« Un bureau de poste, c’est l’accès aux droits, le lien social, un appui pour les entreprises locales. Quand il disparaît, c’est un morceau de la vie du village qui s’éteint », rappelle les postiers CGT des Hautes-Alpes, dans un communiqué de presse pugnace diffusé ce 2 octobre.
Une communication dans laquelle le syndicat des activités postales et des télécommunications tire la sonnette d’alarme à propos de la crainte de fermeture à venir pour deux bureaux de poste dans le département : « La Poste ferme deux bureaux dans les Hautes-Alpes, à Orcières et à Saint-Étienne-en-Dévoluy, dans le cadre d’une quarantaine de fermetures en région Paca. » Et dénonce logiquement un « abandon des territoires ruraux et de montagne » de la part de l’entreprise en charge du service public postal. « À Orcières comme à Saint-Étienne-en-Dévoluy, les habitants, les saisonniers, les artisans et les personnes âgées perdent un service de proximité qu’ils ne retrouveront pas à côté de chez eux. Dans nos vallées, la distance se compte en kilomètres de route de montagne, pas en minutes de trajet », développe le syndicat. Il note aussi que ces potentielles fermetures « s’inscrivent dans le plan “Réussir ensemble, Ambitions 2031″ de La Poste » (lire notre dossier du 26/09) et font partie d’une liste de 471 bureaux en France.
Rappelons que la liste de la quarantaine de bureaux menacés dans la région avait été récemment dévoilée dans le cadre d’un comité social et économique (CSE). Suite à quoi La Poste avait répondu en affirmant que « les listes de bureaux de poste partagées aux CSE ne préjugent en rien de l’avenir de la présence de La Poste dans les territoires ». La direction expliquait qu’elle cherchait « à faire évoluer son modèle de présence territoriale ». Pas de quoi convaincre la CGT Fapt 05 qui revendique « le maintien des bureaux de plein exercice à Orcières et à Saint-Étienne-en-Dévoluy ».

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