Tag: blessure

  • Blessée, Camille Cerutti manquera la saison d’hiver

    Blessée, Camille Cerutti manquera la saison d’hiver

    Le ski de haut niveau est parfois cruel. Il est possible de se blesser gravement sans chuter, sans choc violent et Camille Cerutti en a fait l’amère expérience. La Marseillaise de 27 ans retrouvait la neige, courant septembre, à l’occasion du stage annuel de l’équipe de France, à Ushuaia. Les Bleues n’avaient pas pu skier sur les glaciers suisses durant l’été, car le réchauffement climatique a lourdement détérioré les conditions de neige, même en haute altitude.

    Ce voyage en Argentine doit servir à accumuler les kilomètres avant le début de la compétition, début décembre. Mais le 22 septembre, la fonceuse licenciée à Risoul a subi une rupture des ligaments croisés du genou avec contusion osseuse. Son hiver 2026-2027 ne commencera pas, elle ne pourra pas participer à la Coupe du monde cette saison. Un crève-cœur étant donné que c’est à la réception d’un saut que sa jambe a lâché.

    Elle venait de réaliser son meilleur hiver

    « Franchement, c’est inexplicable. Je pense que ça ne sert à rien de chercher pendant des jours et des jours ce qui s’est passé. Je pense que je n’arriverai même jamais à me l’expliquer », nous racontait la skieuse. Un incident très rare vu la nature du choc. La Suissesse Corinne Suter avait connu pareille mésaventure lors d’une course de Coupe du monde à Crans-Montana, il y a 2 ans.

    Camille Cerutti a été opérée lundi 5 octobre et poursuit sa rééducation dans un centre spécialisé. « Je vais être là pour un moment, le temps de rééduquer mes deux genoux », ajoute-t-elle. Puisque oui, ses deux genoux ont souffert. À gauche se sont rompus les ligaments croisés, à droite son ménisque s’était cassé avant même de partir en stage. La Marseillaise sortait de la meilleure saison de sa carrière avec une 5e place en super-G à Val d’Isère et une 9e place aux JO de Milan, dans la même discipline. « J’avais des gros objectifs pour cette saison, c’est toujours difficile de tout arrêter d’un coup. Mais c’est juste partie remise et ce sera pour l’hiver prochain. »

  • À Manosque, les lycéens demandent des moyens et regrettent les violences

    À Manosque, les lycéens demandent des moyens et regrettent les violences

    « Financez l’école, pas l’armée », « on voit + nos profs que nos parents », « désolé du dérangement, on essaye de sauver notre avenir », « un lycée en ruine et des profs sous payés, mais pour eux le problème c’est le voile »… Plus de 400 lycéens se sont rassemblés devant les lycées de Manosque, munis de pancartes, jeudi matin.

    « Nos emplois du temps sont trop chargés, il n’y a pas de clim dans les classes, il fait trop chaud, on ne peut pas travailler », déplore Eden, en classe de seconde au lycée Esclangon. « Les classes sont en ruines, les profs sont sous-payés. Déjà, en troisième, il y avait un manque de moyens dans notre établissement au collège de Forcalquier. Dès qu’il pleuvait, un escalier entier était condamné », ajoute Lucie, sa camarade.

    « On est trop nombreux par classe, on a très froid l’hiver et très chaud l’été », regrette Zoé, 17 ans, élève au lycée Esclangon. Si plusieurs lycéens faisaient brûler des poubelles, des meubles, des sommiers et lançaient des projectiles, des bouteilles en verre et des explosifs en direction des policiers et de leurs camarades, la plupart d’entre eux condamnaient ces actes et regrettaient l’image que cela donne de leur mobilisation. « On va pas nous prendre au sérieux si on fait tout brûler et exploser des choses, c’est énervant ! », lance Laura, 17 ans, lycéenne à Esclangon. « C’est violent, ça décrédibilise la cause, c’est dommage », abonde Meryl, elle aussi élève de 17 ans à Esclangon. Un manifestant a été blessé à l’œil par le tesson d’une bouteille de gaz lancée dans un feu et a été évacué par les pompiers. Une journaliste de BFM DICI a été prise à partie, menacée, agressée et exfiltrée par les forces de l’ordre. Un artifice lancé dans la mairie a cassé une vitre et enflammé la moquette.

