Category: sports

  • Route du Rhum : Mathieu Claveau face à la dépression des Açores

    Route du Rhum : Mathieu Claveau face à la dépression des Açores

    «Les premières heures et la nuit de dimanche à lundi ont été ultra intenses et je n’ai pas eu beaucoup de repos» indique Mathieu Claveau. Ce n’est que mardi que le Marseillais a pu souffler un peu, «mais c’était un calme relatif», reconnaît-il. Mercredi, les choses sérieuses ont repris le dessus, avec un changement de voile pour préparer son bateau à affronter la dépression des Açores qui s’annonce.

    Avec des vents annoncés à 50, voire 55 nœuds, il a fait le choix de la contourner par le nord. «Cela fait un petit détour, mais cette route est plus «safe». «Cette option va me permettre d’aller chercher les vents portants», détaille-t-il. Mathieu Claveau joue donc la carte de la sécurité, sachant que la Guadeloupe est encore loin. Il a aussi pris connaissance des mésaventures de certains concurrents, contraints à l’abandon pour cause de casse ou de chavirage, notamment chez les Ultim.

    Lui poursuit son bonhomme de chemin. «Le bateau répond bien, et ce que je vis est plutôt cool», confie-t-il. Même s’il a repéré une petite avarie sur le spy, «mais ce n’est pas grave». Son objectif est de sortir au mieux de la dépression afin d’aborder le week-end dans de bonnes conditions.

  • Rémi Parra de retour à « sa » Nuit des Champions

    Rémi Parra de retour à « sa » Nuit des Champions

    Le tatami rouge des locaux de la Full Contact Academy (4e) n’attendait que lui. Pour la seconde année consécutive, Rémi Parra est la tête d’affiche de la Nuit des Champions (NDC), événement référence dans le microcosme du kickboxing. Le rendez-vous marseillais est un incontournable de la saison de pieds-poings et réalise sa 33e réunion annuelle le 28 novembre prochain, au Palais des Sports.

    Ce mardi 3 novembre, Parra a rendu visite à la famille Roméas, organisateur historique de la NDC, pour passer du temps avec des jeunes du club. Avant ce moment d’échange, le Catalan a évoqué le combat prévu dans trois semaines. Il se sent simplement prêt, « au top » mentalement et physiquement. « Je suis dans de très bonnes conditions, avec un entraîneur qui prend soin de moi. J’ai juste hâte d’être au 28 novembre », répète-t-il. Rémi Parra possède un lien particulier avec la Nuit des Champions. L’événement est comme une seconde maison pour celui qui s’est imposé lors du tournoi en 2024 et qui a remporté la ceinture l’an passé, face à Fabio Loisi.

    Ce coup de poing retourné adressé dès la 2e reprise à son adversaire est encore bien ancré dans la mémoire des spectateurs présents ce soir-là. L’homme de 25 ans porte particulièrement l’organisation dans son cœur : « En France, on ne peut pas avoir une meilleure échéance que celle de la Nuit des Champions, il n’y a que des très bons boxeurs, à chaque fois. La famille Roméas respecte les boxeurs et ça c’est un point que je souligne et je suis heureux de pouvoir faire partie de cette équipe-là. Ils me respectent et je me sens très bien quand je boxe à Marseille. À force, j’ai un peu l’impression de boxer chez moi », explique le boxeur désormais basé à Toulouse, où il alterne entre son travail chez Metal Boxe, un équipementier, et sa carrière sur les rings.

    Rei Nakajima, des poings redoutables

    Un an après le Provençal Rémi Loisi, Rémi Parra fera face à un tout autre combattant lors du main event de cette Nuit des Champions. Un combat contre le Japonais Rei Nakajima a été monté pour lui. Nakajima, 28 ans, 1 m 67, vient de la boxe anglaise et a même détenu le titre de champion du Japon par intérim. Passé au pieds-poings, ce dernier est toujours aussi féroce. « Je pense qu’il a une très bonne boxe anglaise, il a déjà boxé dans de belles organisations. On l’a très bien étudié et, tous les jours, on continue de le regarder pour pouvoir faire la meilleure prestation possible le 28 novembre », détaille son adversaire français.

