Tag: Athlétisme

  • Un Meeting de Marseille mitigé pour les Bleues

    Un Meeting de Marseille mitigé pour les Bleues

    Avec ou sans conditions météorologiques périlleuses, le Meeting international de Marseille continue de décoiffer. Pour célébrer sa 20e édition, mercredi au stade Pierre-Delort, l’événement orchestré par la SCO Sainte-Marguerite a réuni plusieurs références mondiales parmi les douze disciplines au programme de la soirée.

    Cette compétition constituait également une étape importante pour de nombreux athlètes européens en quête des minima qualificatifs pour les Championnats d’Europe de Birmingham, prévus du 10 au 16 août. Parmi les têtes d’affiche figurait Louise Maraval. Engagée sur le 400 mètres haies, la Choletaise de 24 ans retrouvait une piste qui lui avait particulièrement réussi l’an dernier, lorsqu’elle y avait décroché son billet pour les Jeux olympiques de Paris.

    Pizzo encore en rodage

    Opposée notamment à la championne du Portugal en titre, Sofia Lavreshina, la Française a dû se contenter de la deuxième place. Créditée d’un chrono inférieur à 55 secondes, elle a une nouvelle fois validé les minima B fixés par la Fédération française d’athlétisme, sans toutefois atteindre les minima A exigés par la Fédération européenne. « C’est la première fois que je cours avec autant de vent. J’aurais préféré gagner, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à courir », confie celle qui se rendra en Suède dès dimanche avec l’ambition d’abaisser encore son temps pour décrocher sa qualification.

    Même frustration pour Charlotte Pizzo. La récente recrue de la SCO Sainte-Marguerite, triple championne de France du 800m, espérait briller devant son nouveau public. Finalement septième sur sa distance de prédilection, la Varoise de 29 ans n’a pas caché sa déception. « Je suis déçue parce que je voulais m’illustrer devant mon nouveau club. »

  • Défilé de stars au Meeting international de Marseille

    Défilé de stars au Meeting international de Marseille

    Vingt ans après sa création, le Meeting international de Marseille, organisé par l’incontournable SCO Sainte-Marguerite, continue d’attirer les plus grands noms de l’athlétisme mondial.

    Depuis le passage remarqué de la star américaine Allyson Felix (l’athlète féminine la plus titrée de l’histoire) dans la cité phocéenne en 2018, le rendez-vous marseillais s’est imposé comme une étape prisée du circuit international. Cette édition anniversaire, organisée mercredi 10 juin au stade Delort, à partir de 20h, ne dérogera pas à la règle.

    Douze épreuves figurent au programme de la soirée, réparties à parts égales entre les femmes et les hommes, une parité devenue au fil des années l’une des marques de fabrique de l’événement.

    À la recherche des minima pour Birmingham

    « C’est une édition compliquée à organiser parce qu’il y a énormément de meetings à travers le monde à cette période de l’année et, comme d’habitude, les athlètes sont à la recherche des minima », explique Laurent Manneveau, directeur du Meeting de Marseille.

    Habitué à l’exercice, le chef d’orchestre de l’événement parvient néanmoins à attirer sur la piste du stade Delort des athlètes de premier plan. « Les 400 m hommes et femmes vont être très intéressants », souligne-t-il, en faisant notamment référence à Louise Maraval, numéro un française de la distance, qui avait réalisé les minima pour les Jeux olympiques de Paris 2024 lors de cette même compétition il y a deux ans.

    Les épreuves de demi-fond promettent également un beau spectacle avec la présence de plusieurs têtes d’affiche, parmi lesquelles la Britannique Phoebe Gill, considérée comme l’un des grands espoirs européens de la discipline, l’ancien champion du monde en salle kényan Noah Kibet ou encore l’Italien Pietro Arese, finaliste olympique du 1 500 m en 2024.

    Les locaux veulent tirer leur épingle du jeu

    Plusieurs athlètes européens prévus au programme tenteront également de décrocher leur qualification pour les Championnats d’Europe de Birmingham, prévus dans deux mois (du 10 au 16 août).