    « Un mouvement qui fait suite à l’austérité »

    « Comme nous, les enseignants, ils souffrent du manque de moyens chronique. On comprend ce mouvement qui fait suite à des années de politique d’austérité dans l’éducation », regrette éric Gauthier du Snes FSU, présent en début de matinée pour assurer la sécurité des lycéens.

    D’autres lycéens des Iscles, comme Assia, dénonçaient « la pression de Parcoursup ». « Il y a beaucoup de suppressions de postes, c’est ingérable pour les profs. Ceux qui arrivent en retard n’ont même pas de table ou de chaise où s’asseoir. On doit faire cours dans le couloir tellement il fait chaud », a déploré Léon, 15 ans, lycéen à Esclangon.

    Sept lycéens ont été placés en garde à vue et trois ont été interpellés et seront convoqués ultérieurement.

    Jeudi soir, la préfète, Isabelle Tomatis, a dénoncé « des exactions » et une « radicalisation du mouvement ». Elle a regretté « le mouvement d’aller vers les forces de l’ordre, qui étaient en retrait, pour jeter des mortiers, des aérosols dans les flammes pour provoquer des explosions et des boules de feu ».

    Au total, 950 lycéens étaient mobilisés sur le département jeudi : 800 à Manosque et Digne, et 150 à Barcelonnette.

    Lisa Défossez

    Des blocus annoncés à Gap

    Aucun lycée de Gap n’était bloqué ce jeudi, mais des appels au blocus sont relayés sur les réseaux sociaux.

    Un blocus au lycée professionnel Sévigné est annoncé ce vendredi 2 octobre. Un autre est prévu le jeudi 8 octobre au lycée Dominique-Villars. Un appel à étendre la mobilisation aux autres établissements a été lancé, même s’il est peu relayé : « Parcoursup, le 8h-18h, notre santé mentale ou une volonté de rébellion : rejoignez-nous. »

    Agathe Di Lenardo

    400 lycéens mobilisés à Digne

    400 lycéens des établissements Beau de Rochas et Alexandra David-Néel se sont mobilisés à Digne, jeudi. Un incendie a été allumé entre les deux lycées et des tirs de projectiles ont visé des policiers. Quatre interpellations ont eu lieu dans la ville préfecture.

    L.D.

    RÉACTIONS

    Fédération PCF des Hautes-Alpes

    « Face à cette mobilisation, le gouvernement choisit une nouvelle fois la répression plutôt que de répondre aux revendications. La jeunesse doit être entendue, pas réprimée. »

    Bertrand Perrin, secrétaire départemental du PCF 04

    « Ce mouvement appartient aux lycéens. Il ne doit devenir ni le marchepied d’une récupération au service d’un agenda politique, ni l’épouvantail agité par d’autres pour instrumentaliser les peurs et transformer quelques incidents en procès de toute une génération. »

    Camille Galtier, maire (DVD) de Manosque

    « Bloquer les lycées, dégrader le mobilier urbain, enflammer les espaces publics : c’est de la bêtise, voire de l’inconscience. Des interpellations ont eu lieu et les identifications sont en cours : ces actes ne resteront pas impunis. »

  • Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Du sport inclusif pour sensibiliser au handicap

    Hand fauteuil, pararugby, volley assis… Ces trois sports adaptés aux personnes blessées ou en situation de handicap seront proposés ce samedi à Château-Arnoux, pour la deuxième édition du challenge Invictus Days, organisé par le club de handball, présidé par Matthias Autrique, également marin pompier. « Vu que j’ai cette affinité avec les armées, je me suis dit que ce serait bien de rassembler des militaires blessés, des civils blessés, des valides, parce que le hand-fauteuil n’est pas réservé qu’aux blessés, pour pouvoir se rendre compte que l’activité sportive, c’est pour tout le monde », explique-t-il. L’idée est également de mettre en avant la reconstruction par le sport et de « changer le regard sur le handicap », ajoute le président du club.

