Tag: Communauté d’Agglo

  • Une élue alerte le conseil sur l’abattage d’arbres à Aiglun

    Une élue alerte le conseil sur l’abattage d’arbres à Aiglun

    Une élue d’Aiglun a alerté mercredi soir, à la fin du conseil communautaire de Provence Alpes Agglomération, sur l’abattage d’arbres la semaine dernière le long de la RN85, dans le cadre du chantier de confortement des berges de la Bléone, qui doit durer jusqu’à fin novembre. « Il y a beaucoup d’émotion chez les habitants d’Aiglun concernant ces abattages d’arbres. Il en reste encore quelques-uns, mais on a très peur qu’ils passent aussi à l’abattage très prochainement », a regretté Claude Bouliou, deuxième adjointe au maire, se disant « très sollicitée par les habitants sur ces points-là » et demandant si ces abattages relevaient de l’agglomération ou de la Dirmed. « Ces travaux sont portés par la Dirmed, la direction des routes. Ils font suite aux inondations de 2019 qui avaient mis en péril la RN85 », lui a répondu Claude Fiaert, sixième vice-président de Provence Alpes Agglomération. « Il a été demandé de laisser le plus de place possible à la rivière. C’est ce qui explique l’abattage des arbres », a-t-il avancé, promettant que « des plantations seront faites par la suite ».

    Un déménagement

    de l’abattoir ?

    Les élus ont par ailleurs acté le rapport annuel de l’abattoir vieillissant de Digne, avec une « légère progression de l’activité » et une « hausse de 1% du tonnage par rapport à 2024 », a rapporté Bruno Acciaï, vice-président de l’agglomération délégué à l’agroalimentaire. « Son utilité dépasse largement notre agglomération, puisque 70% des volumes proviennent de clients extérieurs », a-t-il rappelé. Mais « la vétusté des installations, qui entraîne des hausses de charges importantes, nous appelle à préparer l’avenir ». C’est pour cela que l’agglomération a lancé une étude « pour préciser les besoins et les possibilités de modernisation de cet équipement ». L’intercommunalité espère surtout partager la charge financière de cet abattoir « avec les autres territoires utilisateurs ». « Il n’est pas normal que l’on assure le déficit tout seuls », a lancé le vice-président. Questionné par le conseiller d’opposition Pascal Rovere concernant un potentiel changement de lieu de cet équipement, le président de l’agglomération Julien Di Benedetto a répondu que « pour le moment, l’abattoir a de belles années devant lui sur le site qu’il connaît ». « Le département du Var représente 20% du tonnage », a-t-il ajouté.

    Le vice-président délégué aux déchets, Max Eymard, a finalement présenté le rapport d’activité du service de gestion des déchets pour l’année 2025. La quantité d’ordures ménagères résiduelles a baissé de 15% par rapport à 2024, et « le taux de tri est passé de 22,53% à 26,97% », s’est réjoui le maire des Mées. Il reste cependant « encore une marge de progression importante » : « près de 6 938 tonnes pourraient éviter l’enfouissement ».

  • Le transport à la demande discuté avec des élus voisins

    Le transport à la demande discuté avec des élus voisins

    Le président de la communauté de communes Sud Luberon (Vaucluse) et cinq de ses vice-présidents se sont rendus lundi à Forcalquier pour découvrir le service de transport à la demande qui y est mis en place depuis le mois de février, à titre expérimental. Pensé pour les réalités d’un territoire rural, ce service contribue à préserver l’autonomie des personnes âgées ou à mobilité réduite et à lutter contre leur isolement. Il permet aux habitants concernés de rejoindre plus facilement les lieux de soins, les commerces et les services. En six mois, 150 personnes se sont inscrites et 611 réservations ont été effectuées, dont 454 pour des rendez-vous médicaux.

    Accueillie par David Gehant, président (DVD) de la communauté de communes Pays de Forcalquier Montagne de Lure, la délégation d’élus et de techniciens du Vaucluse a échangé sur le fonctionnement du service et les besoins auxquels il répond. Elle a ensuite emprunté le véhicule jusqu’au centre de soins Paul Nalin, que les élus ont également visité.

    Le service prend les usagers en charge à leur domicile et les conduit vers six points d’arrêt situés à Forcalquier et à Saint-Étienne-les-Orgues. Le tarif est de deux euros par trajet, quelle que soit la distance parcourue.

    Cette rencontre a permis de partager les premiers enseignements de l’expérimentation avec les élus de la communauté de communes vauclusienne, ainsi que les pistes étudiées pour faire évoluer le service.

