Tag: Marseille-Cassis

  • [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    Chaque visiteur qui s’arrête à Cassis ne peut manquer l’allusion : Qu’a vist Paris è noun Cassis a ren vist ! (qui a vu Paris, s’il n’a vu Cassis, n’a rien vu). Chaque année, ils sont 20 000 à avoir cette idée en tête. Après avoir vu Paris, ils n’ont qu’un objectif. Relier Marseille à la cité au pied du Cap Naille. « Chacun est victorieux de son propre Marseille – Cassis, qu’il le termine en 1h30 ou en plus de 3 heures », insiste Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte Marguerite.

    Le club est la cheville ouvrière d’une épreuve dont ce sera la 47e édition, le 25 octobre. Au fil des années, elle s’est ancrée dans le paysage régional, puis national et désormais international. Puisque les engagés viennent du monde entier désormais. Cette année, 80 nations seront au départ. Avec des pointures qui pourraient aller chercher le record établi par Edwin Kipyego en 2017 (57’ 18”).

    Un autre Kényan, Gilbert Kiprotich, sera à surveiller. Mais aussi le Djiboutien Hani Hersi et le Rwandais Muhitira, vainqueur en 2024.

    « Vivre l’effervescence »

    Pour que la course se déroule dans des conditions optimales, le concours de partenaires est capital. Il y a les institutions, en première ligne les municipalités de Marseille et Cassis, qui bénéficient d’un coup de projecteur original, grâce aux caractères particuliers d’une course qui traverse un parc national, avec les calanques en toile de fond.

    Danièle Millon résume le sentiment général des partenaires : « Nous sommes prêts à vivre une nouvelle fois l’effervescence d’une course incroyable. » La maire de Cassis souligne « l’aspect solidaire, avec les 800 bénévoles mobilisés et ces coureurs qui se lancent des défis à eux-mêmes ».

    Du côté de Marseille, le conseiller délégué aux équipements sportifs de proximité et aux pratiques sportives libres, Yahya Güngörmez, insiste sur le fait « que ce rendez-vous fait partie de l’identité de notre territoire et voir les gens courir donne des envies à d’autres de les rejoindre ».

    La Région et le Conseil départemental sont également des partenaires fidèles. « Nous sommes là pour soutenir une histoire, un art de vivre, des valeurs d’effort et de persévérance. Dans une passion commune dénommée Marseille-Cassis et une période particulière où retrouver du lien humain fait un bien fou », témoigne Ludovic Perney, vice-président (LR) de la Région. Alors que Thierry Santelli, son homologue du Département, salue « l’arrivée de partenaires privés de plus en plus nombreux. Une bonne chose car cela devient de plus en plus compliqué pour nos institutions d’accompagner de telles manifestations ».

    Parmi les institutions, la Drajes prolonge. Arrivée au club l’an dernier, lorsqu’a été mise en route l’initiative des courses du Mois de l’inclusion (Marseille en rose, Algernon, Courses de la mémoire et Marseille-Cassis), elle insiste sur les vertus d’une épreuve « qui va au-delà de la seule performance sportive. La course s’ouvre au sport santé, à l’insertion professionnelle, à l’inclusion. Elle permet au plus grand nombre de vivre une belle expérience », détaille Souad Dinar.

    Exemple de cette ouverture, les dossards solidaires. Cette année, mille ont été mis en vente. Cela va permettre d’apporter un soutien financier à quatre associations. La Maison des femmes Marseille-Provence, Sport dans la ville, la fondation Ambroise Paré de l’hôpital européen et Sauvage Méditerranée se partageront 200 000 euros.

    Dans neuf jours, les 20 000 participants prendront le départ du parvis du stade Vélodrome. Les premiers seront les coureurs en fauteuil, dès 8h45. à partir de 9h, la première des neuf vagues leur emboîtera le pas.

    Cette 47e édition sera la première dont le nom du principal partenaire sera mis en avant. AG2R La Mondiale a en effet intégré la grande famille « des Gaulois du sport » chers à Claude Ravel.

