Tag: Toulon Provence Métropole

  • Trophées Toulon Provence Méditerranée : l’excellence du territoire sous les projecteurs

    Trophées Toulon Provence Méditerranée : l’excellence du territoire sous les projecteurs

    « C’est un condensé d’excellence, d’innovation et d’audace », déclare en préambule la présidente de la Métropole toulonnaise, avant que ne soient décernées les étoiles aux lauréats 2026 des Trophées TPM. Ils célèbrent chaque année les acteurs économiques, culturels, industriels, gastronomiques, sportifs et solidaires du territoire. Et de poursuivre : « Vous nous rendez très fiers : vous formez ce tissu économique local dont chaque brin compte, un écosystème vertueux et dynamique. »

    L’occasion de mettre en avant « un territoire solide, fertile, qui offre en plus une qualité de vie précieuse ». Mais aussi l’une des compétences de la collectivité qui est d’accompagner le développement des filières d’excellence et d’avenir. Josée Massi a rappelé au passage « les opportunités que va présenter la construction du futur porte-avions France-Libre », comme levier pour l’emploi notamment. Et a salué le rapprochement opéré entre l’enseignement et les acteurs économiques « qui renforce les compétences locales et donne envie de rester sur la métropole ».

    Pour construire l’avenir

    La présidente de TPM est revenue également sur « les pépites agricoles » en insistant sur l’importance qui doit être accordée à l’économie en circuit court.

    Et de conclure : « Notre avenir se construit ensemble en s’appuyant sur les talents, les savoir-faire, avec l’ambition de faire de Toulon-Provence-Méditerranée un territoire plus attractif, plus solidaire, durable où chacune et chacun peut vivre, étudier, travailler, entreprendre et s’épanouir. »

    Dans la catégorie économie circulaire et développement durable, l’étoile a été remise à Dylan Casasnovas, de Plastic & Fils basé au Pradet, un studio de design qui est spécialisé dans le recyclage des déchets et dans la production de mobiliers et d’objets. « Le process est assez simple, on récupère les déchets ici, au local, pour les refondre sous forme de plaques. » Une matière première qui permet à la société de développer des objets ou du mobilier d’intérieur comme d’extérieur.

    Dans la catégorie sport et santé, c’est Erwan Jauffroy, l’athlète toulonnais qui vient de réaliser cet été, la traversée de la Manche en foil, à qui il est revenu le privilège de remettre le prix au docteur Jean-Jacques Raymond, le responsable du service de médecine et de traumatologie du sport de l’hôpital de Sainte-Musse. Une unité qui s’inscrit dans une mission de service public visant à rendre accessibles des soins spécialisés aux sportifs de tous niveaux (professionnels ou amateurs), en proposant un parcours de soins complet. Avec un projet spécifique de prise en charge de la commotion cérébrale.

    Encore une belle moisson de talents récompensés cette année.

  • [Entretien] Josée Massi : « Nous aurons des candidats avec l’étiquette majorité municipale »

    [Entretien] Josée Massi : « Nous aurons des candidats avec l’étiquette majorité municipale »

    La Marseillaise : Les jeunes sont à nouveau mobilisés aujourd’hui pour réclamer des moyens pour l’enseignement. Comment l’ancienne professeure de mathématiques analyse-t-elle la situation ?

    Josée Massi : Leurs revendications sont légitimes. Je suis allée à leur rencontre, la semaine dernière, avec Monsieur le préfet, le futur président de la Région et le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale) devant le lycée Bonaparte, dans lequel j’ai été élève puis j’ai enseigné, après avoir été pion comme on disait avant. Donc, je connais par cœur ces bâtiments. Je pense qu’en effet, ils ont un peu vieilli.

    Vous connaissez ma méthode, je suis plutôt pour écouter, consulter et trouver des solutions. Je regrette simplement que certains profitent de leur mobilisation pour casser. Mais, je le répète, ils ont des revendications tout à fait légitimes et il faut les écouter. Je leur ai d’ailleurs proposé une table tonde.

    Vous revendiquez depuis votre première élection une position sans étiquette. Est-ce toujours aussi important pour vous ?

