Tag: Jeux Olympiques

  • La réhabilitation du Fort des Têtes et l’usine de la Schappe se précise

    La réhabilitation du Fort des Têtes et l’usine de la Schappe se précise

    On connaît désormais les noms des entreprises chargées de l’ambitieux projet de réhabilitation et de transformation en village olympique, puis en quartier résidentiel, du Fort des Têtes. Ce Fort Vauban du XVIIIe siècle inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco sera donc rénové et réaménagé par Linkcity, filiale de Bouygues construction, Edifim, société spécialisée dans la réhabilitation de logements collectifs et Elegia, société de maîtrise d’ouvrages basée à Grenoble. En parallèle, l’ancienne usine textile de la Schappe, édifiée au XIXe siècle et en partie détruite par un incendie en 2014, sera elle aussi rénovée pour servir de lieu d’hébergement pendant les Jeux, puis accueillir des logements. La réhabilitation de cette usine sera menée par Icade promotion, filiale de la Caisse des dépôts avec le concours des architectes Jean-Michel Wilmotte et Nathalie d’Artigues. Fortement attendue sur la question de l’usage de ces ouvrages après les JOP 2030 et leur utilité pour le territoire et ses habitants, la Solideo affirme que l’usine de la Schappe rénovée comprendra « la réalisation de 117 logements en accession libre, conçus selon des standards environnementaux ambitieux, ainsi que des surfaces commerciales destinées à renforcer l’attractivité et la dynamique du quartier ». Quant au Fort des Têtes, il « accueillera une centaine de logements, dont 30 logements sociaux, 42 logements en prêt social location-accession (PSLA) ainsi que 26 logements commercialisés dans le cadre du dispositif Monument historique ».

    Arnaud Murgia veut rassurer sur les coûts

    De son côté, le maire de Briançon Arnaud Murgia a qualifié le projet d’« accélérateur de particules hors-norme », permettant à la ville de gagner « une trentaine d’années » sur ses projets de réhabilitation patrimoniale et de création de logements dans un contexte où les investissements sont de plus en plus difficiles à obtenir selon lui. Quelques jours auparavant, lors du conseil municipal du 3 juin, Arnaud Murgia s’était exprimé sur l’opération, réaffirmant son engagement personnel pour que celui-ci profite à la ville. Il avait alors affirmé que le rachat symbolique à l’État du Fort des Têtes par la Ville de Briançon pour 25 000 euros, (sa valeur estimée par France Domaine) avant de le revendre à la Solideo au même prix serait « une opération neutre pour les finances de la Ville ».

    Questionné par l’élue d’opposition Aurore Marchand (Groupe Bien vivre à Briançon), Arnaud Murgia a également assuré « avoir imposé dans le cahier des charges une part importante de logements en accession sociale dans le futur quartier de ville du Fort des Têtes », sans pouvoir donner de chiffre exact en raison des négociations en cours avec les opérateurs. Interrogé par la même élue sur le fait que les remparts, et par extension le coût de leur entretien, reviendraient à la Ville, le maire avait répondu « que la totalité des autres fortifications sur la commune sont déjà la propriété de la Ville depuis vingt ans sans que ça n’inquiète personne », et que la municipalité ne ferait l’acquisition des remparts qu’à condition « qu’ils soient livrés remis à neuf » par l’État et la Solideo. À terme, l’objectif est donc que le Fort comme l’usine soient transformés en quartier résidentiel afin d’agir sur le manque structurel de logements sur le territoire. Demeurent toutefois plusieurs inconnues majeures : le nombre de logements, la proportion de logements touristiques ou saisonniers, en accession libre ou en accession social, les prix de sortie… Autant d’aspects qui font l’objet de négociations entre la Solideo et les opérateurs privés qui acquerront le foncier par la suite. Un flou que regrettent d’ailleurs certains élus d’opposition et associations, à quatre ans de l’événement.

  • Le Sud conserve uniquement les épreuves haut-alpines

    Le Sud conserve uniquement les épreuves haut-alpines

    Cette fois-ci, la carte des sites ne devrait presque plus bouger. Depuis les balbutiements de la candidature Alpes 2030, certains ouvrages olympiques ont voyagé de station en station au gré des accords et désaccords avec les mairies alpines. La question du ski alpin n’est d’ailleurs pas totalement réglée ; elle devrait l’être dans les prochaines semaines.

