La nouvelle maire d’extrême droite de Bagnols-sur-Cèze avait-elle envisagé une telle passe d’armes avec la CGT ? Rien n’est moins sûr. Tout a commencé avec la volonté de Pascale Bordes (RN) de récupérer avant le 30 novembre les locaux de Mendès-France où sont logés quatre syndicats et six associations.
Les syndicats et responsables associatifs concernés ont tenu un point presse lundi 19 octobre pour réaffirmer leur refus de quitter leurs locaux et se disent prêts à engager un bras de fer avec la municipalité. Ils lui ont d’ailleurs écrit à plusieurs reprises pour demander la présentation du projet pour les locaux de Mendès-France qui justifierait leur départ. Aucun plan n’a été présenté en conseil municipal, mais Pascale Bordes a précisé auprès de Midi Libre qu’elle souhaitait rassembler ici des services municipaux éclatés sur plusieurs sites, et peut-être y installer les locaux de la police municipale, signe que rien n’est encore décidé.
En parallèle, la CGT a lancé une campagne pour informer la population de cette décision et des conséquences qu’elle pourrait avoir, à la fois pour les travailleurs mais aussi pour les adhérents des associations concernées.
du dimanche
La municipalité a également consulté les organisations syndicales pour l’ouverture des commerces quinze dimanches par an, dont dix pour les commerces de grande distribution et cinq pour les concessions automobiles. « L’Union locale CGT du Gard rhodanien a émis un avis défavorable à l’ensemble des propositions », précise le syndicat qui rappelle que le repos dominical est un droit arraché en 1906 et que les ouvertures le dimanche favorisent avant tout les grandes enseignes au détriment des commerces de proximité. « À Bagnols, les inquiétudes s’accumulent : départ possible du cinéma, recul des ambitions pour la Pyramide, incertitudes sur la poursuite du partenariat Ville-Département autour du musée Albert-André… À force de fragiliser tout ce qui faisait la vie de notre cité, que restera-t-il à ses habitants, sinon des commerces ouverts plus longtemps avec un pouvoir d’achat en baisse constante ? », interroge la CGT.

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