Tag: Cassis

  • [Marseille-Cassis] Alessia Zarbo crée la surprise en dernière minute

    [Marseille-Cassis] Alessia Zarbo crée la surprise en dernière minute

    Elle n’était pas prévue au programme de cette 47e édition de Marseille-Cassis, mais Alessia Zarbo a bien fait de se déclarer la veille. La coureuse antiboise, licenciée au Nice Côte d’Azur Athlétisme, a été la première femme à avoir passé la ligne d’arrivée, dimanche matin, avec un chrono d’une heure, neuf minutes et quatre secondes. Soit quarante secondes de moins que la Montbéliarde Ophélie Serra-Boxberger, déjà deuxième en 2024, puis quatrième en 2025. « Je m’étais blessé le mois dernier au championnat du monde de marathon, avec une grosse déchirure à l’ischio, et je n’ai repris l’entraînement qu’il y a cinq jours », révèle Alessia Zarbo, celle qui a été en finale du 10 000 m aux Jeux Olympiques de Paris 2024. « Je me suis dit : pourquoi rester dans mon coin, alors qu’il y a une belle opportunité. Surtout que je suis une sudiste et fière de l’être », ajoute-t-elle.

    Prudence est mère de sûreté

    Sa participation a été annoncée tardivement, car elle devait prendre en compte un avis médical, suite à sa blessure. « Je me suis laissé l’option de m’arrêter si je sentais que ça allait craquer, parce que j’en ai assez bavé le mois dernier. C’est pour ça que j’ai été très prudente dans la descente [après la Gineste, Ndlr], ce qui m’a été bénéfique », explique Zarbo, persuadée que l’issue de la course n’aurait pas été la même pour elle si elle s’était laissée complètement aller d’un point de vue musculaire.

    La recordwoman française du semi-marathon, acquis (en 1h08’20’’), au Marathon de Valence en 2025, souhaitait tout de même réaliser un chrono d’une heure et dix minutes, vis-à-vis des performances réalisées l’année passée. Mission accomplie, avec près d’une minute d’avance sur son vœu. « Avoir été blessée, fait beaucoup de vélo et de renforcement, ça m’a finalement aidé », sourit Alessia Zarbo.

  • Mistral gagnant au long du 47e Marseille-Cassis

    Mistral gagnant au long du 47e Marseille-Cassis

    Franchir la ligne d’arrivée est une prouesse qui ne doit jamais être minimisée. Encore moins sur une course comme Marseille-Cassis, qui réserve chaque année son lot de surprises et d’émotions.

    Quel que soit leur profil, les participants ont tous une histoire à raconter. Car au-delà de la performance magistrale du vainqueur du jour Kiprop Kimutai (voir ci-contre), il y a avant tout des milliers de messieurs et Madame «Tout-le-Monde». Des femmes et des hommes qui jonglent au quotidien entre travail, vie de famille et obligations diverses, et qui doivent souvent composer avec un cruel manque de temps pour préparer une telle échéance. « La montée (de la Gineste) a été difficile, mais je pense que tout le monde s’y attendait. Mais après, ce n’était que du bonheur ! La foule te porte, tu avances avec le sourire. On essaie de faire le vide, de mettre tout le reste de côté pour aller au bout », raconte Alphonse, Aixois et supporter de l’OM, reconnaissable à son maillot olympien, quelques heures avant le coup d’envoi au Vélodrome face au Havre.

    À l’arrivée, les émotions se mêlent et ne se ressemblent pas. Il y a les épanouis, les survoltés, les déterminés, ceux et celles qui poussent un cri de rage ou de délivrance en franchissant la ligne, sous les yeux émerveillés de leurs proches venus les encourager fièrement jusqu’au bout. Ces derniers mètres, souvent les plus difficiles, sont parfois ceux où il faut aller puiser au plus profond de soi pour trouver les ressources nécessaires et ne rien lâcher. « Je pense qu’il n’y a pas tant de monde que ça capable de le faire, et je suis content d’avoir coché cette case », se réjouit Alain Bernard. Le nageur aubagnais, double champion olympique, s’était fixé un objectif de deux heures. Pari réussi, puisqu’il a franchi la ligne d’arrivée avec dix minutes d’avance sur son temps de référence. « Je ne suis pas fait pour courir, il va me falloir quatre ans pour récupérer après cette interminable Gineste », plaisante-t-il. Sur l’épreuve chère à l’organisation de la SCO Sainte-Marguerite, il y a aussi les insatisfaits, les perfectionnistes, ceux qui repartent avec le goût amer d’un objectif manqué, mûrement réfléchi et préparé pendant des jours, des semaines, voire des mois avant le grand moment de l’année.

