Tag: Vie associative

  • La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    La Banque alimentaire inaugure un camion itinérant à Marseille

    « L’objectif est (…) d’aller vers les personnes en difficulté qui vivent dans des territoires où l’aide alimentaire est peu accessible », a expliqué, mardi, Joseph Arakel, président de la Banque alimentaire 13, devant une assemblée de bénévoles et de partenaires réunis dans les locaux de l’association à la Pomme (11e) pour un café de rentrée. Le chef de structure a en effet profité de ce « rendez-vous traditionnel » pour présenter et inaugurer le nouveau dispositif « Rayon 13 mobile », une épicerie solidaire itinérante. « Pour la première fois la Banque alimentaire va compléter ses actions auprès des centres communaux d’action sociale par une distribution directe aux bénéficiaires, a-t-il détaillé. Les personnes pourront bénéficier, pendant un temps, de produits à prix très très accessible c’est-à-dire entre 10 et 30% de leur valeur réelle. » Le dispositif, qui devrait permettre d’accompagner 300 personnes par semaine, s’appuiera sur quatre points de distribution hebdomadaires, à Roquevaire, Septèmes-les-Vallons, Saint-Menet (Marseille) et Jouques. Trois communes extérieures à Marseille donc, de quoi, peut-être, commencer à combler un déficit d’aide dans le reste du département. « Le Département [premier partenaire de la Banque alimentaire, Ndlr] compte 119 communes. Pourtant, près de 75 à 80% de l’aide est pour Marseille, note Denis Rossi, conseiller départemental (DVD), délégué au Plan pauvreté et aux associations. C’est terrible d’imaginer qu’à Marseille nous sommes entourés d’une situation de grande précarité. Mais il y a un a priori (…) sur certaines communes des Bouches-du-Rhône, qu’on imagine riches. Pourtant, il existe des points où la précarité augmente. Les gens sont isolés, seuls, et n’arrivent pas à trouver de réponse adaptée ». En 2024, le taux de pauvreté monétaire était de 26% à Marseille, contre 18,5% sur l’ensemble du département, selon un diagnostic produit par l’Agence des nouvelles solidarités actives et le Laboratoire de recherche interdisciplinaire en interventions sociales.

    « Nous avons besoin

    de 3 000 bénévoles »

    Autre point important au menu de ce café de rentrée : l’appel à la mobilisation autour de la Grande collecte annuelle, cette année organisée les 6, 7 et 8 novembre. « C’est un moment important qui nous permet de collecter des tonnages pour ne pas être en rupture, a insisté Joseph Arakel. L’an passé, (…) ça a permis de profiter à 110 000 personnes. C’est colossal. Cette année, nous avons besoin de 3 000 bénévoles pour pouvoir organiser la collecte dans les magasins. » Des bénévoles chaudement remerciés et encouragés par l’ensemble des intervenants, dont Yannick Ohanessian, adjoint au maire de Marseille (PS), délégué à la vie associative.

  • À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    À Istres, de nouveaux critères pour les subventions sportives

    Septembre signe le retour des élèves à l’école, mais aussi celui des licenciés dans leurs clubs. À Istres, élue par deux fois ville la plus sportive de France, le tissu associatif est riche : environ 85 structures accueillent plus de 16 000 inscrits. Cette rentrée, quatre nouveaux clubs ont vu le jour. Ce week-end, la commune de l’ouest des Bouches-du-Rhône était rythmée par la « Faites du sport ». Mais cette effervescence n’efface pas certaines difficultés.

    Après une année marquée par des élections municipales et un changement de majorité, 2027 sera sous le signe des restrictions budgétaires. « Nous avons désormais à composer avec une situation financière très contrainte, et c’est un euphémisme », a indiqué le maire (LR) Robin Prétot aux dirigeants vendredi soir, lors de la signature de la convention avec l’Office municipal des sports (OMS). « Les incertitudes qui pèsent à la Métropole se cumulent à la situation de la commune, que nous présenterons fin septembre à l’issue de l’audit, et privent aujourd’hui Istres d’un avenir très radieux. » Si des pistes sont étudiées pour obtenir le paiement des attributions de compensation d’ici janvier, « à ce jour, il manque 4,7 millions d’euros dans les caisses de la Ville », révèle l’édile, qui a demandé que 12% d’économies soient réalisées dans tous les services.