    Un pôle était pourtant censé rester inchangé, tant l’entente entre Christian Estrosi (ex-maire Horizons de Nice) et Renaud Muselier était importante. Mais les tournois de hockey sur glace, le patinage artistique et le short-track basculent donc vers la région lyonnaise. Nice a tout perdu, depuis l’élection d’éric Ciotti (UDR), et la région Sud laisse sa voisine Auvergne-Rhône-Alpes organiser la majorité des épreuves. « Les deux régions devaient se partager équitablement les médailles. Finalement, le Sud passe de 52 à 33 médailles avec des épreuves concentrées sur le pôle briançonnais », expliquait, ce lundi, Renaud Muselier.

    Sept disciplines en attendant la huitième

    Les Jeux Olympiques 2030 n’auront pas lieu dans les Alpes-Maritimes, mais les Hautes-Alpes seront bien hôtes d’une partie de la compétition. Les villages de Montgenèvre et Serre-Chevalier se partageront le ski et snowboard freestyle, avec, au minimum, sept disciplines différentes. Le saut acrobatique, le ski de bosses et le big air se tiendront dans la dernière citée. Montgenèvre accueillera le reste, c’est-à-dire le halfpipe, le slopestyle, le snowboard alpin, ainsi que le ski et le snowboard cross. Le Sud conserve les épreuves les plus modernes et spectaculaires des JO : les sensations fortes seront au rendez-vous pour athlètes et spectateurs. Elles sont également les plus accessibles financièrement, avec des prix plus attractifs que les sports rois que sont l’alpin, le hockey et le biathlon.

    Les Hautes-Alpes devraient empocher une discipline supplémentaire, d’ici à la fin du mois de juin. Cela était convenu de longue date entre les deux régions : les épreuves additionnelles doivent se dérouler dans le Sud. Finalement, seul le ski-alpinisme sera proposé au Comité international olympique (CIO). Pas de freeride, qui avait été un temps évoqué pour la station de La Grave. Hôte d’une étape du tour mondial, Puy-Saint-Vincent est une habituée des grands événements, mais une entrée dans la carte des sites paraît improbable.

    Pour accueillir tous ces sportifs, il faut un village olympique. Basé à Briançon, il sera aménagé sur un site classé, le fort des Têtes. Édifice érigée par Vauban au XVIIIe siècle, il dispose de 36 000 m² et se trouve perché à 1 400 mètres d’altitude. Plus d’un millier d’athlètes y vivront lors de la quinzaine olympique.

    Ces modifications doivent être validées durant la commission exécutive du 11 juin. Ensuite, le CIO décidera, lors de sa 145e session, les 24 et 25 juin à Lausanne, de confirmer ou non la totalité de la carte des sites. Si le dossier est accepté, le comité d’organisation pourra enfin démarrer les différents chantiers. Une nouvelle étape importante dans la préparation des JO 2030.

  • Des ombres sur les JO après le fiasco de Nice

    Des ombres sur les JO après le fiasco de Nice

    « L’histoire retiendra que si nous avons mis 5 ans à construire ce dossier, Monsieur Ciotti l’a détruit en un mois », cingle encore le président (Ren.) de la Région Sud, ce lundi matin, face à la presse. Après l’annonce, vendredi, de l’abandon de l’installation à Nice du pôle glace des Jeux olympiques d’hiver 2030 au profit de Lyon, « les regrets sont immenses », reconnaît Renaud Muselier. Ce dernier avait offert sur un plateau à la deuxième ville de la région le plus gros morceau des Jeux, des épreuves de patinage aux matches de hockey, soit 60% de la billetterie.