    J.M. : Oui, c’est important. C’est uniquement l’intérêt général qui me guide à chaque fois. On peut avoir de bonnes idées à gauche et de bonnes idées à droite. Ce qui m’intéresse, c’est : qu’est-ce qui est bien pour les Toulonnais ? Dans ma liste, il y a des personnes de sensibilités différentes et je ne leur ai pas demandé d’être encartées. C’est pour cela que je ne me suis pas positionnée pour les sénatoriales. J’ai été beaucoup approchée pour aller sur des listes, mais j’ai fait le choix de rester cohérente. Après, la liberté de s’engager a été laissée à chacun tout en précisant simplement que rejoindre untel ou untel reviendrait à s’inscrire en sortie de la majorité municipale. Il faut être cohérent.

    Deux sénateurs RN ont été élus dans le Var. Quel regard portez-vous sur ce résultat ?

    J.M. : C’est la démocratie, il faut la respecter. Je veux d’abord féliciter les deux autres sénateurs, Françoise Dumont et Christian Simon. Ce que je crois, c’est que la division nous a coûté un sénateur. Ils auraient pu s’entendre et mettre de côté des problèmes d’ego… Quand on passe à quatre listes à droite, franchement, on peut se poser des questions. J’espère que cela servira de leçon à tous pour les prochaines échéances électorales.

    Toulon peut-elle rester la place forte qui dit non au RN, comme elle l’a fait lors des dernières législatives, en étant la seule circonscription sur les huit à ne pas mettre genou à terre devant l’extrême droite. Vous engagerez-vous dans la bataille ?

    J.M. : Je vous confirme : nous entrerons dans la bataille. Il y aura des candidats issus de la majorité municipale aux législatives, aux départementales et aux régionales. Nous n’étions pas prêts pour les sénatoriales avec une équipe issue principalement de la société civile, mais là, nous le serons. « Majorité municipale », je pense que c’est une bonne étiquette. Et comme vous le dites, Toulon est la seule circonscription du Var à ne pas avoir un député RN. J’espère bien qu’on va continuer. En tout cas, je mettrai tout mon poids dans la bataille.

    Votre prédécesseur, Hubert Falco (DVD), ne rate jamais une occasion, depuis quelque temps, de lâcher une vacherie à votre encontre…

    J.M. : C’est son droit. Je remarque que, dernièrement, il s’exprime beaucoup sur les réseaux sociaux. Mais moi, je n’ai plus de nouvelles depuis la campagne. Je pense simplement qu’il y a des données qu’il n’a pas sur certains sujets, notamment sur la cité judiciaire.

    C’est un sujet qui me tient à cœur parce que je pense qu’il est incroyable que le tribunal de Toulon soit dans un état d’insalubrité pareil. J’en ai fait un combat depuis trois ans. L’État demande maintenant aux collectivités de mettre la main à la poche. Le projet représente environ 130 millions d’euros, dont 30 millions pour une cité provisoire. Nous avons donc cherché des solutions permettant de diminuer ce coût. Il existe notamment des locaux de la DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer) qui sont vides et sécurisés. Un chargé d’admission est venu les examiner. Il faudrait y réaliser quelques travaux, notamment pour les salles d’audience. Nous avons proposé que toutes les collectivités se mettent autour de la table et aident. Pour le moment, nous en sommes là.

    Pourquoi cet acharnement de sa part aujourd’hui ?

    J.M. : Il faudrait lui poser la question. Je suis devenue maire de Toulon en 2023 pour le dépanner, parce que j’étais la seule en qui il avait confiance et de qui il pouvait dire : « Si je dois revenir, c’est la seule qui me rendra la place. » Et l’année dernière, en juin, il a fait un communiqué me demandant d’y aller. C’est important de le rappeler. Après, il a changé d’avis. Vous pourriez me demander pourquoi, mais je ne vais pas rajouter de la polémique à la polémique. Il n’a qu’à prendre ses responsabilités. J’ai toujours été loyale, je crois que celui qui n’a pas été fidèle, c’est quand même lui. Quand je vois sa garde rapprochée, je me demande ce qu’est devenu son positionnement politique ? Certains d’entre eux sont partis rejoindre Éric Ciotti ou carrément le RN… En tout cas, puisqu’on parle de parole donnée, je tiens à rendre hommage à Michel Bonnus [ancien sénateur LR et candidat à la mairie de Toulon, ndlr] qui se bat contre la maladie et à qui je souhaite de remporter ce combat. Il avait promis que, s’il n’était pas devant, il se retirerait. Et c’est ce qu’il a fait.