    Transparence et équité

    Dans ce cadre, l’enveloppe dédiée aux associations sportives sera vraisemblablement revue à la baisse. « Le sport ne peut pas être traité comme une simple ligne budgétaire, il participe au lien social, à l’animation de la commune, contribue à la santé… affirme néanmoins Robin Prétot. (…) Notre choix n’est pas de promettre tout à tout le monde mais d’organiser une action municipale solide qui parte des besoins réels et qui tienne dans le temps. » C’est dans cet esprit que de nouveaux critères d’attribution des subventions ont été imaginés par l’OMS pour une « politique qui soit à la fois utile, juste et équitable ».

    Le directeur de la structure Arnaud Gebleux détaille : « Il y a un critère financier, qui est le taux de dépendance à la Ville. On a constaté que chez certains clubs, 90% du budget venait de la subvention. Chez d’autres, a contrario, c’était 7 ou 8%. L’idée c’est de lisser ces différences avec des critères partagés et objectifs : le nombre de licenciés, la valorisation des publics jeunes, de la compétition (puisque ça engage des coûts supplémentaires). On encourage aussi la professionnalisation et la formation de l’encadrement des clubs. Puis, il y a toute la dimension inclusion, qui n’était pas valorisée jusqu’ici : ça va du handicap au sport par ordonnance en passant par l’inclusion sur critères sociaux. » La municipalité travaille aussi le sujet des doublons. « On aimerait essayer de rassembler certains clubs pour faire des économies d’échelle et mutualiser les équipements », révèle Robin Prétot.

    Du côté des dirigeants, ces nouveautés dans l’attribution des subventions sont bien accueillies. Lucie et Benjamin, à la tête d’Istres Tennis de table, témoignent : « On trouve que ces critères correspondent aux clubs qui travaillent et valorisent la dynamique du haut niveau comme du sport pour tous. Il y a plus de clarté dans les attendus, de transparence au niveau des attributions, et ça oriente la politique de la ville ce qui peut aider les associations à se structurer et à avoir une ligne directrice. »

    Stéphane Renaud-Bezot est aussi très satisfait de ce travail mené sur les critères : « On les trouve justes, ils reflètent vraiment la vie associative des clubs. Les subventions seront données sur des données tangibles ». Son club Istres sport tennis a beaucoup changé ces 4 dernières années : « On a engagé des profs, étoffé l’équipe pédagogique, fait évoluer notre tournoi international… On pense qu’être accompagnés pour faire évoluer le club est important. Ces critères vont en ce sens-là ».

  • Top départ pour les forums des associations

    Top départ pour les forums des associations

    Vivacités est mort, vive Les rendez-vous des associations ! Après 17 éditions réussies, le traditionnel événement qui regroupait plusieurs centaines de structures associatives sur le Vieux-Port de Marseille évolue pour cette année 2026. Une véritable révolution pour les associations, puisque cette grande fête devient, pour la première fois, une myriade de rendez-vous décentralisés dans tous les arrondissements et étalés sur un mois, du 5 au 28 septembre.

    « On est dans une approche beaucoup plus globale qu’auparavant. Après un an de consultation et les États Généraux des associations, nous avons pris des engagements concrets. La mise en place de ces rendez-vous de la vie associative en est la concrétisation », explique Nora Primus, directrice de la vie associative et du lien social à la Ville de Marseille. Et le terme « d’approche plus globale » n’est pas galvaudé. La Ville propose pas moins de huit forums, soit un par secteur (lire encadré ci-contre), mais aussi d’autres rendez-vous à destination des acteurs associatifs directement comme des soirées portes ouvertes des Maisons des Associations.