    Mais, après le choc, reste à éclaircir les zones d’ombre qui persistent sur ses conséquences. D’abord sur le coût. « L’abandon de Nice signifie l’arrêt de procédures qui étaient arrivées à maturité », déplore le directeur général de la Solideo (Société de livraison des ouvrages olympiques), Damien Robert. Un marché global de performance était sur le point d’être finalisé pour la construction de la patinoire des Jeux à Nice, mais surtout, la construction de son village olympique avec 400 logements à la clé avait déjà été confiée à un groupement emmené par la Sogeprom. « Sur ces deux consultations, il va falloir indemniser les opérateurs », reconnaît Damien Robert. Les montants restent confidentiels. « Ce qui ne peut pas être indemnisé, c’est tout le temps passé en ingénierie interne, qui a été très intense », précise le directeur général de la Solideo.

    Cérémonie à Marseille ?

    Il faut aussi déterminer si la Région Sud, qui ne conserve finalement qu’un seul (Briançon) des quatre pôles olympiques prévus, peut maintenir le même engagement financier, à hauteur de 100 millions d’euros. « La Région soutient les Jeux, je ne me désengage pas par rapport au Nord [la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Ndlr], insiste Renaud Muselier. Mais, maintenant, il y a une clé de répartition qui a changé et il faut que l’on voie cela de façon sérieuse. »

    Dans le partage initial entre les deux régions, il espérait aussi « un spectacle exceptionnel » pour la cérémonie de clôture des Jeux, face à la baie des Anges, à Nice. « à partir du moment où vous perdez Nice, je ne vois pas très bien comment vous pouvez mettre la soirée de clôture à Nice », estime Renaud Muselier. Lui espère encore conserver un événement suivi par plus de 600 millions de téléspectateurs dans le monde, « ou bien à Marseille au Vélodrome, ou bien autour du lac de Serre-Ponçon ». Mais il craint la réticence des instances olympiques, tandis que l’adjoint marseillais aux sports, Eric Méry (Madmars), indique ne pas avoir été informé d’une telle hypothèse.

    Surtout s’ajoutent des craintes pour le financement de la Ligne nouvelle Provence-Côte d’Azur. Pour accueillir les Jeux, la Région avait obtenu des arbitrages très favorables de l’état, notamment pour la création d’une nouvelle gare proche de l’aéroport de Nice. « Nous continuerons à nous battre pour la Ligne nouvelle, mais il y a des difficultés », reconnaît le président de Région.

    Retombées perdues

    De quoi comprendre le bras de fer épistolaire mené dans le week-end avec le maire d’extrême droite de Nice, éric Ciotti, auquel il reproche d’avoir fait couler l’implantation olympique sur la Côte d’Azur en refusant la transformation temporaire du stade de l’OGC Nice, l’Allianz Riviera, en patinoire le temps de « 3 à 9 matches ». « Au total, le retrait du pôle glace pourrait ainsi priver Nice et la Région Sud d’un impact global compris entre 800 millions et 1,1 milliard d’euros », comptabilisait, samedi, le président de Région. Des chiffres « extravagants », répliquait le maire niçois (UDR), satisfait de sabrer dans 100 millions d’euros d’investissements pour la municipalité.

    « Même sans Nice, l’aventure continue », répète donc ce lundi Renaud Muselier, en remontant le fil de la vingtaine de réunions techniques qui, depuis le 1er avril, ont essayé de trouver une voie de sortie pour répondre aux exigences des fédérations internationales, à commencer par celle de hockey, qui refusait de séparer épreuves masculines et féminines. En vain. « C’est le Comité international olympique qui décide, pas la Région, pas l’état », insiste le président du comité régional olympique Hervé Liberman, élu à la Région, alors que même le président du RN, Jordan Bardella, relayait les accusations ciottistes de « sanction politique ». « éric Ciotti perd les Jeux, qu’il ait le courage de l’assumer », tacle Renaud Muselier, qui balaie encore les craintes environnementales et répète que « le retour de la flamme olympique en France, c’est grâce à nous ».

