropole Toulon Provence Méditerranée (58 vois pour, 28 bulletins blancs et 3 nuls).

    Elle succède ainsi à l’ancien maire de Hyères Jean-Pierre Giran (LR, absent de l’assemblée bien que membre du conseil métropolitain), qui avait pris la succession d’Hubert Falco en 2022 suite à sa condamnation à 5 ans d’inéligibilité.

    « C’est un grand honneur », a-t-elle exprimé, promettant de remplir sa fonction avec « enthousiasme et détermination. Je m’investirai dans ce mandat pour servir au mieux le territoire et ses 12 communes. Le grand public n’a pas toujours connaissance des compétences de la Métropole, pourtant ce qui se dessine dans cette assemblée à le pouvoir de changer le destin de nos administrés. »

    Aucun vice-président issu de l’extrême droite

    La nouvelle présidente de TPM a par ailleurs annoncé qu’aucun élu d’extrême-droite, y compris les maires (Julien Argento à la Valette-du-Var, Frédéric Boccaletti à Six-Fours et Dorian Munoz à la Seyne-sur-Mer) ne prendrait de vice-présidence, et n’occuperait donc de fonction exécutive. « C’est une rupture avec l’habitude de permettre aux maires de siéger au bureau de la Métropole », s’est offusqué Amaury Navaranne, conseiller municipal (RN) à Toulon. « Si votre choix respecte la loi, il n’en respecte pas l’esprit. » « Cette décision, je l’ai prise en concertation avec tous les maires de la majorité métropolitaine, et je l’assume pleinement. On ne peut pas, d’un côté, défendre les valeurs républicaines, et de l’autre, les diluer dans des compromis politiciens », a justifié Josée Massi.

  • Le défi des nouvelles présidences

    Le défi des nouvelles présidences

    À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
    à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.

    Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
    un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.

    Depuis plusieurs années, les intercommunalités
    ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
    en fait des acteurs incontournables,
    mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.

    Les urgences sont là

    Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.

    Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.

    Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
    ne peut plus attendre.

  • À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    À Hyères, Giran s’allie à l’extrême droite

    Les défections de ses anciens adjoints n’annonçaient rien de bon. Et effectivement, le maire sortant de Hyères, Jean-Pierre Giran (LR) ne s’est vu créditer que de 21,31% des voix et a dû se contenter de la seconde place derrière son ancienne adjointe au commerce et à l’animation. Véronique Bernardini, tête de la liste DVD Hyères ensemble a en effet capté 26,94% des suffrages.

    Troisième place sur la liste

    Deux autres listes ont également réalisé des scores leur permettant d’être au second tour : celle d’extrême droite Jean-Michel Eynard-Tomatis (L’avenir Hyérois) avec 19,49% des voix et celle du centriste Nicolas Massuco (Hyères avenir) avec 15,93%. Deux dernières listes étaient sous la barre des 10% : Hyères unie à gauche de Caroline Moulin qui a fait 7,86% et, enfin, celle du candidat ciottiste François Cornileau. Son Union des Hyérois a fait 8,47%. Suffisamment pour fusionner. Et Jean-Pierre Giran a sauté sur l’occasion, avec une fusion annoncée mardi soir. « Un rassemblement avec la liste de Cornileau, dans un seul but agir pour Hyères et les Hyérois », plaide-t-il dans un communiqué avant de souligner qu’« ils partagent la même vision d’Hyères et le même amour des Hyérois ».

    Ancien adjoint de Giran au poste, le jeune François Cornileau a déjà connu plusieurs étiquettes : le Mouvement pour la France de Philippe de Villiers, Les Républicains tendance Retailleau et enfin l’Union des droites pour la république lancée par Ciotti en 2024. Un sacré pedigree.

    Si l’actuel président de la Métropole reste tête de liste, François Cornileau prend la troisième place et a imposé la présence de 12 des siens, le nombre « d’historiques » de la liste Gardons le cap se réduisant à 33.

    Une manière de préparer des alliances pour la future présidence de la Métropole, Toulon Provence Méditerranée, sachant que la ville centre est ciblée par l’extrême droite ? Alors même que le président de la fédération LR varoise, Jean-Louis Masson qui avait soutenu Michel Bonnus, vient de dire qu’il « souhaitait la victoire de Josée Massi » à Toulon ?