    Vous êtes régulièrement attaquée par l’extrême droite. Comment le vivez-vous ?

    J.M. : Madame Lavalette cherche la polémique. C’est sa technique. Moi, je ne rentre jamais là-dedans. Elle me caricature, mais je ne réponds pas. En conseil municipal, elle cherche la confrontation. C’est la stratégie du chaos. Elle répète que j’ai été élue avec les voix de la gauche ou de La France insoumise, quelle importance ? Ce sont les Toulonnais qui ont choisi. J’ai fait 52%. Elle a fait 48%. Elle peut dire ce qu’elle veut. Et mon programme, je vais l’appliquer. Elle parle d’idéologie en critiquant la mise en place de la piste cyclable sur l’avenue de la République. Mais les résultats sont là et c’est un grand succès. Nous faisons toutes les mesures. Entre 7 et 8 heures du matin, il passe 600 vélos et on constate 5 000 voitures en moins par jour. Je regarde maintenant si elles se sont reportées ailleurs. Elle prétend aussi que la ville est saccagée par les tags de l’extrême gauche depuis mon élection. Bizarrement, elle passe sous silence ceux du groupe Némésis, des identitaires… Alors qu’il y en a beaucoup.

    L’État menace de torpiller encore davantage les finances des collectivités territoriales. Comment réagit la maire de Toulon et présidente de la Métropole ?

    J.M. : On sait qu’avec la dette colossale de la France, on va tous devoir faire des efforts. Moi, j’en suis consciente. Mais ce n’est pas nouveau, ça fait trois ans que je suis maire et qu’on construit des budgets sans savoir ce qu’on va avoir en termes de dotation de l’État. Après, j’ai regardé ce que va proposer le Rassemblement national, qui se positionne, lui, sur 150 milliards de moins. Je ne sais pas où ils vont les trouver.

    Quel regard portez-vous sur les prochaines échéances électorales nationales ?

    J.M. : Je suis résolument optimiste. Je pense que les Français, à un moment, prennent leurs responsabilités. Et ce ne sont pas ceux qui hurlent le plus qui feront l’élection. Moi, je suis relativement confiante. Je rappelle que j’étais donnée perdante face à la numéro 3 du RN, Laure Lavalette, et que ce n’est pas du tout ce qui s’est passé au final. Moi, je suis relativement confiante.

  • Conseil municipal de La Seyne : la gauche demande des éclaircissements

    Conseil municipal de La Seyne : la gauche demande des éclaircissements

    « Lors du précédent mandat, des études avaient été sollicitées auprès de la Métropole Toulon Provence Méditerranée afin d’examiner la faisabilité d’une solution en tunnel pour la traversée du port de La Seyne-sur-Mer », commence Stéphane Sacco, en demandant où on en est aujourd’hui ? Et surtout quelles sont les premières conclusions ou échéances connues concernant la faisabilité technique, financière et environnementale de ce projet ?

    Et le cas échéant : quelle suite la municipalité entend donner à ce dossier et dans quel calendrier ?

    « À ce stade, seules les études sont budgétées pour environ 400 000 euros, et elles se font en parallèle avec celles relatives à l’arrivée du BHIS », répond sobrement le maire. Avec début 2027, une évaluation de l’intensité de la circulation dans le périmètre élargi du centre-ville.

    La deuxième question posée par l’élu de gauche concernait la réhabilitation des ateliers mécaniques et le projet Immersion.

    La mise en concurrence des projets privés dans le but d’attribuer des baux emphytéotiques est en cours, rétorque Dorian Munoz. Et de préciser : « Nous sommes à ce stade en discussion avec le lauréat du projet Immersion sur la rédaction de la convention d’objectifs, qui est une étape clé de la procédure. Mais je ne vous donnerai sur ce point aucune autre information parce que je ne le peux pas. »

    Sur le sujet de la traversée du port nous devrions en savoir un peu plus demain à l’occasion de la conférence de presse de la gauche, a-t-on pu comprendre, dont nos lecteurs pourront lire le compte rendu dans notre édition du 24 septembre.