    Face à ce plateau relevé, les représentants locaux auront à cœur de briller devant leur public. Parmi eux, la sprinteuse Lucie Jean-Charles sera particulièrement attendue sur le 100 m. Revenue récemment au SCO Sainte-Marguerite, elle reste sur un titre de championne de France du 60 m.

    Le club organisateur du Meeting international de Marseille pourra également compter sur plusieurs recrues de poids, à l’image de la Toulonnaise Charlotte Pizzo, triple championne de France du 800 m, qui cherchera elle aussi à se mettre en évidence sur la piste phocéenne.

    Un avant-programme placé sous le signe de l’inclusion

    Le Meeting de Marseille prendra son envol dès 16 heures avec les épreuves du pré-meeting, réservées aux catégories jeunes et seniors des niveaux régional et national. Près de 150 enfants, âgés de 6 à 14 ans, se succéderont sur la piste du stade Delort tout au long de l’après-midi. Pour la troisième année consécutive, le para-athlétisme sera également mis à l’honneur. Un 100 m ouvrira le programme régional et offrira au public l’occasion d’encourager les concurrents. « L’athlétisme s’est beaucoup démocratisé ces dernières années », observe Laurent Manneveau. Il se réjouit de voir se côtoyer sur la même piste des athlètes de tous âges, des plus jeunes licenciés jusqu’aux compétiteurs quadragénaires.

    C.K.

  • L’excellente reprise de Clara Entresangle en Finlande

    L’excellente reprise de Clara Entresangle en Finlande

    Neuf minutes, 23 secondes et 43 centièmes. C’est la performance réalisée par Clara Entresangle, mercredi soir, à l’occasion des Paavo Nurmi Games, à Turku (Finlande). L’athlète de Cavaillon, 21 ans, faisait sa rentrée estivale sur 3 000 m steeple à l’occasion de cette course et a mis une claque à son record personnel. La fondeuse a amélioré son chrono de 24 secondes et s’est fait une place dans l’histoire tricolore de la discipline.

    En effet, elle a amélioré le record de France espoirs de huit secondes, réalisant la troisième meilleure performance française de l’histoire derrière Alice Finot (4e aux Jeux de Paris) et Flavie Renouard. Ce temps lui permet d’atteindre les standards de la Fédération Française d’Athlétisme pour les championnats d’Europe élites de Birmingham, au mois d’août.

    Clara Entresangle réalise une année 2026 pleine avec un hiver déjà convaincant. Championne du monde universitaire, elle a aussi égalé le record de France moins de 23 ans du 10 km route. Un chrono de 31 minutes et 45 secondes, effectué sur un tracé roulant dans les rues de Lille, le 4 avril. En pleine progression, la jeune Vauclusienne s’était déjà montrée à son avantage ces dernières semaines. Elle avait couru un 3 000 m plat lors des interclubs, avec Cavaillon. Son temps de 9:07, en solitaire du début à la fin, présageait que la forme était ascendante. À Bruxelles, le 23 mai, elle avait également battu son record personnel lors d’un 5 000 m (15:29.92). Cette 6e place en Finlande, assortie de plusieurs records, lui permet de rêver grand pour la suite de l’été.

  • Athlé Provence maintenu, relégation pour Marseille

    Athlé Provence maintenu, relégation pour Marseille

    Les interclubs sont toujours des moments importants dans une saison d’athlétisme. De la compétition, de la convivialité et des courses et concours réunissant pros et amateurs. Chaque club souhaite faire monter les curseurs dans toutes les disciplines pour grimper d’une division ou se maintenir à leur niveau.

    Ce dimanche, c’est à Montpellier que les équipes du sud de la France se sont réunies. En N1A (la deuxième division), Athlé Provence et la Sco Sainte-Marguerite affrontaient quatre autres clubs. Un résultat bien différent pour les deux entités avec une 3e place pour la première citée et une relégation en N1B pour les Marseillais.