  • L’ombre d’un président d’extrême droite se profile à Toulon

    L’ombre d’un président d’extrême droite se profile à Toulon

    Si le pire est loin d’être certain, mieux vaut prendre toutes les précautions pour qu’il n’advienne pas. C’est ce à quoi nous nous attelons sans relâche dans ces colonnes : alerter sur le risque que représente l’extrême droite. Et à Toulon, on sait plutôt bien de quoi il retourne, puisque la ville a déjà sombré dans son giron en 1995 et a mis vingt ans à s’en remettre, tant elle en était sortie exsangue, salie, avec une image profondément abîmée. Toulon fut alors la première grande ville de près de 100 000 habitants à tomber, le FN voulant en faire son laboratoire.

    Ne pas perdre une seule voix

    Pourtant, la menace est aujourd’hui encore bien présente dans la ville préfecture, comme un peu plus loin à La Seyne-sur-Mer, deuxième ville du Var. Et ce ne sont hélas pas les seules.

    Ce dont on doit avoir conscience aujourd’hui et qui devrait inciter tout le monde à prendre ses responsabilités, c’est que cette fois-ci, c’est la métropole tout entière qui pourrait basculer, avec à la clé une présidente RN.

    Un « troisième tour » dont il faut aussi avoir conscience. Ce qui est certain, c’est que le parti à la flamme brigue le poste avec convoitise, tant l’attrait est grand de pouvoir mettre dans son escarcelle une collectivité qui compte près de 500 000 habitants et un budget de plus de 700 millions d’euros.

    Mais loin est encore la coupe aux lèvres, puisque pour l’emporter, le parti lepéniste doit non seulement prendre Toulon ce qui lui permettrait de s’assurer 45 sièges sur 89, mais aussi conquérir une autre ville, ou, ce qui n’est pas tout à fait improbable, rallier à sa cause quelques maires de droite.

    C’est tout cela qu’il faudra garder à l’esprit les 15 et 22 mars en glissant son bulletin dans l’urne. Il s’agira de voter selon ses valeurs, mais aussi de se mobiliser fermement contre le retour de l’extrême droite dans le Port du Levant et à la tête de la métropole Toulon Provence Méditerranée.

  • Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Pour une métropole Toulon Provence Méditerranée solidaire et engagée

    Avant de laisser la parole au président de TPM Jean-Pierre Giran (LR), le directeur du Théâtre Liberté Charles Berling a pris la parole avec émotion, puisqu’il rend son tablier au mois d’août, pour remercier la collectivité du travail qu’on lui a laissé accomplir durant ces 15 dernières années.

    « J’espère qu’à l’avenir, nous continuerons à travailler pour la culture de ce territoire-là », a-t-il ajouté. Des vœux à méditer en cette période préélectorale tant on connaît la conception étriqué que s’en fait l’extrême droite, qui n’a cessé d’intervenir pour dire tout le mal qu’elle pensait de la programmation du Théâtre Liberté.

    L’acteur et metteur en scène promet pour conclure qu’il va continuer son travail pour la culture sans abandonner Toulon.

    « Les lois ne nous permettent de parler de rien, pas de bilan, pas de projets », commence le président de la Métropole Jean-Pierre Giran pour souligner l’exercice difficile auquel il doit se livrer en cette période. Mais c’est très mal le connaître que de penser que cela puisse assécher sa verve.

    Il poursuit donc : « On est dans une époque un peu originale où le président des États-Unis kidnappe le président du Venezuela, le président de la Russie envahit un pays voisin, le président chinois regarde avec avidité ce qui se passe à côté de lui, à Taiwan et au niveau national on cherche désespérément où on peut trouver une majorité et comment faire un budget. » Tout ça pour dire que « dans ce monde extrêmement liquide et fluctuant, anxiogène, les seuls éléments de stabilité ce sont les collectivités qui assurent la continuité des services publics et la continuité des valeurs républicaines ».

    Préserver le sens

    du service public

    Et de poursuivre : « On voit bien qu’il n’y a pas de mutation particulière, que l’essentiel n’est pas en cause, c’est-à-dire l’action publique. » Pour le président de la Métropole, « si d’aventure le fonctionnement des institutions locales étaient de la même nature que celui aujourd’hui de l’Assemblée nationale, la France serait en danger, puisque rien ne tiendrait ».

    Et à l’attention de ses agents, il a salué l’importance qu’il y ait une bonne entente entre les élus et le personnel, « parce qu’autrement ceux qui ont des projets ne les verraient pas pousser par ceux qui en ont la capacité ».