  • Toulon Provence Méditerranée : une Métropole « résolument tournée vers l’avenir » pour faire face aux défis

    Toulon Provence Méditerranée : une Métropole « résolument tournée vers l’avenir » pour faire face aux défis

    À l’ordre du jour de cette séance publique, le rapport d’activité 2025 pour commencer, qui illustre de façon concrète toutes les actions réalisées. L’occasion pour la présidente de la Métropole de mettre en avant « les moyens importants » dégagés pour les mettre en œuvre, avec ici plus de 460 millions d’euros consacrés au fonctionnement et plus de 246 millions à l’investissement.

    Avec pour objectif de poursuivre sa stratégie de développement économique et touristique et de continuer, à travers son nouveau Plan de mobilité 2025-2035, d’assumer une politique volontariste pour réduire la part de la voiture, comme en témoigne l’augmentation des pistes cyclables dans le Port du Levant. Avec en ligne de mire également « la modernisation des transports en commun » et le lancement des travaux du Bus à haut niveau de service (BHNS). « Parce que la mobilité dans la métropole c’est un tout, un ensemble de moyens déployés pour faciliter ce qu’on appelle l’intermodalité, c’est-à-dire passer d’un mode de transport à un autre », insiste-t-elle.

    Solidarité avec

    les pompiers en grève

    Un bilan et des ambitions déclinés également au niveau de l’amélioration de l’habitat, de la préservation de l’environnement et en faveur de la transition écologique, avec notamment un nouveau Contrat de baie et la sécurisation du Faron afin d’adapter les espaces publics pour faire face au changement climatique.

    « En cette rentrée c’est surtout vers l’avenir que nous devons tourner notre regard », insiste Josée Massi. Un nouveau projet métropolitain, qui incarne les priorités du mandat sera prochainement présenté au conseil.

    La présidente de la Métropole a ensuite mis au vote un don de 300 000 euros au Service départemental d’incendie et de secours du Var (Sdis 83). Et précise : « C’est un sujet d’actualité puisque les sapeurs-pompiers sont mobilisés pour réclamer davantage de moyens humains et matériels. À notre échelle nous les soutenons ! »

    Concernant le dossier Grand prix de France du Castellet, la collectivité a pris acte du rapport d’observations accablant de la Chambre régionale des comptes et a accepté de contribuer à l’apurement de la dette par une avance de 1,6 million d’euros, tout en continuant à se réserver le droit de contester ultérieurement devant la justice tout ce qui pourra l’être.

    La gauche réagit

    L’élu d’opposition de gauche Stéphane Sacco (GRS) a profité de la délibération portant sur la rénovation thermique de l’école Victor-Hugo, à La Seyne, pour tacler le maire RN, en s’interrogeant sur les raisons pour lesquelles « les bâtiments qui en ont le plus besoin n’ont pas été intégrés à cette opération ». C’est-à-dire les préfabriqués abritant 10 classes. « Ils sont aujourd’hui dans un état très dégradé, constituent de véritables passoires thermiques et 3 sur les 4 bâtiments sont diagnostiqués avec présence d’amiante », insiste-t-il. En tout ce sont 35% des enfants de cet établissement qui ne bénéficieront pas d’une amélioration de leurs conditions d’apprentissage.

    Piqué au vif, le maire a répliqué que ces préfabriqués allaient être prochainement enlevés. Sans dire ce qu’il adviendra des 162 élèves qui y suivent aujourd’hui les cours. T.T.

  • Les travaux de la ligne nouvelle débutent à Carnoules et Solliès-Pont

    Les travaux de la ligne nouvelle débutent à Carnoules et Solliès-Pont

    Après les premiers coups de pioche à Marseille et Nice, où seront aménagés des pôles multimodaux et les terminus de la Ligne nouvelle Provence-Côte-d’Azur (LNPCA) Marseille – Toulon – Nice, les travaux de ce projet toujours décrié par les associations environnementales (lire ci-dessous) ont aussi débuté dans le Var. Plus précisément du côté de Carnoules, qui accueillera le terminus nord-est de la future « navette toulonnaise », à destination de Saint-Cyr-sur-Mer, et de Solliès-Pont, qui en sera l’une des dessertes.

    Cette navette, qui doit être mise en service à horizon 2030, aura vocation à faciliter l’accès à la LNPCA via Toulon, avec quatre trains par heure : deux sur l’axe Saint-Cyr – Carnoules, et deux sur l’axe Saint-Cyr – Hyères. Elle offrira également des trajets réguliers à destination des Arcs/Draguignan, gare qui ouvre ensuite sur Saint-Raphaël et Fréjus.