  • Une course à longue haleine pour promouvoir l’inclusion

    Une course à longue haleine pour promouvoir l’inclusion

    Mois de l’inclusion, top départ ! Depuis l’année passée, octobre correspond forcément au mois de l’inclusion par le sport au sein du calendrier des événements marseillais. Une initiative lancée et imaginée par André Gireud, ex-président de la Fédération Française d’Athlétisme, co-créateur du Marseille-Cassis et de tant d’autres choses liées à sa ville et à la course à pied. Le projet regroupe les quatre courses historiques de la cité phocéenne que sont Marseille en rose, l’Algernon, les 5 et 10 kilomètres de la mémoire et donc Marseille-Cassis, feu d’artifice de quatre semaines intenses.

    Chaque course a son week-end et chaque course a ses actions spécifiques. Au sein du cadre idyllique qu’est le Cercle des nageurs, une conférence de presse s’est tenue, lundi matin, pour évoquer les grandes lignes de ce mois de l’inclusion. Bon nombre d’élus étaient présents comme Ludovic Perney pour la Région et Eric Mery, Thierry Santelli pour le Département et Sophie Guérard pour la Ville. Le tout chapeauté par Patrick Montel et Stéphanie Noguès-Besson, présidente du Collectif inclusion par le sport.

    Jean-Michel Leclercq, délégué régional académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), ouvrait le rendez-vous avec ces mots : « André est venu me voir pour me parler de son projet et on s’est dit “alors peut-être”. André est persuasif, je ne vous l’apprends pas, et ça s’est lancé. Je souligne l’adhésion de toutes les courses et collectivités locales. C’est un événement dans la continuité de Septembre bouge, qui a ramené beaucoup de monde sur le Vieux-Port. »

    Une poignée de projets liés à ces courses

    Marseille en rose s’apprête à ouvrir le bal, les 3 et 4 octobre. L’initiative phare de cette année sera de permettre à des femmes en rémission d’un cancer du sein d’être au départ. Ces derniers mois, elles ont été accompagnées par Laura Sabiani, chirurgienne à l’hôpital de la Conception, qui leur a permis de reprendre progressivement l’activité physique. Ensuite, l’Algernon occupera la Corniche Kennedy le week-end suivant. « 42 ans que l’on fait de l’inclusion par la course à pied et d’autres actions à travers l’année. L’idée est de gommer toutes les différences au départ, pour qu’il n’y ait plus de personnes valides ou handicapées et que l’on fasse tous un », souligne les organisateurs. Une soixantaine d’animations sont prévues sur les deux jours de l’événement. 8 300 personnes sont attendues au départ.

    L’association Courir pour la mémoire va fêter le 10e anniversaire de ses 5 et 10 km de la mémoire. Cette association « lutte contre les génocides et le négationnisme ». « Nous voulons porter et diffuser ce message de paix. Notre slogan pour 2026 est “toujours debout”, avec l’intention de créer un petit îlot de résistance sur la Corniche », explique Pascal Chamassian. Le parrain de l’édition n’est autre que Youri Djorkaeff, champion du monde 1998 et d’origine arménienne. Enfin, Marseille-Cassis bouclera le mois. Après les dossards verts en 2025, les dossards solidaires entrent en jeu pour 2026. Avec l’appui de quatre associations, l’initiative permettra d’aborder plusieurs sujets clés comme l’environnement et la santé. Ils seront 1 000 liés à ce projet, avec le dessein d’être le double en 2027.

  • Un succès retentissant pour le Marseille-Cassis Solidaire

    Un succès retentissant pour le Marseille-Cassis Solidaire

    Dans sa volonté permanente de faire de l’événement bien plus qu’une simple course, Marseille-Cassis AG2R La Mondiale franchit un nouveau cap à l’occasion de sa 47e édition, qui se déroulera le 25 octobre. L’organisation lance en effet un dispositif inédit : « Marseille-Cassis Solidaire », une initiative qui associe défi sportif et engagement citoyen.

    Grâce à cette nouvelle formule, la course devient une opportunité de vivre l’expérience autrement, en donnant une dimension sociale, environnementale ou inclusive à sa participation. Pour cette première édition, quatre associations engagées sur le territoire provençal ont été retenues, chacune incarnant une grande cause et les valeurs de l’événement.

