Tag: Jeux Olympiques

  • Dakar prête pour les Jeux Olympiques de la jeunesse

    Dakar prête pour les Jeux Olympiques de la jeunesse

    Pour la première fois, l’Afrique accueille les Jeux olympiques.

    Et pour qu’ils soient une réussite, diverses initiatives ont accompagné la dynamique. Dès 2019, après l’octroi des JOJ à Dakar, l’Alliance Dioko a été créée (institutions, collectivités et fédérations) afin de suivre et renforcer le Continuum olympique entre Paris 2024 et Dakar 2026. Coopération historique, elle regroupe de nombreux acteurs tels le ministère de la Jeunesse et des Sports français, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, l’ambassade de France au Sénégal, l’ambassade du Sénégal en France, le groupe de l’Agence française de développement duquel est membre Expertise France, des collectivités territoriales, fédérations sportives françaises et sénégalaises entre autres.

    « Ces Jeux sont le fruit d’un travail d’équipe. Le Cojoj l’a compris très tôt et a impliqué de nombreux partenaires publics et privés indispensables à leur réussite », indique Jasmine Benhammouda. La conseillère stratégique auprès du Comité d’organisation des JOJ détaille les grandes lignes d’une coopération étroite entre la France, le Sénégal et le Comité international olympique, « car ces Jeux de la jeunesse s’inscrivent dans la continuité des JO de Paris. Les réalisations étant le fruit d’un partage d’expertises et d’expériences, afin que les structures sportives sénégalaises puissent en sortir renforcées ».

    Des collectivités telles la Ville de Marseille, qui a des relations privilégiées avec Dakar, la Région Ile de France et le Département de Seine St-Denis se sont ainsi impliquées dans la construction de la manifestation, au travers de nombreuses coopérations décentralisées. Sur la formation, le MEAE français, via son ambassade à Dakar a soutenu le projet de la Learning Academy, visant la formation de 309 jeunes aux métiers de l’encadrement et l’organisation de la manifestation sportive. À l’issue, ils ont tous rejoint le Cojoj Dakar 2026. Sur les sportifs, de nombreuses fédérations et athlètes sénégalais ont bénéficié d’un accompagnement pour renforcer leur compétitivité et renforcer les capacités de leurs encadrants.

    « Des efforts particuliers ont été faits auprès de nombreux sports comme pour le judo par exemple », précise Jasmine Benhammouda. Le Sénégal a déterminé quels étaient les besoins, et une coopération a été mise en place afin d’accompagner le développement. À ce titre, l’Agence française de développement a permis la réhabilitation de deux infrastructures de ces Jeux et la construction de 11 équipements de proximité. « La France a contribué avec un prêt de 100 millions d’euros dans le domaine du sport et du développement, dont 85 consacrés spécifiquement aux JOJ », détaille l’experte technique internationale. Tout a été pensé en partageant les savoir-faire, afin que les deux semaines de compétition puissent aboutir à un héritage durable, notamment les jeunes et les athlètes.

    Alors que la flamme olympique, qui est en train de traverser le pays, après avoir été rallumée à Olympie, est en approche de la capitale, c’est tout un pays qui est prêt à vivre un événement majeur. « Le sport est un vrai vecteur de développement socio-économique. Le fait que les JOJ soient organisés ici est une belle concrétisation d’une collaboration entre les ministères français et sénégalais, mais aussi des Comités olympiques respectifs », souligne la représentante d’Expertise France, qui dépend du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

    Ils sont 69 Bleus en quête de médailles

    La France aura la deuxième délégation de ces Jeux, en nombre, derrière le Sénégal.

    Les Jeux Olympiques de la Jeunesse sont destinés aux jeunes athlètes de 14 à 17 ans. Au-delà de la compétition, ils sont pensés comme une véritable porte d’entrée vers l’univers olympique et une étape de formation pour les générations futures.

    Le Comité national olympique et sportif français conduira une délégation composée de 69 athlètes, 40 filles et 29 garçons. Elle sera engagée dans 22 des 25 sports au programme (hors futsal, natation et sports équestres). À Buenos Aires 2018, lors de la dernière édition, l’équipe de France, forte de 99 membres, avait remporté 27 médailles (5 en or, 15 en argent et 7 en bronze).