    39,1 millions d’euros

    pour les deux opérations

    À Carnoules (travaux prévus jusqu’à début 2028), où les trains stationneront et feront demi-tour, des travaux d’ampleur sont engagés, notamment sur les voies est de la gare. Une voie prolongée, quatre aiguillages supplémentaires et deux nouveaux ponts ferroviaires vont être réalisés. En outre, l’accès à la gare sera facilité avec une nouvelle entrée plus ouverte et plus spacieuse et le parking agrandi de 100 places. À Solliès-Pont, où le chantier doit durer jusqu’à mai 2027, la halle située au niveau du parking a été déconstruite et les quais vont être allongés pour pouvoir accueillir les trains de la navette. Par ailleurs, dans un souci d’accessibilité, 220 mètres de quais vont être rehaussés dans les deux gares pour sécuriser les montées et descentes du train, et des passerelles créées pour franchir les voies ferrées, avec ascenseurs et escaliers.

    Le coût total de ces deux opérations est estimé à 39,1 millions d’euros : 30 pour Carnoules et 3,6 la passerelle de Solliès-Pont dans le cadre du projet LNPCA, et 5,5 pour les nouveaux quais de Solliès-Pont, financés par la région Sud-Paca et la SNCF. Dans le département, six autres vont avoir droit à des aménagements d’ici 2030, à Saint-Cyr-sur-Mer, à La Garde (gare de La Pauline), à Toulon, à Puget-Ville, à Cuers-Pierrefeu. L’ensemble du projet représente quant à lui un investissement de 3,64 milliards d’euros (pour les deux premières phases du projet, 14,8 en ajoutant les phases 3 et 4 prévues après la mise en service et relatives à la création de nouvelles lignes) financés par l’Union européenne, l’État, et 11 collectivités territoriales rassemblées au sein de la Société de la LNPCA (SLNPCA), dont la région Sud-Paca, le département du Var et la métropole Toulon Provence Méditerranée. Pour ce que Renaud Muselier, président de la région, qualifie de « projet ferroviaire du siècle ».

    L’appel des opposants en délibéré

    La cour administrative d’appel de Marseille a étudié mardi le recours de six associations contre la Ligne Nouvelle, après le jugement de 2025. « Le rapporteur, qui avait été dans notre sens lors du premier jugement, a, cette fois, été dans le sens du projet et estimé qu’il répond à toutes les demandes légales », déplore Didier Cade, président de Stop-LGV sud Sainte-Baume, qui pointe le coût, la fragilité du financement et la pollution générée par le projet. Le rapporteur a par ailleurs demandé le paiement de 3 000 euros de dommages et intérêts par chacun des plaignants à l’État. Décision sous quinzaine.

  • Faire le choix de déplacements plus vertueux

    Faire le choix de déplacements plus vertueux

    Même si l’on s’est longtemps écharpés sur la question des transports publics et, plus généralement, des mobilités durables dans le Port du Levant, les collectivités, et en premier lieu Toulon et la Métropole TPM, ont décidé de faire avancer les dossiers. Et tout particulièrement celui du vélo. Avec un vrai courage politique pour imposer la présence sécurisée des utilisateurs sur la voirie de ce moyen de déplacement totalement vertueux pour la planète comme pour la santé.

    Un partage plus équitable de l’espace qui fait grincer les dents d’une toute petite partie des automobilistes jaloux de leur ancienne suprématie, et manipulés par l’extrême droite avide d’exploiter à mauvais escient toutes les colères. En témoigne le tollé, pas vraiment spontané, observé cet été sur les réseaux sociaux lors de la création de la piste cyclable de l’avenue de la République. Pourtant, cet aménagement, qui a immédiatement trouvé ses utilisateurs, n’a pas provoqué davantage de bouchons que lorsqu’il n’existait pas. Même réaction à la simple évocation de l’arrivée d’une voie réservée sur le boulevard Cunéo, avec cette fois une pseudo-consultation des habitants invités à exprimer tout le mal qu’ils pensaient de cette opportunité.