    Et surtout beaucoup d’épuisés, ceux qui ont tout donné pour venir à bout des quelque 20 kilomètres séparant le stade Vélodrome des hauteurs de Cassis, jusqu’à parfois s’effondrer, terrassés par la fatigue ou rattrapés par une blessure.

    « C’était dur ! Après la descente, ça ne fait que remonter, puis redescendre. On pense que c’est fini, mais pas du tout ! », souffle Flavio, accoudé à la rambarde de sécurité au terme de l’effort. « Je connaissais déjà la course et je m’étais pourtant bien préparé, avec certaines ambitions, mais c’était un peu plus pire que ce que je pensais. Dès le premier tiers du parcours, j’ai compris que ça allait être compliqué », raconte Lucas, un Bordelais, mais Marseillais par alliance, venu aux côtés de son frère, plus aguerri. Le profil vallonné, d’environ +330 m de dénivelé positif, épargne très peu de privilégiés, y compris de grands habitués de la haute performance. « J’ai beaucoup marché, je me suis demandé si j’allais arrêter, c’était très compliqué », reconnaît la championne olympique de natation, Laure Manaudou, huit ans après sa dernière apparition à Marseille-Cassis.

    Évasion collective

    Si beaucoup de coureurs viennent de Marseille et de ses alentours, fiers de prendre le départ de la course mythique de leur territoire, d’autres arrivent de régions bien plus lointaines de notre chère Provence, voire de l’étranger. Certains ont parcouru des centaines, parfois des milliers de kilomètres pour découvrir ce tracé provençal, entre ferveur populaire et paysages emblématiques. « C’est la plus belle course de France ! », s’enthousiasme Alban Pellegrin, célèbre aventurier de Koh-Lanta. « C’est un comble de dire ça pour un Lyonnais », ironise-t-il. Pour sa quatrième participation, le coureur ne cache pas son attachement à cette épreuve si particulière dans son parcours sportif. « C’est cette course qui m’a donné envie de courir, en octobre 2022. La première fois que je suis venu ici, je me suis dit qu’il fallait être fou pour faire ça. Mais quand on franchit la ligne d’arrivée, on se demande déjà : “Quand est-ce qu’on recommence ?’’. C’est toute la complexité de Marseille-Cassis : prendre du plaisir, essayer de se faire mal et, au bout du compte, être fier de soi », résume celui qui a notamment bouclé 72 marathons en 72 jours en 2025.

    Au-delà du défi sportif, Alban retient surtout la dimension collective de la course à pied. « Il n’y a rien d’individuel dans la course à pied, surtout à Marseille-Cassis, où l’on est porté par 20 000 personnes. On s’encourage mutuellement », souligne-t-il. Une solidarité qu’il a lui-même mise en pratique en accompagnant l’humoriste Arnaud Tsamère, lui aussi habitué de l’épreuve, même si ses talents s’expriment davantage au volant que dans l’effort pédestre. Finalement, tous les participants ne viennent pas dans le but de faire une performance, mais bien pour profiter d’un élan collectif et s’évader le temps d’un instant. « La météo était au rendez-vous, l’ambiance était au top, tout le monde était gentil… C’était trop bien ! Ça fait du bien, avec tout ce qui se passe en ce moment. J’ai adoré cette belle cohésion. On s’en fiche d’où l’on vient, du quartier d’origine ou de son milieu social, on est tous là pour courir et profiter ensemble. Et ça fait du bien au cœur », s’enthousiasme Clara, malgré la fatigue qui se fait sentir, comme chez beaucoup de coureurs, dans les deux derniers kilomètres. « Il faut en avoir sous le pied », glisse-t-elle, bien décidée à prendre sa revanche l’année prochaine. Le rendez-vous est pris également pour l’organisation, « surtout après une telle réussite », conclut Claude Ravel, président de la SCO Sainte-Marguerite.