    Après la Nuit des Champions, Parra s’envolera pour l’Indonésie. Là-bas, en Asie du Sud-Est, il combattra trois fois dans la même soirée pour tenter de remporter un prestigieux tournoi. À la clé : 60 000 dollars de prime. Mais avant son long périple oriental, le bon déroulement de sa carrière passe par le Palais des Sports de Marseille.

  • Himad Abdelli, un talent olympien encore à polir

    Himad Abdelli, un talent olympien encore à polir

    Le mal-aimé de la saison passée a peu à peu redoré son image. En difficulté, avec des prestations souvent moyennes, voire ternes, jusqu’à la première trêve internationale, Himad Abdelli semble depuis avoir trouvé sa place dans le onze olympien. Sous les ordres de Bruno Genesio, le milieu offensif de 26 ans retrouve progressivement le niveau qui avait fait sa réputation et lui avait valu de nombreux éloges lors de son passage au SCO d’Angers. « C’est un technicien altruiste, qui met son talent au service du collectif et privilégie le jeu de l’équipe à sa réussite personnelle », souligne Gérald Baticle, son premier entraîneur en Maine-et-Loire, où il l’avait accueilli en juin 2022. Le Normand venait alors de quitter Le Havre, son club formateur, où il avait évolué durant quatre saisons en Ligue 2.

    « C’est un garçon qui bosse beaucoup, qui est à l’écoute et qui cherche toujours à progresser. Et ça se voit. Il évolue d’année en année, voire même de match en match », ajoute l’actuel sélectionneur de l’équipe de France Espoirs. Il avait rapidement identifié chez lui un véritable passionné de football, mais surtout de l’OM, un club qui a toujours occupé une place particulière dans son cœur. « Alors qu’il était encore joueur d’Angers, on s’est croisé dans le Vélodrome il y a deux ans, où j’étais venu observer Quentin Merlin. Il m’avait déjà confié son amour pour l’OM. C’est beau de le voir aujourd’hui porter les couleurs d’un club qui lui tenait tant à cœur », se réjouit Baticle.

    Les qualités doivent

    se traduire en actes

    Mais ceux qui ont suivi de près son parcours sont convaincus qu’il a encore une marge de progression. « C’est un joueur plein de potentiel, mais qui n’en exprime pas encore toutes les qualités. À l’OM, il doit franchir un cap en gagnant en régularité et en continuité dans son jeu pour enfin confirmer les attentes placées en lui », estime Paolo Rongoni, ancien directeur de la performance de l’équipe nationale d’Algérie. Il a côtoyé Himad Abdelli avec les Fennecs, sous les ordres de Vladimir Petkovic, de mars 2024 à juillet 2026. Le technicien italien connaît bien l’environnement olympien, pour avoir également été directeur de la performance au sein du staff de Rudi Garcia (entre octobre 2016 et juin 2019). « À l’OM, les qualités ne suffisent pas. Il faut les traduire en actes. »

    Selon lui, le milieu offensif international algérien dispose d’une puissance physique supérieure à la moyenne, mais manque d’endurance. Une lacune qui pourrait expliquer son irrégularité sur le terrain. Rongoni estime que cette faiblesse le pénalise particulièrement à Marseille, où l’OM attend davantage de créativité de son numéro 10. « S’il parvient à comprendre que son meilleur positionnement se situe un peu plus bas, dans l’entrejeu, Himad pourrait devenir un joueur vraiment intéressant », avance son ancien préparateur physique, qui le rapproche du profil d’un compatriote, l’Arlésien Ismaël Bennacer.

  • Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Amine Harit retrouve la route du succès à l’OM

    Si l’OM est en train de redorer son blason, au moins en Ligue 1, Amine Harit est bien un acteur important de ce redressement. Dans une bonne forme, l’international marocain a confirmé, ce dimanche, lors de la victoire au Vélodrome contre Toulouse (2-0). Imprévisible pour la défense adverse, impérial à la conservation du ballon, au top techniquement, l’ancien joueur du FC Nantes a multiplié les actions de classe. Son entame de partie a été idéale avec ce but après 63 secondes de jeu, d’un extérieur du pied bien senti.

    Élu homme du match, Harit a préféré mettre en avant la performance collective. « Mon trophée d’homme du match est un trophée d’équipe pour moi. Ça m’importe peu. Aujourd’hui, je suis fier. On a su faire le dos rond quand c’était plus compliqué », a-t-il expliqué au micro du diffuseur. Même lorsque les Olympiens ont subi, lors de la seconde période, l’équipe est restée solidaire. Proche de craquer, avec les deux buts toulousains hors-jeu, la barrière a tenu. « On a concédé beaucoup d’occasions, mais le fait de se battre et d’avoir eu des moments compliqués, ça nous a beaucoup soudés. »

    De manière plus générale, Bruno Genesio a évoqué le rôle de ses attaquants durant la conférence de presse d’après-match. L’entraîneur semblait satisfait du nombre d’occasions créées et que son équipe possède la 2e attaque du championnat (20 buts, à une unité du PSG). Il encourageait ses offensifs, dont Amine Harit, a tenté. « Il faut aussi laisser de la créativité et de l’inspiration aux joueurs. Sinon, ils ne tenteront plus rien et ne feront plus rien. Je dis souvent que les attaquants ont besoin de ça, de tenter des choses, de rater pour mieux réussir ensuite. »

    Gouiri et Harit se tirent vers le haut

    Une association sautait aux yeux lors du visionnage de ce match face au TFC : celle entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Dès le coup d’envoi, le premier cité a parfaitement servi le second d’un extérieur du pied, pour l’ouverture du score. Tout au long de la partie, les deux hommes se sont cherchés et se sont trouvés. Une certaine complémentarité était présente avec une volonté de se distribuer mutuellement des ballons. L’une des clés du match, sur le plan offensif. « Le coach nous laisse énormément de liberté, donc on essaie de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Et aujourd’hui, on a réussi à le faire », a simplement raconté Gouiri. Le buteur algérien ajoute : « Avec Amine, on parle le même football ! » Une phrase déjà sortie de sa bouche plus tôt dans la saison, pour évoquer sa relation avec son coéquipier de l’attaque marseillaise.

    Sur la scène européenne, Harit a été un joueur de second plan depuis le début de la saison. Relégué sur le côté gauche à Besiktas, le Marocain a pris l’eau de toutes parts. Son entrée contre l’Olympiakos fut loin d’être remarquable, alors que se profile le déplacement à Leverkusen. Bruno Genesio fera-t-il de nouveau confiance aux plus jeunes jeudi ? C’est ce qu’il laisse entendre, au détriment d’Amine Harit.

  • [Présidentielle] Le collectif « Sport 2027 » invite les candidats à débattre en février

    [Présidentielle] Le collectif « Sport 2027 » invite les candidats à débattre en février

    Un grand débat diffusé à la télévision, à propos du monde du sport, avec les principaux candidats à la présidentielle, c’est l’initiative inédite proposée par le nouveau collectif baptisé « Sport 2027 ». Le 1er février prochain, ce mouvement réunira les aspirants à l’Élysée pour discuter de l’avenir du sport français et des améliorations à apporter dans les prochaines années. Ce collectif à huit têtes, dont les comités olympique et paralympique, s’engage à formuler une dizaine de propositions prioritaires afin de les présenter aux candidats à l’élection du printemps 2027. Un premier lot de suggestions sera dévoilé le 10 novembre, lors de l’événement « Demain le sport », organisé par L’Équipe.