    Des militaires, des gendarmes et des marins-pompiers blessés de Marseille participeront notamment au challenge ce samedi. L’année dernière, pour la première édition, 150 personnes avaient participé. Pendant que les équipes tournent entre les trois sports dans le gymnase, un minichallenge sera proposé aux enfants au boulodrome adjacent de 10h à 12h. L’office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG) proposera également une exposition sur les militaires blessés et le sport. Jean-Louis Martinez, un écrivain qui écrit sur les blessés militaires, sera aussi sur place. Le club de volley de Sisteron, qui a une licenciée sélectionnée en équipe de France de volley assis, animera ce sport.

    « L’aboutissement, c’est de créer une équipe de hand fauteuil sur Château », lance Matthias Autrique.

  • Neymar encore et toujours incertain

    Neymar encore et toujours incertain

    Le meilleur buteur de l’histoire des quintuples champions du monde (79 buts) a passé lundi une IRM qui a livré des résultats « dans les paramètres attendus », selon la CBF. « Il poursuivra le processus de récupération et de préparation physique élaboré par l’équipe médicale de la sélection », a ajouté l’instance dans un communiqué. L’attaquant n’a pas participé à l’entraînement collectif lundi après-midi. Il s’est cantonné à du travail musculaire dans la salle de sport des installations flambant neuves de l’équipe de MLS des New York Red Bulls à Morristown (New Jersey), à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Manhattan. Le numéro 10, blessé fin mai, n’a pas joué depuis et sa présence sur le terrain est incertaine pour l’entrée en lice du Brésil contre le Maroc, samedi à East Rutherford (New Jersey) pour le compte du groupe C. Le sélectionneur du Brésil, Carlo Ancelotti, a déclaré vendredi qu’il espérait que Neymar, 34 ans, puisse réintégrer l’entraînement collectif cette semaine. Mais le technicien italien a assuré qu’il ne précipiterait pas le retour de l’attaquant, victime de blessures récurrentes ces dernières saisons. Neymar dispute avec le Brésil sa quatrième Coupe du monde, après plus de deux ans d’absence en équipe nationale, suite à une grave blessure au genou.

  • Marseille : un jeune homme blessé gravement par balles dans les quartiers Sud

    Marseille : un jeune homme blessé gravement par balles dans les quartiers Sud

    Appelé pour des coups de feu dans la nuit de jeudi à ce vendredi 22 mai, un équipage de police a découvert avenue Colgate (9e), un peu après une heure du matin, un homme de 25 ans au sol. Il a été atteint par balles, dans chaque jambe et dans le bas du dos, a-t-on appris de source policière.

    Vue la gravité de ses blessures « aux membres inférieurs », son pronostic vital était engagé ont confirmé les marins-pompiers intervenus eux aussi.

    Contacté, le Parquet de Marseille n’a, pour l’heure, pas confirmé si les faits ont un quelconque lien avec les trafics de stupéfiants. Une enquête a été ouverte.

  • RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    RC Toulon : Après neuf mois d’absence, Charles Ollivon va faire son retour face à Pau

    On aurait parfois presque oublié qu’il faisait encore partie de l’effectif toulonnais, tant sa convalescence a semblé longue. Absent des terrains depuis le 4 janvier et sa rupture du ligament croisé du genou droit contractée face au Racing Metro, à Mayol, le « Grand Charles » voit enfin la lumière au bout du tunnel. Après avoir mangé son pain noir pendant neuf mois – au jour près –, le troisième ligne international aux 46 sélections va retrouver le groupe ce samedi face à Pau. Qui plus est dans un stade qui attend son capitaine (même s’il ne portera pas le brassard) depuis longtemps.