    Trois élus quittent la majorité régionale

    Dans la foulée de l’abandon du pôle glace des JO 2030 à Nice, Roger Roux, maire de Beaulieu, Bruno Bettati, maire de La Gaude, et Colette Fabron, maire de Saint-Etienne-de-Tinée, ont annoncé quitter immédiatement la majorité régionale où ils siégeaient, révèle ce samedi Nice Matin. Dans un courrier, ils dénoncent « une incapacité à entendre les avertissements et une tendance à privilégier les postures politiques au détriment de l’intérêt général ». « Ils sont achetés ou menacés par le maire de Nice, réplique Renaud Muselier. Je les ai appelés, ils m’ont dit : je n’ai rien contre toi, mais maintenant j’ai besoin de la Métropole. » Dirigée aujourd’hui par un certain Éric Ciotti (UDR).

  • Contre les JO 2030

    Contre les JO 2030

    Ils dénoncent notamment l’absence de concertation des populations des territoires concernés. Ils s’opposent également à la « bétonisation et destruction des montagnes pour quelques privilégiés ». Les militants annoncent que la mobilisation va continuer
    à Marseille.

  • Pierre Vaultier, le virage d’une vie dans les Hautes-Alpes

    Pierre Vaultier, le virage d’une vie dans les Hautes-Alpes

    S’il n’est pas né avec, la planche de snowboard a toujours été un attribut caractéristique de Pierre Vaultier. « Je suis né à 500 mètres de la télécabine, alors, glisser a été rapidement ma seconde nature, après avoir appris à marcher » confie le natif de Serre-Chevalier. Sa première ? « J’avais 4 ans, mon voisin, de 7 ans mon aîné, a été mon premier instructeur », enchaîne-t-il. Dès sa première descente, « sur des skis normaux, j’ai kiffé ». Très vite, le petit Pierre va opter pour le snow, « à l’âge de 6 ou 7 ans, c’est devenu ma philosophie de vie. Ma planche était devenue un prolongement de moi-même. »

    Il a appris à maîtriser un outil qui « naturellement a tendance à filer tout droit. Or, il faut savoir faire des tours et des détours, dans un savant jeu d’équilibre, sans être vraiment un équilibriste », détaille-t-il. L’objectif, « savoir gérer la vitesse et les trajectoires, sachant que la glisse peut te faire aller très vite et monter très haut ». Avec en compétition, un autre élément à prendre en compte et non des moindres. « Là, tu n’es plus seul en piste. Il faut donc anticiper ce que les autres vont faire. » Le plus dur ? « Éviter les chutes, surtout celles des autres lorsqu’ils ne maîtrisent plus rien. »

    Déblocage olympique

    À ce petit jeu, Pierre Vaultier a su aller plus haut, plus vite et plus loin. À l’image de la devise des Jeux olympiques, il s’est forgé un des plus beaux palmarès mondiaux. Après avoir connu quelques claques qui lui ont permis de rebondir. « La première, c’était en 2006 à Turin. Je l’ai prise en pleine poire. J’ai très mal géré ce rendez-vous alors que j’avais des ambitions », se souvient-il.

    Pierre Vaultier continuait à récolter les trophées, mais il lui manquait ce petit quelque chose lors des joutes olympiques. « Je suis arrivé aux Jeux de Sotchi avec une blessure au genou. Paradoxalement, ce handicap a été mon atout. J’y suis allé en laissant mes soucis au village car, dans ma tête, j’étais au top. » Et là, les titres ont suivi, notamment un second sacre olympique en Corée du Sud, à Pyeongchang. « Jusqu’à cette fichue blessure, en 2019. Celle qui m’a fermé définitivement la porte de la compétition. »

    Aujourd’hui consultant télé, Pierre Vaultier n’est jamais loin d’une piste. Il est surtout devenu un expert en nivologie et connaît sur le bout des doigts les caractéristiques de chaque type de neige. Sa préférée en France, « celle du Puy-Saint-Vincent. C’est mon spot favori, même si je suis de Serre-Che, je le trouve plus propice à la pratique de mon sport. » Il garde aussi des « souvenirs bluffants de Fukushima et sa neige très particulière avec son goût de reviens-y. C’est une poudreuse avec une bonne humidité. Tu as la sensation d’être posé sur un matelas à mémoire de formes. »

    Ailleurs, il retient la Finlande « et sa neige qui permet de faire des trucs super sur une planche et en Iran, c’était carrément furieux ». Il n’a qu’un regret, « ne jamais avoir testé la neige en Nouvelle-Zélande ».