    L’inscription et les réservations s’effectuent par téléphone
    au 04.72.93.36.18.

  • L’Agglo Gap-Tallard Durance veut reprendre la main sur l’aménagement

    L’Agglo Gap-Tallard Durance veut reprendre la main sur l’aménagement

    « Le Schéma de cohérence territoriale (Scot) est certes un vrai outil pour le territoire, mais il ne doit pas être un frein au développement de nos communes », a lancé Rémi Costorier, vice-président en charge de l’aménagement du territoire. Ce Scot est le document qui définit les orientations en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire. Il réunit l’Agglomération Gap-Tallard-Durance et les communautés de communes du Buëch-Dévoluy, du Champsaur-Valgaudemar et de Serre-Ponçon Val d’Avance.

    La sortie de l’Agglomération de Gap était à l’ordre du jour du conseil de la Communauté d’agglomération Gap-Tallard-Durance, ce jeudi soir. Ce retrait est notamment souhaité par le président de l’Agglo et maire de Gap, Roger Didier, qui considère que la collectivité y est sous-représentée.

    « On peut entendre que la situation doit évoluer, a déclaré Élie Cordier, élu d’opposition à Gap. Mais il faut éviter un malentendu : sortir du Scot ne signifie pas automatiquement la liberté de construire. » Il estime que ce retrait impactera de plein fouet les petites communes : « C’est loin d’être une simplification, sortir et recréer un Scot demandera des études, de l’argent et du temps, au moins 2-3 ans ». Rémi Costorier estime quant à lui qu’« une partie du travail est déjà faite », puisqu’une révision du document avait déjà été réalisée il y a peu et que la création d’un nouveau Scot devrait prendre un an et demi. Le maire de Châteauvieux, Jean-Baptiste Aillaud, a par ailleurs estimé que le rapport bénéfice-risque de cette sortie n’était, pour l’instant, pas assez clair pour prendre une décision.

    Les élus ont voté, à 36 voix pour, 12 contre et 5 votes blancs, pour que le syndicat mixte du Scot inscrive à l’ordre du jour de son prochain conseil syndical une délibération prenant acte de la demande de retrait.

    Agathe Di Lenardo

  • Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Les deux opposantes, qui s’étaient affrontées pendant les municipales, ne se ménagent pas. Depuis la première séance chaotique à la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM), qui a vu Patrick de Carolis (Horizons) réélu président à une voix près, Tania Teixier (SE) et la maire de Saint-Martin-de-Crau Séverine Dellanegra (SE) se renvoient la balle quant à la responsabilité de cette scission au sein de l’intercommunalité.

    Pour rappel, cette dernière avait refusé quatre vice-présidences. Son élue d’opposition, elle, a finalement écopé du volet économique et est en charge du développement des zones d’activités économiques. Elle affirme : « Patrick de Carolis m’a proposé une vice-présidence. Si je la refusais, notre commune n’aurait jamais été représentée. Pour moi c’était une question de devoir. »

    Tania Teixier appelle au dialogue et demande à Séverine Dellanegra de « raison garder ». « Je ne comprends pas que quelqu’un qui vantait les mérites de l’ACCM et qui briguait sa présidence veuille aujourd’hui en sortir, si ce n’est par ego. D’autant que pour sortir d’un EPCI il faut l’aval du préfet. »

    « C’est pas comme ça qu’on va faire avancer les dossiers, moi je lui tends la main », affirme la conseillère municipale et élue à l’agglomération.

    À l’ACCM, elle envisage de mettre en place un « grand plan d’actions sur la propreté dans les zones d’activités parce que, que ce soit à Saint-Martin, à Tarascon ou à Arles, j’ai bien conscience qu’il y a un vrai problème d’insalubrité, de dépôts sauvages ».

  • L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    Dans les onze communes où les points d’apport volontaire ont été déployés, on constate une augmentation considérable du tri et une baisse des ordures ménagères », se félicite Vincent Allevard, vice-président de l’agglomération DLVA en charge notamment de la gestion des déchets. « Nos ordures ménagères sont enfouies à Valensole, ce qui nous coûte extrêmement cher », a expliqué le premier adjoint au maire d’Oraison (Ren.), alors que huit nouveaux points d’apport volontaire étaient en train d’être installés par un grand camion équipé d’une grue embarquée à La Brillanne mardi matin.