    Mais, le plus pressé reste le principal intéressé, pour qui les fourmis dans les jambes sont devenues des araignées : « Charles est excité, se réjouit Pierre Mignoni. On lui a laissé le temps de revenir. Je suis heureux pour nous, mais surtout pour lui. Quand tu vois des joueurs se blesser en pleine saison, louper les phases finales… Ça a vraiment été dur pour lui, mentalement ce n’est pas facile quand c’est une blessure que tu as déjà connue. »

    « Jouer avec Charles

    est un honneur »

    Un retour qui a nécessité beaucoup de résilience pour l’ancien capitaine des Bleus et qui pourra lui servir pour la suite selon son coach : « Il a gagné en crédibilité, il a bien travaillé. Je pense qu’il va jouer encore plus longtemps, il est frais, en forme. »

    Ce retour sera une arme importante pour le groupe : « Son retour va avoir de l’impact sur les autres. Mais il faut qu’il pense à lui, qu’il retrouve du plaisir, des sensations. Que les joueurs qui sont sur le terrain l’aident à revenir », insiste Pierre Mignoni. Parmi eux, Dany Priso, heureux de voir revenir un joueur majeur : « Ça fait deux semaines qu’il ronge un peu son frein. Il a discuté avec le staff, il se sent à 100%. On connaît ses qualités de leader. On est content. » « C’est un très grand joueur, qui peut jouer à un très haut niveau. Jouer avec Charles est un honneur. Quand il est là, tu as davantage de confiance », se réjouit aussi Ben White.

    L’occasion effacer la déception du week-end dernier sur le terrain de Bayonne : « Il y a un mot qui me revient, c’est regret. On prend un point, on en voulait trois ou quatre de plus. Sur notre dernière action, qui se retourne contre nous, on était en passe de pouvoir mettre ce 3e essai de plus que l’adversaire. Au final, on perd quatre points », regrette Pierre Mignoni, qui veut quand même capitaliser sur « les choses positives. On n’a pas lâché à la mi-temps. Les joueurs ont mis le bleu de chauffe qu’ils n’avaient pas mis sur la première. Ça, je ne l’accepte pas. » Avec le retour d’un de ses meilleurs guerriers, qui débutera sur le banc, gageons que ce RCT ira au combat pendant 80 minutes.

    Toulon – Pau

    5e journée de Top 14

    Samedi 4 octobre, 16h35.

    Stade Mayol, Toulon.

    Arbitre : M. Blasco Baque.

    TOULON : Domon ; R. Rebbadj, Brex, Frisch, Ferté ; Garbisi, Serin ; Abadie, Ludlam, Quéré-Karaba ; Ribbans (cap.), S. Rebbadj ; Priso, Damond, Gros.

    PAU : Luc ; Arfeuil, Klemenczak, Decron, Manu ; Desperes, Souverbie ; Credoz, Tuipulotu, Zegueur ; Picquette, Jo.Kpoku ; Tokolahi, Rey (cap.), Kaulashvili.

    Lucchesi sur la voie du retour, protocole commotion pour Dréan

    Blessé au genou gauche (rupture du ligament croisé antérieur) en avril dernier face aux Saracens en Coupe d’Europe, le talonneur international italien Gianmarco Lucchesi (25 ans) est sur la voie du retour. « Il est plutôt bien dans sa rééducation. Il est actuellement au CERS, et il est en avance. Il peut avoir le feu vert pour reprendre assez rapidement. On peut espérer l’avoir d’ici cinq à six semaines », se réjouit Pierre Mignoni. Concernant Gaël Dréan, sorti sur civière la semaine dernière face à Bayonne après un violent choc au sol, « il suit le protocole commotion classique. Il devrait revenir d’ici 12 jours », annonce le technicien.

    Mignoni sur les mêlées : « Des intros sont sanctionnées à l’excès »

    Pierre Mignoni a également donné son avis sur la gestion des mêlées depuis le début de saison, pour lesquelles les arbitres ont désormais la consigne d’être intransigeants : « Il ne faut pas tomber dans la loi du millimètre près. J’ai vu des introductions sanctionnées, comme d’habitude, à l’excès. Vraiment, tu ne vois pas la différence entre une bonne et une mauvaise intro. Quand c’est trop en travers, il faut prendre. Quand c’est limite, on joue, sinon on ne jouera jamais une mêlée. En ce qui me concerne, je suis plutôt content de mes numéros 9. Qu’ils continuent. »