  • Le patinage de vitesse glisse vers les Pays-Bas

    Le patinage de vitesse glisse vers les Pays-Bas

    Un temple, un mythe, un monument. Le Thialf, basé à Heerenveen, aux Pays-Bas, devrait accueillir les épreuves de patinage de vitesse lors des Jeux olympiques 2030 en France. L’anneau néerlandais est l’une des meilleures pistes du monde, dans un pays vivant pour ce sport loin d’être développé dans l’Hexagone. En effet, aucune piste de 400 mètres n’existe sur le sol français, la délocalisation de ces épreuves était donc obligatoire. Les Néerlandais étaient en concurrence avec l’Oval Lingotto de Turin, mais ils ont finalement été choisis au détriment des Lombards.

    Lieu hôte de nombreuses étapes de Coupe du monde et de divers championnats internationaux, le Thialf est un anneau ultramoderne. Une longue piste et plusieurs d’une distance plus courte pour le short-track, la décision est évidente pour le coach des Bleus Alain Nègre. « Entre l’Italie et les Pays-Bas, notre choix est clair : on choisit le Thialf », disait-il en début d’année à Franceinfo.

    12 500 spectateurs pourront assister à ces épreuves sur glace et l’équipe de France a l’assurance de pouvoir s’entraîner à Heerenveen jusqu’à l’échéance olympique. Au pied du podium lors des JO 2026, le tricolore Timothy Loubineaud espérait encore que la France puisse accueillir le patinage de vitesse. Ces athlètes seront donc isolés près de la mer du Nord lorsque les autres sportifs prendront leurs quartiers dans les Alpes.

    Ce choix du Thialf doit être entériné lors du prochain bureau exécutif du comité d’organisation, le 4 juin. C’est à cette date que nous devrions connaître la totalité de la carte des sites pour 2030. Les dernières incertitudes : le hockey niçois, le ski alpin avec Méribel, Val d’Isère et Courchevel et les sites des sports additionnels. Trois semaines intenses arrivent pour le Cojop.

  • Vincent Roberti, directeur général surprise des JO 2030

    Vincent Roberti, directeur général surprise des JO 2030

    Non, Jean-François Vilotte, directeur général de la Fédération Française de Football, ne participera pas à l’aventure Alpes Françaises 2030. À la surprise générale, le préfet du Tarn-et-Garonne Vincent Roberti s’apprête à être nommé directeur général (DG) du comité d’organisation des JO d’hiver. L’homme, âgé de 59 ans, devrait être intronisé ce lundi 11 mai, durant le bureau exécutif.

    Son nom n’avait alors jamais filtré, mais il figurait bien dans une liste élargie de 51 candidats. Jean-François Vilotte, pas officiellement candidat mais pressenti, a lui préféré se concentrer sur ses missions auprès de la « 3F », avec en ligne de mire la Coupe du monde de football dans à peine plus d’un mois (du 11 juin au 19 juillet).

    Ingénieur de formation, énarque, Vincent Roberti n’est pas non plus totalement étranger au monde de la montagne. Il connaît la région Auvergne-Rhône-Alpes (Aura) pour y avoir vécu. Il a également dirigé le conseil départemental de l’Isère durant quatre années. « C’est Roberti, très bien, bienvenue. Il faut que ça marche », glisse le président de la Région Sud Renaud Muselier au journal L’équipe.

    Le 11 février, suite à de nombreux désaccords, Cyril Linette avait dû quitter son poste de directeur général et laissait donc Edgar Grospiron, président du Cojop, seul aux manettes. Aussi annoncé sur la sellette, le champion olympique 1992 de ski de bosses a redressé la barre et continue de mener le comité d’organisation. Un intérim avait été réalisé par Michel Cadot, ex-délégué interministériel aux JO 2024.

