Tag: Cassis

  • [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    Chaque visiteur qui s’arrête à Cassis ne peut manquer l’allusion : Qu’a vist Paris è noun Cassis a ren vist ! (qui a vu Paris, s’il n’a vu Cassis, n’a rien vu). Chaque année, ils sont 20 000 à avoir cette idée en tête. Après avoir vu Paris, ils n’ont qu’un objectif. Relier Marseille à la cité au pied du Cap Naille. « Chacun est victorieux de son propre Marseille – Cassis, qu’il le termine en 1h30 ou en plus de 3 heures », insiste Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte Marguerite.

    Le club est la cheville ouvrière d’une épreuve dont ce sera la 47e édition, le 25 octobre. Au fil des années, elle s’est ancrée dans le paysage régional, puis national et désormais international. Puisque les engagés viennent du monde entier désormais. Cette année, 80 nations seront au départ. Avec des pointures qui pourraient aller chercher le record établi par Edwin Kipyego en 2017 (57’ 18”).

    Un autre Kényan, Gilbert Kiprotich, sera à surveiller. Mais aussi le Djiboutien Hani Hersi et le Rwandais Muhitira, vainqueur en 2024.

    « Vivre l’effervescence »

    Pour que la course se déroule dans des conditions optimales, le concours de partenaires est capital. Il y a les institutions, en première ligne les municipalités de Marseille et Cassis, qui bénéficient d’un coup de projecteur original, grâce aux caractères particuliers d’une course qui traverse un parc national, avec les calanques en toile de fond.

    Danièle Millon résume le sentiment général des partenaires : « Nous sommes prêts à vivre une nouvelle fois l’effervescence d’une course incroyable. » La maire de Cassis souligne « l’aspect solidaire, avec les 800 bénévoles mobilisés et ces coureurs qui se lancent des défis à eux-mêmes ».

    Du côté de Marseille, le conseiller délégué aux équipements sportifs de proximité et aux pratiques sportives libres, Yahya Güngörmez, insiste sur le fait « que ce rendez-vous fait partie de l’identité de notre territoire et voir les gens courir donne des envies à d’autres de les rejoindre ».

    La Région et le Conseil départemental sont également des partenaires fidèles. « Nous sommes là pour soutenir une histoire, un art de vivre, des valeurs d’effort et de persévérance. Dans une passion commune dénommée Marseille-Cassis et une période particulière où retrouver du lien humain fait un bien fou », témoigne Ludovic Perney, vice-président (LR) de la Région. Alors que Thierry Santelli, son homologue du Département, salue « l’arrivée de partenaires privés de plus en plus nombreux. Une bonne chose car cela devient de plus en plus compliqué pour nos institutions d’accompagner de telles manifestations ».

    Parmi les institutions, la Drajes prolonge. Arrivée au club l’an dernier, lorsqu’a été mise en route l’initiative des courses du Mois de l’inclusion (Marseille en rose, Algernon, Courses de la mémoire et Marseille-Cassis), elle insiste sur les vertus d’une épreuve « qui va au-delà de la seule performance sportive. La course s’ouvre au sport santé, à l’insertion professionnelle, à l’inclusion. Elle permet au plus grand nombre de vivre une belle expérience », détaille Souad Dinar.

    Exemple de cette ouverture, les dossards solidaires. Cette année, mille ont été mis en vente. Cela va permettre d’apporter un soutien financier à quatre associations. La Maison des femmes Marseille-Provence, Sport dans la ville, la fondation Ambroise Paré de l’hôpital européen et Sauvage Méditerranée se partageront 200 000 euros.

    Dans neuf jours, les 20 000 participants prendront le départ du parvis du stade Vélodrome. Les premiers seront les coureurs en fauteuil, dès 8h45. à partir de 9h, la première des neuf vagues leur emboîtera le pas.

    Cette 47e édition sera la première dont le nom du principal partenaire sera mis en avant. AG2R La Mondiale a en effet intégré la grande famille « des Gaulois du sport » chers à Claude Ravel.