    « On a fait des autopsies de poubelles, et on a remarqué que 70% des ordures ménagères pouvaient être triées », a souligné le vice-président de l’agglomération rassemblant 25 communes, parmi lesquelles Valensole, Manosque ou encore Esparron-de-Verdon. Il a insisté sur l’importance de « passer à une taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative », qui permette de « faire payer ceux qui ne trient pas ». Il a également mis en avant le fait que le passage à ces points d’apport volontaire nécessiterait moins d’agents pour la collecte, en l’occurrence « un seul agent au lieu de trois ». Ces travailleurs pourraient ainsi « être répartis sur d’autres missions ».

    « Cela initie un changement pour les personnes qui ne triaient pas, et, pour celles qui trient, c’est plus simple, plus pratique », a affirmé Alice Beckert, directrice environnement à la DLVA. Ces points d’apport sont pour l’instant installés dans les plus petites communes de l’agglomération.

  • Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    « Aucune perspective », « absence de vision consolidée », « très fragile »… Des conseillers d’opposition ont fortement critiqué mercredi le budget présenté par la majorité du président de l’intercommunalité, le maire de Digne Julien di Benedetto (SE). « Gérer une collectivité, ce n’est pas juste équilibrer un budget, mais voter un cap, et ce cap n’est pas clair », a déploré Pascal Rovere, conseiller communautaire et municipal d’opposition à Digne-les-Bains. « On nous présente un budget prudent, mais nous, on voit un budget qui avance sans vraiment choisir. On a du mal à voir où on va. Plusieurs millions d’euros sont prévus en investissement sans qu’on sache exactement de quoi il s’agit », a-t-il lancé.

    « On n’a aucune visibilité sur ce que ces investissements vont financer. Le minimum, c’est de donner une visibilité aux nouveaux élus que nous sommes. Aujourd’hui, la façon dont cela nous a été présenté est très fragile », a martelé la conseillère (Ren.) Sandrine Cosserat, qui a demandé au président de reporter le vote de la partie investissement. Elle a par ailleurs déploré l’absence de plan pluriannuel d’investissement.

    « Un budget de début

    de mandat »

    « Si on était arrivés avec un plan pluriannuel d’investissement tout prêt, vous nous auriez dit que c’était antidémocratique. Si on était allés très vite, on n’aurait pas fait les choses correctement, vous nous l’auriez reproché et vous auriez eu raison », lui a répondu le président. « Il ne faut pas oublier que ce budget est un budget de début de mandat, donc il n’y a pas de miracles. Chaque chose en son temps », a-t-il ajouté. « Le recours à l’emprunt est en hausse, mais la capacité de désendettement est très favorable. Le taux d’endettement a permis d’envisager de beaux projets », a affirmé le vice-président délégué aux finances, Marc Bondil. Ce dernier a proposé de conserver les mêmes taux d’imposition que les années précédentes, ce qui a été adopté à 93,5% des votes. « On ne peut pas approuver des projets, puis venir contester les moyens de les financer », a de son côté défendu le vice-président Bruno Acciaï.

    Le budget a finalement été adopté avec 65 voix pour, 5 contre et 8 abstentions. « Il y a des défis immenses à relever. Nous devons donner l’image d’une agglomération forte qui va se battre pour exister et pour ses services publics », a lancé Julien di Benedetto.

    Les délégations des vice-présidents et des conseillers délégués ont également été attribuées à l’occasion de ce conseil. Le premier vice-président Philippe Bertrand sera ainsi délégué à l’aménagement du territoire, tandis que Lila Desjardins, septième vice-présidente et maire DVG de Peyruis, sera chargée du développement économique et numérique.

  • L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    S’il était attendu, c’est tout de même un coup de tonnerre qui s’est déroulé au conseil communautaire de Petite Camargue mercredi 15 avril. Et ce, pour deux raisons. D’abord parce que pour la première fois un élu du Rassemblement national va gérer une intercommunalité dans le Gard. Mais c’est aussi l’ampleur du score qui interroge : Nicolas Meizonnet l’a en effet emporté avec 25 voix sur les 30 possibles et aucun candidat n’a osé se présenter face à lui.

    Tous les maires l’ont ainsi soutenu, que ce soit Jean-Paul Franc, maire d’Aimargues et ancien secrétaire CGT chez Perrier, le président sortant réélu à Aubord André Brundu, le nouveau maire de Beauvoisin Frédéric Meseguer ou encore l’édile du Cailar, Joël Tena. Des soutiens d’autant plus incompréhensibles que dans l’histoire de la Communauté de communes, le maire de Vauvert, la ville centre, n’a jamais eu la présidence de l’interco.