  • Kiprop Kimutai fait tomber le record des 20 kilomètres

    Kiprop Kimutai fait tomber le record des 20 kilomètres

    Laurent Manneveau, responsable du plateau Élite sur Marseille-Cassis, avait promis un nouveau record sur sa course fétiche et sa parole est d’or. Kiprop Kimutai a été impérial, dimanche matin, en remportant d’une main de maître la 47e édition de l’épreuve.

    Avec un chrono de 58 minutes et 36 secondes, il s’est également offert le nouveau meilleur temps historique sur les 20 kilomètres entre Marseille et Cassis. « Je suis très heureux, je ne m’attendais pas à courir aussi vite, je ne savais pas que j’avais battu le record », lance Kiprop Kimutai, avec un grand sourire. Présent dans le quatuor de tête dès le départ, aux côtés de son compatriote Gilbert Kiprotich, annoncé comme favori du jour pour qui il faisait d’ailleurs le lièvre dans un premier temps, le Kenyan de 22 ans a totalement dominé les débats à partir du septième kilomètre, en pleine première partie de l’ascension de la Gineste.

    « C’est monstrueux »

    Son échappée a laissé les spectateurs sans voix et a littéralement laissé le souffle coupé à ses concurrents. « J’ai fait un départ trop rapide, c’était trop difficile », analyse Louis Gilavert, pensionnaire de la SCO Sainte-Marguerite. Dès le départ, le rythme était très élevé, avec une allure de 20km/h en tête de course sur les cinq premiers kilomètres. Deuxième du marathon de La Rochelle en 2025, Kimutai a franchi l’arche de la mi-parcours au bout de 31 minutes et 20 secondes, et a ainsi creusé un écart conséquent avec le reste du peloton jusqu’à l’arrivée, où il accuse finalement moins de deux minutes d’avance sur le Djiboutien Sougueh et l’Ougandais Boch.

    « Le vent a aidé certainement, mais courir seul comme ça, c’est monstrueux », explique Benoît Z, ex-vainqueur du Marathon de Paris. Côté français, quatre d’entre eux ont complété le top 10, avec Enzo Couderchet en chef de file, devant Valentin André, Alexis Miellet et Quentin Meyleu. La victoire tricolore devra attendre.

  • [Marseille-Cassis] Les conseils de Yann Schrub

    [Marseille-Cassis] Les conseils de Yann Schrub

    À la veille de la course, les participants auront l’occasion de rencontrer Yann Schrub, médecin, champion d’Europe de cross et recordman d’Europe du 10 km sur route, ce samedi à 10h30, à Villa M Marseille, afin d’apporter son expérience de sportif de haut niveau et ses conseils pour aborder la course dans les meilleures conditions.

  • [Marseille-Cassis] Avant la course, l’excitation lors de la remise des dossards

    [Marseille-Cassis] Avant la course, l’excitation lors de la remise des dossards

    Comment entrer dans le concret avant une course ? En allant chercher son dossard, évidemment. Vendredi, les quelque 20 000 coureurs prévus au départ de la 47e édition de Marseille-Cassis se sont rués vers le parc Chanot. L’un des hangard, avec vue sur le stade Vélodrome, accueillait le village éphémère. Ses 43 stands d’exposants, de partenaires et de l’organisation formaient un véritable labyrinthe où l’ambiance était garantie.

    Dès l’entrée, des personnes de tous âges et de tous horizons se présentaient aux bénévoles pour récupérer leur précieux sésame. C’était le cas de David, Strasbourgeois venu spécialement pour l’occasion. Il s’apprête à découvrir, « en détente », la course. « La montée de la Gineste va être costaud, donc on va voir. J’ai plus l’habitude de faire des marathons, je vais essayer de ne pas partir trop vite et je vais demander des conseils », explique celui qui est venu courir avec sa femme et plusieurs amis.