  • La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    Les caisses automatiques des parkings souterrains de la Métropole Aix-Marseille sont de véritables machines à sous pour certains. Malgré une année marquée par les sinistres avec l’incendie du parking République au mois de janvier et les changements de gestionnaires, les 5,7 millions de passages dans les parcs de stationnements d’intérêt métropolitains, en 2024, ont rapporté quelque 4,5 millions d’euros (avant impôts) à leurs gestionnaires, sur un chiffre d’affaires de 42,5 millions d’euros.

    C’est dire l’enjeu qui se profile avec la fin de six délégations de service publique d’ici à la fin du mois de mars 2029, sur les seize encore en vigueur sur le territoire métropolitain. Au total, quelque 5 021 places de stationnement dans quatorze parkings sont susceptibles de changer de délégataire.

    Quel mode

    de gestion ?

    Le contrat pour la gestion des parkings de La Ciotat (Verdun et Port de Plaisance) s’achève le 14 mai 2028, celui de l’hôtel de ville de Marseille, le 14 juin suivant. Viennent ensuite, à Marseille, les parkings République, Phocéens, Timone, Blancarde, Docks, Espercieux, le 30 novembre 2028. Puis, le 23 mars 2029, les parkings cassidains. Des échéances que la Métropole prépare avec soin.

    Ce vendredi, elle a commencé à consulter les entreprises pour réaliser des missions d’assistance technique, juridique et financière afin d’accompagner la fin des délégations actuelles, et surtout préparer leur renouvellement. « Chaque fois qu’un contrat de concession arrive à échéance, il est de la responsabilité du conseil métropolitain de choisir le mode de gestion le plus adapté en fonction du contexte et du plan d’investissement à porter », explique l’institution. « Les prestataires seront sollicités en tant que de besoin pour analyser la pérennité des atouts et de la pertinence de la délégation de l’exploitation de ce service public », assure aussi le cahier des charges.

    À Aix-en-Provence, le choix avait été fait de reprendre en régie sept des très lucratifs parkings de la ville, à la fin du mois de juin 2023. À Marseille, c’est le parking du cours d’Estienne-d’Orves qui, depuis le 1er juillet dernier, est repris par la régie des parkings métropolitains. Pour la raison inverse : les recettes de la délégation ne suffisaient pas à couvrir les redevances à payer à la Métropole.

    Optimiser les redevances

    Mais les fiches techniques qui encadrent les missions d’assistance laissent peu de mystère sur le choix de la Métropole. Dans son cahier des charges, l’intercommunalité rappelle les « avantages » de la délégation de service public face à la nécessité de garder ouverts ses parkings 24h/24, sept jours sur sept, et aux investissements à réaliser, laissés à la charge des gestionnaires.

    Après avoir dû largement financer la sécurisation des parkings marseillais, renforcée à la fin du dernier mandat, la Métropole espère désormais un « retour sur investissement » en intégrant d’emblée cette question dans les futurs contrats. Il s’agit aussi de « proposer un programme de travaux pertinent et efficient » qui devra être porté par les délégataires, à l’image des 5,6 millions d’investissements réalisés en 2024 sur la totalité des parkings délégués, des travaux structurels aux dossiers sensibles de l’accessibilité et de la sécurité incendie.

    Mais surtout, la Métropole veut récupérer sa part du gâteau. En 2024, elle avait récolté 10,9 millions d’euros de redevance auprès des délégataires, répartis entre une part fixe et une part proportionnelle au chiffre d’affaires. Un mode de calcul que l’intercommunalité veut « optimiser ». Et pour cause. En creux, elle pointe du doigt les montages juridiques réalisés par les délégataires. « Même quand la société dédiée à sa propre personnalité juridique, [il y a un] manque de lisibilité des comptes, notamment des charges de structure / charges d’exploitation ainsi que des recettes », déplore une annotation oubliée dans les documents.

    « L’objectif de la Métropole est d’intégrer dans ses contrats les clauses évitant que le délégataire ne réalise des profits excessifs au détriment de l’intérêt général », résume une de fiches de mission. Pour que les bandits manchots des parkings souterrains ruissellent davantage sur des finances métropolitaines en souffrance.