  • Geoffroy Roux de Bézieux prend la tête des Alpes 2030

    Geoffroy Roux de Bézieux prend la tête des Alpes 2030

    Réunies en assemblée générale extraordinaire ce jeudi, les parties prenantes d’Alpes 2030 ont nommé à l’unanimité Geoffroy Roux de Bézieux au poste de président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030 (Cojop). À un peu plus de trois mois des Jeux, cette désignation permet à l’instance d’ouvrir un nouveau chapitre, alors qu’elle était plongée dans une crise de gouvernance ces derniers mois. L’homme d’affaires de 64 ans prend la suite d’Edgar Grospiron, qui avait démissionné le 10 septembre, et de Vincent Roberti, qui avait assuré l’intérim.

    « C’est le job d’une vie ! », a lancé le nouveau patron après sa désignation au siège du Comité à Décines-Charpieu, près de Lyon. « J’y vais avec beaucoup d’enthousiasme. À titre personnel, j’ai vécu les deux quinzaines Olympiques de Paris 2024 comme un moment enchanté et j’aimerais pouvoir faire revivre ça à nos concitoyens en 2030. » Le chef d’entreprise devra faire basculer les JO dans leur phase opérationnelle tout en gérant la crise interne : « On n’est pas en retard, on n’est pas en avance non plus », a-t-il assuré. Revenant sur son profil d’homme d’affaires, il a souhaité rappelé qu’« il est arrivé, y compris dans des Jeux récents, à l’extérieur de la France, que ce soit un chef d’entreprise ou une personnalité n’étant pas champion olympique qui endosse cette responsabilité ».

    « Ses capacités reconnues de dialogue et d’écoute, sa connaissance des territoires comme du monde économique et sportif, constituent autant d’atouts essentiels pour réussir des Jeux ambitieux et responsables », a communiqué le bureau exécutif du Cojop (constitué de la ministre des Sports Marina Ferrari, de Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes, de Renaud Muselier pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, de la présidente du comité national olympique Amélie Oudéa-Castéra, de la présidente du comité paralympique Marie-Amélie Le Fur, et de l’ancien Premier ministre Michel Barnier). « Cette nomination donne un nouvel élan au projet, a souligné Amélie Oudéa-Castéra. Il faut maintenant mieux en rythmer l’action et les livrables, continuer à mieux embarquer les forces vives de la société civile et les territoires, sécuriser les équilibres économiques et budgétaires ».

    Geoffroy Roux de Bézieux avait déjà un pied dans le comité d’organisation des Jeux, puisqu’il était depuis avril président du comité des rémunérations. Il a aussi été membre du conseil d’administration de Paris 2024. L’entrepreneur a dirigé le Medef de 2018 à 2023 et l’Unédic. Il a aussi siégé dans diverses instances liées au sport. S’il pratique le vélo et le triathlon en amateur, il n’a en revanche, a priori, ni l’expérience, ni la fine connaissance de la montagne de son prédécesseur, champion olympique 1992 de ski de bosse.

    Agathe Di Lenardo

    RÉACTIONS

    Jean-Marie Bernard, président des Hautes-Alpes

    « Geoffroy Roux de Bézieux est certes connu pour avoir présidé le Medef pendant cinq ans. Je vois en lui avant tout un entrepreneur actif, constructif, et qui connaît les arcanes des organisations complexes, ayant notamment siégé au sein du Conseil d’administration de Paris-2024. Les JO 2030 ont besoin d’un profil comme le sien. Charismatique, qui n’a pas peur de travailler, qui sait mettre en valeur les atouts de nos territoires et plus largement de la France. Passionné de sport, je sais qu’il saura s’impliquer dans cette organisation sans relâche et qu’il saura emmener les équipes organisatrices jusqu’à la consécration de nos territoires au cours de l’hiver 2030. »

    Arnaud Murgia, maire de Briançon

    « Son expérience de chef d’entreprise, sa culture du résultat et son sens de l’exécution seront des atouts précieux pour mener ce projet à bien. Place désormais à la stabilité et au travail pour tenir nos engagements et faire de ces Jeux un succès : des Jeux sobres et qui dessinent la montagne française de demain. »

  • Geoffroy Roux de Bézieux nommé président du Comité d’organisation des JO 2030

    Geoffroy Roux de Bézieux nommé président du Comité d’organisation des JO 2030

    Geoffroy Roux de Bézieux a été nommé président du Comité d’organisation d’Alpes 2030 ce jeudi par le bureau exécutif du Cojop (constitué de la ministre des Sports Marina Ferrari, Fabrice Pannekoucke pour Auvergne-Rhône-Alpes, Renaud Muselier pour Provence-Alpes-Côte d’Azur, la présidente du comité national olympique Amélie Oudéa-Castéra, la présidente du comité paralympique Marie-Amélie Le Fur, et l’ancien Premier ministre Michel Barnier).

