Tag: Athlétisme

  • Marseille Provence Athlétisme, le petit nouveau

    Marseille Provence Athlétisme, le petit nouveau

    Vous connaissez sans doute la Sco Sainte-Marguerite, l’ASPTT ou même l’Olympique de Marseille, mais un petit nouveau vient d’apparaître dans le paysage de l’athlétisme marseillais. Marseille Provence Athlétisme vit actuellement ses premières semaines. Une naissance notamment orchestrée par Chloé Maurin, présidente et ancienne spécialiste de saut en longueur (record à 6m33), et Kentin Malcuit, trésorier et adepte du demi-fond.

    Les deux amis racontent la genèse de ce projet. « Il y a beaucoup de clubs d’athlétisme à Marseille, mais aucun qui correspondait à notre vision. C’est-à-dire un accompagnement des athlètes et également essayer d’ouvrir le plus possible le monde de l’athlé aux personnes qui n’ont pas la possibilité de s’entraîner et de découvrir notre sport. Par exemple, s’implanter dans les quartiers nord », explique Chloé Maurin.

    Se solidifier et grandir

    Pour grandir, la quête des licenciés est lancée pour le MPA. Pour cela, « une grosse pub sur les réseaux sociaux » a été faite et les réponses sont positives. Le staff se construit, avec trois dirigeants et des coaches pour chaque grande discipline (sprint, demi-fond, lancer, saut, trail). À propos des entraînements, l’envie est de « pouvoir mailler le territoire marseillais », raconte les deux dirigeants. Se focaliser sur les stades Delort et Luminy, mais aussi à Roger-Couderc (15e).

    Pour cette première saison, l’idée est de s’appuyer sur « une base de licenciés corrects, qu’on arrive à fidéliser », mais aussi de monter des projets, comme une course. Ce jeune club souhaite mettre « les athlètes au centre des décisions et créer des pôles », pour que personne ne s’accapare les décisions. Le MPA affiche une identité locale forte, jusque sur le logo, moderne, désigné par l’un de leurs athlètes.

  • Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Athletisme : Entresangle termine aux bords de la Méditerranée

    Une dernière pour la route, pour boucler une saison ayant débuté à la fin de l’hiver. Clara Entresangle, 21 ans, a tenu son rang pour sa découverte des championnats d’Europe élites. À Birmingham, la jeune Vauclusienne arrivait avec le 5e chrono des engagées et a finalement pris la 6e place de la finale du 3 000 m steeple. Elle a pu faire la connaissance de nombreux athlètes de l’équipe de France. « Au début, c’était un peu impressionnant. J’ai rencontré toutes les personnes que je regardais encore à la télé l’année dernière. Mais entre les disciplines, tout le monde parle avec tout le monde et c’est assez sympa. »

    Un podium pour finir ?

    Également spécialiste du cross et de la route, l’athlète de Cavaillon court en compétition depuis le début de l’année. Ce 1er septembre, elle effectuera sa dernière course en 2026. Celle qui est entraînée par son père, Nicolas, sera au départ des Jeux Méditerranéens. Une compétition un peu spéciale, mettant souvent en avant la jeunesse. « Je pars du 27 août au 4 septembre. Pour cette année, ils voulaient mettre en avant les espoirs et essayer de sélectionner au moins un espoir pour chaque discipline. Et après, pareil, il y avait des minimas qu’il fallait réaliser pour pouvoir prétendre à cette sélection », détaille l’athlète.

    Et l’objectif pour ce rendez-vous italien, à Taranto ? « Je ne connais pas encore la start-list exactement, mais d’après ce que j’ai compris, j’ai le deuxième temps. Donc, aller chercher un podium, ça pourrait être l’objectif. » Ensuite, viendront les vacances, avant de reprendre le chemin de l’entraînement afin de se préparer pour une saison 2027 qui s’annonce semblable à celle de l’année en cours.

  • [Athlétisme] Entresangle, Djouhan et Wilkes finalistes européens

    [Athlétisme] Entresangle, Djouhan et Wilkes finalistes européens

    Quatre-vingts Tricolores aux championnats d’Europe, trois étaient originaires des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Lolassonn Djouhan, Thomas Wilkes et Clara Entresangle se sont respectivement qualifiés pour les finales du lancer du disque, du 110 m haies et du 3 000 m steeple. Tous les trois sont revenus sur leur vécu durant cette compétition à Birmingham.

