Category: sports

  • [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    [Coupe du monde] Passés par Montpellier, sept joueurs rêvent d’un autre monde

    Ils ne se connaissent probablement pas, mais partagent une trace commune. Ils ont joué à Montpellier. Et ils s’apprêtent à prendre part à la 26e Coupe du monde aux États-Unis, au Mexique et Canada (11 juin-19 juillet). L’attaquant de la Côte d’Ivoire
    Elye Wahi, le milieu de la République démocratique du Congo Nathanaël Mbuku, l’ailier de la Jordanie Mousa Tamari, le gardien de l’Argentine Gerónimo Rulli, le milieu de la Tunisie Ellyes Skhiri ou le défenseur du Maroc Rédouane Halal vont profiter, ou pas, de la loupe médiatique pour se faire une place au soleil.

    Elye Wahi

    Une pépite pour Montpellier. Elye Wahi s’y révèle pendant trois saisons (2020-23). L’avant-centre, talentueux et désinvolte, réussit 19 buts la dernière année. Et s’envole pour Lens, qualifié en Ligue des champions, pour le plus gros transfert de l’histoire du MHSC : 30 ME.

    Une saison à Lens, six mois à Marseille, un transfert à Francfort : il ne décolle pas.

    Un prêt en janvier à Nice s’accompagne d’un passeport ivoirien. Ce fan de Didier Drogba (23 ans) découvre les Éléphants en mars, avant d’être sélectionné pour le Mondial. Un moment important pour lui.

    Gerónimo Rulli

    Une saison à Montpellier (2019-20) et un rebond. Prêté par la Real Sociedad (San Sebastian), il assume la succession de Benjamin Lecomte d’un tour de main. Gardien fiable, affable, il atterrit à Villareal, puis à l’Ajax Amsterdam. Avant de devenir le gardien de l’OM à l’été 2024. Où il y épouse la courbe électrique.

    Que peut-il attendre du Mondial ? Pas grand-chose. Rulli (34 ans, 7 sélections) est la doublure de la star controversée Emiliano Martinez. Héros de l’Argentine au Qatar, honni en France.

    Mousa Tamari

    Un passage fulgurant. À Montpellier, Mousa Tamari, qui arrive libre de Louvain à l’été 2023, explose. Cet ailier spectaculaire repart un an et demi plus tard à Rennes pour 8ME. Contre son gré, pour les besoins financiers du MHSC.

    Premier Jordanien à évoluer dans l’un des cinq grands championnats européens, Tamari (29 ans), proche du prince Hussein ben Abdallah, peut profiter de ce premier Mondial pour exposer son talent aux yeux du monde. Dans une poule compliquée (Argentine, Algérie, Autriche).

    Ramy Bensabaini

    Une saison à Montpellier (2015-16) et une étiquette encombrante. Ramy Bensebaïni (31 ans) arrive dans les petits papiers de Rolland Courbis. L’international algérien lui rend un hommage posthume au regard de sa carrière.

    Trois ans à Rennes, quatre au Borussia Mönchengladbach et trois à Dortmund en font une valeur sûre de la défense de l’Algérie.

    Les Fennecs peuvent surprendre dans une poule difficile (Argentine, Autriche, Jordanie), si les partenaires de Riyad Mahrez, ancien joueur de Manchester City, se libèrent.

    Ellyes Skhiri

    Le fantôme d’Ellyes Skhiri rôde à la Mosson. Le Lunellois (31 ans) a laissé une trace profonde à Montpellier. Celle d’un milieu fiable, d’un jeune capitaine respecté et d’un nouvel international tunisien. Skhiri quitte son club formateur en 2019 aux bornes de l’Europe. Il passe quatre ans à Cologne (2019-23), trois autres à Francfort. Capitaine de la Tunisie, dirigée par l’ex-Alésien Sabri Lamouchi, Skhiri participe à sa 3e Coupe du monde. Sans espoir d’être en 16e de finale ? Pas vraiment (Pays-Bas, Japon, Suède).

    Nathanël Mbuku

    La grosse côte pour Nathanël Mbuku (24 ans) et la République démocratique du Congo. Prêté l’an passé par le club allemand d’Augsbourg, le milieu offensif, formé à Reims, n’a pas levé toutes les interrogations à Montpellier. Au sein de l’attaque la moins efficace des candidats à la montée.

    Les Congolais voulaient être au Mondial pour la première fois depuis 1974. Ils ont franchi deux barrages à l’automne (Cameroun, Nigéria) et au printemps (Jamaïque) pour y être. Signe d’une force mentale salvatrice avant de défier le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan ?