    Marseille-Cassis est désormais réputé et s’internationalise de plus en plus avec environ 40 nationalités sur la ligne de départ. Herbert a fait le voyage depuis Vienne, en Autriche, pour être au départ de l’épreuve. « J’espère surtout que je vais rester en bonne santé, plaisante-t-il. Je suis venu parce que c’est un challenge et que les paysages sont magnifiques. J’espère qu’il y aura beaucoup de monde pour nous supporter. »

    Un sac rempli de surprises

    Après la remise du dossard et la déambulation parmi les stands, place au sac cadeaux, distribué par une armée de bénévoles vêtus de bleu. Georgina est l’une d’entre elles et en détaille le contenu : « Avec les consignes de course, nous mettons une flasque en plastique pour tous les coureurs, ainsi qu’une crème, des fruits secs et des bonbons. » S’ajoute aussi le t-shirt officiel de la course, couleur menthe à l’eau, en 2026.

    Dans les allées, les sourires et les selfies se multiplient à mesure que le village se remplit en cette fin d’après-midi. La fourmilière prend de l’ampleur. Baskets blanches et chaussettes rose fluo, Marie, Bretonne installée à Marseille, se dit « excitée » et a hâte de réaliser son second Marseille-Cassis : « Les dix premiers kilomètres vont être les plus stressants, surtout que ça remonte encore après. Mais l’ambiance va être bonne et on est tous dans la même galère. » Même constat chez Alice, d’un calme olympien, prête à affronter la course dominicale pour une troisième fois. à 18h30, le village ne désemplissait pas.

    Les participants ont jusqu’à samedi soir pour retirer leur dossard. Ensuite, il sera temps de prendre le départ.

  • [Marseille-Cassis] Une foule de personnalités au rendez-vous

    [Marseille-Cassis] Une foule de personnalités au rendez-vous

    De Thomas Pesquet à Pierre-Ambroise Bosse, en passant par Jean-Jacques Goldman, qui ne marchait pas seul d’ailleurs, le célèbre semi-marathon provençal Marseille-Cassis réunit, chaque année, une flopée de personnalités publiques de tous horizons.

    Principalement issus du monde sportif, souvent plus préparés à un tel défi, mais aussi issus d’autres univers, à l’instar de l’animateur Samuel Étienne, du journaliste Gilles Bouleau ou encore de l’ancienne directrice générale de la société Miss France, Sylvie Tellier. Pour cette 47e édition, trois anciens pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, qui ont assurément écrit certaines des plus belles pages de la natation française, seront, dimanche matin, prêt à défier le col de la Gineste : Camille Lacourt, le dossiste aux cinq titres mondiaux, l’Aubagnais Alain Bernard, champion olympique du 100m nage libre aux Jeux de Pékin en 2008, et Laure Manaudou, championne olympique du 400m nage libre aux Jeux d’Athènes en 2004. Si ces messieurs participeront pour la première fois à Marseille-Cassis, la célèbre protégée de Philippe Lucas et sœur du champion olympique Florent Manaudou a déjà participé à la grande course en 2018. Adepte de la course à pied depuis quelques années, elle s’était clairement fixé l’objectif de se présenter sur la course provençale, six mois après avoir passé la ligne d’arrivée de son premier Marathon de Paris en 4 h 30 min 44 s.

    Au-delà du trio de nageurs, l’ancien joueur de l’OM Dimitri Payet, le chef cuisinier Juan Arbelaez, la présentatrice TV Ophélie Meunier et l’humoriste Arnaud Tsamère seront aussi de la partie. Diane Leyre, miss France 2022, devait être présente, mais a préféré se retirer « par souci de sérénité et de sécurité », en raison des rassemblements prévus ce week-end.

  • [Marseille-Cassis] L’heure du grand défi pour les 20 000 participants

    [Marseille-Cassis] L’heure du grand défi pour les 20 000 participants

    Il sera 9 heures, dimanche, quand la première vague s’élancera.