    Un sujet à part entière

    Concernant le débat, il sera retransmis sur BFMTV, le 1er février à 20 heures, et co-diffusé par RMC. Cette soirée se déroulera en présence d’athlètes emblématiques et des acteurs essentiels du monde du sport, comme des dirigeants, des éducateurs ou des bénévoles. En amont, un grand sondage sur les Français et le sport sera publié, pour mettre des chiffres sur l’état actuel de ce sujet dans notre pays. Ce débat doit permettre « de positionner le sport comme un sujet à part entière dans la campagne présidentielle, à la croisée de l’héritage des Jeux de Paris 2024 et de la préparation de ceux des Alpes 2030 », comme l’indique le Comité national olympique et sportif français (CNOSF).

    Le représentant du mouvement olympique met en avant que ce rendez-vous pourra aborder les différentes préoccupations des Français (santé, inclusion, pouvoir d’achat, lutte contre les violences, cohésion sociale, etc.) à travers le prisme du sport. « Sport 2027 » souhaite que ce débat soit une plongée dans l’univers sportif, une ouverture vers celui-ci, que ce soit pour les initiés ou n’importe quel citoyen.

  • La Ligue 1 cherche activement son prochain diffuseur

    La Ligue 1 cherche activement son prochain diffuseur

    Comment réussir à se donner de l’air pour de bon ? La Ligue 1 est, de toute évidence, affaiblie financièrement à cause de droits TV inexistants et de problèmes structurels. Ce mardi 3 novembre peut être le début de l’éclaircie, faut-il encore prendre les bonnes décisions. La Ligue de football professionnel (LFP) lance son appel d’offres pour la session 2027-2032. L’objectif ? Trouver un diffuseur et récupérer un chèque assez conséquent pour aider les clubs à retrouver une certaine stabilité.

    Jeudi dernier, un comité de pilotage s’est réuni pour acter les demandes à adresser aux potentiels candidats. Parmi les acteurs présents autour de la table, le président de la LFP Vincent Labrune, le directeur général de LFP Media Olivier Bramly, les présidents des collèges de Ligue 1 et Ligue 2, ainsi que le président du conseil d’administration du Stade Rennais, Nicolas de Tavernost. Les dirigeants du fonds d’investissement CVC se sont également joints à cette réunion. Pour rappel, CVC a investi 1,5 milliard d’euros et récupère 13% des bénéfices commerciaux de la LFP. L’une des nombreuses épines dans le pied de la ligue, obligée de verser ce pourcentage « à vie » et cela depuis 2022.

    Avant même le lancement officiel de cet appel d’offres, quelques informations ont pu filtrer dans la presse. Premièrement, la voie privilégiée par les décideurs est celle du lot unique. C’est-à-dire le choix d’un seul diffuseur pour la totalité des matches de la Ligue 1. Une nouveauté parce que la législation française ne le permettait pas avant la loi du 3 août 2026 relative à l’organisation, à la gestion et au financement du sport professionnel. Désormais, un championnat de football peut être retransmis sur une seule et même chaîne.

    Un diffuseur historique ou un nouveau venu ?

    Cette solution comporte plusieurs avantages, tout d’abord pour le spectateur, qui n’aura pas à payer plusieurs abonnements pour suivre son équipe favorite. Ensuite, cette centralisation permettra d’avoir un seul payeur et donc un seul chèque, plus efficace pour redistribuer leurs parts aux clubs.

    Justement, ces clubs sont encore dans le flou sur le montant que la LFP pourrait obtenir et sur les réelles intentions des diffuseurs intéressés. Un président de Ligue 1 s’est exprimé auprès de RMC Sport : « Il faut que la Ligue 1 arrive à recréer l’événement. Les équipes de Ligue 1+ ont réalisé un travail très sérieux, mais la chaîne reste assez confidentielle. Je peux le voir au quotidien dans mon cercle familial, en dehors des fans de football, Ligue 1+ n’a pas attiré le grand public, il faut qu’on arrive à faire basculer vers l’abonnement les personnes qui nous ont lâchés après Mediapro. »