    Rédouane Halal

    Il vient de loin. De la Paillade. De l’Atlas Paillade. Le défenseur Rédouane Halal (23 ans) a passé huit ans (2015-23) à Montpellier, mais n’a pas été préservé. Il est parti à l’Atlético de Madrid, puis à Malines (Belgique). Le nouveau sélectionneur du Maroc Mohamed Ouahbi, ancien formateur à Anderlecht, a fait appel à lui lors des matchs de préparation en mars. Le voilà au sein du groupe du Maroc, demi-finaliste au Qatar et plein d’ambition (Brésil, Haïti, Écosse). Pour en être la surprise ?

  • [Coupe du Monde] Les Diables Rouges arrivent lancés au Mondial face à l’Égypte

    [Coupe du Monde] Les Diables Rouges arrivent lancés au Mondial face à l’Égypte

    Arrivé en janvier 2025 à la tête d’une sélection noire-jaune-rouge traumatisée par deux tournois manqués (élimination au premier tour du Mondial-2022 et en huitièmes de finale de l’Euro-2024), le coach français a redonné de l’allant à la formation du plat pays.

    L’ancien entraîneur de Lille, l’AS Rome, l’OM, l’OL et Naples, a d’abord assuré sa légitimité en remplissant ses deux premiers objectifs : maintenir la Belgique dans le groupe A de la Ligue des nations et la qualifier pour la Coupe du monde américaine.

    Au-delà des chiffres, Garcia a surtout bien géré la passation de témoin entre la génération (a)dorée portée par Eden Hazard et la nouvelle vague de joueurs talentueux emmenée par Jérémy Doku.

    De Bruyne peut « profiter »

    De l’équipe qui avait terminé troisième du Mondial-2018, restent Thibaut Courtois, Axel Witsel, Thomas Meunier, Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku sur lesquels Garcia continue de s’appuyer pour encadrer les jeunes.

    De l’avis des médias locaux, le principal mérite du coach français est d’avoir insufflé de l’enthousiasme au sein d’un groupe plombé par des problèmes d’ambiance lors des deux derniers tournois.

    « Chapeau à Rudi Garcia pour son coaching et sa gestion. Il a su s’adapter aux éléments à sa disposition tout en créant un équilibre et une bonne ambiance dans ce groupe », a récemment souligné l’ancien sélectionneur Georges Leekens.

    Samedi en conférence de presse, Kevin De Bruyne a confirmé : « Le coach a créé un bon lien avec tout le groupe. L’ambiance est vraiment bonne et on sent que tout le monde est à fond dans le projet. »

    Le joueur de 34 ans apprécie que Garcia lui « octroie de la liberté, à (son) meilleur poste », ce qui n’avait pas été le cas sous Domenico Tedesco au dernier Euro, ni en club cette saison à Naples avec Antonio Conte.

    « Je suis à un point de ma carrière où je peux davantage profiter de ce genre de tournoi. Je comprends mieux ce que signifie représenter son pays dans quatre Coupes du monde », a ajouté De Bruyne qui se félicite du « sentiment positif » qui règne dans le groupe.

    Les joueurs arrivent au Mondial avec le plein de confiance après des succès prometteurs en préparation au début du mois, 2-0 en Croatie et 5-0 face à la Tunisie.

    Et lors d’une mini-tournée américaine fin mars, les Diables Rouges avaient surclassé les États-Unis (5-2) avant d’accrocher le Mexique (1-1).

    « KDB » prévient toutefois ses équipiers : « Le premier match est toujours difficile car tout le monde est extrêmement motivé. Lors de mes trois premières Coupe du monde, je n’ai pas souvenir d’un match facile. »

    « L’Égypte a un jeu très physique donc ce ne sera pas facile mais nous faisons tout pour être prêt pour cette rencontre », assure le génial gaucher alors qu’après leur duel face aux Pharaons de Mohamed Salah, les Belges affronteront la Nouvelle-Zélande et l’Iran.

    Deux adversaires plus abordables sur le papier, mais qui restent capables d’un exploit contre des Diables Rouges parfois trop timorés.

  • Le rêve du Top 14 s’envole pour les valeureux aixois

    Le rêve du Top 14 s’envole pour les valeureux aixois

    Un tel scénario laisse forcément de gros regrets. Auteur de deux essais dans les 25 premières minutes du match, sans oublier l’avertissement puis l’exclusion d’un joueur adverse quelques minutes plus tard, Provence Rugby semblait disposer d’une main plus qu’idéale pour obtenir le précieux sésame qu’il convoite depuis quelques saisons : l’accession en Top 14.

    Mais la paire d’As que les Aixois avaient entre leurs mains à ce moment de la partie a nettement et progressivement perdu de sa valeur lorsque Perpignan, lanterne rouge du plus haut niveau national, a retrouvé de la confiance devant les plusieurs centaines de supporters qui ont fait le déplacement en Provence.

    Le rêve s’est donc rapidement transformé en cauchemar pour le capitaine Zafra et ses coéquipiers, déjà passés à côté d’une occasion de monter en Top 14, samedi dernier au stade Ernest-Wallon, à Toulouse, lors du match pour le titre de Pro D2 face au RC Vannes (14-18).