    Et de rappeler que la Métropole a connu quelques péripéties puisque sur ce mandat de six ans deux présidents se sont succédés, après l’empêchement de son prédécesseur Hubert Falco (DVD) devenu inéligible après sa condamnation pour détournement de fonds publics. Ce qui ne l’a pas empêché « de préserver la continuité de l’action publique ».

    « Servir l’intérêt général »

    Et à Jean-Pierre Giran de lancer : « C’est grâce à vous. Je le dis sans complaisance. »

    L’occasion pour le président de TPM de rappeler la mission du fonctionnaire territorial qui est de « servir l’intérêt général et non pas des intérêts particuliers ». Et de privilégier le sens du service public à tout autre considération.

    « Et dans ces périodes compliquées, je vous souhaite beaucoup de sérénité pour vous permettre d’accomplir cette mission efficace », ajoute-t-il. Et ce quels que soient les aléas électoraux. Cela sera certainement plus compliqué selon les résultats des urnes, si jamais d’aventure le RN prenait la collectivité. Difficile en effet de continuer à défendre l’intérêt général si ceux aux manettes optent plutôt pour l’idéologie. Mais l’année 2026 ne fait que commencer. La campagne aussi, pour une métropole solidaire et engagée.

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    Le chantier d’extension

    du parc des Lices

    Parmi les grands chantiers qui seront prochainement livrés, on peut relever, pour ce qui concerne le Port du Levant, celui de l’extension et de la renaturation du parc des Lices, qui s’étendra sur 100 000 m². Ce poumon vert de la ville deviendra ainsi « la pierre angulaire d’un arc vert permettant de connecter la gare à la porte d’Italie ». Son agrandissement a été rendu possible grâce à la démolition de six bâtiments municipaux vétustes, opération permise par le regroupement des services autrefois installés au Pôle Famille du Port Marchand. Sur cet hectare de nature gagné en plein cœur de ville, 390 arbres ont été plantés, ainsi que 3 200 m² de massifs végétalisés et 1 500 m² de prairie.

    Une maison de services

    à La Beaucaire

    La Ville de Toulon a racheté, en 2025, l’ancien site de la Caisse d’allocations familiales (Caf) situé en plein cœur de la cité de La Beaucaire pour 3,8 millions d’euros. Le projet prévoit la construction d’un groupe scolaire, l’installation d’un centre social et d’une maison des services, ainsi que d’une petite médiathèque. Mais, aussi, un parc arboré de 12 000 m². Bien sûr, l’ensemble ne sortira pas de terre dès cette année, mais dans l’ancien bâtiment rénové de la Caf, où quelques mises aux normes étaient nécessaires, des services publics commenceront à ouvrir dès le début de l’année 2026.

    Le chantier de rénovation

    de l’école Saint-Roch

    Les travaux, débutés en octobre 2024, ont été planifiés en deux phases : une première portant sur l’école basse, dont le réaménagement devrait s’achever début 2026, puis la réhabilitation de l’école haute, prévue pour 2027. L’ensemble de l’établissement sera remis aux normes actuelles, tant en matière d’apprentissage que d’accessibilité. Coût total de l’opération : 8,9 millions d’euros.

    Lors de la visite de chantier, au mois de juin dernier, il ne restait plus que l’ossature de l’établissement dans sa partie basse. Plus de fenêtres. Plus de portes. Plus de pièces. Juste une charpente recouverte de tuiles, des cloisons et une dalle neuve coulée il y a quelques semaines.

    Une rénovation d’ampleur, menée par la Ville de Toulon en maîtrise d’œuvre interne, qui s’opère en site. Ce qui complexifie davantage la tâche. Les quelque 200 enfants scolarisés ont été regroupés en partie. Les CM1 et les CM2, eux, ont été accueillis dans l’école voisine André-Filippi.

    La plaine des sports

    du Mourillon

    De nouveaux aménagements sportifs et de loisirs verront le jour sur le site des plages du Mourillon, d’ici le mois de mai. Ils comprendront notamment l’installation de nouveaux équipements de glisse et la création de deux terrains de pickleball, d’un terrain polyvalent de beach et de tables de ping-pong. Cette plaine de sports ainsi nommée formera une continuité avec l’aire de pique-nique, sur laquelle des tables supplémentaires seront ajoutées. En cette année électorale de tous les dangers, il revient aux électeurs d’empêcher l’extrême droite de couper tous ces rubans.