    De quoi porter l’ensemble des événements à plus d’une quinzaine sur un mois. Et surtout de quoi améliorer « le maillage territorial » et le lien avec les habitants : « En étant directement sur les territoires, on espère que cela va avoir une retombée directe pour les associations et leurs publics, que cela suscite l’envie de plus de bénévolat », développe-t-elle.

    La Ville table d’ailleurs sur plus de 8 000 participants, contre 3 400 auparavant. « On essaie d’imaginer une autre façon de travailler collectivement à l’élaboration d’une vision pour la vie associative. On a besoin de se réinventer, de bousculer nos pratiques », abonde Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire en charge de la vie associative, ce vendredi soir, lors d’une une table ronde intitulée « Coopérer pour transformer les quartiers », qui faisait office de soirée de lancement.

    L’élu entend notamment s’attaquer aux besoins d’engagement des associations : « Comment on tisse du lien social avec nos concitoyens qui ont besoin des associations ? L’engagement, le bénévolat, ce sont des sujets qui doivent nous interpeller. » Justement, une large part des forums sera consacrée à cette problématique : « À chaque forum, les collègues de la division bénévolat animeront ce qu’on appelle la fresque du bénévolat, pour casser les idées reçues, les craintes et les peurs autour du bénévolat », conclut Nora Primus. Top départ, ce samedi pour trois secteurs de Marseille.

    « L’engagement, le bénévolat,
    ce sont
    des sujets qui doivent nous interpeller »

  • Près de 1000 associations font leur rentrée à Montpellier

    Près de 1000 associations font leur rentrée à Montpellier

    C’est un rendez-vous de rentrée incontournable pour de nombreux Montpelliérains. Dimanche 6 septembre, le quartier Antigone se transformera, comme chaque année, en une immense vitrine citoyenne pour accompagner les habitants dans le choix de leurs activités annuelles.

    De la place du Nombre-d’Or à l’Esplanade de l’Europe, chacun pourra déambuler gratuitement dans « ce qui est sans doute la plus grosse foire aux associations de France », estime Sébastien Cote, premier adjoint à la Ville de Montpellier en charge du service vie associative. De 9h30 à 17h30, près de 1 000 associations locales, classées par thématiques (culture, sport, environnement, solidarité…) tiendront des stands et proposeront des démonstrations gratuites à destination du public.

    Un moment qui revêt une importance particulière dans un contexte de baisse globale des subventions « de la part de l’État comme de certaines collectivités », observe Sébastien Cote. La Ville de Montpellier, elle, « a fait le choix de sanctuariser les aides aux associations, c’est-à-dire de les maintenir. Et dans un certain nombre de cas, nous essayons de venir au soutien d’associations en difficulté, soit par le biais de subventions, soit via la mise à disposition de locaux associatifs », détaille l’élu. C’est le cas, par exemple, du Planning familial de l’Hérault, dont l’activité est menacée par les coupes budgétaires émanant de son principal financeur, l’État. « La Ville va faire un effort en faisant une dotation exceptionnelle, qui devrait être votée lors du conseil municipal du mois d’octobre. Cette aide ne permettra pas de résorber le déficit, ça nous n’en sommes pas capables, mais elle participera à aider cette association. »

    Augmentation des demandes de subventions

    En charge du service vie associative de la Ville de Montpellier, Sébastien Cote observe « très nettement une augmentation, cette année, du nombre de demandes de subventions pour des associations que nous ne connaissions pas ». Très fragilisé, ce secteur est pourtant « fondamental dans la fabrication et le développement du lien social. Évidemment il y a l’action publique, mais il faut aussi pouvoir s’appuyer sur la vie associative, qui permet de faire vivre un certain nombre d’actions qui autrement n’existeraient pas. Ce sont des énergies dans des territoires, dans des quartiers. Ce sont des emplois, des bénévoles. C’est une donnée fondamentale de la vie à Montpellier », insiste l’élu.

