Elle n’était pas prévue au programme de cette 47e édition de Marseille-Cassis, mais Alessia Zarbo a bien fait de se déclarer la veille. La coureuse antiboise, licenciée au Nice Côte d’Azur Athlétisme, a été la première femme à avoir passé la ligne d’arrivée, dimanche matin, avec un chrono d’une heure, neuf minutes et quatre secondes. Soit quarante secondes de moins que la Montbéliarde Ophélie Serra-Boxberger, déjà deuxième en 2024, puis quatrième en 2025. « Je m’étais blessé le mois dernier au championnat du monde de marathon, avec une grosse déchirure à l’ischio, et je n’ai repris l’entraînement qu’il y a cinq jours », révèle Alessia Zarbo, celle qui a été en finale du 10 000 m aux Jeux Olympiques de Paris 2024. « Je me suis dit : pourquoi rester dans mon coin, alors qu’il y a une belle opportunité. Surtout que je suis une sudiste et fière de l’être », ajoute-t-elle.
Sa participation a été annoncée tardivement, car elle devait prendre en compte un avis médical, suite à sa blessure. « Je me suis laissé l’option de m’arrêter si je sentais que ça allait craquer, parce que j’en ai assez bavé le mois dernier. C’est pour ça que j’ai été très prudente dans la descente [après la Gineste, Ndlr], ce qui m’a été bénéfique », explique Zarbo, persuadée que l’issue de la course n’aurait pas été la même pour elle si elle s’était laissée complètement aller d’un point de vue musculaire.
La recordwoman française du semi-marathon, acquis (en 1h08’20’’), au Marathon de Valence en 2025, souhaitait tout de même réaliser un chrono d’une heure et dix minutes, vis-à-vis des performances réalisées l’année passée. Mission accomplie, avec près d’une minute d’avance sur son vœu. « Avoir été blessée, fait beaucoup de vélo et de renforcement, ça m’a finalement aidé », sourit Alessia Zarbo.

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