Depuis la Charte d’Amiens de 1906, en France le mouvement social et le monde politique marchent séparément mais en parallèle pour ce qui concerne la gauche et le mouvement progressiste. Soutenir sans interférer, travailler chacun dans son domaine mais avec toujours pour objectif le progrès social et l’amélioration de vie de l’immense majorité du peuple.
Alors que ce peuple gronde de nouveau dans les pas de sa jeunesse révoltée par le présent qu’on lui fait et le futur qu’on lui promet, le rendez-vous du jeudi 5 novembre apparaît déjà comme capital : celui de la jonction du mouvement syndical aux revendications sociales et salariales et de la colère sourde qui monte partout unissant depuis plus de deux semaines toutes les générations.
Un « pour »
Le rôle des mouvements progressistes dans leur diversité est aujourd’hui d’offrir un débouché politique à ces protestations qui vont crescendo, proposer un « pour » à l’ensemble de ces « contre ». Tout en respectant bien entendu l’autonomie de ces mouvements divers.
À six mois d’une élection présidentielle qui est loin d’être jouée malgré ce qu’en disent les perroquets de l’ultralibéralisme qui trouveraient dans le fascisme le seul moyen de faire perdurer leur système mortifère pour l’humanité et la planète, l’occasion est là pour les mouvements politiques de renouer le lien avec leur électorat naturel. Et de briser le mur de méfiance qui s’est progressivement construit ces dernières années. Tous ensemble dans la rue avec le mouvement progressiste au service des aspirations et des exigences de manifestants. La clé pour renvoyer l’extrême droite à sa place naturelle qu’elle arrive à masquer pour l’heure, celle du rempart des possédants contre le peuple.