    Déjà menés au score à la mi-temps, les Noirs n’ont pas résisté à l’endurance des Catalans, plus opportunistes devant la zone d’en-but aixoise. Cette défaite condamne Provence Rugby à rester en Pro D2 la saison prochaine. « Il faut accepter qu’ils aient été plus forts que nous, même s’ils n’ont rien fait pendant 50 minutes », lance Philippe Saint-André, manager de l’institution aixoise, conscient que son équipe est « encore jeune » et « manque d’expérience ».

    Comme il l’a rappelé, seuls trois de ses pensionnaires ont connu une finale dans leur carrière. Et aucun d’entre eux n’a vécu un « access-match ». À l’heure où Perpignan a remporté son quatrième barrage d’accession en cinq saisons.

    « Le club grandit »

    Derrière la déception, qui pouvait clairement se lire sur le visage du manager provençal, se cachait une réelle fierté. « Le club grandit », martèle Saint-André en évoquant plus globalement l’état d’esprit de ses joueurs sur l’ensemble de la saison. « J’ai particulièrement apprécié le leadership qu’ont incarné certains d’entre eux. Malgré 18 blessés, on a pris des coups et on n’a rien dit. Ils ont été incroyables d’investissement et de détermination. Je pense que la saison prochaine sera meilleure que cette saison », poursuit l’ancien sélectionneur du XV de France (2011-2015), qui vivait son premier mandat à la tête d’une formation de Pro D2.

    « Provence Rugby a prouvé qu’elle est devenue une terre de rugby », souligne Laurent Labit, manager de l’USA Perpignan, persuadé que ses protégés ont fait la différence en seconde période grâce à des séquences longues. « Il fallait arrêter de faire des fautes stupides pour éviter à Provence de connaître un second souffle », ajoute l’ex-arrière du Castres Olympique. Institution que les Catalans, portés par leur fan-base mythique, retrouveront dès septembre en Top 14.

    PROVENCE RUGBY 24 (10)- PERPIGNAN 47 (14)

    Match d’accession en Top 14

    Stade Maurice-David, à Aix-en-Provence (8 574 spectateurs)

    Arbitre : V. Blasco Baque

    Essais : Jalagonia (20’), Zafra (25’), Drouet (59’), Pifeleti (73’) pour Provence ; Yalo (36’, 51’), Former (39’), Oviedo (43’, 77’), Ruiz (65’), De La Fuente (80’) pour Perpignan

    Transformations : Vareiro (59’, 73’) pour Provence ; Allan (37’, 40’, 43’, 51’, 77’, 80’) pour Perpignan

    Carton jaune : Zafra (37’), Bituniyata (42’) pour Provence : Tetrashvili (16’) pour Perpignan

    Carton rouge : Malolo (32’) pour Perpignan

    PROVENCE RUGBY : Vareiro – Lapègue, Bituniyata, Finau (Lucas, 62’), Drouet – (o) Muntz, (m) Coville (Cazenave, 75’) – Gambini, Jalagonia (Tuisue, 33’), Harrison (Okuya, 43’) – Youyoutte (Rodda, 49’), Zafra (cap) – Francis (Ndiaye, 49’), Latterade (Pifeleti, 51’), Julien (Vernet, 43’).

    Entraîneur : Sébastien Fouassier

    PERPIGNAN : Allan – Joseph (Ruiz, 34), Duguivalu, De La Fuente (cap), Forner (Devaux, 18’) – (o) McIntyre (Petaia, 66’), (m) Hall (Ecochard, 63’) – Van Tonder (Le Corvec, 40’), Oviedo, Hicks – Gray (Tuilagi, 53’), Tanguy (Yato, 28’) – Brookes (Ceccarelli, 53’), Malolo, Tetrashvili.

    Entraîneur : Mathieu Cidre

  • [Entretien] Jean-Baptiste Guégan :« C’est clairement la Coupe du monde de Donald Trump »

    [Entretien] Jean-Baptiste Guégan :« C’est clairement la Coupe du monde de Donald Trump »

    La Marseillaise : Est-ce le Mondial de Donald Trump ?

    Jean-Baptiste Guégan : C’est clairement la Coupe du monde de Donald Trump pour plusieurs raisons. D’abord parce que sans lui, les États-Unis, le Mexique et le Canada ne l’obtiennent pas. En 2018, face au Maroc, la candidature américaine bénéficie de la pression du président qui avait été mis à l’écart jusque-là. Il publie un tweet où il dit, vous êtes avec moi ou vous êtes contre moi. Quand Joe Biden était président, personne ne parlait de la Coupe du monde de Biden. Aujourd’hui, c’est donc une Coupe du monde qui met en scène Trump version deuxième mandat. Ça avait commencé avec la Coupe du monde des clubs l’été dernier (photo), où on l’a vu faire son sketch autour du podium. Il a voulu aller avec les joueurs de Chelsea pour soulever le trophée puis il a demandé s’il pouvait garder le trophée. Certains disent même qu’il l’a gardé et que Chelsea est reparti avec une copie. Il voudra être omniprésent sur tous les sujets, mais c’est sa stratégie politique habituelle. Ce sera d’autant plus la Coupe du monde de Trump que, comme tous les événements sportifs d’ampleur nationale et internationale, il va s’en servir comme caisse de résonance pour sa vision du monde et comme moyen de polariser son électorat, en vue des Midterms de novembre. En gros, pour lui, c’est une sorte de gigantesque moyen de montrer qu’il applique sa politique. C’est pour ça qu’il a durci le ton sur la politique migratoire.