    Dans ce groupe, qui donnera le ton d’une potentielle chasse au record, figureront les candidats à la victoire. Sachant que les premiers auront parcouru les 20 km en moins d’une heure. Et que l’objectif est même de faire mieux que les 57’18’’ du Kenyan Edwin Kipyego en 2015.

    Mais pour l’immense majorité, l’objectif est ailleurs. Pour chacun de ceux qui franchiront la ligne d’arrivée, ce sera une victoire. La victoire sur soi-même. La victoire sur les éléments. La victoire du dépassement de soi. « Chacun relève son défi personnel, avec comme maître mot la solidarité », insiste Danielle Milon. La maire de Cassis est une fervente supportrice d’une épreuve « qui a largement dépassé le cadre d’une simple compétition ».

    Se dire « je l’ai fait ! »

    Si dimanche sera la partie émergée de l’iceberg, Marseille-Cassis était déjà lancé dès l’arrivée de l’édition précédente. Et sept mois avant le grand départ, les 20 000 dossards étaient déjà attribués en un temps record. Qu’est-ce qui fait donc courir ces amateurs ?

    Il y a le prestige d’une épreuve qui rayonne bien au-delà de l’axe Marseille-Cassis. Le bonheur de traverser un parc national, celui des Calanques sur plus de 13 km, qui offre un cadre unique au monde. Et même si les participants n’ont pas vraiment le temps d’apprécier le paysage, une fois franchie la ligne d’arrivée, il y a la satisfaction de se dire « je l’ai fait ! ».

    D’autres peuvent également s’amuser à repérer les personnalités présentes sur la ligne de départ et qui, elles aussi, rêvent de venir à bout de la Gineste (lire par ailleurs). Dans un passé plus ou moins récent, certains ont ainsi pu se retrouver au côté de Jean-Jacques Goldman, Laure Manaudou, Nathalie Simon ou encore Thomas Pesquet. Ce dernier n’avait pas encore décroché les étoiles, mais en tandem avec son frère, le spationaute avait bouclé son Marseille-Cassis en deux heures.

    Sur les 20 km, le spectacle sera donc sur le bitume, avec des coureurs costumés. Mais il y aura également de l’ambiance sur des points stratégiques. Sur 17 postes, dont le premier après 2,3 km de course, des animations sont prévues. Avec comme fil conducteur la musique. En plein effort, les flonflons apporteront un encouragement apprécié et appréciable, transformant l’épreuve en fête géante.

    Côté performances, huit vagues de départ sont programmées, en fonction du niveau de chacun. La première vague, qui est aussi la plus rapide, partira sur une base de course autour de 1h30. La deuxième comprendra deux niveaux, à 1h30 et 1h45. Les six suivantes proposeront trois possibilités, avec un lièvre à 1h45, un à 2h et un troisième à 2h15. Ces coureurs d’allure seront reconnaissables à leur bannière colorée, quatre couleurs : vert, bleu, jaune et rouge, en fonction des objectifs de chacun.

    Pour ceux qui visent une performance, il sera possible à leurs suiveurs de connaître en direct leur temps de passage aux 5e, 10e et 15e km en se connectant sur le site officiel de la course.

    Question pratique, pour se rendre sur la zone de départ, au plus tard à 8h30, les engagés devront avoir leur dossard et leur bracelet « coureur » et se présenter sur l’esplanade Ganay, puis traverser le stade Vélodrome avant de rejoindre le boulevard Michelet : par l’allée Ray-Grassi (objectif moins de 1h45) ou le parvis Jean-Bouin pour les autres.

  • [Marseille-Cassis] Un plateau sportif relevé sur tous les tableaux

    [Marseille-Cassis] Un plateau sportif relevé sur tous les tableaux

    Malgré 20 000 personnes sur la ligne de départ au pied du Vélodrome, seule une poignée de participants peuvent se disputer la victoire finale au bout des 20 kilomètres de course. Chez les hommes, un grand duel s’annonce en perspective entre le Kenyan Gilbert Kipkosgei Kiprotich, champion national de 5 000 m en 2025, et le Djiboutien Houssein Sougueh, lauréat du semi-marathon de Brazzaville en août 2026.