    Thomas Wilkes,

    4e du 110 m haies

    Finir 4e, à une seule place de la médaille, peut ressembler à une énorme frustration, un échec parfois. Dans le cas de Thomas Wilkes, c’est la récompense d’un travail de plusieurs saisons. 4e en 13.36, à 22 ans, une position inespérée il y a quelques mois pour le hurdleur martégal. « C’était un mélange d’émotions, parce que j’avais un peu de frustration quand j’ai vu 4e s’afficher. Mais après quand j’ai vu l’écart qu’il y avait avec le 3e, j’étais à ma place et je n’ai aucun regret », racontait-il le lendemain de sa finale.

    Les haies françaises ont tenu leur réputation avec également la médaille d’argent de Just Kwaou-Mathey et la 6e place de Théo Pedre. Place au prestigieux meeting de Zürich pour Thomas Wilkes avant de terminer sur les Jeux Méditerranéens, fin août.

    Lolassonn Djouhan,

    11e du lancer du disque

    Tout d’abord, Lolassonn Djouhan a poussé un ouf de soulagement. Le lanceur lui aussi licencié à Martigues a franchi le cap des qualifs, ce qu’il n’avait pas réussi à faire ces dernières années, en championnats. « L’exercice des qualifications est toujours difficile, mais je me suis vite tourné vers la finale parce que ça allait être costaud », explique-t-il. En effet, la finale fut l’une des plus denses de l’histoire. Il fallait faire 69m53 pour être médaillé et s’approcher à 3 mètres du record du monde pour l’emporter (72m51).

    « Les championnats d’Europe, ce sont nos Mondiaux », s’amuse le Martégal. Finalement, il terminera 11e avec 62m28, sans être réellement satisfait de sa production. Sa saison est terminée, mais les entraînements se poursuivent pour celui qui arrêtera sa carrière après les JO de Los Angeles, en 2028.

    Clara Entresangle,

    6e du 3 000 m steeple

    Clara Entresangle était, elle, en pleine découverte. Une première en élites, malgré un statut déjà élevé de 5e Européenne avant ces championnats. L’athlète de Cavaillon s’est fait peur en séries avec une chute, mais elle ne s’est pas affolée pour assurer sa qualification. En finale, elle a toujours été bien placée avant de subir légèrement l’accélération des favorites. Les Allemandes et Alice Finot (2e) se sont envolées et la demi-fondeuse de 21 ans a pris la 6e place (9:21.07), restant à quatre secondes de son record.

    « Je me suis régalée sur cette course, j’ai donné tout ce que j’avais malgré le manque de fraîcheur, et c’était bien cool », a décrit la jeune prodige.

  • Lolassonn Djouhan verra la finale, Wilkes l’espère aussi

    Lolassonn Djouhan verra la finale, Wilkes l’espère aussi

    La France et même les Bouches-du-Rhône seront représentés lors de la finale du lancer du disque des championnats d’Europe d’athlétisme. Lolassonn Djouhan, 35 ans désormais, a réussi à s’extirper des qualifications ressemblant fortement à un bourbier.

    « Enfin ! » a dû se dire Lolassonn Djouhan après la qualification du lancer du disque. Le discobole licencié à Martigues avait buté à ce stade de la compétition lors des derniers événements internationaux et voulait briser cette malédiction. Peu en confort avec ces épreuves souvent disputées le matin, « trop tôt pour pouvoir réveiller le corps d’un lanceur », nous avait-il dit la semaine passée. Cette fois, il a également tremblé mais a assuré sa place en finale avec un dernier jet à 63m10 et la 2e place du groupe de qualifications A. Seul l’ancien champion du monde suédois Daniel Stahl est allé plus loin dans la matinée de mardi.

    « J’espérais que tout se passe bien et grâce à Dieu, ç’a été le cas. Il fallait être combatif jusqu’au bout et surtout je voudrais dire merci à ma coach et toute l’équipe autour de moi. C’est la première fois que j’arrive dans un concours serein, à tête reposé donc ça donne de belles choses », a-t-il témoigné au micro de France Télévisions. L’homme semblait apaisé, sur son petit nuage et a même eu l’opportunité de saluer son fils, Jules. Après son dernier lancer, il a serré les poings et levé les bras, satisfait d’enfin passer ce cap important. Tout est possible lors d’une finale, où il faut entrer dans le top 8 pour obtenir six essais.