    La Maison des Femmes Marseille Provence accompagne les femmes victimes de violences grâce à une prise en charge globale destinée à les protéger et à les aider à se reconstruire. Sauvage Méditerranée œuvre pour la préservation de la biodiversité marine en Méditerranée, en associant recherche scientifique, sensibilisation et actions de terrain. Sport dans la Ville accompagne des jeunes issus des quartiers prioritaires vers l’insertion professionnelle grâce au sport. Enfin, la Fondation Ambroise Paré / Hôpital Européen soutient des projets visant à améliorer la prise en charge des patients ainsi que les conditions de travail des soignants marseillais.

    90 ambassadeurs investis

    Chaque association dispose de 250 dossards. Pour obtenir le sien, chaque participant doit s’engager à collecter au minimum 200 euros de dons au profit de l’une des quatre structures sélectionnées. « On a lancé un appel à projets et reçu plus de 50 candidatures. Mais on a voulu embarquer un nombre limité d’associations pour voir comment le dispositif allait fonctionner », explique Loïc Yviquel, initiateur du projet aux côtés d’André Giraud, créateur de Marseille-Cassis et ancien président de la Fédération française d’athlétisme (FFA).

    « Nous avons choisi des associations ni trop importantes, afin que les sommes récoltées aient un véritable impact pour elles, ni trop petites, pour qu’elles puissent absorber la charge de gestion », poursuit-il. Et les premiers résultats dépassent déjà les attentes.

    Six semaines après l’ouverture des cagnottes solidaires, le 4 mai, plus de 110 000 euros ont été récoltés. « Nous avons déjà atteint plus de 50% de notre objectif initial, fixé à 200 000 euros au total, soit 50 000 euros pour chaque association », détaille l’ancien responsable marketing de la FFA, qui souligne que certains participants ont déjà recueilli individuellement plus de 1 000 euros.

    Parmi les 250 représentants de chaque association, 90 auront le statut d’ambassadeur. Leur mission : mobiliser leur entourage et leur communauté afin de maximiser la collecte de dons. Parmi eux figure notamment la triple championne du monde de karaté Laurence Fischer, engagée aux côtés de La Maison des Femmes Marseille Provence. Le groupe d’électropop aixois Deluxe soutiendra quant à lui Sauvage Méditerranée, avec l’un de ses membres au départ de la course.

    « La somme récoltée sera investie dans les ateliers d’estime de soi que nous proposons aux femmes suivies chez nous. En complément de leurs consultations, elles peuvent pratiquer le karaté, la danse, le jardinage, participer à des ateliers d’écriture ou encore suivre des cours de cuisine. Cela leur permet de recréer du lien social », souligne Fanny, chargée de développement à La Maison des Femmes. Pour l’association, atteindre les 50 000 euros représenterait un précieux soutien.

  • Marseille-Cassis : inscriptions, mode d’emploi

    Marseille-Cassis : inscriptions, mode d’emploi

    Il y en a 20 000 et pas un de plus : ce sont les dossards du Marseille-Cassis. La course pour les récupérer débute ce lundi. Avec cinq sessions.

    Inscriptions en groupe spéciales universités et écoles supérieures. Lundi 9 mars de 10h à 17h sur le site internet marseille-cassis.com. Réservation de 10 à 50 coureurs maximum par équipe : tarif unitaire préférentiel de 70 euros. Session limitée à 500 places qui seront exclusivement réservées aux étudiants de chaque établissement.

    Inscriptions en groupe. Mardi 10 mars 2026 à 10h sur le site internet marseille-cassis.com. Session ouverte aux entreprises, associations et clubs sportifs avec réservation de 20 à 100 dossards maximum. Tarif unitaire de 80 euros

    Inscriptions pour les licenciés de la Fédération française d’athlétisme. Du mercredi 11 mars à 9h au jeudi 12 mars à 9h sur le site internet marseille-cassis.com. Session limitée à 1 500 places, au tarif de 70 euros.

    Inscriptions individuelles. À partir du jeudi 12 mars à 10h sur le site internet marseille-cassis.com. Au siège de la SCO Sainte-Marguerite uniquement le jeudi 12 mars à partir de 10 heures. Inscriptions sur place avec un maximum de deux inscriptions par personne et dans la limite des places disponibles. Tarif unitaire 75 euros.

    Marseille-Cassis Solidaire. La création de cette 47e édition permettra de mettre en lumière un engagement citoyen au profit d’une caisse d’intérêt général par le biais de la pratique sportive. Les 1 000 dossards seront disponibles au cours du deuxième trimestre 2026.