    Et maintenant, qui sera choisi ? Les premiers diffuseurs ayant fait part de leur intérêt sont Canal+, RMC Sport mais aussi des plateformes comme Netflix ou Disney+. La France prendra-t-elle le même virage que la Liga espagnole ? Le 6 août dernier, le président de la Liga, Javier Tebas, annonçait la retransmission de son championnat, en France, sur DAZN et Disney+. Il justifiait : « Cet accord marque une nouvelle étape importante dans notre partenariat mondial avec The Walt Disney Company et reflète notre ambition commune de faire rayonner le meilleur du football espagnol auprès des supporters du monde entier. » La France verra-t-elle plus global ? Tant de questions et peu de réponses à l’heure actuelle.

  • Le boxeur Souleimane Mohammedi est prêt pour le rebond

    Le boxeur Souleimane Mohammedi est prêt pour le rebond

    Quatre mois. C’est le temps qu’il a fallu à Souleimane Mohammedi pour digérer son échec du 25 avril. « Cette période, elle a été celle d’une grosse, grosse, grosse remise en question », confesse-t-il. Une séquence qui lui a permis d’analyser ce qui n’a pas fonctionné ce soir-là. « J’ai commis une erreur, à savoir tout miser sur ce combat. » Comme rien ne s’est passé comme prévu, « j’ai dû chercher pour comprendre ce qui avait cloché », poursuit-il.

    Ce combat face à Uisma Lima, il l’a vu et revu. Une sorte de psychanalyse « qui m’a fait comprendre beaucoup de choses. Notamment que j’ai sans doute fait preuve d’un trop-plein d’orgueil. Au final, j’ai surtout compris que j’avais eu tout faux sur la préparation ! »

    Renfort dans le staff

    La boxe est une discipline exigeante. Un art qui nécessite patience, humilité et abnégation. Où la moindre erreur se paie cash. Dans les deux mois qui ont suivi sa recherche, Souleimane Mohammedi s’est lancé dans une remise en question complète. « J’ai compris qu’il me fallait retrouver les fondamentaux. Retrouver la patience. Car la boxe, c’est ma vie ! »

    Comprenant ainsi que « Rome ne s’est pas faite en un jour », le kid du Jas-de-Bouffan a décidé de suivre le conseil de Nicolas Boileau : « Hâte-toi lentement et sans perdre courage. » C’est pourquoi il a décidé de changer sa façon de se préparer. « Prendre mon temps pour devenir la personne que je veux être. »

    Pour y parvenir, il a ainsi décidé d’étoffer son staff. Si les historiques du Team Larbi Mohammedi sont toujours là, ils ont été rejoints par Nadir Benazza. « Nous avons beaucoup échangé en amont, avant que je vienne le rejoindre », confie le coach. Avec sa vision extérieure, « nous avons pu repenser sa façon de boxer, en conservant sa tonicité tout en y ajoutant un peu plus de science du mouvement. Lui faire comprendre que dans un combat, il y a d’autres combats qu’il faut savoir maîtriser. L’objectif étant de lui faire trouver l’étincelle qui lui permettra d’aller chercher le haut niveau. »

    En vue de son prochain duel, le 12 novembre au Pasino d’Aix-en-Provence, Souleimane Mohammedi a varié les exercices et multiplié les sparring-partners. Samedi, il s’est mesuré à Elies Abdelali, classé au plus haut niveau mondial en boxe pieds-poings du One championship. « Je sais que Souleimane a un rendez-vous important qui l’attend. Je suis content de pouvoir l’aider à le réussir et pour qu’il engrange de la confiance », confie le champion. Le compte à rebours est en route. « J’ai hâte de voir si j’ai appris de mes erreurs », souligne Souleimane Mohammedi.

  • L’OM résiste face à Toulouse

    L’OM résiste face à Toulouse

    Après l’avertissement sans frais du Havre, les Olympiens devaient montrer qu’ils avaient retenu la leçon.