    Athlé Provence a compté sur ses athlètes féminines

    Plusieurs facteurs expliquent la contre-performance de la Sco. Les blessures et les zéros pointés ont fait grand mal à leur score final. 56 342 points au total, soit bien loin de leurs 60 000 unités habituelles. Pourtant, plusieurs de leurs athlètes ont tenu leur rang. Les nouveaux arrivants Charlotte Pizzo et Louis Gilavert ont respectivement remporté le 400m (56.44) et le 3 000m (8:15.08). Lucie Jean-Charles s’est imposée en 11.82 lors du 100m. Valentin Lavillenie n’a lui pas passé de barre à la perche, réalisant un zéro.

    Athlé Provence Clubs a bien dépassé cette barre des 60 000 points, établissant son nouveau record. Les femmes ont réalisé les meilleures performances avec Cindy Bourdier en 2:02.87 sur le 800m, un chrono de grande envergure. La championne de France juniors de saut en hauteur Jade Hollander s’est hissée à 1m80 et l’espoir du 110m haies Mélissa Benfatah a empoché la victoire en 13.58, malgré des bourrasques de face. Une prestation globale qui leur permet de se classer derrière Montpellier, intouchable, et Bourgoin-Jallieu.

  • La Villa M veut remettre les Marseillais en mouvement

    La Villa M veut remettre les Marseillais en mouvement

    Faire du sport pour être en meilleure santé. La formule n’est, certes, pas révolutionnaire, mais davantage devraient la prendre au pied de la lettre. Selon une étude de l’Anses en 2022, 95% des adultes sont exposés à un risque pour la santé du fait d’un manque d’activité physique ou d’un temps trop long passé assis.

    Ainsi, la Villa M, en étroite collaboration avec la SCO Sainte-Marguerite, veut combattre ce fléau en sensibilisant les Marseillais à ces pathologies chroniques. « Le mouvement, c’est la santé », lance Pascal Chamassian, porte-parole de la Villa M et célèbre organisateur de la course pour la mémoire, en citant le slogan de la première édition de la Villa M Run Santé Marseille. Cet événement se tiendra le samedi 23 mai au parc Borély, au travers de trois courses : une populaire de 5 km, qui pourrait dès l’année prochaine être labellisée par la Fédération française d’athlétisme et qualificative pour les championnats de France, une accessible de 2,5 km adressée aux marcheurs ou aux patients qui souhaitent courir aux côtés de leurs soignants, puis une petite d’un kilomètre à destination des enfants.

    Prémices d’une maison sport-santé ?

    « Le sport santé, ça n’a rien à voir avec la performance. C’est surtout pouvoir faire du sport, se faire plaisir, chacun son rythme, et puis aussi trouver du lien social à travers tout ça. Et je pense que c’est important, surtout malheureusement quand on arrive à nos âges certains », souligne Claude Ravel, président de la SCO Sainte-Marguerite, sous le regard d’André Giraud, ancien président de la Fédération française d’athlétisme et créateur du très prisé semi-marathon Marseille-Cassis.

    Cinq euros par inscription seront reversés au Fonds de dotation de Villa M, qui accompagne et promeut « des actions de sport-santé auprès de soignants en difficulté », comme l’a expliqué le Dr Bertrand Mas-Fraissinet, président du Groupe Pasteur Mutualité. Ce dernier verrait d’un bon œil la création d’une maison sport-santé au sein de la Villa M dans un avenir proche. « Je vais essayer de porter ce projet », promet Jean-Michel Leclercq, délégué régional de la Drajes de la région Sud-Paca, conscient qu’il pourra mettre en avant ce lieu « hybride », avec la présence d’un partenaire privé, pour lequel la mission d’intérêt général est « évidente ».