    Le meilleur arbitre africain ne peut pas se rendre aux États-Unis, des membres du staff non plus
    et certains joueurs ont eu des problèmes de visa. Ce sont ces exemples qui lui permettent de prouver la réussite de sa politique migratoire ?

    J.-B.G. : Pour nous, ça donne l’impression d’une désorganisation, d’une radicalité de l’administration. Pour Trump, c’est au contraire la confirmation de sa politique. Tout son deuxième mandat s’est construit sur le fait de reprendre le contrôle des frontières. Et aujourd’hui, il s’attaque aux officiels, aux spectateurs et aux équipes. Il y a aussi le cas de l’attaquant qui a marqué le but décisif pour l’Irak, qui se retrouve bloqué pendant sept heures par la douane américaine. Il y a un véritable zèle, il y a des consignes qui ont été données de durcissement, et au moindre doute, on suspend et on interdit l’accès au territoire. En plus, il faut ajouter l’instrumentalisation autour de la sélection iranienne pour montrer qu’on a une position inflexible et qu’on sait que l’Iranien est fondamentalement méchant, Ajoutez à cela le discours vis-à-vis des Africains, avec les shithole countries [pays merdique, Ndlr], les travel ban [interdiction de voyager], et la suspension de toutes les formes de naturalisation et obtention de visa et on obtient le discours typique qui sert l’arrière-plan de la Coupe du monde, pour faire entendre sa politique. De toute façon, à chaque occasion qui lui permettra de valider ou de faire valider ses idées, sa vision du monde et sa radicalité durant ce Mondial, il s’en servira.

    Pourquoi la Fifa ne réagit-elle pas ?

    J.-B.G. : En général, la Fifa fait l’intermédiaire et essaie de détendre les choses, parce qu’elle a un lien direct avec les deux partis, mais là, ça ne marche pas. Gianni Infantino [le patron de la Fifa, Ndlr] est très lénifiant et quasi absent sur cette question. Il sait que s’il braque Trump, ce sera encore pire. Il est dans une posture où il n’y a que la flatterie qui fonctionne. Pourquoi est-il systématiquement aligné avec Trump ? Pour des questions de business, d’ego, et de rêve américain. Mais il est censé montrer un peu d’indépendance et qu’on ne fait pas n’importe quoi avec le football.

    Quelle sera la situation
    des Iraniens ?

    J.-B.G. : Les Iraniens ne sont pas au même niveau de traitement, puisqu’ils n’auront pas le droit de reconnaître le terrain la veille des matchs. Ils vont arriver le jour même et ils vont repartir juste après le match. Ce sera aussi la première fois qu’un régime est incapable d’assurer la sécurité d’une sélection. La question c’est : que se passera-t-il s’ils sont qualifiés en huitièmes de finale et qu’ils affrontent les États-Unis ? C’est donc pour toutes ces raisons que c’est la Coupe du monde la plus géopolitique et politique qu’on ait connue dans l’histoire. C’est la plus politique au sens détestable du terme puisqu’elle est très matérialiste. Personne ne parle de jeu mais tout le monde parle d’enjeux.

    Ce Mondial peut-il rapprocher
    le Canada et le Mexique des États-Unis ?

    J.-B.G. : Il y a un an, Trump proposait au Canada de devenir le 51e État américain et il proposait de bombarder le Mexique. Depuis quelques mois, les tensions se sont tout de même calmées parce que le Mexique a collaboré pour l’arrestation de trafiquants de drogue et Trump ne parle plus d’annexer le Canada ou le Groenland. Mais la défiance des Canadiens envers les États-Unis est toujours présente et il n’y a jamais eu autant de départs de Mexicains des États-Unis. Les personnes en situation opérationnelle vont arriver à travailler ensemble mais ce n’est pas cette Coupe du monde qui permettra de les rapprocher, bien au contraire.

    Cette Coupe du monde sera-t-elle rentable ?