    « C’est déconcertant, il n’y a eu aucune opposition, aucune résistance », s’indigne Magali Nissard, nouvelle leader de l’opposition à Vauvert depuis le retrait de Jean Denat. « Il y a la droite dans toutes les villes et on voit qu’elle bascule. Meizonnet a dit que la Communauté de communes ne serait pas la vitrine du RN mais on a du mal à y croire. J’ai tenté de pousser le président sortant à y aller mais il n’a jamais donné d’explications sur son retrait. Ce qui m’inquiète c’est comment ils vont se positionner face à lui par la suite ? Est-ce qu’ils vont laisser tout passer ? »

    La gauche s’élargit

    à l’Agglo d’Alès

    Toute la semaine, les présidents des intercommunalités ont été élus avec une forme de continuité. C’est par exemple le cas pour le maire de Cardet, Fabien Cruveiller, qui était seul en lice pour récupérer la présidence du Piémont Cévenol où la majorité de Saint-Hippolyte-du-Fort a retrouvé la première vice-présidence, tournant ainsi la page de l’opposition frontale qui avait entaché le mandat précédent. Les élus régionaux socialistes Régis Bayle et Fabrice Verdier ont également été réélus respectivement à la tête du Pays Viganais et du Pays d’Uzès. Du côté des changements, l’opposant à Pierre Martinez et maire de Montpezat, Jean-Michel Andriuzzi, a été élu président du Pays de Sommières. Elu à Montfrin, Philippe Marchesi, a pris la suite de Pierre Prat à la tête de l’intercommunalité du Pont du Gard sur fond de divisions.

    Côté Alès Agglomération, Christophe Rivenq (LR) a été réélu confortablement dans le fauteuil de président qu’il occupe depuis 2020. Mais pour cela, il a plié devant les demandes de la gauche qui lui demandait plus de responsabilités. Ainsi, le PCF a récupéré un poste de vice-président supplémentaire (Sylvain André (Cendras), Claude Cerpedes (Saint-Martin-de-Valgalgues), Pascale Eugène (La Grand-Combe) et Ghislain Chassary (Rousson). Avec l’écologiste Aurélie Génolher et Nathalie Montoro Teissier (DVG), la gauche compte six vice-présidents sur 15 à l’Agglo. « Il y a les vice-présidents mais il y a aussi les responsabilités et on peut affirmer que la gauche prend une place plus importante à l’Agglo, en compromis avec Christophe Rivenq », réagit Sylvain André.

  • Le défi des nouvelles présidences

    Le défi des nouvelles présidences

    À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
    à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.

    Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
    un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.

    Depuis plusieurs années, les intercommunalités
    ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
    en fait des acteurs incontournables,
    mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.

    Les urgences sont là

    Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.

    Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.

    Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
    ne peut plus attendre.

  • La gauche tente de peser à Alès Agglomération

    La gauche tente de peser à Alès Agglomération

    Touché mais pas coulé. Après une victoire étriquée au second tour des élections municipales (55,5%) malgré le retrait de toute la gauche et la présence d’un candidat du Rassemblement national inconnu face à lui, Christophe Rivenq a semblé marquer le coup. Mais en bon animal politique qui arpente le Conseil régional et a présidé des instances des Républicains dans le Gard, l’élu a rapidement repris du poil de la bête et est apparu tout sourire lors de son élection par le conseil municipal le 28 mars.

    Affaibli, Christophe Rivenq a donc impérativement besoin d’obtenir une victoire sereine pour la présidence de l’Agglomération. Car entre le poids de la ville centre et plusieurs maires acquis à sa cause, son élection à la tête de l’intercommunalité est quasiment assurée. Mais si une opposition venait à se monter et à peser dans le scrutin, il sait que son mandat serait alors beaucoup plus difficile.

    C’est pourquoi plusieurs élus de gauche ont entamé des discussions avec lui en rappelant au passage que les deux listes de gauche se sont retirées en sa faveur dans l’entre-deux-tours des municipales. Ils souhaitent ainsi arracher plusieurs vice-présidences avec des délégations pour pouvoir peser dans l’avenir de l’Agglomération.

    Un candidat de gauche

    à la présidence ?

    « À l’Agglomération se gèrent énormément de compétences, donc on ne peut pas lui laisser libre cours sans nous. Nous avons donc des discussions sur l’avenir du fonctionnement de l’Agglo. Nous, les élus de gauche, sommes dans un esprit constructif. Nous voulons pouvoir travailler ensemble à la condition que les sensibilités soient respectées et qu’on arrive à faire des compromis pour avancer tous ensemble », insiste Sylvain André (PCF), qui préfère trouver un compromis avant de créer une opposition frontale de gauche au maire d’Alès.