    Si l’Antigone des associations est bien sûr « un outil de communication mis à la disposition des associations » pour valoriser leur action, faire des démonstrations, rechercher de nouveaux adhérents, « c’est aussi une journée faite pour leur permettre de trouver des bénévoles, de se rencontrer, de créer des synergies », précise Sébastien Cote. À noter, cette année, un nouveau stand créé en partenariat avec l’État permettant aux associations de s’informer sur leurs besoins d’accompagnement, d’ordre juridique ou administratif. « Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour aider le tissu associatif local. On peut pallier, parfois, quelques problèmes, mais la Ville ou la Métropole ne peuvent pas compenser les baisses de subventions de tous les autres partenaires », précise l’élu, qui « appelle l’ensemble de ceux qui aident les associations à poursuivre leur effort et bien sûr les Montpelliérains à venir nombreux à l’Antigone des associations pour adhérer ».

    * De 9h30 à 17h30, quartier Antigone (place du Nombre d’Or, place de Thessalie, place de l’Europe) à Montpellier.
    Entrée libre et gratuite.

  • La rentrée associative donne rendez-vous à la Halle de Martigues avec plus de 140 stands

    La rentrée associative donne rendez-vous à la Halle de Martigues avec plus de 140 stands

    Les associations de Martigues font aussi leur rentrée. Quelque 140 associations sur le millier que compte la ville seront présentes à la Halle, ce samedi 5 septembre, à l’occasion de la journée de rencontre organisée par la Ville.

    Parmi celles présentes, le club de bridge. « C’est un jeu basé sur les maths qui fait compter et travailler la mémoire », résume Christian Augier, de l’association. Avec une moyenne d’âge de 73 ans, le bénévole affirme que le club « a un rôle social et de convivialité » pour tous, avec trois tournois par semaine et même des cours gratuits pour apprendre.

    Dans un autre registre, l’association Tang’o miroir sera aussi présente pour poursuivre l’élan de sa relance, depuis l’été 2024. « Nous organisons plusieurs bals l’été et d’autres au printemps. Le prochain sera le 28 novembre au Grès, indique Bernard Cutayar, le président. Le tango argentin s’adresse à tout le monde, quels que soient l’âge ou la morphologie. Nous avons une centaine d’adhérents et une dizaine de bénévoles que nous voulons fidéliser. »

    « Favoriser l’engagement »

    C’est précisément pour répondre à ce besoin que la Ville et sa Maison de la vie associative organisent ce rendez-vous. « Ce week-end permet de faire connaître les activités des associations et favoriser l’engagement, dans un monde qui nous relègue souvent au rang de consommateur, dépeint l’adjoint (PCF) Pierre Dharréville. Cela participe de la vie démocratique. Nous sommes là, avec la Ville, pour aider à la construction d’un projet commun pour répondre aux désirs de chacun et vivre ensemble. »

  • À Bagnols, la nouvelle maire RN s’en prend aux centres sociaux

    À Bagnols, la nouvelle maire RN s’en prend aux centres sociaux

    L’association se savait dans le collimateur de la nouvelle maire Pascale Bordes. Après l’annonce d’une coupe d’environ 40% dans le budget des associations, Mosaïque en Cèze s’attendait justement à voir sa subvention réduite d’environ 80 000 euros. Mais jamais elle n’aurait pensé que la nouvelle équipe irait jusqu’à supprimer l’intégralité de la subvention d’une association dont l’action est pourtant reconnue sur le territoire bagnolais depuis 1992.