  • Titouan Droguet décroche son troisième titre Challenger à Cassis

    Titouan Droguet décroche son troisième titre Challenger à Cassis

    Le favori a été à la hauteur des attentes. Titouan Droguet, 103e mondial au classement ATP et tête de série n°1 du tournoi, a triomphé dimanche après-midi en finale du Challenger de Cassis face à l’Estonien Mark Lajal (6-4, 7-6 [7-3]). Le natif de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, s’offre ainsi son troisième titre sur le circuit Challenger, après Francavilla al Mare (en Italie) en mai 2024 et Royan (en Charente-Maritime) en juin 2025. Son sacre sur les courts cassidains lui permet de grimper à la 89e place mondiale. Depuis sa victoire en demi-finale samedi contre le Norvégien Nicolai Budkov Kjaer, il était assuré d’intégrer pour la première fois de sa carrière le fameux Top 100, à 25 ans. L’aventure provençale de Titouan Droguet s’est progressivement complexifiée. Après avoir aisément disposé de l’Aixois Maxime Chazal (6-4, 6-4) et du Néerlandais Gijs Brouwer (6-2, 7-6 [7-3]) lors des deux premiers tours, il a connu une première frayeur face à l’Estonien Daniil Glinka, finaliste de la dernière édition (4-6, 6-3, 6-2).

    Sixième vainqueur français à Cassis

    En concédant le premier set, le Francilien a dû redoubler d’efforts pour renverser la rencontre. Même scénario en demi-finale, où il a dû s’employer pour décrocher son billet pour la finale (6-7 [4-7], 6-3, 6-2). En s’imposant à Cassis, Titouan Droguet devient le sixième vainqueur français, après Enzo Couacaud, Jo-Wilfried Tsonga, Benjamin Bonzi, Hugo Grenier et Richard Gasquet.

  • [Tennis] Ces juges de ligne qui voient la balle avant tout le monde

    [Tennis] Ces juges de ligne qui voient la balle avant tout le monde

    Seriez-vous capable de voir précisément où a rebondi une balle qui fonce droit sur vous à plus de 200 km/h ? Sur les courts de tennis, les juges de ligne, eux, le sont. Leur mission : « Juger les lignes, annoncer les balles comme il faut, les faire péter quand elles sont très proches et savoir communiquer avec l’arbitre de chaise », résume Michel Morel, juge de ligne depuis 2008. Reconnu dans le milieu, cet Arlésien de 64 ans a déjà officié sur quinze éditions de Roland-Garros. Il connaîtra une seizième et dernière édition l’an prochain, la limite d’âge pour exercer étant fixée à 65 ans.

    Avant de tourner la page, Michel Morel compte bien profiter pleinement de ce rendez-vous qu’il attend chaque année avec impatience. « Ce sont toujours trois semaines intenses, mais c’est tellement kiffant de se retrouver là », confie celui qui prenait exprès des congés pour réaliser sa passion. Au mois de mai dernier, il a d’ailleurs vécu l’un de ces moments qui restent gravés. Il était 1 heure du matin lorsqu’il était toujours debout sur le court Suzanne-Lenglen, au cœur d’un match complètement fou entre Frances Tiafoe et Matteo Arnaldi.

    Œil affûté et nerfs solides

    « Pendant trois jeux, je n’ai eu que des balles au millimètre. Tu es dans un autre monde. À un moment donné, tu sais que, de toute façon, toutes tes annonces, elles vont être bonnes, quels qu’ils soient, parce que t’es dans l’action », raconte-t-il, en ayant conscience qu’il a fait partie des 350 Français sélectionnés pour arbitrer sur l’une des quatre plus grandes compétitions de la planète.

    Si l’œil est évidemment essentiel, être un bon juge de ligne ne se résume pas à avoir une bonne vue. « Il faut de la concentration et être endurant physiquement parce qu’on fait des rotations d’1h20 en plein cagnard », ajoute Michel Morel. Avec les années, l’expérience finit par faire la différence. À force d’observer des milliers de trajectoires, le juge de ligne développe presque un sixième sens. « On va savoir si elle est bonne et si on est sûr de nous, ça s’entend à la voix. L’arbitre de chaise va savoir si on s’est planté ou si on n’a pas pris la bonne décision. Une petite voix tremblotante va laisser planer du doute, alors qu’une voix sèche, assurée et que l’on fait péter, ça annonce de la certitude et ça rassure à la fois l’arbitre et les joueurs », explique le doyen du tournoi cassiden, évalué par les arbitres de chaise et les conseillers techniques lors des rotations. « On est noté sur notre voix, nos annonces, notre communication, notre tenue et notre régularité », détaille Michel Morel, irréprochable sur tous ces points.

