Tag: Communauté d’Agglo

  • Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Teixier répond à Dellanegra et appelle au dialogue

    Les deux opposantes, qui s’étaient affrontées pendant les municipales, ne se ménagent pas. Depuis la première séance chaotique à la communauté d’agglomération Arles-Crau-Camargue-Montagnette (ACCM), qui a vu Patrick de Carolis (Horizons) réélu président à une voix près, Tania Teixier (SE) et la maire de Saint-Martin-de-Crau Séverine Dellanegra (SE) se renvoient la balle quant à la responsabilité de cette scission au sein de l’intercommunalité.

    Pour rappel, cette dernière avait refusé quatre vice-présidences. Son élue d’opposition, elle, a finalement écopé du volet économique et est en charge du développement des zones d’activités économiques. Elle affirme : « Patrick de Carolis m’a proposé une vice-présidence. Si je la refusais, notre commune n’aurait jamais été représentée. Pour moi c’était une question de devoir. »

    Tania Teixier appelle au dialogue et demande à Séverine Dellanegra de « raison garder ». « Je ne comprends pas que quelqu’un qui vantait les mérites de l’ACCM et qui briguait sa présidence veuille aujourd’hui en sortir, si ce n’est par ego. D’autant que pour sortir d’un EPCI il faut l’aval du préfet. »

    « C’est pas comme ça qu’on va faire avancer les dossiers, moi je lui tends la main », affirme la conseillère municipale et élue à l’agglomération.

    À l’ACCM, elle envisage de mettre en place un « grand plan d’actions sur la propreté dans les zones d’activités parce que, que ce soit à Saint-Martin, à Tarascon ou à Arles, j’ai bien conscience qu’il y a un vrai problème d’insalubrité, de dépôts sauvages ».

  • L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    L’agglomération mise sur le recyclage avec les points d’apport volontaire

    Dans les onze communes où les points d’apport volontaire ont été déployés, on constate une augmentation considérable du tri et une baisse des ordures ménagères », se félicite Vincent Allevard, vice-président de l’agglomération DLVA en charge notamment de la gestion des déchets. « Nos ordures ménagères sont enfouies à Valensole, ce qui nous coûte extrêmement cher », a expliqué le premier adjoint au maire d’Oraison (Ren.), alors que huit nouveaux points d’apport volontaire étaient en train d’être installés par un grand camion équipé d’une grue embarquée à La Brillanne mardi matin.

    « On a fait des autopsies de poubelles, et on a remarqué que 70% des ordures ménagères pouvaient être triées », a souligné le vice-président de l’agglomération rassemblant 25 communes, parmi lesquelles Valensole, Manosque ou encore Esparron-de-Verdon. Il a insisté sur l’importance de « passer à une taxe d’enlèvement des ordures ménagères incitative », qui permette de « faire payer ceux qui ne trient pas ». Il a également mis en avant le fait que le passage à ces points d’apport volontaire nécessiterait moins d’agents pour la collecte, en l’occurrence « un seul agent au lieu de trois ». Ces travailleurs pourraient ainsi « être répartis sur d’autres missions ».

    « Cela initie un changement pour les personnes qui ne triaient pas, et, pour celles qui trient, c’est plus simple, plus pratique », a affirmé Alice Beckert, directrice environnement à la DLVA. Ces points d’apport sont pour l’instant installés dans les plus petites communes de l’agglomération.

  • Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    Le budget de l’agglomération dignoise contesté mais adopté

    « Aucune perspective », « absence de vision consolidée », « très fragile »… Des conseillers d’opposition ont fortement critiqué mercredi le budget présenté par la majorité du président de l’intercommunalité, le maire de Digne Julien di Benedetto (SE). « Gérer une collectivité, ce n’est pas juste équilibrer un budget, mais voter un cap, et ce cap n’est pas clair », a déploré Pascal Rovere, conseiller communautaire et municipal d’opposition à Digne-les-Bains. « On nous présente un budget prudent, mais nous, on voit un budget qui avance sans vraiment choisir. On a du mal à voir où on va. Plusieurs millions d’euros sont prévus en investissement sans qu’on sache exactement de quoi il s’agit », a-t-il lancé.