    Tarifs : 1 km enfants : gratuit – 2,5 km : 12 euros / 10 euros pour les inscriptions en groupe – 5 km : 19 euros / 17 euros pour les groupes

  • Une erreur de 300 m sur le tracé des 10 km de Marseille

    Une erreur de 300 m sur le tracé des 10 km de Marseille

    Une simple parcelle de 300 mètres a suffi à déclencher la polémique. Les 10 km de Marseille, événement phare organisé chaque année par l’ASPTT Marseille et disputé dimanche entre le Vieux-Port et le Mucem, font parler d’eux depuis mardi. Et pour cause : une erreur dans la distance du parcours. Plusieurs participants, souvent équipés de montres connectées leur permettant d’analyser précisément leurs performances, ont signalé à l’organisation, en passant la ligne d’arrivée devant le Mucem, un manque d’environ 300 mètres sur le tracé.

    Qualification exceptionnelle

    Selon nos informations, le peloton aurait dû effectuer son demi-tour à hauteur de la brasserie La Samaritaine, sur le quai du Vieux-Port, et non au niveau du restaurant La Caravelle. Après une analyse de la situation, la Fédération française d’athlétisme, via la Ligue Paca d’athlétisme, a décidé d’accorder une qualification exceptionnelle aux coureurs éligibles aux championnats de France, sur la base de leur chrono, recalculé a posteriori à partir de leur vitesse moyenne.

    « Le nouveau parcours, étudié en fonction des remontées des coureurs mécontents du parcours de l’an dernier, et non sous la pression de la Fédération française d’athlétisme, ayant été plébiscité par l’ensemble des coureurs cette année, sera conservé l’an prochain », indique la présidente Nathalie Reginensi Lachiche, dans un communiqué paru mardi, où il est également précisé que les 20 minutes de retard au départ sont liées à l’enlèvement par la fourrière de quatre véhicules stationnés sur le parcours. « La sécurité passe avant tout », lance-t-elle.

  • Succès retentissant pour les célèbres 10 km de Marseille

    Succès retentissant pour les célèbres 10 km de Marseille

    On ne savait plus où donner de la tête sur le Vieux-Port. L’organisation non plus d’ailleurs, en tentant de canaliser une foule de 4 000 personnes sur la ligne de départ devant l’Hôtel de Ville, dimanche matin, de la quatrième édition des 10km de Marseille. « Les coureurs ont été très satisfaits du nouveau parcours. Personne ne s’est gêné, comparé à l’année dernière. Tout le monde était content, ça fait plaisir. C’est une grande fête sportive et festive pour Marseille », souligne Nathalie Lachiche, présidente de l’ASPTT Marseille, ravie de l’engouement autour de son événement phare annuel et fière du travail de ses 150 bénévoles survoltés.

    Le plaisir de courir

    Sur le terrain, le peloton s’est mis en ordre de marche vers la montée du Capitaine Gèze, avant de faire demi-tour et foncer vers la ligne d’arrivée au pied du Mucem. À ce jeu-là, l’international algérien du club de l’OM Athlétisme, Maamar Bengriba, déjà vainqueur et recordman de l’épreuve phocéenne en 2024, a pulvérisé sa meilleure performance avec un chrono de 29’22. Il a fallu attendre un peu moins de huit minutes pour voir apparaître le grand sourire de Leslie Lejeune, première femme du jour en 37’22, soutenue tout du long par les 37 autres licenciés de l’Olympique Cabriès Calas.

    Si ces grands champions affolent le chronomètre, la grande majorité des participants poursuivent leur propre but. Parfois sportif, parfois simplement pour se faire plaisir. Et souvent en alliant les deux. « On se prépare pour cette course depuis un an tous ensemble en courant une fois par semaine », raconte Aurore, étudiante à la Faculté de Médecine à La Timone, venue aux côtés d’une dizaine de camarades de sa promotion. « Le fait d’avoir fait cette course en groupe a motivé ceux qui avaient un peu plus de mal », ajoute-t-elle. On s’en doutait depuis la fin du Covid, mais la pratique de la course à pied est redevenue à la mode.