    Ces deux grands favoris seront également concurrencés par le Rwandais Félicien Muhitara, vainqueur de Marseille-Cassis en 2024, et du Congolais Alex-Franck-Cliford Ngouari-Mouissi, deuxième des 20km de Tours en septembre 2026. « On aimerait bien que le record soit battu », lance Laurent Manneveau, responsable du plateau Élite de la course Marseille-Cassis. Pour rappel, le Kenyan Edwin Kipyego détient toujours la meilleure performance sur Marseille-Cassis avec un temps de 57 minutes et 18 secondes. Côté français, Alexis Miellet (voir ci-dessus) et Louis Gilavert vont découvrir le tracé provençal, aux côtés de l’expérimenté Nicolas Navarro. « Les traileurs et les triathlètes auront aussi leur mot à dire », prévient le directeur sportif de la section athlétisme de la SCO Sainte-Marguerite, conscient qu’un athlète français n’a plus remporté la course depuis Hassan Chahdi en 2022.

    Contrairement à leurs homologues masculins, les féminines tricolores se montrent très performantes face à la concurrence étrangère. Mélody Julien, deuxième de la dernière édition, devrait jouer les premiers rôles, avec Fadouwa Ledhem, multiple championne de France de 10km, et la triathlète Léonie Periault, cinquième des JO de Tokyo en individuel et médaillée de bronze en relais mixte. Elles devront toutefois se méfier de la Kenyane Lucy Macharia, pensionnaire du club organisateur.

  • [Marseille-Cassis] Alexis Miellet, demi-fondeur tout-terrain, vise les sommets

    [Marseille-Cassis] Alexis Miellet, demi-fondeur tout-terrain, vise les sommets

    Il chaussait du 26 qu’il baignait déjà dans ce milieu. Alexis Miellet est quasiment né avec des baskets de course aux pieds, portés par ses parents, ex-athlètes de haut niveau. « J’ai fait mon premier cross à l’âge de 3 ans, très très tôt. Mes parents étaient donc athlètes, j’ai toujours un peu été dans ce milieu-là, même si j’ai fait du foot jusqu’à mes 15 ans. C’est vraiment les cross UNSS qui m’ont poussé à me lancer à 100% dans la course à pied », explique l’intéressé. Le Dijonnais est devenu un homme tout-terrain. Piste, sous-bois et même route. Ce dimanche, il sera au départ de la 47e édition de Marseille-Cassis. Véritablement une première pour celui qui a découvert la course, en détente, l’an passé.

    Dernière ligne droite

    de sa première carrière

    « Ce sera une première fois et demie parce que j’ai accompagné ma conjointe l’année dernière. Je ne l’ai pas fait à fond, mais là, ce sera à fond cette année. C’est quand même une grande classique française. Après, je suis supporter de l’OM, donc forcément, ça va être un plaisir de faire une course où on part au pied du Vélodrome », s’amuse Miellet.

    Forcément, courir 20 km sur un tracé avec dénivelé, ce n’est pas trop sa tasse de thé à l’origine. Le demi-fondeur a adapté sa préparation pour être performant dans le col de la Gineste et ses alentours : « Oui, je suis spécialiste de plus court, 800, 1 500, 3 000 m steeple. Quand j’arrive sur du 10 km, je me débrouille plutôt bien, mais c’est moins ma spécialité. Là, c’est encore plus long. J’ai essayé de me préparer en conséquence, surtout que le parcours est assez particulier ».

    L’année 2026 d’Alexis Miellet a été remplie d’émotions diverses. Elle a sportivement débuté très tôt, dès janvier, avec un podium lors du relais mixte des championnats du monde de cross. Ensuite, sa vie et celle de Romane, sa compagne, a été bouleversée avec l’arrivée d’Ambre, leur petite fille. « J’ai été papa au mois de mars. C’était un peu plus compliqué sur la saison estivale, avec le sommeil en moins. Ce n’était pas optimal pour la performance, mais j’ai réussi à m’en tirer avec un titre de champion de France », raconte-t-il.