    « On n’a aucune visibilité sur ce que ces investissements vont financer. Le minimum, c’est de donner une visibilité aux nouveaux élus que nous sommes. Aujourd’hui, la façon dont cela nous a été présenté est très fragile », a martelé la conseillère (Ren.) Sandrine Cosserat, qui a demandé au président de reporter le vote de la partie investissement. Elle a par ailleurs déploré l’absence de plan pluriannuel d’investissement.

    « Un budget de début

    de mandat »

    « Si on était arrivés avec un plan pluriannuel d’investissement tout prêt, vous nous auriez dit que c’était antidémocratique. Si on était allés très vite, on n’aurait pas fait les choses correctement, vous nous l’auriez reproché et vous auriez eu raison », lui a répondu le président. « Il ne faut pas oublier que ce budget est un budget de début de mandat, donc il n’y a pas de miracles. Chaque chose en son temps », a-t-il ajouté. « Le recours à l’emprunt est en hausse, mais la capacité de désendettement est très favorable. Le taux d’endettement a permis d’envisager de beaux projets », a affirmé le vice-président délégué aux finances, Marc Bondil. Ce dernier a proposé de conserver les mêmes taux d’imposition que les années précédentes, ce qui a été adopté à 93,5% des votes. « On ne peut pas approuver des projets, puis venir contester les moyens de les financer », a de son côté défendu le vice-président Bruno Acciaï.

    Le budget a finalement été adopté avec 65 voix pour, 5 contre et 8 abstentions. « Il y a des défis immenses à relever. Nous devons donner l’image d’une agglomération forte qui va se battre pour exister et pour ses services publics », a lancé Julien di Benedetto.

    Les délégations des vice-présidents et des conseillers délégués ont également été attribuées à l’occasion de ce conseil. Le premier vice-président Philippe Bertrand sera ainsi délégué à l’aménagement du territoire, tandis que Lila Desjardins, septième vice-présidente et maire DVG de Peyruis, sera chargée du développement économique et numérique.

  • L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    L’extrême droite RN s’empare de la Petite Camargue

    S’il était attendu, c’est tout de même un coup de tonnerre qui s’est déroulé au conseil communautaire de Petite Camargue mercredi 15 avril. Et ce, pour deux raisons. D’abord parce que pour la première fois un élu du Rassemblement national va gérer une intercommunalité dans le Gard. Mais c’est aussi l’ampleur du score qui interroge : Nicolas Meizonnet l’a en effet emporté avec 25 voix sur les 30 possibles et aucun candidat n’a osé se présenter face à lui.

    Tous les maires l’ont ainsi soutenu, que ce soit Jean-Paul Franc, maire d’Aimargues et ancien secrétaire CGT chez Perrier, le président sortant réélu à Aubord André Brundu, le nouveau maire de Beauvoisin Frédéric Meseguer ou encore l’édile du Cailar, Joël Tena. Des soutiens d’autant plus incompréhensibles que dans l’histoire de la Communauté de communes, le maire de Vauvert, la ville centre, n’a jamais eu la présidence de l’interco.

    « C’est déconcertant, il n’y a eu aucune opposition, aucune résistance », s’indigne Magali Nissard, nouvelle leader de l’opposition à Vauvert depuis le retrait de Jean Denat. « Il y a la droite dans toutes les villes et on voit qu’elle bascule. Meizonnet a dit que la Communauté de communes ne serait pas la vitrine du RN mais on a du mal à y croire. J’ai tenté de pousser le président sortant à y aller mais il n’a jamais donné d’explications sur son retrait. Ce qui m’inquiète c’est comment ils vont se positionner face à lui par la suite ? Est-ce qu’ils vont laisser tout passer ? »