  • Succès retentissant pour les célèbres 10 km de Marseille

    Succès retentissant pour les célèbres 10 km de Marseille

    On ne savait plus où donner de la tête sur le Vieux-Port. L’organisation non plus d’ailleurs, en tentant de canaliser une foule de 4 000 personnes sur la ligne de départ devant l’Hôtel de Ville, dimanche matin, de la quatrième édition des 10km de Marseille. « Les coureurs ont été très satisfaits du nouveau parcours. Personne ne s’est gêné, comparé à l’année dernière. Tout le monde était content, ça fait plaisir. C’est une grande fête sportive et festive pour Marseille », souligne Nathalie Lachiche, présidente de l’ASPTT Marseille, ravie de l’engouement autour de son événement phare annuel et fière du travail de ses 150 bénévoles survoltés.

    Le plaisir de courir

    Sur le terrain, le peloton s’est mis en ordre de marche vers la montée du Capitaine Gèze, avant de faire demi-tour et foncer vers la ligne d’arrivée au pied du Mucem. À ce jeu-là, l’international algérien du club de l’OM Athlétisme, Maamar Bengriba, déjà vainqueur et recordman de l’épreuve phocéenne en 2024, a pulvérisé sa meilleure performance avec un chrono de 29’22. Il a fallu attendre un peu moins de huit minutes pour voir apparaître le grand sourire de Leslie Lejeune, première femme du jour en 37’22, soutenue tout du long par les 37 autres licenciés de l’Olympique Cabriès Calas.

    Si ces grands champions affolent le chronomètre, la grande majorité des participants poursuivent leur propre but. Parfois sportif, parfois simplement pour se faire plaisir. Et souvent en alliant les deux. « On se prépare pour cette course depuis un an tous ensemble en courant une fois par semaine », raconte Aurore, étudiante à la Faculté de Médecine à La Timone, venue aux côtés d’une dizaine de camarades de sa promotion. « Le fait d’avoir fait cette course en groupe a motivé ceux qui avaient un peu plus de mal », ajoute-t-elle. On s’en doutait depuis la fin du Covid, mais la pratique de la course à pied est redevenue à la mode.

  • Une quatrième édition record en vue pour les 10 km de Marseille

    Une quatrième édition record en vue pour les 10 km de Marseille

    Après un retour remarqué l’an dernier, marqué par la participation de 3 500 coureurs après cinq ans d’absence, la quatrième édition des 10 km de Marseille s’annonce ambitieuse.

    À un peu plus de deux semaines de l’échéance, 3 200 personnes se sont déjà inscrites sur la plateforme Sport’N’Connect pour être sur la ligne de départ, le 12 avril. Près de 4 000 sont attendus, preuve de la notoriété grandissante de ce rendez-vous devenu incontournable dans la cité phocéenne. « C’est un immense plaisir pour nous d’être, le temps d’un week-end, les ambassadeurs de notre cher Marseille, cette ville qui possède tellement d’atouts, même si on la critique souvent », pointe Nathalie Lachiche, présidente de l’ASPTT Marseille, organisateur emblématique et club omnisports phare qui fêtera, l’année prochaine, ses 120 ans d’existence.

    Pour cette édition 2026, la présidente Lachiche compte bien sur les atouts du centre-ville pour attirer davantage de coureurs et de spectateurs. Au départ et à l’arrivée du Vieux-Port de Marseille, les participants auront une vue prenante sur les monuments incontournables de la cité phocéenne, à l’instar de l’Hôtel de Ville de Marseille, l’Ombrière du Vieux-Port, le Palais de la Bourse, le Mucem, la Villa Méditerranée et les voûtes de la Cathédrale Notre-Dame de la Major. En plein cœur des 2e et 3e arrondissements si chères à Gérard Azibi. « Depuis le début de notre mandat, on a toujours voulu développer d’autres activités sportives, sur le secteur, que la boxe et le football. On y est parvenu avec l’appui de l’ASPTT Marseille, qui s’est toujours impliquée en plus de la course », souligne l’actuel adjoint au sport du maire (PS), Anthony Krehmeier.