    J.-B.G. : Beaucoup d’enquêtes sortent pour montrer que le Canada va être perdant. Pour le Mexique aussi ce ne sera pas une bonne opération. Aux États-Unis, le coût des transports, des infrastructures et des billets a explosé. Le logement est extrêmement cher parce qu’on est sur un marché dérégulé. Il y a une baisse des réservations partout de 20% sur l’ensemble des villes concernées. Financièrement, ça va être un fiasco. Ça va coûter très cher aux fédérations, c’est d’ailleurs pour cela que la Fifa a augmenté ses dotations. Le coût pour les supporters et pour les familles des joueurs est énorme. Après, pour la Fifa, ce sera une très belle opération avec au moins 11 milliards d’euros de retombées potentielles et probablement plus. Ce sera aussi intéressant pour des entreprises qui vont tester des technologies et vont vouloir se mettre en scène.

    Cette situation politique joue-t-elle sur l’engouement autour
    de la compétition ?

    J.-B.G. : Étonnamment, je trouve que le volume de critiques et d’appels au boycott ou de réactions politisées est quand même très limité. Il y en a beaucoup moins que contre le Qatar il y a quatre ans parce que personne n’a payé des agences de relations publiques pour démonter les États-Unis parce qu’on n’affronte pas l’administration Trump en frontale. Personne ne traite de la question environnementale comme c’était le cas avec le Qatar. Pourtant, la compétition se déroule dans trois pays, sur six fuseaux horaires, avec des distances entre les stades colossales. Le coût environnemental va être énorme. Aucune compensation n’est prévue. Il y a aussi la question des transports et toutes les difficultés logistiques autour. Donc c’est vrai qu’il n’y a pas l’enthousiasme habituel. La politique américaine dicte littéralement le tempo et l’enthousiasme de cette Coupe du monde. La figure de Trump écrase l’engouement. J’espère que ça va changer quand la compétition va débuter. L’enthousiasme viendra surtout des diasporas et des touristes qui auront réussi à venir. Au Mexique, la situation devrait tout de même être différente.

  • L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    L’access match pour Perpignan, Provence Rugby privé de Top 14

    Face aux maîtres incontestés des access matches, Provence Rugby y aura cru. Après un début de match en-dessous de tout, les Catalans ont redressé la barre pour vaincre les locaux sur le score de 47 à 24. Les Aixois évolueront une année de plus dans l’antichambre de l’élite.

    Cette première période avait si bien commencé. Comme souvent cette saison, Provence Rugby apprend de ses erreurs et a parfaitement entamé sa partie. Parasitant le jeu de l’Usap, les locaux ont empêché la formation de Top 14 de développer même une seule attaque. Les fautes de mains catalanes ont été nombreuses et Perpignan s’est également retrouvé à 14 contre 15 au quart d’heure de jeu, suite à un plaquage haut de son pilier gauche. Les Aixois en ont profité pour prendre le large grâce à deux essais coup sur coup. Jalagonia puis le capitaine Andres Zafra ont visité l’en-but, mais le pourtant si adroit Manuel Vareiro n’a pas transformé. 10-0, l’avantage était court et, malgré un carton orange pour l’Usap, les Rouges et Jaunes sont revenus dans le match. Ils ont subi et ont fini en trombes avec, eux aussi, deux essais qui ont frappé un grand coup derrière la tête des Provençaux, pourtant auteurs d’une très bonne première mi-temps (10-14, 40e).

    Perpignan sérieux et d’un grand réalisme

    Mais voilà, Perpignan est le club le plus habitué à disputer un access match depuis son instauration. L’expérience du Top 14, l’expérience de ce type de rencontre, cela compte. Toujours. Dès la reprise, 14 points supplémentaires pour les visiteurs grâce à un ballon porté et un essai du bout du monde, suite à une interception (10-28). Léo Drouet a entretenu l’espoir en aplatissant dans l’en-but à l’heure de jeu.

    Déjà la semaine dernière, à Toulouse, contre Vannes, les Aixois sont revenus à 11 longueurs avant d’échouer à quatre malheureux points. Cette fois, « Perpi » a enfoncé le clou et s’est assuré une place en Top 14 grâce à un nouvel essai. Les quelques unités égarées en première période, au pied, ont coûté chers aux hommes de Philippe Saint-André. Comme lors des derniers access matches, l’Usap a fait tourner la partie en sa faveur. Pour le plus grand bonheur de leurs bruyants fans, qui ont fini par envahir la pelouse du stade Maurice-David.

  • Premier grand test pour Carlo Ancelotti et le Brésil face au Maroc

    Premier grand test pour Carlo Ancelotti et le Brésil face au Maroc

    Monstre sacré parmi les entraîneurs, l’Italien Carlo Ancelotti tente le pari de remporter un titre de champion du monde comme sélectionneur du Brésil au Mondial-2026, avec un premier grand test dès dimanche (0h) contre le Maroc, demi-finaliste il y a quatre ans. C’est le match au sommet de ce groupe C, qui compte également l’Ecosse et le Petit Poucet Haïti.

    « Carletto », qui, à 67 ans, fait ses débuts comme sélectionneur en Coupe du monde, est le seul entraîneur à avoir remporté cinq Ligues des champions et le titre dans les cinq principaux championnats européens.