    La gauche s’élargit

    à l’Agglo d’Alès

    Toute la semaine, les présidents des intercommunalités ont été élus avec une forme de continuité. C’est par exemple le cas pour le maire de Cardet, Fabien Cruveiller, qui était seul en lice pour récupérer la présidence du Piémont Cévenol où la majorité de Saint-Hippolyte-du-Fort a retrouvé la première vice-présidence, tournant ainsi la page de l’opposition frontale qui avait entaché le mandat précédent. Les élus régionaux socialistes Régis Bayle et Fabrice Verdier ont également été réélus respectivement à la tête du Pays Viganais et du Pays d’Uzès. Du côté des changements, l’opposant à Pierre Martinez et maire de Montpezat, Jean-Michel Andriuzzi, a été élu président du Pays de Sommières. Elu à Montfrin, Philippe Marchesi, a pris la suite de Pierre Prat à la tête de l’intercommunalité du Pont du Gard sur fond de divisions.

    Côté Alès Agglomération, Christophe Rivenq (LR) a été réélu confortablement dans le fauteuil de président qu’il occupe depuis 2020. Mais pour cela, il a plié devant les demandes de la gauche qui lui demandait plus de responsabilités. Ainsi, le PCF a récupéré un poste de vice-président supplémentaire (Sylvain André (Cendras), Claude Cerpedes (Saint-Martin-de-Valgalgues), Pascale Eugène (La Grand-Combe) et Ghislain Chassary (Rousson). Avec l’écologiste Aurélie Génolher et Nathalie Montoro Teissier (DVG), la gauche compte six vice-présidents sur 15 à l’Agglo. « Il y a les vice-présidents mais il y a aussi les responsabilités et on peut affirmer que la gauche prend une place plus importante à l’Agglo, en compromis avec Christophe Rivenq », réagit Sylvain André.

  • Le défi des nouvelles présidences

    Le défi des nouvelles présidences

    À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
    à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.

    Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
    un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.

    Depuis plusieurs années, les intercommunalités
    ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
    en fait des acteurs incontournables,
    mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.

    Les urgences sont là

    Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.

    Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.

    Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
    ne peut plus attendre.

  • La gauche tente de peser à Alès Agglomération

    La gauche tente de peser à Alès Agglomération

    Touché mais pas coulé. Après une victoire étriquée au second tour des élections municipales (55,5%) malgré le retrait de toute la gauche et la présence d’un candidat du Rassemblement national inconnu face à lui, Christophe Rivenq a semblé marquer le coup. Mais en bon animal politique qui arpente le Conseil régional et a présidé des instances des Républicains dans le Gard, l’élu a rapidement repris du poil de la bête et est apparu tout sourire lors de son élection par le conseil municipal le 28 mars.

    Affaibli, Christophe Rivenq a donc impérativement besoin d’obtenir une victoire sereine pour la présidence de l’Agglomération. Car entre le poids de la ville centre et plusieurs maires acquis à sa cause, son élection à la tête de l’intercommunalité est quasiment assurée. Mais si une opposition venait à se monter et à peser dans le scrutin, il sait que son mandat serait alors beaucoup plus difficile.

    C’est pourquoi plusieurs élus de gauche ont entamé des discussions avec lui en rappelant au passage que les deux listes de gauche se sont retirées en sa faveur dans l’entre-deux-tours des municipales. Ils souhaitent ainsi arracher plusieurs vice-présidences avec des délégations pour pouvoir peser dans l’avenir de l’Agglomération.

    Un candidat de gauche

    à la présidence ?

    « À l’Agglomération se gèrent énormément de compétences, donc on ne peut pas lui laisser libre cours sans nous. Nous avons donc des discussions sur l’avenir du fonctionnement de l’Agglo. Nous, les élus de gauche, sommes dans un esprit constructif. Nous voulons pouvoir travailler ensemble à la condition que les sensibilités soient respectées et qu’on arrive à faire des compromis pour avancer tous ensemble », insiste Sylvain André (PCF), qui préfère trouver un compromis avant de créer une opposition frontale de gauche au maire d’Alès.