    SCO Sainte-Marguerite,
    1, boulevard de la Pugette,
    13009 Marseille.

  • Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Marseille-Cassis : un nouveau partenaire entre dans la course

    Ils se lanceront en direction de Cassis, après avoir emprunté la célèbre route de La Gineste.

    À l’aube du lancement de cette nouvelle édition et de l’ouverture prochaine des inscriptions en mars, Marseille-Cassis « est fier » d’annoncer un partenariat inédit avec le groupe de protection sociale et patrimoniale, AG2R La Mondiale.

    Pour une durée de 3 ans, l’événement portera le nom officiel de Marseille-Cassis – AG2R La Mondiale.

  • Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Avant de fêter l’année prochaine les 90 ans de la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite, anciennement Sporting club ouvrier, il tient d’abord à la section athlétisme, de cette même association, de souffler ses cinquante bougies, ce vendredi, à l’occasion d’une soirée au siège de l’association qui retracera une belle histoire amicale et familiale de longue date. « Ce n’était pas programmé », souligne d’entrée de jeu son initiateur, André Giraud, passionné d’athlétisme depuis l’âge de 14 ans, où il courait avec le club d’entreprise des Ateliers Terrin. « Mon père travaillait sur le port de Marseille », indique le minot originaire des quartiers nord qui a passé sept ans (de 1967 à 1974) en coopération en Algérie comme professeur de mathématiques.

    Liens solides avec la FSGT

    Désireux de faire du volley-ball à son retour du Maghreb, son meilleur ami d’enfance et témoin de mariage, Joël Peyric, lui conseille de rejoindre la SCO Sainte-Marguerite. « Il avait expliqué au président de l’époque que j’étais professeur, que j’avais du temps et que c’était une bonne opportunité pour lancer une section athlétisme au club », raconte Giraud, persuadé que son esprit militant lui a permis d’avoir « des heures pour encadrer une quinzaine de gamins le mercredi après-midi » à l’automne de l’année 1975. « Faire du footing avec les jeunes, ça m’a donné envie de me remettre à la course à pied avec l’idée de faire un marathon. C’est en préparant ce marathon que j’ai eu l’idée de créer Marseille-Cassis en 1979. Ça nous a permis de nous développer, passant d’une vingtaine d’adhérents à plus de 300 dix ans plus tard », poursuit le fils du premier président, accompagné et affilié à la FSGT, présidée entre 1980 et 2000 par nul autre que Joël Peyric, grand militant décédé le 5 février 2024. « Je suis un peu nostalgique, je suis l’un des derniers survivants », déplore André Giraud, qui a présidé la section athlétisme entre 1990 et 1998, avant de se tourner vers d’autres fonctions, comme celles de président du Comité départemental olympique et sportif, de chargé de mission auprès du préfet lors de la Coupe du monde 1998 avec le projet « Cités-foot », de directeur de la Jeunesse et des sports au conseil général ou de président de la Fédération française d’athlétisme. Ce qui ne l’a jamais empêché de garder un œil sur sa section fétiche.

  • [Entretien] Ilias Fifa :« Une course difficile, ce qui la rend fantastique »

    [Entretien] Ilias Fifa :« Une course difficile, ce qui la rend fantastique »

    La Marseillaise : Vous venez de remporter le Marseille-Cassis dès votre première participation. Quelles sont vos impressions sur cette course ?

    Ilias Fifa : C’est une course difficile, ce qui la rend fantastique. Plus difficile qu’on pourrait y croire. Le col (de la Gineste) est sans aucun doute la parcelle la plus compliquée à passer. ça monte très rapidement sans qu’on ne s’y attende vraiment. Mais c’est une course où il faut rapidement prendre les devants. Sinon, la tâche est trop difficile. C’est rare de pouvoir rattraper son retard dans de telles pentes. Pour gagner, il faut être bien préparé, en force et en jambes. Je suis super content de ma performance, surtout quand on voit comment le public a été fantastique.

    Vous avez longtemps été poursuivi par le Marocain Mohamed El Talaoui et l’Ukrainien Mykola Mevsha. Qu’est-ce qui a fait la différence entre votre faveur ?