    Champion d’Europe 2024 du 3 000 m steeple, le pensionnaire du Dijon Université Club, son club de toujours, a été éliminé en séries des Europe de Birmingham, au mois d’août. Un coup de moins bien, dans une saison à rallonge, l’une de ses dernières. Celui qui trouve la piste « relativement monotone » et qui a « toujours voulu être polyvalent » ambitionne de finir sa carrière en stade aux Jeux de Los Angeles, en 2028, à 33 ans. Avec d’autres objectifs à venir : « Le dernier challenge, ce sera de participer une troisième fois aux Jeux Olympiques à Los Angeles. Après, j’aimerais avoir une belle carrière sur la route. Je sais que je ne pourrais pas faire les mêmes choses sur la route que sur la piste, car ce sont moins mes qualités. Et puis je vais prendre de l’âge ».

    Alexis Miellet pense aussi au présent et tentera, dimanche, d’ajouter son nom au palmarès du prestigieux Marseille-Cassis. « Il y a deux Kenyans qui sont vraiment costauds, mais être à la lutte pour le podium, c’est accessible. » Un podium avant de rejoindre les tribunes du Vélodrome pour suivre OM-Le Havre suffirait déjà à son bonheur.

    EN CHIFFRES

    57’18

    Le Kenyan Edwin Kipyego possède toujours, à l’heure actuelle, le record all-time du Marseille-Cassis.

    L’athlète a bouclé les 20 km du tracé en 57 minutes et 18 secondes.

    2022

    Depuis l’année 2022, aucun Français n’a levé les bras sur Marseille-Cassis.

    Le dernier à l’avoir réalisé : Hassan Chahdi, en 1 heure et 44 secondes.

    Cette année, Louis Gilavert, Alexis Miellet et Nicolas Navarro sont les Tricolores les mieux placés pour l’emporter.

  • [Marseille-Cassis] La course à pied, un tremplin vers l’emploi et l’inclusion

    [Marseille-Cassis] La course à pied, un tremplin vers l’emploi et l’inclusion

    Ils étaient près de 100 jeunes à participer à l’initiative Marseille-Cassis des quartiers, lancée en 2024 et étendue en 2025. Les organisateurs de la course et les différents acteurs du projet ont décidé d’une 3e édition pour cette 47e de l’épreuve bucco-rhodanienne. « Le bilan des deux premières éditions est relativement positif. On va dire que c’est une opération qui a été menée un peu rapidement, mais on trouvait que ça avait du sens. Force est de constater que les partenaires, France Travail, y trouvaient vraiment un bel intérêt », explique Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite.

    Pizzo et Gilavert comme parrains

    Le dispositif est cette année légèrement amplifié, avec trois axes travaillés. « 53 jeunes issus de structures marseillaises comme l’École de la 2e chance, l’Epide et l’Addap vont participer à ce Marseille-Cassis. Ils ont suivi un entraînement physique et se sont bien investis là-dedans ces derniers mois », détaille dans un premier temps Laurent Manneveau. Ensuite, des jeunes demandeurs d’emploi de la région de Marseille ont été sélectionnés par France Travail pour courir ou être bénévoles sur l’événement. Ils ont tous un lien avec le sport ou souhaitent y travailler, ils sont une quarantaine dans ce cas.

    Pour terminer, sur le volet santé et inclusion, 25 personnes en rémission de cancer seront également au départ de l’épreuve de 20 kilomètres.

    Cette fois, le champion du monde du 10 000 mètres Jimmy Gressier n’était pas disponible pour remettre les dossards aux participants. Mais deux autres membres de l’équipe de France seront présents, vendredi, à 14 heures, pour la distribution d’une partie des dossards. Charlotte Pizzo et Louis Gilavert, spécialistes de demi-fond et licenciés à la SCO Sainte-Marguerite, font office de parrain et marraine pour cette troisième édition.

    Au total, 118 personnes sont liées au Marseille-Cassis des quartiers en 2026. Un nombre régulier par rapport aux années précédentes.