    Pour cette édition 2026 des championnats d’Europe, la finale du lancer du disque se dispute non pas le lendemain, mais deux jours après les qualifications. Le natif de Montargis jouera les médailles, ce jeudi, à partir de 21h45. Ce sera seulement 16 minutes après le départ de la finale du 3 000 m steeple féminin. La jeune Vauclusienne Clara Entresangle, 21 ans, en sera, tout comme deux autres Françaises : la championne d’Europe en titre Alice Finot et Flavie Renouard.

    Wilkes, prochain provençal en piste

    Entresangle s’est fait peur lors du premier tour avec une chute en franchissant une rivière. Le rythme moyennement élevé lui a permis de recoller directement au groupe de tête et de terminer dans les 8 premières places (5e), synonyme de qualification.

    Ce mercredi, c’est un autre membre du Martigues Sport Athlétisme qui entre en piste. Thomas Wilkes débute directement en demi-finales, étant top 12 européen sur sa discipline de prédilection, le 110 m haies. Sa première aventure avec l’équipe de France élites, à tout juste 22 ans, se lancera à 20h55, heure française. Avant une potentielle finale à 22h47, clou de la 3e soirée du rendez-vous en terres anglaises.

  • Isaiah Sy, un sniper phocéen parti à la conquête du rêve américain

    Isaiah Sy, un sniper phocéen parti à la conquête du rêve américain

    Chez Isaiah Sy, le basket est avant tout une affaire de famille. Son père n’est autre que Mohamed Sy, ancien professionnel originaire du quartier La Castellane à Marseille. « Je suis né avec un ballon entre les mains », sourit le Rémois de naissance, ville dans laquelle son paternel a évolué entre 2002 et 2006. « Voir mon père jouer quand j’étais petit, c’est quelque chose qui m’a vraiment apporté cette passion pour le basket », poursuit-il.

    Aujourd’hui, Isaiah a tracé sa propre route, loin de l’ombre paternelle. Formé à Fos-sur-Mer, puis à Roanne au cours de son parcours junior dans l’Hexagone, le minot Sy a fait le choix de traverser l’Atlantique afin de poursuivre sa progression et y faire ses études. « Je n’ai pas réussi à trouver un endroit en France, on m’a dit que je n’avais pas le niveau. Partir aux États-Unis était un pari au départ. C’était un investissement, mais dans le pire des cas, je me disais que je reviendrais en France en étant bilingue et avec une expérience à l’étranger notable », détaille celui qui s’est exilé en 2022, à 18 ans, dans une « prep school » en Caroline du Nord.

    Un monde nouveau

    Après une première année à la Combine Academy, puis une saison en Junior College à Cloud County dans le Kansas, le nom d’Isaiah Sy était sur les bouches de tous les recruteurs de Division 1. Ses qualités de sniper, avec un exercice à 47,1 % de réussite à 3-points, lui ont ouvert les portes d’Oregon State. « C’est la meilleure décision de ma vie », martèle le Phocéen.

    Les premiers mois de son aventure américaine n’ont toutefois pas été de tout repos. « Je parlais un petit peu anglais, mais il y a une différence entre parler anglais et devoir l’utiliser tous les jours avec les gens, les coachs, etc. », raconte-t-il. Une adaptation parfois compliquée durant les premiers mois, avant que tout ne rentre dans l’ordre. « Que ce soit les gens qui m’ont accueilli, les coachs ou les personnes de la communauté, ils m’ont tous super bien reçu », apprécie le jeune basketteur.

    Il s’est pleinement épanoui dans ce système éducatif axé particulièrement sur le sport. « Tout est orienté autour de ton emploi du temps par rapport au sport. On avait entraînement de 7h à 11h, puis ils vont mettre les classes l’après-midi ou entre les entraînements pour ne pas gêner sur ton évolution », ajoute l’ailier qui a gagné sa place dans le cinq de départ d’Oregon State à l’aube de sa deuxième saison.

    Il a terminé deuxième marqueur de son équipe avec une moyenne de 10 points, 4,6 rebonds et 1,7 passe décisive en 28 minutes de jeu. « Je suis un leader et un shooter capable de bien défendre vu ma taille », souligne le sniper de 2m01, conscient que 68,6 % de ses tirs tentés l’an dernier l’étaient derrière l’arc des trois points.