    Mais si un terrain d’entente n’est pas trouvé avec la vingtaine d’élus de gauche, ceux-ci sont prêts à se présenter face à Rivenq lors de la première séance prévue le jeudi 9 avril. Un candidat a même déjà été désigné si le président sortant d’Alès Agglomération ne consentait pas à partager une partie du pouvoir. « Les discussions sont saines et normales. Mais on ne veut pas des vice-présidents pot de fleurs, on veut des vice-présidents avec des marges de manœuvre pour pouvoir porter des politiques », conclut Sylvain André, qui réclame aussi des garanties pour les communes rurales du territoire.

  • Main basse du RN sur deux intercommunalités gardoises ?

    Main basse du RN sur deux intercommunalités gardoises ?

    C’est un nouveau palier que le Rassemblement national s’apprête à franchir. Si jusqu’ici les maires confrontés à l’élection d’un membre du RN dans une commune voisine faisaient front pour qu’il ne puisse pas présider l’intercommunalité, la digue à ce niveau aussi a cédé. Dans le Gard, deux d’entre elles sont en effet tout proches de basculer à l’extrême droite.

    Il y a d’abord Beaucaire Terre-d’Argence (CCBTA). S’il s’en était fallu d’un cheveu pour que Julien Sanchez (RN) n’enlève la présidence en 2020, le maire de Beaucaire Nelson Chaudon semble avoir, cette année, plus de soutiens. Si la possibilité d’une alternative à Juan Martinez, président sortant et maire de Bellegarde, a été avancée, ce n’est pas la gestion de l’ancien socialiste qui est remise en cause. Juan Martinez est donc candidat pour reprendre les rênes de la communauté de communes et devrait compter sur le soutien des élus d’opposition à Beaucaire, mais aussi sur les maires réélus à Jonquières-Saint-Vincent et Vallabrègues.

    Le Gard rhodanien

    dans la continuité ?

    C’est en réalité à Fourques, avec l’élection d’Alain Fouque, que la balance pourrait s’opérer. Les deux élus de la majorité qui siégeront à la CCBTA multiplient les rencontres avec la majorité sortante, mais aussi avec le RN. « On est assez pessimiste », confie un participant aux discussions. Les élus de la CCBTA se prononceront le 15 ou 16 avril.

    La situation est également mal engagée en Petite Camargue après la défaite de Jean Denat à Vauvert. Le nouveau maire, Nicolas Meizonnet (RN) a immédiatement annoncé sa candidature à l’intercommunalité, qui regroupe Aimargues, Aubord, Beauvoisin et Le Cailar. Aucun élu ne semble en effet vraiment souhaiter s’opposer à l’ancien député alors que la communauté de communes a toujours été dirigée par le maire d’une autre commune (à l’exception d’un bref passage sous Jean Denat, qui a assuré une transition). Selon plusieurs sources, les élus d’Aimargues se seraient aussi entendus avec Nicolas Meizonnet, lui assurant ainsi la présidence. Car avec un conseil qui se réduit de 37 à 30 élus, le nouveau maire de Vauvert et ses onze élus à la communauté de communes n’a que cinq voix à aller chercher. La date de la première séance du conseil n’est pas encore connue.

    Pour la communauté d’agglomération (la 3e du département après Alès et Nîmes) du Gard rhodanien, trois élus sont candidats alors que le président, Jean-Christian Rey (SE), a annoncé qu’il ne se représente pas. La nouvelle maire de Bagnols-sur-Cèze Pascale Bordes (RN) tente aussi de s’imposer à l’agglo mais elle manque aujourd’hui cruellement de relais dans les 43 autres communes qui composent le Gard rhodanien. Son opposant de gauche au conseil municipal, Jérôme Jackel (Debout !), également candidat, est confronté au même problème. Valère Ségal, réélu largement à Pont-Saint-Esprit, est lui candidat à la 1ère vice-présidence en charge de la santé « quel que soit le président ». Mais après les tensions entretenues avec les maires voisins, pas sûr qu’il soit entendu.