    Mais si un terrain d’entente n’est pas trouvé avec la vingtaine d’élus de gauche, ceux-ci sont prêts à se présenter face à Rivenq lors de la première séance prévue le jeudi 9 avril. Un candidat a même déjà été désigné si le président sortant d’Alès Agglomération ne consentait pas à partager une partie du pouvoir. « Les discussions sont saines et normales. Mais on ne veut pas des vice-présidents pot de fleurs, on veut des vice-présidents avec des marges de manœuvre pour pouvoir porter des politiques », conclut Sylvain André, qui réclame aussi des garanties pour les communes rurales du territoire.

  • Main basse du RN sur deux intercommunalités gardoises ?

    Main basse du RN sur deux intercommunalités gardoises ?

    C’est un nouveau palier que le Rassemblement national s’apprête à franchir. Si jusqu’ici les maires confrontés à l’élection d’un membre du RN dans une commune voisine faisaient front pour qu’il ne puisse pas présider l’intercommunalité, la digue à ce niveau aussi a cédé. Dans le Gard, deux d’entre elles sont en effet tout proches de basculer à l’extrême droite.

    Il y a d’abord Beaucaire Terre-d’Argence (CCBTA). S’il s’en était fallu d’un cheveu pour que Julien Sanchez (RN) n’enlève la présidence en 2020, le maire de Beaucaire Nelson Chaudon semble avoir, cette année, plus de soutiens. Si la possibilité d’une alternative à Juan Martinez, président sortant et maire de Bellegarde, a été avancée, ce n’est pas la gestion de l’ancien socialiste qui est remise en cause. Juan Martinez est donc candidat pour reprendre les rênes de la communauté de communes et devrait compter sur le soutien des élus d’opposition à Beaucaire, mais aussi sur les maires réélus à Jonquières-Saint-Vincent et Vallabrègues.

    Le Gard rhodanien

    dans la continuité ?

    C’est en réalité à Fourques, avec l’élection d’Alain Fouque, que la balance pourrait s’opérer. Les deux élus de la majorité qui siégeront à la CCBTA multiplient les rencontres avec la majorité sortante, mais aussi avec le RN. « On est assez pessimiste », confie un participant aux discussions. Les élus de la CCBTA se prononceront le 15 ou 16 avril.

    La situation est également mal engagée en Petite Camargue après la défaite de Jean Denat à Vauvert. Le nouveau maire, Nicolas Meizonnet (RN) a immédiatement annoncé sa candidature à l’intercommunalité, qui regroupe Aimargues, Aubord, Beauvoisin et Le Cailar. Aucun élu ne semble en effet vraiment souhaiter s’opposer à l’ancien député alors que la communauté de communes a toujours été dirigée par le maire d’une autre commune (à l’exception d’un bref passage sous Jean Denat, qui a assuré une transition). Selon plusieurs sources, les élus d’Aimargues se seraient aussi entendus avec Nicolas Meizonnet, lui assurant ainsi la présidence. Car avec un conseil qui se réduit de 37 à 30 élus, le nouveau maire de Vauvert et ses onze élus à la communauté de communes n’a que cinq voix à aller chercher. La date de la première séance du conseil n’est pas encore connue.

    Pour la communauté d’agglomération (la 3e du département après Alès et Nîmes) du Gard rhodanien, trois élus sont candidats alors que le président, Jean-Christian Rey (SE), a annoncé qu’il ne se représente pas. La nouvelle maire de Bagnols-sur-Cèze Pascale Bordes (RN) tente aussi de s’imposer à l’agglo mais elle manque aujourd’hui cruellement de relais dans les 43 autres communes qui composent le Gard rhodanien. Son opposant de gauche au conseil municipal, Jérôme Jackel (Debout !), également candidat, est confronté au même problème. Valère Ségal, réélu largement à Pont-Saint-Esprit, est lui candidat à la 1ère vice-présidence en charge de la santé « quel que soit le président ». Mais après les tensions entretenues avec les maires voisins, pas sûr qu’il soit entendu.

    Soucieux de travailler dans la continuité du travail engagé ces dernières années, Christophe Serre, maire SE de Saint-Paulet-de-Caisson et conseiller départemental, fait donc aujourd’hui figure de favori. « Nous sommes une très grande majorité d’élus sortants réélus au sein de l’agglomération et nous ne voulons pas qu’on balaie le travail réalisé. Nous allons proposer un nouveau projet de territoire que nous allons travailler avec tout le monde. J’ai le soutien d’une grande majorité d’élus », affirme-t-il. Le conseil communautaire qui élira le futur président est prévu le 7 avril à Laudun-l’Ardoise.