    Dans les pas de Kawhi

    Son profil de « 3&D » a tapé dans l’œil de San Diego State, une université réputée en Californie par laquelle sont passés pas moins de 17 joueurs NBA, dont le double MVP des finales Kawhi Leonard. « J’ai eu plusieurs contacts, dont des écoles réputées comme Gonzaga, mais j’attendais la bonne opportunité », glisse Isaiah, futur ambassadeur du jumelage entre les villes de Marseille et San Diego. L’université californienne a recruté en avril Nick Anderson au poste de « guard », mais le Texan a été victime d’une rupture des ligaments croisés avant d’intégrer le campus. « Ils m’ont directement appelé pour le remplacer et m’ont dit qu’ils ne comprenaient pas pourquoi j’étais toujours disponible », confie Sy, destiné à avoir un temps de jeu conséquent dans une des meilleures universités du pays, finaliste NCAA en 2023. La voie royale vers la NBA. « C’était un rêve quand j’étais en France, mais maintenant que j’en suis là, je sens que c’est un objectif atteignable », partage Isaiah. Il pourrait bien devenir le premier provençal à rejoindre la Grande Ligue.

  • Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Clara Entresangle, néophyte dans la cour des grandes

    Le demi-fond français est en train d’entrer dans une nouvelle dimension. Du 800m au 5 000m, les Tricolores brillent et se font une place de choix sur la scène internationale. L’année 2026 ne déroge pas à la règle et un nouveau phénomène a fait son apparition au sommet des bilans. Son nom ? Clara Entresangle. Son âge ? 21 ans. L’athlète de Cavaillon est spécialiste du 3 000m steeple, mais elle ne se contente pas de répéter ses gammes sur cette seule discipline.

    Cette saison est, pour la Vauclusienne, celle de l’explosion. Championne du monde universitaire de cross, recordwoman de France U23 du 10km et du 3 000m steeple, elle a également réalisé deux fois les minima français sur cette dernière distance. Des performances de choix et une participation à sa première compétition élites avec l’équipe de France : les championnats d’Europe de Birmingham. La principale intéressée explique ce qui lui a fait gagner 30 secondes sur son record personnel. « On a changé des choses dans l’entraînement avec Papa. On a fait plus de volume, donc ça m’a fait énormément progresser sur le fond et ça, on s’en est rendu compte avant cet été, sur les saisons de cross et de route. Quand on a vu ma progression sur le 10km et le 5km, on savait déjà que la progression allait suivre. »

    « Papa », c’est Nicolas Entresangle. Le duo père/fille est également un duo athlète/entraîneur. Une association saine et une construction de saison qui a permis cette hausse des performances. « Cette saison est très riche, dans la mesure où chaque fois qu’on a pointé un objectif, ça s’est soldé par une belle réussite. Ça ne fait que nous encourager là-dedans, tout en étant quand même mesuré car le corps humain n’est pas une machine. Elle a vécu une petite blessure il y a deux ans avec des fractures de fatigue, donc on ne veut pas retomber là-dedans », détaille le paternel.

    Le Top 5 à Birmingham ?

    Cette multitude de distances où s’aventure Clara Entresangle, quelque chose qui plaît à la jeune athlète fraîchement signée par Nike. « J’aime bien pouvoir toucher à tout, faire des efforts un peu différents et varier », dit-elle simplement. Cette dernière débute au niveau continental dès ce lundi, avec les séries du 3 000m steeple. Son père explique la difficulté de performer en championnat : « Elle est 5e européenne mais le problème d’un championnat, c’est que ça ne se court jamais au train. On ne peut pas se dire, tu cours à telle allure et tu fais cinquième. Ce serait trop beau. Top 5, ce serait déjà exceptionnel vu son âge. »

    L’athlète, elle, « n’appréhende pas trop » et espère « déjà passer en finale et, forcément, aller chercher la meilleure place possible ».