    Toulouse, qui restait sur cinq matches sans défaites, pouvait-il jouer le rôle de la victime expiatoire ? Après moins d’une demi-heure de jeu, cela semblait être le cas. Les deux Amine, Harit puis Gouiri, y étaient allés chacun de leur but et le jeu tournait à une démonstration marseillaise. Sans les réflexes de Guillaume Restes, les Toulousains auraient pu rentrer à la pause avec un retard plus conséquent que les deux buts affichés.

    Néanmoins, si l’OM se montrait efficace et pressant, sur leurs coups d’accélérateur sporadiques, les Toulousains venaient rappeler leur capacité à jouer de mauvais tours. Heureusement, dans le but phocéen, Jeffrey de Lange, qui venait de récupérer le numéro 1 sur son maillot, avait la main chaude.

    Le Néerlandais allait gagner plusieurs duels, à des moments clés. Juste avant le repos, et quelques minutes après la reprise. Permettant ainsi à son équipe de conserver son avantage, alors que les débats s’équilibraient après les retouches de Jens Berthel-Askou.

    Après leur démonstration en première période, les Olympiens passaient en mode abnégation dans un acte II où Toulouse était plus souvent aux abords de la surface marseillaise. La vidéo devait sauver l’OM d’une réduction du score qui aurait sans doute plombé l’ambiance, en sanctionnant Casper Tengstedt d’un hors-jeu (69).

    S’ils restaient devant, se procurant même des occasions de porter leur avantage à trois buts, notamment sur une reprise de la tête d’Igor Paixão renvoyée par le montant de Guillaume Restes (61), les hommes de Bruno Genesio se montraient moins à leur avantage à l’approche du money-time. Comme si les démons du Havre étaient revenus hanter le Vélodrome.

    Mais cette fois, l’OM parviendra à les chasser pour assurer un quatrième succès consécutif en Ligue 1. Bienvenu avant le voyage à Leverkusen.

  • OM, rester dans le bon tempo

    OM, rester dans le bon tempo

    L’OM va mieux. Du moins en ce qui concerne la Ligue 1.

    En témoignent les trois victoires que les Phocéens viennent d’enchaîner, dont deux en déplacement. Et les 18 buts inscrits depuis le coup d’envoi de la saison, ce qui fait de son attaque la meilleure du championnat, à égalité avec Rennes.

    S’il n’y avait eu le trou d’air de septembre, et les sorties ratées en Ligue Europa, on pourrait se dire que les clignotants sont au vert. Néanmoins, le dernier quart d’heure face au Havre a montré que la confiance était loin d’être ancrée dans les têtes.

    L’OM a failli perdre le bébé avec l’eau du bain lorsque les Normands ont accéléré. Un final qui a rappelé les heures sombres de la saison dernière, lorsque les Marseillais finissaient leurs matches la peur au ventre, encaissant des buts qui les privaient de victoire au dernier moment.

    Comment faire pour chasser ces démons ? « C’est quelque chose à laquelle je réfléchis avec mon staff parce que c’est visiblement un traumatisme au club déjà depuis l’année dernière », a reconnu Bruno Genesio. « Il y a une peur d’être rejoints quand nous menons au score. J’ai eu le même problème à Lille avant de le régler et il y a des choses à mettre en place tactiquement et mentalement », a-t-il confié.

    Pour lui, enchaîner un second match au Vélodrome, face à Toulouse, « une des meilleures équipes de Ligue 1 », peut lui servir de remède. Et surtout de réussir une passe de quatre positive, qui compenserait le mauvais début de saison. « Nous avons gagné et ce n’était pas simple », rappelle-t-il au sujet du dernier match face au Havre. Et le fait d’aller ensuite en Allemagne pour y disputer sa dernière chance de rester vivant en Ligue Europa est aussi important. « Nous allons pouvoir nous étalonner face à l’une des meilleures équipes de Ligue Europa, Leverkusen. Allons aussi regarder sur quels axes nous devons encore progresser pour continuer de nous améliorer », admet-il. Jouer Toulouse en préambule, « sera un bon test. C’est l’une des équipes surprises du championnat et qui fait de bonnes choses selon moi ».