    De toute évidence, il reste encore du chemin pour bâtir une ville plus soucieuse de son environnement. Tout ce qui peut contribuer à faire évoluer les mentalités et à changer le regard porté sur ces enjeux mérite donc d’être mis en avant. Comme le « Roll’in Toulon », vendredi 18 septembre, avec une nouvelle balade nocturne en roller au départ du Palais des sports à 20h30. Ou le Village mobilité qui sera dressé samedi, place de la Liberté.

    Détails sur le site toulon.fr/agenda/semaine-europeenne-de-la-mobilite-tpm

  • À la découverte du patrimoine des Salins à Hyères

    À la découverte du patrimoine des Salins à Hyères

    Ce week-end le public a répondu présent et en nombre à la nouvelle édition de la Fête du sel et profité des expositions, ateliers, spectacles et animations qui leur étaient gratuitement destinés. Histoire entre autres d’entamer un voyage dans le temps et l’espace à la découverte d’une ressource naturelle qui a marqué de son empreinte le territoire : les salins de Hyères.

    L’ancien site de production salinière sur lequel la manifestation était montée est aujourd’hui devenu espace naturel remarquable. Et le Salin des Pesquiers, exceptionnellement ouvert à la visite, continue de jouer tout son rôle dans la préservation de la biodiversité mais aussi de la mémoire, du savoir-faire des sauniers et d’une part de l’histoire de la ville. Plus de vingt stands scientifiques ont animé cette année encore les prairies de la Fabrique pour sensibiliser les visiteurs. Et plus largement à la protection de l’environnement en mettant tout particulièrement l’accent sur la fragilité du milieu marin. Les équipes du Conservatoire du littoral, du Parc national de Port-Cros et de nombreuses associations comme Chercheurs en herbe et Naturoscope ont ainsi pu répondre aux interrogations des participants. De quoi les inciter à s’engager dans ce combat ou du moins à faire que chacun agisse à son échelle de manière un peu plus écoresponsable.

    Savoir-faire et mémoire ouvrière

    Parce que, bien évidemment, derrière le caractère festif de l’événement se joue une ambition bien plus profonde. Que ce soit celle de faire prendre conscience des enjeux écologiques mais aussi de faire connaître une histoire vieille de plus de mille ans. Une épopée qui raconte l’extraction du sel, cet « or blanc », cultivé depuis l’Antiquité par les habitants d’Olbia, la cité grecque installée sur le littoral hyérois qui réunit toutes les conditions nécessaires à la production de sel avec ses lagunes peu profondes, sa riche exposition au soleil et aux vents.

    Au fil des siècles, ce littoral a progressivement été aménagé pour optimiser l’évaporation de l’eau de mer et donc augmenter la production. Avec un âge d’or au Moyen-Âge. Le sel s’élevant au rang de ressource stratégique, indispensable pour conserver les aliments et donc une marchandise précieuse dans les échanges méditerranéens. Cette activité va donc contribuer directement à la prospérité de la ville de Hyières. Les lieux témoignent aussi d’une riche mémoire ouvrière pour peu qu’on prenne la peine de s’intéresser à cette main-d’œuvre souvent immigrée venant de l’autre côté des Alpes pour, au XIXe siècle, apporter leur force de travail et effectuer des tâches d’une grande pénibilité.

    Culture hors les murs

    Le cortège officiel mené par le vice-président de la Métropole, Gilles Vincent et la maire de Hyères Véronique Bernardini (SE) vient de s’arrêter devant le stand où sont entre autres exposés des clichés montrant les ouvriers du sel à l’ouvrage. L’occasion de glisser à l’oreille de l’adjoint de la Cité des Palmier, Éric Agosta que, la manifestation illustre l’un des concepts d’extension du domaine de la culture hors les murs qu’il se plaît à défendre.

    L’histoire de la ville et de ses habitants comme son avenir face aux immenses défis qui nous attendent, qu’ils soient climatiques, environnementaux, politiques ou sociétaux font en effet aussi le sel de la vie. Comme l’ont démontré ces nombreux participants avides de connaissances, de beauté et du plaisir de se retrouver. Que ce soit pour partager une œuvre, comme cette sculpture née de la cristallisation, ou le projet de lendemains plus vertueux.