    « J’espère que tout ce que j’ai fait contre lui, je pourrai désormais le faire pour lui, surtout pendant la Coupe du monde », a affirmé cette semaine l’attaquant Raphinha, 29 ans. Le joueur du FC Barcelone a remporté huit classicos alors qu’Ancelotti entraînait le Real Madrid entre 2022 et 2025.

    « L’atmosphère

    s’est transformée »

    En l’absence de la star Neymar, blessé fin mai et qui ne s’est pas entraîné depuis, Raphinha est avec Vinícius Jr l’un des grands espoirs des quintuples champions du monde qui veulent mettre fin à une disette de titres mondiaux depuis 2002. Mais la Seleçao a montré un jeu irrégulier sur la route du Mondial nord-américain, où elle a perdu des joueurs importants comme Rodrygo et Estevao.

    « Nous avons traversé des périodes compliquées pendant cette préparation, mais je pense que nous sommes bien pour le début du tournoi », a déclaré Raphinha. Depuis l’arrivée d’Ancelotti il y a un an, « l’atmosphère s’est transformée. Il a une présence très forte et ne se focalise pas sur les polémiques », a souligné le gardien de Liverpool, Alisson. L’équipe est critiquée pour son manque d’individualités sortant du lot, dans un pays qui a toujours voué un culte à la créativité. L’équipe est critiquée pour son manque d’individualités sortant du lot, dans un pays qui a toujours voué un culte à la créativité.

    Plusieurs pertes

    pour les deux nations

    Ancelotti a cédé à la pression populaire et appelé l’artiste Neymar mais l’attaquant de Santos est loin d’être assuré d’une place dans le onze de départ. Même diminué physiquement à 34 ans, il est l’un des rares à pouvoir sortir un geste venu d’ailleurs.

    À court de rythme, le meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao (79 buts) sera absent contre les Marocains mais l’Italien peut compter sur le jeune Endrick qui, à presque 20 ans, est déjà comparé à l’ancienne gloire Romario. Le Maroc a lui aussi connu des déconvenues.

    Les champions d’Afrique 2026 – titre obtenu sur tapis vert qui fait l’objet d’un appel du Sénégal – ont perdu jeudi l’ailier Abde Ezzalzouli et le défenseur de l’Olympique de Marseille Nayef Aguerd, blessés lors du dernier match de préparation contre le Norvège la semaine dernière. Marwan Saadane et le joueur d’Angers Amine Sbaï sont les deux remplaçants. Casse-tête à venir pour le sélectionneur Mohamed Ouahbi, qui perd l’un de ses titulaires avec « Abde Ez ».

    ET AUSSI

    Le programme du week-end

    Groupe B : Qatar – Suisse (samedi 21h, Levi’s Stadium de San Francisco) Groupe C : Brésil – Maroc (dimanche 0h, MetLife Stadium de New York) ; Écosse – Haïti (dimanche 3h, Gillette Stadium de Boston) Groupe D : Australie – Turquie (dimanche 6h, BC Place de Vancouver) Groupe E : Allemagne – Curaçao (dimanche 19h, NRG Stadium de Houston) ; Côte d’Ivoire – Équateur (lundi 1h, Lincoln Financial Field de Philadelphie) Groupe F : Pays-Bas – Japon (dimanche 22h, AT&T Stadium de Dallas) ; Suède – Tunisie (lundi 4h, Stade BBVA de Monterrey)

    Belle audience pour le match d’ouverture

    4,88 millions, c’est le nombre de téléspectateurs présents devant M6 pour le match d’ouverture entre le Mexique et l’Afrique du Sud (2-0). C’est un record pour une édition estivale de la Coupe du monde depuis 2014.

    Les Bleus sous la chaleur

    L’équipe de France a réalisé ses premiers entraînements, depuis son arrivée à Boston. La météo n’a pas épargné les Bleus, qui devront rapidement s’habituer à la chaleur. Le thermomètre a dépassé les 30 degrés pour leurs premières mises en place aux États-Unis.

    Déjà de nombreux sièges vides

    Si le match d’ouverture a rassemblé plus de 80 000 spectateurs à Mexico, les tribunes étaient plus clairsemées à Guadalajara pour Tchéquie – Corée du Sud. La FIFA a annoncé 44 985 personnes sur 48 000, mais les images montraient de larges portions vides dans le stade. Pour chaque match, plusieurs milliers de billets sont encore disponibles sur le site de revente de la FIFA, notamment à cause des prix faramineux.

  • [Coupe du Monde] Dans le groupe E, incertitudes à tous niveaux

    [Coupe du Monde] Dans le groupe E, incertitudes à tous niveaux

    Allemagne, Côte d’Ivoire, Equateur et Curaçao. Trois nations fortes de leur continent respectif et le Petit Poucet incontesté de cette 23e édition. La 4e place de cet indécis groupe E ne devrait pas échapper à l’ancienne colonie néerlandaise, peuplée de 185 000 habitants – soit à peine plus que la ville de Grenoble -, tant l’écart de niveau semble élevé. Pour le reste, les débats sont ouverts.