    Déjà des missions

    sur la table

    Le successeur de Cyril Linette a donc bien le profil d’un dirigeant et affiche une certaine complémentarité avec le patron du Cojop 2030, Edgar Grospiron. Fabrice Pannekoucke, président de la Région Aura, disait lui que Vincent Roberti lui « a fait très bonne impression. C’est un grand serviteur de l’État et il a toutes les qualités qu’il faut ». L’heure est maintenant au travail pour celui qui devrait donc être nommé dès lundi. Plusieurs missions s’offrent directement à lui. Comme évoqué lors de la conférence de presse de la Solideo, la semaine dernière, Alpes Françaises 2030 a jusqu’à début juin pour dévoiler la ville hôte du hockey sur glace. Outre Nice, Lyon et Paris sont désormais candidates et le CIO n’accordera pas davantage de délais pour étudier les différentes options.

    L’anneau de patinage de vitesse doit également se trouver un lieu d’accueil. Nous savons déjà qu’il sera situé hors de France : les Pays-Bas et l’Italie sont les deux pistes envisagées. Autrement dit, la finalisation de la carte des sites constitue le chantier prioritaire. Dans la même dynamique, le Cojop va devoir désigner les sports additionnels que le Comité international olympique devra ensuite valider. Ce dernier a fermé la porte aux sports sans neige, c’est-à-dire le trail ou le gravel. Reste donc le ski et snowboard freeride, l’escalade sur glace, alors que le ski-alpinisme doit encore être confirmé.

    Les premiers mois de Vincent Roberti seront donc décisifs pour éviter que le Cojop n’entre dans une zone critique et pour maintenir le cap fixé.

  • Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Les premiers chantiers lancés pour les JO 2030

    Douze mois après son lancement officiel, la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) a convié, ce mercredi, la presse pour dresser un premier bilan et s’étendre sur les chantiers à venir. Quatre acteurs étaient présents, à l’Hôtel de Région, à Marseille pour détailler les principaux sujets. Fabrice Pannekoucke et Renaud Muselier, présidents des régions Auvergne-Rhône-Alpes et Sud, étaient accompagnés du directeur général exécutif de la Solideo, Damien Robert, et du délégué interministériel aux Jeux Olympiques, Pierre-Antoine Molina.

    Ces quatre personnages clés de l’engrenage Alpes 2030 ont, dans un premier temps, détaillé le bilan de l’an 1 de la société de livraison. Renaud Muselier s’est félicité du lancement de la fusée : « La mission est engagée et les financements sécurisés. En un an, la Solideo est pleinement opérationnelle, avec 55 collaborateurs recrutés. Livrer les 40 ouvrages sera le cœur de notre réalisation. Ces ouvrages seront ensuite transformés en logements et équipements dans le cadre de l’héritage des Jeux. » Parmi les premiers travaux, nous retrouvons, pêle-mêle, les villages olympiques de Bozel, Nice, Briançon et Saint-Jean-de-Sixt, mais aussi la modernisation de la piste de bobsleigh de La Plagne et des tremplins du Praz, basés à Courchevel.

    Premier anniversaire

    Après avoir salué le travail des équipes de la Solideo, du Cojop et des partenaires institutionnels, Fabrice Pannekoucke a débuté une projection vers l’échéance de l’hiver 2030. L’ex-maire de Moûtiers (Savoie) a évoqué le besoin de s’inspirer de ce qui a été fait. « Pour nous, beaucoup de choses se sont passées en un an, dont les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo. Nous avons été sur place, en observation et à l’écoute. Il y a une volonté de copier ce qui a marché et de cibler les carences pour les décortiquer et les améliorer », décrypte-t-il. L’homme de 50 ans évoqua également ses rencontres avec ses homologues de l’Utah, hôte des JO 2034, et de Suisse, où la candidature pour 2038 est encore embryonnaire. Le DG de la Solideo Damien Robert a précisé les prochaines étapes clés, pour être dans les temps. « 2025 était l’année de la conception, 2026 sera celle de la mise en œuvre des projets et de la phase des travaux, ainsi que des concertations et du lancement des marchés. » Justement, ces marchés représenteront 2 milliards d’euros et un fonds d’innovation a été créé lors du 6e conseil d’administration, ce mercredi. Le président de la région AURA ajoute : « Un tiers du marché sera dédié à des TPE et PME, contre 25% lors de Paris 2024. » Renaud Muselier a quant à lui assuré que des concertations publiques se tiendront dans les villages abritant les 40 ouvrages. Un calendrier est prêt pour les trois prochains mois, à propos de ce sujet qui a pu inquiéter les habitants de certaines localités. Le quatuor savait pertinemment qu’il ne pourrait pas éviter les questions sur les patinoires de Nice.