  • À Toulon, des bébés tortues ont émergé de leurs œufs

    À Toulon, des bébés tortues ont émergé de leurs œufs

    Après 45 jours d’incubation, une vingtaine de tortillons de tortue caouanne ont émergé du premier nid de tortue marine jamais recensé sur la commune. Suivie par l’association Émergence avec le soutien de la Ville, de TPM, du Yacht Club et de la police municipale, cette naissance permet aussi de mener une étude scientifique sur le comportement des jeunes tortues dans un environnement urbain marqué par la pollution lumineuse.

  • La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    Plus de deux ans après la dissolution, par un arrêté préfectoral du 1er mars 2024, du groupement d’intérêt public (GIP) du Castellet, sa liquidation n’est toujours pas achevée. Ce mercredi, le GIP a donc de nouveau lancé un marché public pour trouver un liquidateur judiciaire, après déjà deux renouvellements successifs. Si l’essentiel des actifs a été cédé, « une dette fournisseurs très importante subsiste, dont le règlement est conditionné au versement d’avances par les collectivités membres des fonds nécessaires », alerte le cahier des charges.

    Malgré un accord partiel, « des différends existent au sein des membres du groupement qui n’ont pas permis à ce jour une extinction de la dette totale », alors même que le taux des intérêts moratoires « obère la dette de façon très significative chaque mois, rendant urgente une fin de liquidation ». Des nombreux contentieux sont ainsi en cours, dont certains « engagés par des membres du Groupement eux-mêmes » – le Département du Var et la Métropole de Toulon -, et s’y ajoute un contrôle de TVA également en cours. Le 23 juin dernier, la chambre régionale des comptes avait épinglé sa gestion, avec 103 millions d’euros de dépenses publiques pour organiser quatre épreuves de Formule 1 « sans que les retombées économiques soient avérées ».

    « Pouvoirs

    les plus étendus »

    Au 30 juin 2025, la dette de ce grand prix impulsé en 2017 par l’ex-président du conseil régional Christian Estrosi (Hor.) s’élevait à 35,7 millions d’euros que doivent notamment éponger la Chambre de commerce et d’industrie du Var et les collectivités locales, mais aussi les Métropoles de Nice et Aix-Marseille, le Département des Bouches-du-Rhône, la CCI régionale. « Le liquidateur sera investi des pouvoirs les plus étendus », indique le cahier des charges, avec une mission d’une durée prévue de neuf mois renouvelable deux mois.

  • Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Une nouvelle avenue pour les mobilités douces à Toulon

    Végétalisation, nouvelles places de stationnement et pistes cyclables : à Toulon, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny se refait une beauté. Les travaux engagés par la métropole Toulon Provence Méditerranée et la Ville de Toulon ont débuté au mois de juin. Un chantier d’envergure, qui s’étend du boulevard Bazeilles jusqu’au stade Mayol. Objectif : transformer « cet axe très routier en un axe tourné vers les mobilités douces », explique la mairie sur son site internet. L’opération devrait coûter aux collectivités 7 millions d’euros.

    Pour conjuguer « déplacements et végétalisation », la métropole et la ville veulent planter une centaine d’arbres : jacarandas, ficus australiens ou savonniers, afin de créer des îlots de fraîcheur. Autre point clé de cette transformation, l’ancienne station-service, au niveau du rond-point Bonaparte, devrait disparaître, remplacée par un « espace partagé ». Au programme : des places de stationnement et un lieu arboré.

    Si de nombreux travaux sont nécessaires pour cela, Josée Massi, maire (DVD) de Toulon et présidente de la Métropole l’assure : « Notre volonté est que cette requalification entraîne le moins possible de perturbations sur la circulation ». Les travaux doivent en revanche permettre de délimiter les « zones réservées à la voiture de celles octroyées aux piétons », argumente la mairie.

    Vers les mobilités douces

    Passant de quatre à trois voies, « un abaissement naturel de la vitesse » devrait être constaté, selon Josée Massi, permettant « l’accueil d’autres modes de déplacement, à savoir les bus et les vélos », précise-t-elle.

    « Longtemps perçue comme un simple couloir de transit automobile entre le Mourillon et le port, l’avenue de-Lattre-de-Tassigny accusait un déficit de continuité pour les piétons et les cyclistes », affirme la mairie, qui souhaite « s’attaquer à cette rupture ». Une fois la partie sud de l’avenue terminée, ce sera au tour de la partie nord d’être transformée, pour une fin des travaux prévus fin 2027.