    Soucieux de travailler dans la continuité du travail engagé ces dernières années, Christophe Serre, maire SE de Saint-Paulet-de-Caisson et conseiller départemental, fait donc aujourd’hui figure de favori. « Nous sommes une très grande majorité d’élus sortants réélus au sein de l’agglomération et nous ne voulons pas qu’on balaie le travail réalisé. Nous allons proposer un nouveau projet de territoire que nous allons travailler avec tout le monde. J’ai le soutien d’une grande majorité d’élus », affirme-t-il. Le conseil communautaire qui élira le futur président est prévu le 7 avril à Laudun-l’Ardoise.

  • Le maire de Manosque réélu président de l’agglomération

    Le maire de Manosque réélu président de l’agglomération

    Seul candidat à sa réélection à la tête de la communauté d’agglomération, le maire (DVD) de Manosque, Camille Galtier, a été largement réélu avec 55 voix sur 59 au conseil communautaire d’installation, mardi soir. « Merci de la confiance que vous placez en moi, aujourd’hui, pour mener les intérêts de cette agglomération au service de ses 25 communes », a-t-il réagi, au micro, à l’annonce des résultats.

    Le maire de Manosque a avancé le souhait « d’aider les communes dans leurs projets de restructuration urbaine, de travaux d’éclairage public, de voirie ou encore de gestion des eaux fluviales », ainsi que de fournir « l’assistance administrative dont les plus petites communes ont besoin pour mener à bien leurs projets, dans le cadre de l’avancée de leurs dossiers de subventions auprès de nos partenaires institutionnels, l’État et les fonds européens ».

    Camille Galtier a également insisté sur la volonté de « faire en sorte que notre territoire puisse avancer à l’échelle environnementale », notamment sur la question des ressources en eau, des déchets, de la gestion des risques d’inondation et de la préservation des parcs et des forêts. « On s’est engagé auprès de la Société du canal de Provence à faire en sorte que tous nos agriculteurs soient branchés au plateau d’irrigation de Valensole à un coût de 600 000 euros par an sur les dix prochaines années », a-t-il rappelé.

    Le « grand débat » à venir sera la formation et l’emploi des jeunes, ainsi que le logement « avec la reconquête de nos centres historiques », selon le président réélu de la communauté d’agglomération. « L’enjeu de ce prochain mandat » sera aussi le développement des transports en commun, a affirmé Camille Galtier.

    Les quinze vice-présidents et les quatre conseillers communautaires délégués ont ensuite été élus, pour la première fois au vote électronique, avec des boîtiers nominatifs « pour gagner du temps et assurer la confidentialité des votes à bulletin secret ».

    Une équipe masculine et très peu renouvelée

    Le premier adjoint au maire d’Oraison (Renaissance), Vincent Allevard, a été réélu premier vice-président délégué aux politiques contractuelles, aux fonds européens, à la gestion des déchets et au centre aqualudique. Jean-Claude Castel, maire de Corbières-en-Provence, qui avait soutenu Éric Zemmour en 2022 et Marine Le Pen en 2017, a lui aussi été réélu deuxième vice-président délégué aux relations avec les communes et à l’éclairage public.

    Pascal Antiq, conseiller municipal manosquin délégué au budget, reste également troisième vice-président délégué au pacte fiscal et financier, au projet de territoire et aux marchés publics. Les quatrième et cinquième vice-présidents demeurent aussi les mêmes : Paul Audan, maire de Gréoux-les-Bains, et Gérard Aurric, maire de Valensole.

    L’équipe des vice-présidents de la communauté d’agglomération reste très majoritairement masculine (4 femmes sur 15) et connaît peu de changements.