    « Nous gérons deux centres sociaux qui ont pour objectif l’animation de la vie sociale sur un territoire, c’est-à-dire de lutter contre toutes les formes d’isolement et d’exclusion », explique Vincent Poutier, le président de l’association qui s’appuie sur 18 salariés. « Nous avons 600 familles qui adhèrent à Mosaïque en Cèze, c’est-à-dire entre 1 200 et 1 500 personnes. C’est 8 000 personnes accueillies sur une année. Nous organisons environ un millier d’animations par an, soit 3 ou 4 activités par jour comme nous sommes fermés le dimanche. » Après le vote de la suppression de cette subvention lors du conseil municipal du 25 juin, les sympathisants RN présents ont applaudi cette décision…

    Un avenir incertain

    À la suite de l’élection municipale de mars dernier, Vincent Poutier avait tenté de rencontrer la majorité pour présenter les actions de l’association et essayer de la convaincre de son importance sur le territoire. Mais aucun dialogue n’a pu s’installer alors que deux élus de la majorité ont, de fait, un siège à l’Assemblée générale de l’association. « Sous prétexte qu’on gérait mal et que la Ville était au bord de la cessation de paiement alors qu’il y a un compte administratif positif d’1,9 million d’euros, on nous annonce qu’on n’aura pas de subvention en 2026. On ne peut pas dire que les rapports sont mauvais, il n’y en a pas. C’est une décision violente car nous n’avons aucun aménagement possible et que cela concerne l’année en cours. Qu’il n’y ait même pas de dialogue, je trouve que c’est extrêmement difficile à vivre parce que c’est un vrai mépris et ça empêche de pouvoir se projeter sur l’avenir », précise Vincent Poutier.

    Pour l’heure, l’association peine à réellement évaluer toutes les conséquences de cette décision mais elle s’attend à réduire la voilure l’an prochain. Cette aide de la mairie représente en effet 45% des subventions perçues par Mosaïque en Cèze. C’est 20% du budget total de l’association. « Moins 20% dans le budget, ce n’est pas moins 20% d’activités parce que lorsqu’on lance une activité, il y a des cofinancements de plusieurs acteurs et la subvention municipale permettait justement de compléter pour lancer une activité. C’est-à-dire qu’aujourd’hui, les 20% d’argent en moins, ça remet en cause pratiquement 30 à 35% de nos projets », explique Vincent Poutier.

    Les équipes de l’association sont donc à pied d’œuvre pour analyser projet par projet, comment ils peuvent sauver le plus d’activités possibles. L’association devrait communiquer en septembre pour détailler les conséquences concrètes de l’absence de subvention communale. Au-delà des activités, elle devra également supprimer des postes pour retrouver l’équilibre budgétaire. D’autant que les autres collectivités ne souhaitent pas rallonger leur aide tant pour des raisons financières que politiques. « Cette année va être difficile parce qu’on a déjà engagé des choses depuis janvier et qu’on sait désormais qu’on n’aura pas les financements pour. On va finir l’année dans le rouge », s’inquiète le président de l’association qui espère désormais recevoir du soutien de la population locale.

    « Indépendamment du RN, parce que le mouvement associatif est attaqué par les gouvernants actuels, je réfléchis actuellement avec un certain nombre de gens, pour se mobiliser et défendre le mouvement associatif en sachant que c’est un travail de longue haleine et qu’il ne va pas payer tout de suite », conclut Vincent Poutier.

  • La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    Avec une superficie totale de 174 m2, le bâtiment permet désormais d’accueillir une salle polyvalente, une bibliothèque, un espace bar et des aménagements accessibles aux personnes à mobilité réduite. Une pergola et un terrain de pétanque ont été installés, afin de renforcer la convivialité du lieu. Avec plus de 300 familles adhérentes, le nouveau bâtiment permettra d’augmenter les activités du CIQ et d’assurer sa mission de lien social. Ce projet, d’un coût total de 566 750 euros. Une nouvelle page pour la vie associative locale.

    Carla Forges

  • Le Mouvement associatif alerte sur les difficultés dans le secteur

    Le Mouvement associatif alerte sur les difficultés dans le secteur

    Porte-voix des associations, le Mouvement associatif Région Sud Paca, qui s’inscrit dans l’Économie sociale et solidaire, a invité lundi ses structures et les représentants des grands réseaux afin de rendre visibles leurs actions, d’élire son conseil d’administration et son nouveau président, Christian Guibert. « Nous avons comme objectif de renforcer la cohésion du mouvement et d’amplifier son écosystème. Cela avec des valeurs de solidarité, de tolérance, d’initiatives et de démocratie participative », souligne-t-il. À ce titre, le Mouvement associatif a mis en place des forums pour valoriser l’emploi associatif et des formations pour les bénévoles.