  • Lolassonn Djouhan, ambitieux à Birmingham

    Lolassonn Djouhan, ambitieux à Birmingham

    Il est tout simplement l’athlète le plus expérimenté de l’équipe de France, en compagnie du marcheur Aurélien Quinion. Du haut de ses 35 ans, le lanceur de disque Lolassonn Djouhan a déjà 23 sélections avec les Bleus et va en compter une de plus dès la semaine prochaine. Sur le sol anglais, à Birmingham, le pensionnaire du Martigues Sport Athlétisme va vivre de nouveaux championnats d’Europe. Une énième compétition internationale avec des objectifs importants. « Je suis le 12e Européen de l’année en comptant Ramona [site de lancer aux États-Unis avec des conditions extrêmement favorables pour performer, ndlr], mais sans Ramona je suis 4e. Je me souhaite le meilleur, j’aimerais déjà passer les qualifs et une fois que je suis en finale, m’approcher le plus possible de la boîte. C’est vraiment l’objectif principal », énonce-t-il.

    Lolassonn Djouhan vit actuellement une saison pleine, de par la régularité de ses lancers lointains. Une année 2026 qui lui apporte de la confiance avant la principale échéance de son été. Pas moins de quatre jets à plus de 67 mètres recensés, dont un à 68m97, de quoi en faire un outsider à Birmingham. « Je pense que c’est la meilleure saison que je fais depuis très longtemps. Je suis régulier à plus de 66 mètres. J’ai appris plein de choses sur ma technique, sur ce que j’étais encore capable de faire. Après, j’ai eu des petits pépins physiques à la hanche et une double hernie discale, qui sont venus un peu me rattraper en fin de saison. J’ai fait une infiltration la semaine dernière et ça va beaucoup mieux. Maintenant, on croise les doigts pour que le corps se remette et qu’il soit en forme pour les Europe. »

    Un 11e titre de champion malgré la douleur

    Ces blessures arrivent de toute évidence au pire moment. L’hernie discale s’est déclarée il y a un mois, freinant la progression du discobole né à Montargis (Loiret). « Je vais à Alès, puis je relance à Cannes et là mon dos est mort, il ne veut rien savoir. J’ai fait les France comme ça, en serrant les dents. J’ai quand même gagné, c’était l’essentiel. » Une victoire avec un peu plus de 61 mètres mesurés, mais, en effet, l’essentiel était ailleurs puisque Lolassonn Djouhan s’est emparé d’un 11e titre national au lancer du disque. Une collection déjà bien remplie pour le recordman de France de la discipline (70m25).

    Ces performances de pointe, le lanceur les doit également à sa coach Magali Brisseault Waldet. Le duo s’entraîne au pôle France de Boulouris (Var) et l’athlète n’adresse que des louanges à son entraîneuse marseillaise. « On va dire que souvent, être coaché, c’est savoir entendre ce que la personne a à dire. Ce n’est pas juste choisir quelqu’un ou s’entraîner. Il faut que le cerveau de la personne en face soit réceptif. Ce que j’aime bien avec Magali, c’est que je suis très réceptif à ce qu’elle me dit. Techniquement parlant, elle est très forte. Elle arrive à me recentrer quand je commence à faire n’importe quoi dans mon plateau. C’est pour ça qu’elle m’apporte beaucoup d’un point de vue professionnel. » Les valises sont désormais prêtes pour Birmingham, avec le but qu’elles soient lourdes de quelques centaines de grammes au retour.

  • Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Baptême du feu européen pour Thomas Wilkes

    Les projecteurs éclairent la piste du Qatar Sports Club Stadium de Doha. Au départ, huit hommes côte à côte. Tous portent une tunique frappée de « la virgule » ou des trois bandes, sauf un. Thomas Wilkes, tout juste 22 ans, arbore le maillot de son club : le Martigues Sport Athlétisme. Il ne le sait pas encore, mais le spécialiste du 110m haies va prendre la 3e place de cette étape de la Ligue de Diamant, le plus haut grade mondial de meetings. Avec à la clé, un record personnel en 13 secondes et 28 centièmes.

    Cette performance, parmi d’autres tout au long de l’été, lui a permis de valider son ticket pour les championnats d’Europe élites, à Birmingham (10-16 août). Une première sélection en équipe de France A pour le natif d’Aix-en-Provence. « Je suis heureux parce que c’est la récompense de beaucoup de travail. Pas forcément cette année, mais les années précédentes, quand j’étais blessé. Je pense que c’est ce travail-là qui paie maintenant, donc beaucoup de satisfaction. »

    Avant d’exploser au niveau mondial, Thomas Wilkes a connu les blessures, quasiment toutes au même endroit. « J’ai eu deux ans de galère avec dix blessures aux ischios-jambiers. Cette année, c’est ma première saison complète. J’ai réussi à me débloquer mentalement par rapport à ça parce que j’avais beaucoup d’appréhensions. Cette année, je me suis prouvé que je pouvais enchaîner les compétitions sans blessures. Je n’ai jamais fait autant de compétitions. Là, je suis en super confiance, à 200% », lâche-t-il.