  • Au Grand Avignon, vers un duel Guin-Galzi pour la présidence

    Au Grand Avignon, vers un duel Guin-Galzi pour la présidence

    À une semaine de l’élection du président du Grand Avignon, la seule certitude qui se dessine, c’est que son nom commencera par G et tiendra en 4 ou 5 lettres. Les 73 nouveaux élus communautaires ont rendez-vous le mercredi 8 avril (9h30) pour désigner un successeur à Joël Guin, président sortant. Le maire (DVD) de Vedène, après avoir annoncé qu’il ne se représenterait pas, pourrait toutefois concourir à nouveau. Il s’opposerait alors à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon, qui rêve d’un doublé et, depuis une semaine, y consacre une majeure partie de son temps.

    Au sein des 16 communes, le panorama issu des municipales est quasiment inchangé, à l’exception notable d’Avignon, ville-centre, passé de gauche à droite. Les 12 maires qui se représentaient ont tous été réélus. À Saint-Saturnin, Entraigues et Jonquerettes, les édiles ayant passé la main ont été remplacés par des élus issus de leur majorité. Avec 11 élus, le RN reste stable et peut s’afficher en point d’appui, quand la gauche est, forcément, en net repli. En dehors des maires d’Entraigues (William Bouquet), de Sauveterre (Jacques Demanse) et de Velleron (Philippe Armengol), probablement amenés à rester dans l’exécutif avec des vice-présidences, la gauche avignonnaise compte 7 élus.

    « Ce sera serré »,

    RN et gauche en arbitres

    Le Grand Avignon dispose d’une majorité divers droite. Qui pour l’incarner ? Un temps évoquée, l’hypothèse Pascale Bories, maire (LR) de Villeneuve-lès-Avignon, a été écartée, jeudi dernier, par l’intéressée. « Je fais l’objet de rumeurs et d’interrogations au sujet d’une éventuelle intention de me présenter à la présidence du Grand Avignon. Je suis honorée, cependant, je ne suis pas candidate », a-t-elle clarifié sans afficher de préférence. Parmi les maires, seul Paul Mély (Les Angles) s’est déjà positionné en faveur de son homologue avignonnais. On se dirige donc vers un duel entre Olivier Galzi et Joël Guin. Les deux hommes se sont rencontrés il y a une semaine. « Ça s’est très bien passé », nous confiait Olivier Galzi dans une litote. La présence de Joël Guin au dernier meeting de campagne du 1er tour de David Fournier (PS), à Avignon, étant loin d’être passée inaperçue. Le sujet a pu être abordé entre les candidats putatifs, sans que l’abcès ne soit vraiment crevé.

    S’il n’est pas officiellement candidat, Joël Guin y réfléchit sérieusement. Il a reçu les maires sortants et d’autres échanges sont encore prévus d’ici à la fin de semaine. Sollicité, son entourage n’a pas donné suite quant au cheminement actuel de sa candidature. « S’il y va, ce sera très serré », prédit Philippe Armengol. Un temps sondé pour la présidence, le maire de Velleron a décliné. « Cela ne m’a pas laissé insensible, mais je ne me présenterai pas », soutient-il, assurant ne pas avoir arrêté son choix de vote. « En tant que vice-président à la transition écologique, j’ai eu des services compétents et un soutien continu logistique et financier pour Velleron, mais il y a du boulot sur les projets structurants », décrit Philippe Armengol, se refusant à opposer ville-centre et reste de l’agglo.

    Vice-président sortant, Jean-Firmin Bardisa (DVD) avait accédé à l’exécutif grâce à un rejet du maire (RN) du Pontet, Joris Hébrard. Toujours élu d’opposition, Jean-Firmin Bardisa compte bien se représenter à la vice-présidence, mais n’a eu « aucun contact » avec Joël Guin ou Olivier Galzi. Même schéma pour Annick Dubois (PS), vice-présidente, battue à Morières par le maire (RN) sortant, Grégoire Souque. « Je compte me représenter », glisse-t-elle. En ce sens, l’extrême droite pourrait jouer les faiseurs de rois. Soutiens de Joël Guin au début du mandat, ses élus sont devenus progressivement ses opposants (gestion du délégataire des déchets, affaire Tecelys) à mesure que la gauche avignonnaise se rapprochait du président pour finir par voter les derniers budgets.