    Challenger de Cassis : les résultats de jeudi

    N. Budkov Kaer (NOR) b. Y. Ghazouani Durand (FRA) (6-1, 7-6)

    M. Lajal (EST) b. S. Gueymard Wayenburg (FRA) (6-7, 6-3, 6-4)

    M. Echargui (TUN) b. B. Harris (GBR) (7-5, 1-6, 7-6)

    R. Betrand (FRA) b. R. Perot (FRA) (6-1, 6-0)

    Le programme de vendredi

    T. Droguet (FRA) – D. Glinka (EST)

    N. Budkov Kjaer (NOR) – M. Echargui (TUN)

    R. Bertrand (FRA) – M. Lajal (EST)

    U. Blanchet (FRA) – D. Masur (ALL)

  • Ces professionnels aux petits soins des joueurs du tournoi de Cassis

    Ces professionnels aux petits soins des joueurs du tournoi de Cassis

    Certaines mains sont parfois aussi importantes que d’autres. Pour prendre soin des tennismen, galopant activement sur les courts, sous un soleil de plomb, les tournois misent sur des spécialistes. Que ce soit sur le tour mondial ou sur le circuit secondaire, comme à Cassis, les kinés sont des maillons importants de la chaîne. Le bon fonctionnement de la compétition passe également par eux. À Cassis, Martin Bourgninaud fait partie d’un petit groupe de physios s’occupant des joueurs durant chaque journée. « On est à la disposition des joueurs sur tout le tournoi, d’une heure avant le premier match jusqu’à la fin du dernier match. On est capables de les voir dans la salle de soins ou on a également une partie où on peut intervenir sur le terrain, si le joueur nous appelle pour un soin. »

    Les va-et-vient ne sont pas forcément incessants, mais il peut y avoir quelques moments de rushs, en fin de journée, quand les joueurs ont tous fini leur partie. « Il y a trois types de joueurs, ceux qui ont des problèmes spécifiques, donc des blessures, des petits problèmes qui traînent. Pour ça, on fait des soins. Il y a aussi la partie récupération ça, ce sont des massages, et il y a la partie strapping pour les matches. Donc ceux qui ont besoin, on leur pose des bandes, on les mobilise à l’articulation, aux muscles », décrit le jeune kinésithérapeute basé à Marseille.

    Mainmise totale sur les soins donnés aux joueurs

    Ce dernier participe généralement à 4 ou 5 tournois de ce type par an. En plus de Cassis, il a été mobilisé sur l’ATP 250 de Lyon, l’Open 13 avant sa disparition ou encore le tournoi de padel se déroulant au Palais des Sports de Marseille. Ayant travaillé sur des compétitions du tour principal, les différences sont nombreuses par rapport à Cassis. « La plus grande différence pour nous, les kinés, c’est que sur un tournoi 250, on a des kinés de l’ATP qui sont avec nous. Il y a deux kinés de l’ATP, et nous, on est souvent deux locaux. C’est eux qui prennent le lead sur nous. C’est-à-dire que c’est eux qui font les interventions sur le terrain, c’est eux qui voient la majorité des joueurs pour les problèmes les plus importants, parce que les joueurs les connaissent. On est un peu au second plan. Les tournois Challengers, c’est presque plus intéressant pour nous, parce qu’on est vraiment en charge de tout », détaille Martin Bourgninaud. Le cabinet Pro 16, basé à la Capelette (10e), est mobilisé cette semaine pour chouchouter chaque joueur et rendre plus compétitif le Challenger 75 de Cassis.