    Bien entouré à Aix

    Le jeune hurdleur bucco-rhodanien a retranché deux dixièmes à son record personnel, comparé à l’année 2025 (13.48 contre 13.27). Une explosion hors-norme, qui a débuté sur une course en solo, à Orange. Lors des interclubs, pour sa rentrée estivale, le sprinteur a claqué un 13.38 en courant seul, avec dix haies en face de lui et pas de présence humaine autour. « C’est ça qui m’a mis dans le bain. C’est ça qui m’a fait réaliser que cette saison, il y avait peut-être quelque chose à faire », dira-t-il simplement.

    Les chronos vont continuer de descendre avec notamment 13.32 et 13.27 réalisés, coup sur coup, à Paris. Ensuite, les temps seront sans doute moins dans la même gamme, mais il arrivera tout de même à grimper sur le podium des championnats de France, fin juillet (3e). Aujourd’hui, Thomas Wilkes évolue dans un cadre idéal au sein du Creps d’Aix-en-Provence. « J’ai trouvé un très bon équilibre dans ma vie. Je pense que c’est vraiment la clé. C’est ça qui a fait qu’aujourd’hui, je peux enfin lâcher les chevaux. » Outre son coach, Franck Né, il est bien entouré avec des partenaires d’entraînements redoutables. En tête, Sacha Alessandrini, numéro 3 européenne cette année, mais aussi Ronan Greff ou Raphaël Mohamed.

    Ces championnats d’Europe, il les aborde avec l’envie de faire sa place, au milieu des stars. « Je n’y vais pas en spectateur non plus. Mais je le prends comme une nouvelle expérience, après les Diamond League, les France Elite etc. J’y vais pour apprendre des grands, je vais être entouré de légendes de l’équipe de France. » À Birmingham, Thomas Wilkes sera loin d’être un touriste.

    Un athlète international en mal de sponsor

    Trouver des partenaires pour accompagner sa carrière est parfois compliqué, surtout dans l’athlétisme. Thomas Wilkes porte sur chaque course le maillot de Martigues Sport Athlétisme pour une raison très simple : il n’a pas de sponsor.

    « J’espère que l’année prochaine, j’en aurai. Mais en tout cas, pour le moment, je n’en ai pas. Je suis fier d’être dans ce club-là. Ils m’ont accueilli cette année, ça se passe super bien. Je les remercie énormément, d’ailleurs, parce qu’ils m’ont beaucoup apporté cette saison. Pour les remercier, je mets le maillot dans tous les coins du monde », raconte l’athlète.

    Les Martégaux auront même un autre athlète aux championnats d’Europe avec le discobole Lolassonn Djouhan.

  • Deux jours de compétitions exceptionnelles à Aix-en-Provence

    Deux jours de compétitions exceptionnelles à Aix-en-Provence

    Yannick Kerloch est un président satisfait d’un week-end bien rempli.

    Le club dont il est le président organisait les championnats de France d’épreuves combinées. Cinq catégories en décathlon, autant en hepathlon, qui ont bénéficié des installations entièrement remises à neuf du stade Georges-Carcassonne.

    « C’est devenu une très belle vitrine pour le club qui, de plus, a pu montrer sa capacité d’organisation aidée d’un outil exceptionnel. »

    Heptathlon et décathlon sont deux disciplines importantes au sein d’Aix Athlé Provence. Et Julien Foubert, qui était engagé sur les deux jours, a su mettre en avant le maillot sang et or, même s’il ne termine pas sur le podium.

    Question de dosage

    Parmi les observateurs, Stéphane Diagana a apprécié les prestations auxquelles il a assisté. « Décathlon et heptathlon sont des épreuves à part entière, dans lesquelles il faut savoir tout bien faire. Tout est question de gestion et de stratégie », confie l’ancien champion du Monde du 400 mètres haies.