    « Je ne pense pas qu’on présentera un candidat », fait part Mouloud Rezouali, élu Écologiste d’Avignon. Son vote pourrait échoir au candidat opposé à Olivier Galzi si le RN soutient le maire d’Avignon. « On jouerait les arbitres, je suis préoccupé par une éventuelle alliance des droites, Olivier Galzi a déjà fait appel aux électeurs RN, là, s’il s’allie aux élus, ce serait gravissime », prévient-il. Olivier Galzi tente de rallier à sa cause les maires, « sans hégémonie » avec un discours de « respect, de parité et de solidarité, quelle que soit leur couleur politique ». S’il y parvient, il pourra se dispenser des voix du RN. Sinon…

  • La campagne des intercommunalités a débuté dans le Gard

    La campagne des intercommunalités a débuté dans le Gard

    À peine les élections municipales terminées que les maires repartent en campagne. Les téléphones chauffent et les jeux de poker menteur se multiplient entre ces professionnels de la politique. Car beaucoup tentent désormais de s’imposer comme président de Communauté de communes qui ont gagné en compétence ces derniers mois.

    Pour Nîmes Métropole, Vincent Bouget a déjà fait acte de candidature. Depuis la création de l’intercommunalité en 2002, le poste est en effet toujours revenu à un Nîmois (Jean-Paul Fournier, Yvan Lachaud, Franck Proust). Mais il est aussi toujours revenu à un élu de droite. Rémi Nicolas, maire de gauche de Marguerittes qui était déjà vice-président sous Franck Proust est à la manœuvre pour tenter de construire une majorité à Vincent Bouget.

    Pour Alès Agglomération, le président sortant et maire d’Alès Christophe Rivenq (LR) part grandissime favori. Mais la gauche, absente de l’opposition au conseil municipal, compte bien décrocher plus de pouvoir à l’Agglo. Si elle n’y parvient pas, une opposition pourrait alors naître. Avec le poids des élus alésiens, Rivenq a peu de chance d’être renversé mais si une majorité de communes s’oppose à lui, ce serait un très mauvais signal pour débuter ce nouveau mandat.

    Trois présidents RN ?

    L’inquiétude réside surtout dans la capacité des maires RN de Beaucaire, Vauvert et Bagnols-sur-Cèze, tous candidats à la présidence de leur intercommunalité, de l’emporter. Pour Beaucaire Terre d’Argence, Julien Sanchez était tout proche de s’imposer il y a six ans. Si une alternative au président sortant et maire de Bellegarde Juan Martinez est évoquée du côté de Beaucaire pour installer un contre-pouvoir dans la ville centre, ce sont les deux élus de Fourques qui pourront faire basculer la balance du côté du maire RN de Beaucaire, Nelson Chaudon.

    Dans la Communauté de communes du Gard rhodanien, l’heure est aussi au barrage à Pascale Bordes (RN), nouvelle maire de Bagnols-sur-Cèze. Si le président sortant, Jean-Christian Rey a affirmé qu’il ne serait pas candidat (bien trop affaibli après la défaite de Jean-Yves Chapelet), deux maires auraient des velléités : celui de droite de Pont-Saint-Esprit réélu avec autorité Valère Segal et celui de gauche de Saint-Paulet-de-Caisson et vice-président départemental, Christophe Serre. Au vu du très grand nombre de maires réélus sur la zone, Christophe Serre semble favori.

    C’est le même constat du côté de la Petite Camargue après la prise de Vauvert par le RN. Comme les élus étaient parvenus à barrer la route à Jean Denat il y a six ans car ils ne voulaient pas un socialiste à la tête de l’intercommunalité, ils vont tenter de poursuivre la même stratégie avec Nicolas Meizonnet, nouveau maire (RN) de Vauvert.

    Les discussions et tractations vont se poursuivre au plus tard jusqu’à fin avril, date butoir à laquelle les élus des communautés de communes doivent être désignés.