    Ex-patron du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux avait déjà un pied dans le comité d’organisation des Jeux, puisqu’il est depuis avril président du comité des rémunérations. Il prend la suite d’Edgar Grospiron, qui avait démissionné le 10 septembre suite à une grave crise de gouvernance, et de Vincent Roberti, qui avait assuré l’intérim. À un peu plus de trois ans de l’évènement sportif, le chef d’entreprise devra faire basculer les JO dans leur phase opérationnelle tout en gérant la crise interne.

  • [Marseille-Cassis] Alessia Zarbo crée la surprise en dernière minute

    [Marseille-Cassis] Alessia Zarbo crée la surprise en dernière minute

    Elle n’était pas prévue au programme de cette 47e édition de Marseille-Cassis, mais Alessia Zarbo a bien fait de se déclarer la veille. La coureuse antiboise, licenciée au Nice Côte d’Azur Athlétisme, a été la première femme à avoir passé la ligne d’arrivée, dimanche matin, avec un chrono d’une heure, neuf minutes et quatre secondes. Soit quarante secondes de moins que la Montbéliarde Ophélie Serra-Boxberger, déjà deuxième en 2024, puis quatrième en 2025. « Je m’étais blessé le mois dernier au championnat du monde de marathon, avec une grosse déchirure à l’ischio, et je n’ai repris l’entraînement qu’il y a cinq jours », révèle Alessia Zarbo, celle qui a été en finale du 10 000 m aux Jeux Olympiques de Paris 2024. « Je me suis dit : pourquoi rester dans mon coin, alors qu’il y a une belle opportunité. Surtout que je suis une sudiste et fière de l’être », ajoute-t-elle.

    Prudence est mère de sûreté

    Sa participation a été annoncée tardivement, car elle devait prendre en compte un avis médical, suite à sa blessure. « Je me suis laissé l’option de m’arrêter si je sentais que ça allait craquer, parce que j’en ai assez bavé le mois dernier. C’est pour ça que j’ai été très prudente dans la descente [après la Gineste, Ndlr], ce qui m’a été bénéfique », explique Zarbo, persuadée que l’issue de la course n’aurait pas été la même pour elle si elle s’était laissée complètement aller d’un point de vue musculaire.

    La recordwoman française du semi-marathon, acquis (en 1h08’20’’), au Marathon de Valence en 2025, souhaitait tout de même réaliser un chrono d’une heure et dix minutes, vis-à-vis des performances réalisées l’année passée. Mission accomplie, avec près d’une minute d’avance sur son vœu. « Avoir été blessée, fait beaucoup de vélo et de renforcement, ça m’a finalement aidé », sourit Alessia Zarbo.

  • Les Jeux olympiques 2030 au cœur du congrès des maires des Hautes-Alpes

    Les Jeux olympiques 2030 au cœur du congrès des maires des Hautes-Alpes

    L’association des maires des Hautes-Alpes (AMF 05) a tenu son 13e congrès des maires ce jeudi, quelques mois après les dernières élections municipales. Entre les discussions habituelles sur les finances locales, l’urbanisme ou encore la transition écologique, un sujet est sorti du lot : la tenue des Jeux olympiques 2030 dans le Briançonnais. Vincent Roberti, directeur et président par intérim du Cojop « pendant quelques mois encore », était présent à la table ronde consacrée à cette thématique.

    « Il était nécessaire de mettre ce sujet à l’ordre du jour, car c’est une perspective qui reste à travailler avec les élus, a introduit Jean-Michel Arnaud (Les Centristes), président de l’AMF 05 et par ailleurs sénateur du département. Il est nécessaire que les quelques voix bruyantes soient recouvertes par des voix constructives », a-t-il précisé, faisant référence aux citoyens et associations qui sont nombreux à s’opposer à la tenue des Jeux dans les Alpes pour des raisons économiques ou écologiques. « On pourrait finir par croire tout ce qu’on entend, surtout les grincheux qui pensent que ce serait mieux de ne pas avoir ces Jeux olympiques ! », a complété Philippe Bailbé, le préfet des Hautes-Alpes.