    I.F. : J’ai mieux abordé les deux derniers kilomètres que mes concurrents. Je savais que l’Ukrainien n’avait pas assez de ressources pour lutter dans un sprint final. Mais je devais faire attention à Mohamed, qui était capable de partir à n’importe quel moment. Alors, j’ai décidé de prendre les devants en m’échappant le premier. Et ça a payé.

    Qu’est-ce que représente une course comme Marseille-Cassis
    à vos yeux ?

    I.F. : Je trouve que c’est un type de course idéal pour se préparer avant un marathon. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi d’y participer. Je vais me lancer davantage sur des semi-marathons et des marathons dans les prochains mois. Le fait qu’il y ait des montées et des descentes, ça permet vraiment de tester la polyvalence d’un coureur.

  • Deux Bleues finissent sur le podium à Cassis

    Deux Bleues finissent sur le podium à Cassis

    Elles n’ont été battues que par la Kazakhe d’origine kenyane Daisy Jepkemei. Mélody Julien et Manon Trapp figurent cette année sur le podium féminin de la 46e édition du Marseille-Cassis. La première citée a pris la deuxième place (1’07’’17), à seulement 27 secondes de la gagnante. « J’aime bien les courses avec du dénivelé et des descentes. Ici, je me suis vraiment régalée dans la descente. Après le marathon [de Chicago, où elle a terminé à une excellente 10e place, Ndlr], je ne me suis pas beaucoup entraîné et comme j’adore la compétition, j’avais vraiment envie d’être là », raconte-t-elle la ligne d’arrivée passée.

    Manon Trapp était enthousiaste, à Cassis. Elle aussi spécialiste du marathon, la fondeuse de 25 ans a mis l’accent sur l’entraînement et venait dans les Bouches-du-Rhône pour prendre du plaisir. « Je voulais courir avec la forme du moment, je suis dans une optique d’entraînement pour la suite. Mon objectif c’est le marathon, mais je n’avais jamais fait cette course et ça me donnait envie. C’est un parcours atypique et j’aime bien me challenger sur ce genre de course », décrit-elle.

    Du plaisir pour Trapp

    Au final, c’est une 3e place à un peu plus de deux minutes du duo de tête. Le physique ne répondait pas complètement, mais elle n’a laissé transparaître aucune forme de regrets. « Je voulais faire quelque chose ici, mais j’ai vite senti que mes jambes n’étaient pas au taquet (rires). J’ai adoré les deux kilomètres avant le col, la vue sur Marseille était magnifique », complète celle qui s’est imposée récemment aux 20 km de Paris. Son but désormais ? S’aligner sur le marathon de Valencia, début décembre, réputé comme l’un des plus rapides au monde.

  • Franchir la ligne d’arrivée, un bonheur quasi unanime

    Franchir la ligne d’arrivée, un bonheur quasi unanime

    Vingt mille heureux au départ, devant le stade Vélodrome, un peu moins la ligne d’arrivée franchie, à Cassis. La montée vers l’obélisque de Mazargues, le col de la Gineste et sa descente puis ce piégeux final dans les rues cassidaines, les difficultés étaient, comme chaque année, nombreuses pour cette 46e édition du Marseille-Cassis. Un circuit qui casse les pattes, fait grimacer les visages et met à rude épreuve le mental de chacun. Après les vingt kilomètres d’effort, certains étaient épuisés ou soulagés d’avoir passé la ligne et d’autres ne laissaient rien paraître, comme si ces bornes effectuées n’étaient pas si éprouvantes que ça.

    Avant le départ, l’humoriste Arnaud Tsamère, engagé avec la Team Orange Running, faisait partie des sereins, ayant déjà fait la course en 2023. « Je connais la bête désormais. Elle est plutôt gentille, mais il ne faut pas être trop prétentieux. Je vais être prudent dans le col de la Gineste. » 1h29 plus tard, le longiligne homme de 50 ans arrivait à Cassis, dans un chrono de très bon niveau. Le vent a également voulu jouer les acteurs principaux lors de ce dimanche ensoleillé dans les Bouches-du-Rhône. Robin a demandé qu’on le prenne en photo devant l’arche d’arrivée puis a donné son ressenti sur sa course. « C’était magnifique avec les Calanques, le village de Cassis, mais c’était exigeant. Le vent, un coup il était de face, un coup de dos, c’était assez tourbillonnant tout au long du parcours. » Les mollets crispés dans le dernier kilomètre, il a lui aussi achevé son Marseille-Cassis en 1h29.