    Les certitudes ne sont pas nombreuses pour les troupes de Julian Nagelsmann, qui débutent justement contre Curaçao (dimanche 19h). Manuel Neuer est sorti de sa retraite internationale pour aider son pays, le prodige Lennart Karl s’est blessé en préparation et les cadres de cette équipe sortent d’une saison en dents de scie. Les Kimmich, Goretzka, Musiala, Wirtz, Woltemade n’ont pas été des plus flamboyants, mais ils seront tout de même les principaux atouts de leur sélectionneur.

    Qui pour créer la surprise ?

    Dans cette situation, Equatoriens et Ivoiriens ont leur carte à jouer, même face à la sélection allemande. Après de solides campagnes de qualification, les deux formations arrivent en forme en Amérique du Nord. Leur affrontement, dans la nuit de dimanche à lundi (1h), établira une première hiérarchie dans cette poule E. Le vainqueur verra à coup sûr les 16e de finale et sera en position de remporter ce groupe.

  • L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    L’ultime match pour la montée de Provence Rugby

    Trente-trois matches, trente-trois batailles et, enfin, la lumière au bout du tunnel. Celle-ci sera sombre ou beaucoup plus claire selon le résultat de cette 34e affiche de la saison. Plus de neuf mois après avoir entamé son exercice 2025-2026, Provence Rugby dispute, ce dimanche au stade Maurice-David (18h), la dernière rencontre de son aventure. L’enjeu est énorme, avec à la clé une promotion historique en Top 14 en cas de victoire contre Perpignan, le barragiste de l’élite. L’Usap connaît parfaitement cette situation, participant pour la quatrième fois en cinq ans à l’access match.

    Les Catalans ont, à chaque fois, bien géré leur passage sur le siège éjectable avec deux victoires dans la capitale des Alpes françaises, contre Grenoble, et une autre contre Mont-de-Marsan. Une expérience précieuse avant d’affronter des Aixois qui n’ont jamais atteint une telle altitude, club et joueurs compris. « On ne s’était pas projetés au-delà de la finale de Pro D2 », disaient en chœur Philippe Saint-André et Joris Cazenave, à l’issue du match perdu d’un cheveu, la semaine dernière, face à Vannes (14-18). Les Provençaux s’étaient préparés pour monter directement et battre leur adversaire breton, mais la balance a finalement penché du mauvais côté.

    Les corps et les esprits ont été touchés par ce revers, les joueurs n’ont repris l’entraînement que mardi, sans deux des leurs. Nous le savions depuis samedi, le pilier gauche Federico Wegrzyn s’est gravement blessé en finale. Provence Rugby a confirmé que l’Argentin souffrait d’une rupture du tendon d’Achille et sera longuement absent. Autre immense coup dur à l’approche de ce barrage, Setareki Bituniyata, le dynamiteur aux 14 essais cette saison, a été touché au pied contre Vannes. Le Fidjien est trop diminué pour être aligné en access match. Forcément une perte considérable.

    Le difficile défi de l’access match

    Le barrage entre le 13e du Top 14 et le finaliste de Pro D2 est un exercice particulier. Réinstauré en 2018, les trois premières éditions ont vu le club de 2e division prendre l’ascenseur. Mais depuis, uniquement des victoires pour les membres de l’élite.

    Le défi est large, même si les Aixois ont l’avantage d’accueillir la partie. « Là, on va jouer Perpignan, qui prépare ce match depuis trois mois. Nous, on va avoir cinq jours pour le préparer. On sera à domicile et j’espère qu’il n’y aura pas 3 000, mais 9 000 supporters de Provence. Avec l’énergie et l’ambiance qu’ils ont mises aujourd’hui [samedi dernier], pour pousser notre équipe dimanche », déclarait « PSA ». Les fans ont répondu présents pour faire bouillir une dernière fois Maurice-David, le guichet fermé ayant déjà été annoncé. Provence Rugby a encore son destin entre les mains, avant l’ultime rendez-vous de la saison, et faire passer le club bucco-rhodanien dans une autre dimension.