    Une boucle au lieu de trois

    L’année passée, les coureurs devaient faire trois fois le tour du parcours pour réaliser les 10 km attendus. Une expérience qui n’a pas été au goût de tous. « On a retenu toutes les remontées que nous ont fait à la fois les bénévoles pendant leur travail, mais aussi les coureurs, par les divers médias et tout ce qu’on a entendu dire, pour façonner cette nouvelle édition », relève Régine Rouard, présidente de la section athlétisme et triathlon à l’ASPTT Marseille, aux manettes de l’aspect technique de l’événement depuis deux ans. « Beaucoup de participants ont estimé qu’ils étaient trop serrés sur trois boucles. Et d’ailleurs, la Fédération française d’athlétisme (FFA) nous a dit que si on ne changeait pas le parcours cette année, la course ne serait pas labellisée. Ce qui aurait été préjudiciable pour notre événement », poursuit la passionnée de running, pleinement investie dans l’élaboration du tracé.

    Le circuit du 5 km tournera au niveau de la place de la Joliette, quand celui du 10 km remontera jusqu’au milieu de la montée du Capitaine Gèze, avec la présence inédite de coureurs d’allure – issus de la section athlétisme de l’ASPTT Marseille – afin de permettre aux participants de se fixer un objectif de temps. « C’est un parcours qui est très roulant et où on peut faire de bonnes performances, parce que c’est quasiment plat tout au long », note Régine, pour qui le plus important reste que les coureurs se fassent plaisir, tout en faisant attention à leur sécurité.

    Surtout que quelques binômes de non-voyants seront présents dans le peloton du 10 km. « Notre mission est d’ouvrir le sport à tous et pour tous », martèle Nathalie Lachiche, persuadée que le sport est un formidable levier d’insertion, d’inclusion et de remobilisation. « Nous croyons à la force du sport de transmettre des valeurs, la citoyenneté, le dépassement de soi, la confiance en soi, l’acceptation de l’autre, la tolérance, le respect, la rigueur, la discipline », ajoute-t-elle, en rappelant que la cause associée à cet événement sera, comme l’année dernière, la lutte contre le cancer. Un euro sur chaque dossard sera reversé à la Ligue contre le cancer.

  • Athlétisme : Djouhan, Entresangle et Hollander, trois brillants provençaux

    Athlétisme : Djouhan, Entresangle et Hollander, trois brillants provençaux

    Le mois de février se trouve au cœur de la saison hivernale d’athlétisme. Les premiers championnats se tiennent et les grands meetings continuent de se succéder. Ce week-end, plusieurs Provençaux se sont mis en valeur par leurs performances.

    À commencer par l’inusable Lolassonn Djouhan. Le pensionnaire du Martigues Sport Athlétisme s’est emparé d’un 17e titre de champion national au lancer du disque. Les championnats de France hivernaux de lancers se sont déroulés ces derniers jours au stade Charles-Ehrmann, à Nice. Le numéro 1 tricolore a envoyé son disque à 58 m, soit 35 centimètres de mieux que Willy Vicaut.

    Du côté de Cannes, dimanche, l’athlète de Cavaillon Clara Entresangle a réalisé une très grosse prestation. Lors de ce 5 km organisé sur la Côte d’Azur, la fondeuse de 21 ans a couru en 15 minutes et 32 secondes. Record abaissé de 39 secondes, meilleure performance européenne de l’année chez les moins de 23 ans et 11e chrono mondial toutes catégories confondues. Un excellent début de saison pour celle qui compte déjà plusieurs sélections en équipe de France.

    Hollander top 5 mondial

    Val-de-Reuil (Eure) était l’hôte des championnats de France U20, ce week-end. L’un des résultats marquants de ces deux jours de compétition a été produit par Jade Hollander, athlète du Pertuis. La sauteuse en hauteur de 18 ans est allée chercher le record de la compétition et le titre national en passant aisément une barre à 1m86. La junior réalise par la même occasion la 5e performance planétaire en 2026 dans sa catégorie d’âge.