    Les résultats du mardi

    En 16es de finale :

    U.Blanchet (FRA) b. L.Lokoli (FRA) (6-3, 6-3) ; J.Rodionov (AUT) b. M.Bobichon (FRA) (7-6, 6-1) ; M.Lajal (EST) b. L.Couturier (FRA) (6-3, 6-3) ; N.Budkov Kjaer (NOR) b. F.Balshaw (FRA) (6-4, 6-4) ; S.Gueymard Wayenburg (FRA) b. M.Malige (FRA) (6-0, 6-1) ; M.Erhard (FRA) b. B.Pietri (FRA) (6-3, 6-4) ; R.Perot (FRA) b. G.Onclin (BEL) (6-4, 6-2) ; R.Bertrand (FRA) b. M.Scaglia (FRA) (6-2, 6-4) ; D.Masur (ALL) b. D.Added (FRA) (6-4, 6-4) ; D.Rincon (ESP) b. M.Dhamne (IND) (6-3, 6-4) ; Y.Ghazouani Durand (FRA) b. M.Janvier (FRA) (2-6, 6-3, 7-5)

    Programme de mercredi

    Central – début 10h30 :

    U.Blanchet (FRA) vs D.Rincon (ESP) ; D.Masur (GER) vs J.Rodionov (AUT) ; T.Droguet (FRA) vs G.Brouwer (NED)

    Court 1 – début 10h30 :

    M.Erhard (FRA) vs D.Glinka (EST)

  • Ces tennismen qui bouclent difficilement leur fin de mois

    Ces tennismen qui bouclent difficilement leur fin de mois

    En atteignant les huitièmes de finale de l’US Open, Arthur Gea est d’ores et déjà assuré de repartir avec un chèque de 480 000 dollars, soit environ 431 000 euros. Une somme qui illustre les enjeux financiers d’un Grand Chelem, où seuls les joueurs classés parmi les 250 meilleurs mondiaux peuvent espérer prendre part au tableau principal. Mais cette dotation est loin de refléter la réalité de la majorité des tennismen professionnels. À titre de comparaison, le Vauclusien n’avait touché que 8 000 dollars, soit environ 7 000 euros, après sa victoire fin juillet au Challenger de Granby, au Canada. Sur ce circuit « secondaire », où figure notamment l’Open Cassis de Provence, les gains sont nettement moins conséquents. « Ce n’est pas possible de vivre sur les circuits secondaires sans mécènes prêts à investir sur nous ou sans parents qui mettent du beurre dans les épinards », souligne Benjamin Pietri (786e mondial). Le Fréjussien a franchi la phase des qualifications lundi en s’imposant face au Marseillais Hugo Car. Une victoire qui lui a rapporté quatre points au classement ATP et un chèque de 1 000 euros.

    La situation s’améliore

    « Je ne sais même pas si ça va me rembourser les frais que j’ai eus précédemment dans la saison », ajoute Pietri, conscient des charges qui pèsent sur un tennisman professionnel. « Il faut payer les salaires de l’entraîneur, du kiné et du préparateur physique, puis les chambres d’hôtel, les billets d’avion et les repas, pour moi et pour le coach. Ça peut facilement revenir à 2 500 euros par tournoi. Sur un Challenger comme Cassis, si tu fais quart de finale, tu gagnes 2 500 euros, une fois les taxes enlevées », détaille Antoine Escoffier (998e). À 34 ans, le pensionnaire du TC Marignanais a définitivement fait une croix sur le circuit Challenger. « Si l’on n’a pas le classement suffisant pour être aux qualifs des Grands Chelem, on ne peut pas suffisamment gagner sa vie », martèle Escoffier. L’Aixois d’adoption a toutefois remarqué que l’ATP a fait des efforts ces dernières années. En effet, la dotation globale du circuit Challenger a atteint un record historique de 32,4 millions de dollars pour la saison 2026. Le montant total des prize money a progressé de 167% depuis 2022. Des efforts ont été consentis, mais ils n’ont pas encore véritablement changé le quotidien de ces centaines de passionnés qui consacrent leur vie à leur sport.

    Résultats du lundi

    G. Brouwer (NED) b. M. Martineau (FRA) (6-2, 3-6, 7-6) ; D. Glinka (EST) b. R. Peniston (GBR) (7-6, 6-2) ;

    M. Echargui (TUN) b. L. Poullain (FRA) (6-4, 6-2) ;

    B. Harris (GBR) b. H. Grenier (FRA) (7-5, 6-3) ;

    T. Droguet (FRA) b. M. Chazal (FRA) (6-4, 6-4).

    Programme du jour

    Central – début 10h00

    U. Blanchet (FRA) vs L. Lokoli (FRA)

    M. Bobichon (FRA) vs J. Rodionov (AUT)

    L.Couturier (FRA) vs M. Lajal (EST)