    Pour Vincent Roberti, pas de doute, l’événement laissera un héritage durable au territoire. « Je souhaite faire en sorte que les Hautes-Alpes soient l’un des cœurs battants de ces Jeux, a-t-il affirmé. Pour cela, on s’appuie sur les collectivités locales et l’expérience des acteurs du territoire : il y a ici un matériau très riche ! On a besoin de tous : les maires, les professionnels de la montagne, les clubs sportifs, pour construire des Jeux dont nous serons fiers. » Tout en réfléchissant à la manière de maintenir « cet événement qui fait vivre les gens de la montagne » à l’heure du changement climatique.

    Même si l’ensemble des épreuves du département se concentrent dans le nord des Hautes-Alpes, les élus assurent que le sud ne sera que gagnant. « On pourrait dire qu’encore une fois, il n’y en a que pour le Briançonnais, a dit Gérard Nicolas, maire de la petite commune Val-Buëch-Méouge. Mais nous bénéficierons aussi des aménagements des routes et du ferroviaire ! »

    Agathe Di Lenardo

  • [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    Dimanche 11 octobre, près de 250 personnes étaient mobilisées au pied du fort des Têtes à Briançon pour montrer leur désaccord face à son réaménagement en village des athlètes en vue des Jeux 2030. Cette opposition se reflète dans le bilan de la concertation publique, publié quelques jours après que le Conseil municipal ait validé le projet. Sur un total de 268 contributions, 176 avis s’opposent explicitement au projet, et 41 s’opposent aux Jeux olympiques 2030 dans leur ensemble. 31 contributions sont favorables au projet du fort des Têtes, et 20 sont « sans avis ». Les inquiétudes concernent notamment les effets sur l’environnement et sur le patrimoine historique, ou encore le coût financier jugé trop important.

    « Ce bilan intervient après le Conseil municipal décisif sur les opérations foncières concernant le Fort, alors même que les contributions étaient censées éclairer les choix, dénonce le groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Une concertation digne de ce nom doit éclairer la décision avant qu’elle ne soit prise. Elle ne doit pas devenir une formalité destinée à légitimer après coup des choix politiques. Le rôle d’un bilan est de restituer les désaccords, de permettre un véritable débat démocratique, pas de produire un plaidoyer en faveur du projet. »

    « Voilà, les citoyens se sont exprimés contre, mais on nous explique gentiment qu’ils s’en fichent et que le projet va continuer. De qui se fout-on ? », a réagi le collectif citoyen engagé contre cet aménagement.

    De son côté, la majorité municipale estime que ce projet bénéficiera aux habitants, car il permettra la création de logements sociaux et la préservation du fort, autrement impossible à financer.

    Agathe Di Lenardo

  • François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    François de Canson pour succéder à Renaud Muselier

    Avant même que ne soit lancée pleinement la bataille des sénatoriales, Renaud Muselier (Ren.) avait clairement annoncé son soutien à François de Canson, « le meilleur de très loin », lançait-il, en juin, à la veille de sa dernière séance. Devant la presse, après avoir démissionné officiellement de son poste car élu sénateur, Renaud Muselier mettait logiquement en avant « un maire réputé, un élu local reconnu qui sera un président compétent ».

    Maire (DVD) de La Londe-les-Maures (Var), président de la Communauté de communes Méditerranée Porte des Maures, troisième vice-président de la Région Sud et président du comité régional du tourisme, François de Canson s’est dit prêt à prendre la suite et sera donc candidat, ce lundi 12 octobre. Il fait indéniablement partie des fidèles de l’ex-président de la Région, qui n’entend pas s’éloigner totalement des affaires régionales. Depuis le Palais du Luxembourg, Renaud Muselier restera ainsi « conseiller régional spécial » sur les fonds européens, les Jeux olympiques d’hiver 2030 et le département des Bouches-du-Rhône.