    Au regard de la situation, les associations se mobilisent également pour dénoncer les difficultés économiques auxquelles elles font face : « On a besoin d’être plus nombreux. On se sent en danger financièrement », déclare Lisa Le Pann, trésorière régionale des Éclaireuses et Éclaireurs de France. C’est dans ce contexte que le partenariat avec la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), prend sens : « Les ressources sont sous tension, les associations font face à des difficultés croissantes. Nous voulons faire du Mouvement associatif un levier de la politique publique », explique Peggy Froger, responsable jeunesse à la Drajes.

    Lutter contre l’extrême

    Autre menace : la montée de l’extrême droite, en opposition aux valeurs de démocratie participative et humaniste du Mouvement associatif. Yannick Ohanessian, adjoint (PS) au maire et délégué à la vie associative, rappelle : « Face à cette menace, nous devons faire bloc collectivement. Là où certains détruisent, Marseille essaie humblement de protéger et d’investir », soutient-il. Laurent Lhardit, député (PS) de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, partage : « La menace pourrait être plus forte si le pouvoir politique venait à considérer que vos actions présenteraient une entrave à une idéologie, qui considère que la culture peut devenir une perversion dès lors qu’elle ne nourrit pas un projet politique identitaire. » Un enjeu d’autant plus important à l’approche de l’élection présidentielle.

  • Séquence budgétaire dans l’hémicycle Bargemon

    Séquence budgétaire dans l’hémicycle Bargemon

    Dans un contexte économique et institutionnel tendu, marqué par l’inflation persistante, les incertitudes sur les dotations de l’État, ce budget primitif 2026 entend affirmer une trajectoire de continuité et d’engagement. Il s’élève à près de 2,16 milliards d’euros, dont 1,58 en fonctionnement et 582 millions en investissement.

    Les recettes de fonctionnement progressent modérément (+2,7%), portées notamment par les produits des services municipaux et une fiscalité à taux constants. La Dotation globale de fonctionnement atteint 248,9 millions, en légère hausse, mais la Ville alerte sur un effet de ciseaux à moyen terme lié à l’évolution des critères de richesse.

    Côté dépenses, l’effort est assumé sur les priorités du mandat. Les charges de personnel (841 millions, +5,7%) traduisent la poursuite du rattrapage des effectifs, notamment pour la police municipale et les services de proximité. L’éducation reste la boussole municipale, avec des moyens renforcés pour les écoles, la restauration scolaire et la petite enfance. La Ville confirme aussi ses engagements en matière de sécurité, de logement et de lutte contre l’habitat indigne.

    Protéger, investir, préparer

    L’investissement demeure à un niveau élevé (473 millions), orienté en priorité vers les écoles et crèches (près de 59 millions), le logement et la rénovation urbaine (48 millions), la transition écologique, la sécurité et les équipements sportifs. La dette consolidée poursuit sa baisse par rapport à 2020, malgré un recours à l’emprunt d’équilibre de 277 millions.

    En dépit d’un cadre national contraint, la majorité municipale revendique un budget « qui protège, qui investit et qui prépare l’avenir », en maintenant les services publics et les politiques de justice sociale au cœur de l’action municipale.

    La séance abordera aussi le Plan Écoles, avec des acquisitions foncières et des ajustements financiers, ainsi que des mesures éducatives : dotations par élève, carte scolaire, aides à la Caisse des écoles. Côté cadre de vie, les élus sont appelés à se prononcer sur les taxes publicité et nettoiement et des travaux (stades, patrimoine municipal, immeubles communaux). La culture et la vie associative ne sont pas en reste, avec des conventions d’expositions, des restaurations d’œuvres et des subventions urgentes. Enfin, plusieurs délibérations concernent le logement social, la mer et le littoral.