    Access match Top 14/Pro D2

    Stade Maurice-David (dimanche, 18h)

    Arbitre : Vincent Blasco Baque

    PROVENCE : Vareiro – Lapegue, Cellio-Zwiler, Lucas, Drouet – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Tuisue – Rodda, Zafra – Francis, Latterrade, Nostadt (composition probable)

    PERPIGNAN : Allan – Veredamu, Duguivalu, De la Fuente, Forner – Urdapileta, Hall – Oviedo, Le Corvec, Hicks – Tanguy, Gray – Brookes, Ruiz, Tetrashvili (composition probable)

  • Le coup d’envoi de la Coupe du Monde donné au Stadio Azteca

    Le coup d’envoi de la Coupe du Monde donné au Stadio Azteca

    Un show coloré, avec un premier tableau mettant en avant la culture locale. Costumes et pyramides mayas et aztèques au programme. Ensuite, place à la chanson et à la danse avec plusieurs superstars latino-américaines aux millions (voire milliards) de streams. Le Vénézuélien Danny Ocean, Belinda, J Balvin et, en clou du spectacle, Shakira, chanteuse de l’hymne de cette édition, comme en 2010. Un show d’une vingtaine de minutes avant que les principaux acteurs n’entrent sur la pelouse.

  • Le ballon ovale à l’honneur sur les plages du Prado

    Le ballon ovale à l’honneur sur les plages du Prado

    Les maillots et écharpes pendent au plafond. Beaucoup de nations sont représentées et des souvenirs de clubs de tous les continents sont accrochés au-dessus des têtes. Le pub irlandais O’Brady’s (8e) accueille, ce jeudi matin, dans une ambiance colorée, la présentation du South beach rugby five de Marseille (17-21 juin). Comme inscrit dans le nom de l’événement, le rugby de plage est à l’honneur avec un grand tournoi qui se tiendra, la semaine prochaine, sur la plage du Prado David.

    Cette compétition s’inscrit dans le cadre du tour européen de la discipline. La première étape se dispute à Marseille, en concurrence avec Porto, « c’est pour ça que l’on n’a pas beaucoup d’équipes étrangères en lice », lâche Lionel Laugier, le fondateur, président du club local et de l’European beach rugby association (Ebra). D’autres dates sont prévues au cours de l’été, à travers l’Europe.

    Les 19 équipes

    en compétition samedi

    La journée du samedi sera consacrée à cette première étape des Ebra Series avec un tournoi masculin à 13 équipes et un autre féminin avec six formations engagées. Le reste du temps, les jeunes de clubs de la ville occuperont le terrain avec de nombreuses compétitions au programme les mercredi, jeudi, vendredi et dimanche. Pour cette 26e édition, le South beach rugby five a choisi une marraine bien locale. Joueuse du LOU et internationale française en rugby à 7, la Marseillaise Cléo Hagel, en partie formée au Smuc, a accepté de porter cette casquette. « Je suis ravie parce que c’est une ville qui compte beaucoup pour moi », a-t-elle simplement dit dans un message vidéo.

    Aujourd’hui, Marseille est l’épicentre du beach rugby en France. L’histoire a pourtant commencé par un parfait hasard, lors d’un voyage en Afrique du Sud de Lionel Laugier. « En 1996, je pars pour le travail en Afrique du Sud, à ce moment je suis encore joueur du Smuc. Un jour, lorsque je vais faire mon footing près de l’océan je vois des gens jouer au rugby sur la plage et je leur demande si je peux jouer avec eux. Ça me plaît bien et je me dis que je pourrais ramener ça à Marseille. » L’aventure se poursuit maintenant depuis plus de 25 ans. L’événement revient chaque année grâce à un parterre de partenaires (une cinquantaine) et des bénévoles motivés pour tenir la baraque. Le montage de l’arène de 4 000 places doit débuter dès lundi, pour que le village éphémère soit prêt 48 heures plus tard.

    Lors de cette matinée de jeudi, le tirage au sort des groupes s’est également tenu. Les six équipes féminines sont placées, ensemble, dans une poule unique. Concernant les hommes, trois poules sont prévues, deux de quatre et une de cinq. L’Ovale Marseille affrontera les Italiens d’Alpos, les Espagnols de Celtiberos Vacceos et les Jardiniers. Les Minots, autre équipe française, double championne en titre, joueront les Perroquets sauvages, le MRM et les Aigles de Carthage. Les marins-pompiers de Marseille feront face à Akatsuki, le RC Marseillais, l’équipe B du MRM et Curaçao. Outre la Coupe du monde de football, l’ancienne colonie néerlandaise va découvrir la compétition française de rugby de plage grâce à un mécène comptant envoyer une sélection de joueurs.

    Quelles règles pour le beach rugby ?

    Le beach rugby dispose de ses propres règles et diffère du rugby classique, sur gazon. Tout d’abord, les joueurs s’affrontent, pieds dans le sable, sur un terrain de 40 mètres de long et 30 de large. Les matches se disputent à 5 contre 5 avec minimum deux joueurs sur le banc. Dynamique et spectaculaire, le sport oblige à de nombreuses rotations pour reposer les compétiteurs.

    Les rencontres durent deux fois cinq minutes et le plaquage est remplacé par un toucher à deux mains. Au bout de trois touches, le ballon change de camp. Chaque essai vaut un seul point et les scores sont donc semblables à ceux du hockey, puisque les essais peuvent être nombreux.