    Il est clair que ceux qui se lancent dans les combinées doivent être bons sauteurs, bons lanceurs et maîtriser les courses. « C’est un peu comme pour réussir au golf, tout est question de dosage », précise Stéphane Diagana.

    Du côté du club aixois, on se porte déjà candidat pour accueillir d’autres compétitions. Les épreuves combinées constituent l’une des spécialités locales, avec des entraîneurs dédiés, qui travaillent en symbiose avec leurs collègues de discipline, mais aussi d’autres rendez-vous.

    La restauration du stade a permis de relancer le meeting d’Aix-en-Provence. La présence d’un second stade, en pleine nature, a permis la tenue en simultanée des championnats de France de décathlon et d’heptathlon. Aix Athlé Provence et ses 1 800 licenciés sont en tout cas prêts pour relever de nouveaux défis. Les retours positifs des participants à ces deux journées de compétition constituent un encouragement supplémentaire pour les bénévoles qui se sont fortement mobilisés pour la réussite de l’événement.

    Résultats et palmarès complets sur le site www.athle.fr

  • Aix-en-Provence accueille les championnats combinés

    Aix-en-Provence accueille les championnats combinés

    Pour le club d’Aix Athlé Provence, le week-end sera actif.

    Les Sang et Or chers à Yannick Kerloch se sont vu proposer d’organiser les championnats de France d’épreuves combinées. « Notre équipe et les 1 800 licenciés sont très heureux que la Fédération Française d’Athlétisme ait retenu notre dossier de candidature. Ce championnat représente l’événement le plus important de dimension nationale accueilli depuis l’inauguration du stade Georges-Carcassonne, qui offre aux athlètes une infrastructure sportive de référence nationale au sein de la Plaine Nature d’Aix en Provence », indique le président aixois.

    Heptathlon en ouverture

    Dès vendredi, les athlètes engagés ont pu apprivoiser le site. Ils ont bénéficié d’une séance d’entraînement sur le site des championnats, mais aussi sur l’annexe, installée sur la plaine nature voisine. Concernant la compétition, les premières séries vont débuter ce samedi, à partir de 10h. L’heptathlon donnera le coup d’envoi de deux journées de compétition.

    Les sept épreuves composant cette discipline de l’athlétisme sont réservées aux femmes. Quatre seront disputées samedi, à savoir le 100 mètres haies, le saut en hauteur, le lancer de poids et le 200 mètres. Dimanche, les athlètes prendront part aux trois dernières épreuves, à savoir le saut en longueur, le lancer du javelot et le 800 mètres.

    Côté hommes, ces derniers participeront au décathlon. Cette discipline comprend les sept de l’heptathlon, à l’exception du 800 mètres remplacé par un 1 500 mètres, le 200 par un 400 et le 100 mètres haies par un 110 mètres. Auxquelles s’ajoutent le 100 mètres, le lancer du disque et le saut à la perche.

    Sur les deux jours de compétitions à Aix-en-Provence, plusieurs catégories seront représentées. Il y aura les seniors hommes et femmes. Mais le plateau servira également de support pour les championnats de France de catégories plus jeunes. À savoir les U18, les U20 et les U23. À l’issue des épreuves, dix titres de champion de France seront ainsi décernés.

    Concernant la Ligue Sud, qui aura la chance d’évoluer sur ses terres, ils seront dix à tenter d’aller chercher une médaille d’or ou un podium. Côté féminin, il faudra ainsi suivre Eva Lazerme, Shaden Mokadem, Lou Dumas, Louise Nicolas, Jade Rogez, Luna di Maggio et Sarah Lakhal.

    La délégation masculine sera un peu moins fournie. Avec trois représentants qui seront Quentin Waltzer, Enzo Ipkdjian et Julien Foubert.

    Samedi, trente-six séries vont rythmer la journée d’ouverture. Avec les seniors femmes qui ouvriront la manifestation en courant leur 100 mètres haies, alors que les seniors hommes cloront la journée avec leur 800 mètres.

    Dimanche sera le jour des podiums et des titres. Dès 9h30, ce seront les seniors femmes qui relanceront la mécanique, avec le saut en longueur. Suivront trente-deux autres séries. La clôture revenant aux U23 hommes, avec leur 1 500 mètres.

    Le premier podium sera les seniors féminines à 14h45. Le dernier, celui des U23 hommes, autour de 18h.

    www.athle.fr