    Date limite début juin pour Nice

    Le hockey-sur-glace ne possède pas encore de domicile fixe. L’élection d’Éric Ciotti (UDR) dans la cité azuréenne a rebattu les cartes et l’édile fraîchement élu s’est opposé aux patinoires de l’Allianz Riviera. Ce dont nous pouvons être sûrs, c’est que le village olympique et le complexe omnisports olympique (COOL) ont été validés par la municipalité. Renaud Muselier a réaffirmé son souhait « de conserver la totalité des épreuves de glace à Nice ». D’autres options sont cependant à l’étude par le Cojop, avec des candidatures lyonnaise et parisienne sur la table. Une révision de la carte des sites a été lancée et l’hôte du hockey masculin devrait être connu début juin. Il devra l’être obligatoirement avant la 146e session du Comité International Olympique (CIO), les 24 et 25 juin.

    Jamais un pays n’a obtenu un laps de temps aussi court pour organiser des Jeux d’hiver (5 ans et demi), mais l’inquiétude n’est pas à l’ordre du jour.

  • Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris entre en piste pour le hockey en cas d’impasse à Nice

    Paris Entertainment Company, exploitant de l’Accor Arena et de l’Adidas Arena, société majoritairement détenue par la Ville de Paris, met en avant son expérience des grands événements sportifs et son implication dans Paris 2024. Cette initiative intervient dans un contexte d’incertitude autour du pôle de glace de Nice, fragilisé par l’arrivée du nouveau maire (UDR), Éric Ciotti, et son refus de certains aménagements prévus. Et trois semaines après la proposition du maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, d’accueillir des compétitions de glace au cas où Nice serait écartée des sites olympiques.

    Mais dans un communiqué jeudi soir, la Région Paca a indiqué que « les études menées démontrent la faisabilité technique du projet » dit « des Arboras », du nom du stade privilégié par Eric Ciotti pour accueillir le hockey masculin. « Il convient désormais de poursuivre le travail sur sa faisabilité calendaire et financière » avec une nouvelle réunion prévue lundi, poursuit la Région.

  • Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Nouveau coup de chaud pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Les discussions entre la Ville de Nice, la Région et les instances olympiques pataugent dans une soupe digne d’un bas de piste de fin de saison à Pra-Loup. Déjà plombé par les démissions et les retards, la possible délocalisation des épreuves de hockey, patinage, short-track et curling fait désordre.

    Depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, les équilibres du projet ont été fragilisés. Si un cadre de travail commun a pu être posé lors d’une réunion technique le 1er avril, une seconde rencontre, organisée vendredi, a mis en lumière un blocage majeur autour l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice, dont le président, Jean-Pierre Rivère, figurait sur la liste de Ciotti.

    Présentation ce lundi

    Si la Région note que des convergences ont été trouvées sur le village olympique et le complexe omnisports de Nikaïa, la couverture et l’immobilisation pour trois mois minimum du stade, appelé à accueillir les épreuves de hockey, n’a pas obtenu l’accord de la nouvelle municipalité. L’alternative proposée entraînerait un surcoût de 45 millions, jugé incompatible avec la trajectoire budgétaire des Jeux et porteur d’un « risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire ».

    Face à cette impasse, un ultimatum a été fixé à ce lundi. Une présentation technique détaillée doit être soumise à l’ensemble des parties prenantes du comité d’organisation, avec l’objectif d’acter une décision. En filigrane, plane la menace d’une remise en cause pure et simple du pôle niçois. La ville de Lyon s’est déjà portée candidate.

    Initiateur de la candidature alpine, Renaud Muselier(Ren.) ne cache plus son inquiétude. « Après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois », alerte le président de la Région Sud, qui appelait vendredi à sortir du blocage.

    Il en va de la crédibilité d’un projet sommé de sortir de l’ornière politique, alors la carte définitive des sites est attendue pour fin juin par le Comité international olympique.