    Ils étaient les stars annoncées de cette édition 2025, les champions du monde Jimmy Gressier et Pierre-Ambroise Bosse ont couru, plutôt en douceur. Le premier cité a pris son temps et a qualifié son dimanche de « belle balade ». Le second a moins l’habitude puisqu’il était spécialiste des efforts courts (le 800m) : « C’était un soulagement de passer la ligne, je ne suis pas spécialiste des courses longues ! »

    François, dernier héros

    de la 46e édition

    La SCO Sainte-Marguerite était aussi représentée sur ce tracé avec notamment Nicolas, licencié sur la route, et Juliette, habituée au trail. Dans leur tenue rouge et jaune, ils racontent qu’ils ont couru « avec plaisir » et ont profité de « la fête qu’est Marseille-Cassis, avec le public poussant derrière [eux] et une organisation au top ». Le soulagement de s’être entraîné et d’avoir fait un bon chrono, c’est ce qu’ont eu Vincent et Michaël, deux amis au fort accent provençal. « Les cinq premiers kilomètres, c’était de l’échauffement, mais après le 7e c’était long. On était moins dans le rythme. Le vent de dos dans la Gineste a bien aidé, seul le dernier kilomètre était de face », détaillent-ils en cœur. Michaël a réalisé un très sérieux 1h11:58, seulement dix minutes après le vainqueur Ilias Fifa.

    Loin de Michael et Ilias, le dernier arrivant a aussi été mis à l’honneur. 4h14 après le départ depuis le boulevard Michelet, François, 84 printemps, a franchi cette ligne d’arrivée alors que les bénévoles commençaient à ranger les différentes infrastructures. Le coureur octogénaire a été accueilli par les deux speakers de l’événement et a montré que, boucler un Marseille-Cassis, reste possible pour n’importe quel individu.

  • Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Marseille-Cassis, un semi-marathon d’enfer

    Du coureur du dimanche au champion d’athlétisme, toutes les strates sportives étaient présentes, dimanche, à l’occasion de la 46e édition du Marseille-Cassis. Un semi-marathon désormais connu du grand public pour mettre l’endurance de ses participants à rude épreuve. Même pour ceux qui parviennent à rejoindre Cassis en un peu plus d’une heure, ce qui n’est pas une mince affaire.

    « C’était un avantage de connaître le parcours, parce qu’il est très piégeux », souligne Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. Ce Picard âgé de 33 ans, venu en repérage six ans auparavant, a réussi à prendre la 5e place du classement général, avec une minute de retard seulement sur le vainqueur du jour, Ilias Fifa (voir ci-dessous). « Je savais que la course était coupée en trois phases, avec cette grande côte de la Gineste au milieu. C’est ce qui fait le charme de cette Classique épique », poursuit le premier français de l’épreuve. Si Marseille-Cassis reste avant tout une course où le chronomètre fait loi, cet événement pensé en 1979 par l’ancien président de la SCO Sainte-Marguerite André Giraud est également une grande fête populaire ouverte à tous. « Il y a toujours une super ambiance au cœur de ce peloton où il y a des coureurs de tout niveau. C’est bien de pouvoir courir tous ensemble », estime la Tarnaise Mélody Julien, 10e du dernier Marathon de Chicago. « Je m’attendais à voir des gens vachement tunnelisé par la course, mais c’était bon enfant », complète Pierre-Ambroise Bosse, ancien champion du monde du 800m, qui s’amusait à jouer au jeu du chat et de la souris dans le peloton.

    Toujours dans le côté festif, les Marseillais et les Cassidains se sont levés aux aurores pour encourager à pleins poumons les 20 000 courageux. « Je n’ai jamais vu une aussi grande ferveur. On se croirait dans la descente du Tour de France », lance la Martégale Clémence Calvin, la première femme à avoir franchi la ligne d’arrivée l’année passée. « C’est quelque chose à vivre, si vous avez la chance d’avoir un dossard », ajoute-t-elle, consciente du nombre astronomique de déçus chaque année. « C’est une course emblématique à vivre au moins une fois dans sa vie », surenchérit Pierre-Ambroise Bosse. Alors, n’attendez pas l’année prochaine, mais foncez !