    Son poulain compte néanmoins mettre sa patte. Il assurait, dès avril sur l’antenne d’Ici Provence, qu’il serait « un président de terrain, au contact des habitants et du territoire, quelqu’un qui connaît les bassins de vie ». Il indiquait également se « préparer » sur le tourisme, l’économie et mettait en avant sa connaissance des « grands dossiers », entendre « les équilibres budgétaires, les contraintes de l’action publique, les attentes des habitants ». Et d’enfoncer le clou : « Continuité ne veut pas dire immobilisme. Je ne serai pas un clone, il y aura un style François de Canson. »

    Un candidat unique ?

    Reste à savoir s’il sera le seul candidat. Premier vice-président de la Région, Christian Estrosi (Horizons) assure actuellement l’intérim. En 2019, il avait laissé la présidence à Renaud Muselier afin de se consacrer à son mandat de maire de Nice. Battu et « trahi » par son ex-bras droit, Éric Ciotti (UDR), qui lui a ravi la place et basculé à l’extrême droite, il pourrait vouloir reprendre son fauteuil à la Région, même s’il n’a rien déclaré officiellement. En mai dernier, trois de ses proches, conseillers régionaux et élus dans les Alpes-Maritimes, Roger Roux, Bruno Bettati et Colette Fabron, ont aussi quitté la majorité de Renaud Muselier, lui imputant « l’échec des JO », laissant entrevoir des dissensions au sein du groupe. De son côté, l’opposition RN n’a rien laissé filtrer sur une éventuelle candidature.

    Pour être élu au premier ou au deuxième tour, le candidat devra obtenir la majorité absolue des 123 membres du conseil régional. Si aucun ne l’obtient, un troisième tour est organisé, à la majorité relative. La majorité de Renaud Muselier compte 80 sièges et le groupe RN-UDR-Indépendants 39.

  • La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    La Ville de Briançon acte la vente du fort des Têtes

    « Une séance historique » : ce sont les mots utilisés par Arnaud Murgia (DVD), le maire de Briançon, pour qualifier la séance du conseil municipal de ce mercredi 30 septembre. Pour cause, le rachat du fort des Têtes et sa cession à la Solideo, la société publique en charge des aménagements des Jeux olympiques 2030, qui prévoit de le transformer en village olympique, ont été actés. Un projet qui inquiète le groupe d’opposition de gauche Briançon territoire vivant, mais aussi plus d’une centaine de citoyens réunis dans le collectif Non au village olympique au fort des Têtes de Briançon : plusieurs dizaines d’entre eux ont fait le déplacement à la mairie pour montrer leur mécontentement face au vote. Une pétition a été lancée et récolte déjà plus de 8 000 signatures.

    Le fort Vauban, classé au patrimoine mondial de l’Unesco, doit être acheté à l’état pour 242 000 euros. La Ville va ensuite céder cinq bâtiments à la Solideo pour près de 47 000 euros. « Depuis des années, les élus ont cherché des solutions pour sauver ce patrimoine, a rappelé le maire avant la délibération. C’est une chance unique de le réhabiliter » La Solideo se chargera des travaux de restauration des bâtiments. Les remparts resteront à la charge de la Ville, qui sera « bénéficiaire de subventions d’un montant jamais connu ici ».

    Création de logements sociaux

    Au-delà de sauver le bâti, le projet prévoit de répondre à un besoin criant à Briançon : la création de logements sociaux. Le village olympique permettra d’accueillir près de 1 000 athlètes pendant les Jeux. La Solideo devrait ensuite céder les bâtiments au promoteur immobilier privé Linkcity, une filiale du groupe Bouygues.

    Au total, 72 logements sociaux et en accession sociale à la propriété seront disponibles au plus tard en janvier 2031. « C’était ma promesse : que l’héritage du village olympique réponde aux à l’intérêt général des habitants », a insisté Arnaud Murgia. De plus, une résidence hôtelière, des équipements de services et des places de stationnement pour les futurs habitants devraient y voir le jour.