    Emerson est au diapason de son entraîneur. « C’est un match important parce que c’est à domicile et après nous jouerons deux fois à l’extérieur avant la trêve », a-t-il insisté en conférence de presse. « Toulouse est une équipe proche de nous au classement, ce sera difficile comme nos deux derniers matches contre eux. C’est primordial de pouvoir prendre ces trois points. »

    « Toulouse est une équipe surprise qui fait de bonnes choses »

  • Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Le RC Toulon doit confirmer ses progrès à Perpignan

    Si son classement n’est pas encore conforme à ses ambitions, le RC Toulon va mieux depuis trois semaines. « Au-delà des trois victoires de rang, ce sont trois matches où on s’est vraiment engagé », constate avec satisfaction Cédric Béal, qui a pris de l’épaisseur dans la gestion de la défense du RCT depuis la démission de Pierre Mignoni. « On engrange de la confiance, donc on va s’appuyer là-dessus pour la suite, et petit à petit regagner des places. »

    Sur le terrain, les Rouge et Noir, à l’image de ce qui ressemblait à « un match référence » face à Pau, semblent avoir enfin trouvé la bonne formule, avec un plan de jeu « beaucoup plus clair pour tout le monde », affirme Jérémy Sinzelle, qui admet qu’en début de saison, « tout le monde n’était pas sur la même page. C’était ça notre problème, donc on a établi un plan de jeu qu’on évaluera dans 4, 5, 6 semaines si besoin ».

    « Les victoires à l’extérieur font les grandes saisons »

    Dans les grandes lignes : « Garder de l’énergie dans le camp adverse, moins jouer chez nous, en faisant du jeu plus direct, en essayant d’alterner le jeu d’avants et le jeu de trois-quarts », poursuit le centre toulonnais. « Après, on ajuste. Par exemple, contre Pau, on a joué long car ils étaient meilleurs que nous en l’air. »

    Mais pour rester dans la continuité, « il faut que les mecs prennent du plaisir, et on sent qu’ils en prennent », appuie Cédric Béal. Mais aussi, et surtout « que tout le monde soit concerné », dans une période marquée par l’absence de certains internationaux, et une cascade de blessures (voir repères). « Il faut cette émulation, et peu importe qui est sur le terrain, qu’il y ait le même niveau d’engagement. » L’opportunité aussi, pour « ceux qui restent, d’avoir leur chance, pour d’autres d’enchaîner ». Ils l’auront pendant deux semaines, à commencer par ce week-end, avec un périlleux déplacement à Perpignan, qui réalise un carton plein à la maison depuis le début de saison. « Ils sortent d’un très bon match à Toulouse », ajoute Cédric Béal. « C’est une équipe très forte à domicile, qui fait de grosses deuxièmes mi-temps et ose jouer au rugby, en se nourrissant des ballons portés et du jeu de trois-quarts. On connaît aussi ses vertus de combat et d’agressivité. »

    Le tout, dans la chaude ambiance d’Aimé-Giral, à laquelle les joueurs ont tenté de s’habituer en s’entraînant avec des haut-parleurs diffusant les chants des supporters catalans. « Pendant le match, on fait abstraction de ça », tempère toutefois Jérémy Sinzelle. Nécessaire pour confirmer les trois victoires de rang, en regagnant enfin à l’extérieur en Top 14, fait devenu trop rare à Toulon ces dernières saisons. « C’est la dernière chose qui nous manque. Ce sont souvent les victoires à l’extérieur qui font les bonnes saisons, pour l’instant on n’en a pas », note l’ancien Rochelais, prêt à se jeter dans la bataille, comme à Édimbourg, pour aller chercher un nouveau match référence.