    N. Budkov Kjaer (NOR) vs F. Balshaw (FRA)

    Court 1 – début 10h00

    M. Malige (FRA) vs S. Gueymard Wayenburg (FRA)

    B. Pietri (FRA) vs M. Erhard (FRA)

    G. Onclin (BEL) vs R. Perot (FRA)

    M. Scaglia (FRA) vs R. Bertrand (FRA)

    Court 2 – début 10h00

    D. Added (FRA) vs D. Masur (GER)

    M. Dhamne (IND) vs D. Rincon (ESP)

    M. Janvier (FRA) vs Y. Ghazouani Durand (FRA).

  • Le Challenger de Cassis accueille le gratin mondial du tennis

    Le Challenger de Cassis accueille le gratin mondial du tennis

    Est-ce qu’Arthur Gea peut devenir le sixième Français à remporter le Cassis Open Provence ? Le tennisman originaire de Carpentras, dont l’ascension fulgurante jusqu’à la 85e place mondiale n’a pas échappé aux passionnés de la petite balle jaune, pourrait arriver sur le Challenger 75 cassiden avec le statut de tête de série n° 1. À condition toutefois que son aventure à l’US Open [il a affronté l’Américain Zachary Svajda au deuxième tour dans la nuit de jeudi à vendredi] s’arrête avant le début du tournoi provençal et qu’il soit suffisamment remis physiquement pour y participer.

    Outre Gea, seize autres membres du Top 200 mondial seront présents dans ce tableau. Huit d’entre eux ont déjà intégré le Top 100 par le passé. « On a une belle densité de joueurs pour un tournoi de cette catégorie », se félicite Frédéric Moschetti, directeur du Cassis Open Provence, conscient que l’organisation d’un tel événement est de plus en plus difficile économiquement. Mais à ses yeux, le jeu en vaut la chandelle, notamment pour le public provençal. « On n’a pas les barrières qu’on a un peu classiquement sur les tournois ATP. C’est donc assez facile d’avoir accès aux joueurs, de faire une photo, d’avoir une dédicace ou de les croiser quand on déjeune. Je pense que c’est vraiment cette proximité-là qui plaît beaucoup aux gens, de pouvoir être immergés au plus près, avec une taille qui reste à taille humaine », poursuit-il, alors que son Challenger est l’une des seules et dernières grandes compétitions du territoire avec celui d’Aix-en-Provence.

  • À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    À La Ciotat, des restaurants poursuivis refusent de tirer le rideau

    « La Préfecture reprend la syntaxe de l’enquête, alors qu’elle est pleine d’erreurs. On ne peut pas exiger une fermeture sur la base de soupçons, il faut des certitudes », s’est indigné Maitre Nicolaï Gregory, jeudi, devant le Tribunal administratif de Marseille, dans le cadre d’un plaidoyer pour demander la réouverture des restaurants cassidains Don Camillo et Dolce Vita, dans le viseur de la justice depuis quelques mois. Visés par enquête menée par le parquet de Marseille, la brigade de recherches d’Aubagne et le groupe interministériel de recherche (GIR) de Marseille pendant un an d’après La Provence, les établissements avaient été perquisitionnés en juin pour soupçons de blanchiment et travail dissimulé. Les enquêteurs estimaient alors, toujours selon La Provence, une dissimulation de recettes d’au moins 700 000 euros par an et par établissement. Les propriétaires avaient dans la foulée été placés sous contrôle judiciaire et ont été interdits de gérer leur structure. Mais, alors qu’aucun procès n’a encore eu lieu, la Préfecture des Bouches-du-Rhône a décidé de renforcer ses mesures de précaution en ordonnant leur fermeture administrative pour six mois, sur le fondement de la loi narcotrafic, dans le cadre de soupçons de blanchiment d’argent. De quoi pousser Maitre Nicolaï, avocat des deux structures, devant le Tribunal administratif à demander l’annulation de cet arrêté. « Les anciens responsables ont été écartés et c’est désormais un nouveau gérant qui s’occupe des structures et, malgré le harcèlement que lui imposent les forces de police, aucune infraction n’a été constatée, a-t-il souligné pendant l’audience. Et cette durée de six mois est folle, les restaurants ne pourront pas survivre. »