  • Une nouvelle cuvée pour les Carreaux du cœur du Mondial

    Une nouvelle cuvée pour les Carreaux du cœur du Mondial

    L’opération Les Carreaux du cœur fait son retour en 2026 à l’occasion du Mondial La Marseillaise à pétanque (3 au 8 juillet). Reconduite pour une nouvelle édition, cette initiative solidaire transforme les moments spectaculaires des parties télévisées en gestes concrets de soutien au monde associatif. Le principe originel : chaque carreau réalisé à l’écran est primé. À l’issue de la compétition, la somme récoltée est répartie entre plusieurs associations partenaires. L’occasion est surtout le prétexte à une mise en avant des associations et de leurs actions.

    Depuis sa création, l’opération a permis de soutenir près d’une vingtaine de structures engagées dans les domaines de la solidarité, de la santé, de l’inclusion et de l’aide humanitaire dont la Ligue contre le cancer, le Secours populaire, Vaincre la mucoviscidose, Électriciens sans frontières, l’Unicef, Gefluc, ou Féminité sans abri. Autant d’acteurs dont l’action s’est trouvée renforcée par la ferveur populaire du Mondial.

    En 2026, trois nouvelles associations intègrent le dispositif : Massajobs, Handident Paca et Maison Dacor. À leurs côtés, une quatrième structure bien connue du Handi Mondial, le Ramh, sera également présente dans le parc Borély à leurs côtés.

    Massajobs

    Implantée au cœur des quartiers prioritaires de Marseille, Massajobs agit depuis dix ans pour rapprocher les habitants du monde professionnel. Active à travers sept antennes dans la ville dont une à la Belle de Mai, à Malpassé et à Kallisté, l’association mise sur une présence de terrain : porte-à-porte, cafés de rue, accueil sans condition et accompagnement personnalisé, sans limite de durée. En créant des passerelles avec les entreprises et en s’appuyant sur plus de 100 professionnels bénévoles, Massajobs entend redonner confiance et perspectives. En 2024, 450 personnes ont été accompagnées, avec 219 réussites vers l’emploi.

    Handident Paca

    Handident Paca œuvre pour l’accès aux soins buccodentaires des personnes en situation de handicap et des personnes âgées dépendantes. Grâce à une offre mobile composée d’un bus de soins, de véhicules dédiés et de cabinets éphémères en Ehpad, l’association pallie les difficultés de mobilité et de suivi médical. En 2026, de nouvelles conventions avec le Centre hospitalier d’Arles et le conseil départemental des Bouches-du-Rhône viendront renforcer son réseau, illustrant une approche inclusive et territoriale de la santé.

    Maison Dacor

    Créée en 2014, Maison Dacor (Développement des apprentissages, des compétences et des réalisations) lutte contre l’isolement des personnes en situation de handicap en favorisant l’accès aux loisirs, à la culture et aux rencontres. L’ouverture, en janvier 2025 à Aubagne, de la Maison Dacor marque une étape clé : un tiers-lieu chaleureux proposant ateliers artistiques, activités de bien-être et temps de répit pour les aidants. Des initiatives ouvertes au grand public viennent compléter cette démarche inclusive.

    Ramh

    Partenaire historique du Handi Mondial, le Relais d’aide matérielle aux handicapés (Ramh) transforme depuis 22 ans le recyclage en solidarité. Une mobilisation hebdomadaire portée par des bénévoles, pour qui chaque geste compte. Bouchons, lunettes, matériel informatique ou radiographies collectés ont permis de financer plus de 320 000 euros d’aides directes et matérielles. En 2025, avec 430 kilos de bouchons plastiques, métal et liège, le Mondial La Marseillaise figurait dans le top 10 (8e position) des plus grosses collectes de l’année. L’ambition, cette année sera de viser le top 5.

    Avec les Carreaux du cœur, le Mondial La Marseillaise rappelle que la pétanque peut aussi être un jeu de générosité.