    « Les JO font beaucoup parler, a renchéri Stéphane Régnier du groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Les associations qui s’y opposent reçoivent de plus en plus de soutien. Entendez notre population et ralentissez ! Les Jeux peuvent donner de beaux projets, mais seulement si vous intégrez les citoyens. »

    « Au lieu de susciter un engouement chez les habitants, on a des incertitudes sur le coût final, les délais et cette promesse d’héritage, a poursuivi Maxime Brousse du même groupe d’opposition. Nous avons besoin d’engagements fermes pour rassurer les Briançonnais et restaurer la confiance. »

    Agathe Di Lenardo

  • Des « pépites agricoles » en piste pour les futurs Jeux Olympiques de 2030

    Des « pépites agricoles » en piste pour les futurs Jeux Olympiques de 2030

    « Les Jeux olympiques doivent laisser un héritage utile à l’agriculture du territoire », a expliqué Flora Charrieau, la directrice de la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes lors du lancement des Pépites agricoles ce mardi : « Cette démarche, c’est la première brique pour accueillir les Jeux olympiques, qui sont une grande opportunité pour faire découvrir nos produits locaux. »

    Pour mettre en valeur les produits issus des agriculteurs du département, notamment ceux de la marque territoriale Hautes-Alpes Naturellement, portée par la Chambre d’agriculture, un site internet faisant office de « vitrine de l’agriculture des Hautes-Alpes » vient d’être mis en ligne. Les visiteurs peuvent y retrouver des fiches détaillées sur les différents producteurs. Un salon des Pépites agricoles se tiendra du 20 au 22 novembre à La Bâtie-Neuve, réunissant les producteurs et les visiteurs. Les Trophées des Pépites agricoles seront aussi lancés, et permettront aux consommateurs d’élire un producteur parmi neuf candidats présélectionnés.

    L’enjeu principal des Jeux olympiques pour les agriculteurs est de leur permettre d’accéder aux marchés liés à l’événement, qui s’ouvriront dans un an. La Chambre d’agriculture les accompagnera vers cet objectif, et les aidera à développer leur visibilité, notamment grâce au nouveau site internet co-construit avec les agriculteurs. « Il ne faut pas oublier que les produits agricoles façonnent l’expérience touristique du territoire », estime Flora Charrieau.

    Agathe Di Lenardo

  • JO 2030 : l’orage de trop pour le président du comité d’organisation Edgar Grospiron

    JO 2030 : l’orage de trop pour le président du comité d’organisation Edgar Grospiron

    Lui-même avait retiré son dossard il y a 16 ans, lorsqu’il avait démissionné de la direction générale de la candidature d’Annecy pour les JO 2018. Cette fois-ci, Edgar Grospiron va être disqualifié par ses pairs. Ce jeudi, à la suite du bureau exécutif du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop), à Décines (Rhône), le champion olympique 1992 ne fera plus partie de l’aventure Alpes Françaises 2030.

    Le Cojop est secoué depuis ses débuts par de nombreux désaccords entre ses principaux personnages. Début février 2025, l’ex-biathlète Martin Fourcade avait renoncé au siège de président qui lui était promis. Edgar Grospiron avait donc été nommé 15 jours plus tard. Depuis, l’organisation a connu orage après orage.

    Le CIO arrive à Lyon

    Le 9 décembre 2025, premières démissions. Anne Murac et Arthur Richer, respectivement directrice des opérations et directeur de la communication, claquent la porte en raison de dysfonctionnements trop importants. Numéro 2 de ces JO français, Cyril Linette s’en va deux mois plus tard, en plein milieu des Jeux de Milan. La raison évoquée : « des désaccords insurmontables entre le président, Edgar Grospiron, et le directeur général, Cyril Linette ».

    À la suite d’une clarification de la gouvernance, le calme était progressivement revenu au Cojop. Mais l’élection d’Éric Ciotti à la tête de la Ville de Nice a rebattu les cartes. Exit la Baie des Anges, le pôle glace est transféré intégralement vers la capitale des Gaules, Lyon, suite à des désaccords là aussi profonds avec le nouvel édile. Un camouflet de plus et les tensions ne baisseront plus jusqu’à ce jeudi 10 septembre 2026.

    Un président intérimaire devra inévitablement être désigné avant de trouver un successeur à Edgar Grospiron. Le prochain rendez-vous pour le Cojop se fera donc sans l’ex-champion de ski de bosses. La commission de coordination du CIO débarque à Lyon entre le 14 et le 16 septembre pour inspecter les futures patinoires olympiques. Une visite en présence de son président, Pierre-Olivier Beckers, et de Christophe Dubi, directeur des Jeux au Comité international olympique. Pour apaiser légèrement les tensions avec un CIO qui pourrait perdre patience.