    La Préfecture entend

    « défendre l’économie »

    La représentante de la Préfecture a, sans surprise, maintenu ses positions, soulignant que les activités de blanchiment, répondant à un « système installé depuis plus de 10 ans d’après l’enquête », constituaient un danger pour l’équilibre de l’économie locale. « Le blanchiment ne se contente pas d’accompagner, il participe à la criminalité organisée, (…) ce qui justifie cette décision », a-t-elle par ailleurs souligné en introduction. À propos du changement de propriétaire, elle assure que la Préfecture ne l’a jamais directement mis en cause, mais insiste sur sa présence dans l’entreprise depuis 2024 et note « une forme de continuité » entre l’ancienne et la nouvelle équipe. Concernant le reste des employés, pour beaucoup venus en soutien lors de l’audience, une démarche interprétée par Maître Nicolaï comme preuve de l’absence de « traite des êtres humains » évoquée dans l’enquête, la Préfecture y voit, elle, une certaine logique. « Nombreux d’entre eux sont là depuis un moment et sont même accusés d’avoir participé aux infractions », a-t-elle asséné.

  • [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    [C’est l’été] Jazz et classique en harmonie aux Accords de Cassis

    « J’ai à cœur de rassembler tout le monde », déclare Nicolas Dautricourt, violoniste professionnel et directeur artistique des Accords de Cassis. « La musique classique ou le jazz, ça peut faire peur à un public non initié, mon grand challenge, c’est de réussir à parler à tout le monde », annonce-t-il. De Paul Lay, « une grosse pointure du piano jazz », à Mozart, en passant par Bach, Schumann ou encore Dvorák, le directeur artistique raconte « chercher chez les artistes, l’œuvre qui va captiver l’auditoire du début à la fin ».

    Quatre soirées d’exception

    Ayant à cœur de réunir musiciens amateurs et professionnels au sein du festival, Nicolas Dautricourt explique proposer « un format assez unique avec des concerts de prestige le soir et, en journée dans les rues de Cassis, des concerts offerts aux passants par des musiciens amateurs bénévoles ». Le soir, en attendant les artistes internationaux, des concerts « Happy Hour » seront également proposés de 19h à 20h. C’est l’Orchestre des Colibris qui ouvrira le festival sur l’esplanade Aristide-Briand, le mercredi 19 août. « C’est un petit orchestre coup de cœur, formé par des jeunes sourds ou malentendants. Ils sont appareillés pour la plupart d’entre eux. Ils jouent très bien, ça va être magnifique », s’impatiente Nicolas Dautricourt.

    « Cette première soirée est presque 100% marseillaise », se félicite le directeur artistique pour qui « c’est un effort symbolique d’ouvrir le festival international avec des ensembles de la région ». « Le but de ces quatre jours, c’est que Cassis résonne de musiques festives, c’est un festival très éclectique, très rassembleur aussi », se réjouit Nicolas Dautricourt qui se dit « heureux et fier de ces moments de partage ».

    Le violoniste professionnel explique qu’il s’entoure de musiciens rencontrés au « gré des festivals ici et là. Ce sont tous des artistes internationaux très reconnus, mais aussi des personnes qui s’adressent au public », se félicite-t-il.

    « La dernière soirée sera festive, avec un final en feu d’artifice ! », annonce Nicolas Dautricourt.

    Alors que les derniers préparatifs se mettent en place, le directeur artistique se réjouit de retrouver le public : « J’ai l’impression que les Cassidains attendent cet événement, même les jeunes. On se dit qu’on ne travaille pas pour rien, ça fait vraiment plaisir », conclut-il avec fierté.

    Andréa Goyard-de Castro

    Renseignements : 06.12.28.65.93

    Réservations : www.lesaccordsdecassis.fr

  • Trente logements sociaux inaugurés à Cassis

    Trente logements sociaux inaugurés à Cassis

    « Une résidence à taille humaine et de qualité », soulignent les protagonistes. Ce projet
    « illustre notre volonté de préserver l’âme de Cassis et de permettre aux actifs, aux familles et aux jeunes de pouvoir se loger ici ! », a rappelé Danielle Milon. Plus d’une vingtaine de familles cassidaines devaient dès juin amménager dans les logements flambant neuf.