Tag: bureau de poste

  • Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Le comité de vigilance de Martigues inquiet de l’avenir du service postal

    Les rideaux métalliques du bureau de poste de Ferrières sont baissés vendredi 21 août. L’antenne n’accueille aucun usager depuis le début du mois, en raison de la pause estivale. C’est ce qu’explique l’affiche placardée sur la porte, qui indique néanmoins que l’espace pro reste ouvert de 8h30 à 17h en semaine, ainsi que le samedi de 8h30 à midi.

    En juin, le porte-parole du comité de vigilance postale de Martigues Francis Fournier s’agaçait : « Encore une fois, ce sont les zones populaires qui vont subir la dégradation du service postal ». Le bureau de poste de Ferrières dessert 10 000 usagers, pour la plupart issus de quartiers prioritaires de la ville : Notre-Dame des Marins, Canto-Perdrix ou Paradis Saint-Roch…

    Pour l’ancien postier, cette fermeture, bien que temporaire (l’antenne est rouverte ce lundi), est un échec. « C’est un mauvais signal », déplore-t-il. Si l’an dernier le collectif avait réussi a obtenir le maintien de l’antenne, menacée en raison d’une « baisse de fréquentation de 48% depuis 2019 », cette fois la mobilisation a eu plus de mal à prendre du côté des habitants.

    Du changement

    en septembre ?

    En interne aussi, le combat est compliqué. « À partir du moment où tu n’embauches plus des fonctionnaires, plus de CDI, que des CDD et des saisonniers, tu peux pas avoir des travailleurs et des travailleuses impliqués, dénonce Francis Fournier. Et puis la direction ne donne aucune informations aux organisations syndicales… »

    « La Poste va continuer à fermer », prévient le porte-parole du comité de vigilance postale. « Il y a quand même épisodiquement des fermetures sur Croix-Sainte, Jonquières a fermé tout l’été de midi à 14h, la Couronne n’est pas accessible le lundi… Dans le reste de la Côte Bleue, les bureaux de Carry-le-Rouet et de Sausset-les-Pins sont fermés un samedi sur deux, les autres ferment en tournant, la direction déplace le personnel parce qu’elle n’embauche plus et que les arrêts maladies pleuvent. Il y a une pénurie pas possible, le service publique se délite de l’intérieur ».

    Selon les informations du collectif, à partir de septembre, le bureau de Saint-Mitre-les-Remparts fermerait les après-midi, et celui de Croix-Sainte les mercredis. Contactée, La Poste n’a pas répondu à cette question.

    Une bonne nouvelle néanmoins : « Paul Sabatino, maire communiste du Rove siège désormais à la Commission départementale de présence postale territoriale, révèle Francis Fournier. On va travailler avec lui, je sais qu’il va monter au créneau ».

  • Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Ils sont de plus en plus nombreux, les guichets fermés dans les petites gares. Et l’absence de personnel pour aider les usagers à prendre leur billet rend l’accès aux trains plus compliqué pour certains. Face à ce constat la poste, la Région Sud et la SNCF ont noué un partenariat pour faire des points de ventes Zou !, nom du réseau de transport de la région Sud, au sein de certains bureaux de poste de la Région. Une collaboration officiellement lancée ce jeudi, à Salon de Provence.

    « à Salon-de-Provence, on a plus de guichet, explique Nicolas Isnard, maire (LR) de Salon-de-Provence. Et beaucoup de nos habitants sont âgés et n’arrivent pas à prendre leur billet [sur internet]. C’est donc un soulagement d’avoir ce service, car nos usagers en avaient besoin. »

    En ouvrant des guichets alternatifs dans ces bureaux de poste, la SNCF espère rendre plus accessible l’achat de billets « pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre le billet sur internet », précise Andrine Bernard, directrice de lignes TER ouest Provence pour SNCF Voyageurs.

    Chaque personne souhaitant acheter un titre de transport pour un TER de la région Sud pourra se rendre dans l’un des 26 bureaux de poste de la région qui a ce dispositif. Elle sera accompagnée par un chargé de clientèle qui l’aidera à choisir l’horaire de son train, la fera payer et imprimera son billet.

    Maintenir le service public

    « C’est pratique pour ceux qui n’arrivent pas avec la technologie, ceux qui préfère avec un billet papier ou encore ceux qui ont cassé leur téléphone », indique Nathalie Collin, directrice générale grand public et numérique de la Poste.

    L’objectif de ce partenariat est donc d’ouvrir des points de vente dans les postes de villes dotées de gare mais sans guichet ou avec des horaires restrictifs. Pour Nathalie Collin, « c’est une belle façon de maintenir le service public dans les territoires qui n’ont plus suffisamment de flux pour avoir chacun son guichet ».

    L’initiative a également court dans la Région Grand Est, où 11 Postes peuvent vendre des billets de TER.

    L’objectif est d’élargir à plus de villes, pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès au train. « Car si la sécurité, la santé et l’éducation sont des services publics essentiels, la mobilité est tout aussi importante », insiste le maire de Salon-de-Provence et 9e vice-président de la Région Sud.

    Liste des postes concernées.

    Bouches-du-Rhône : Cassis, Salon Massenet, Port-de-Bouc, Sausset-les-Pins, Martigues Jonquières, Istres Les Échoppes, Vitrolles Les Arcades, Tarascon.

    Alpes-de-Haute-Provence : La Brillanne, Sisteron

    Hautes-Alpes : Aspres, Chorges, Serres, Veynes

    Var : La Garde

    Vaucluse : Bollène, Pertuis, Sorgues.

  • La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    La vigilance postale alerte sur les fermetures estivales à Martigues

    Une drôle de sortie d’école s’est déroulée devant le groupe scolaire Robert-Desnos vendredi soir. Tambour battant, une dizaine de militants du comité de vigilance postale de Martigues, tracts en main, sont allés à la rencontre des parents venus récupérer leurs enfants.

    « C’est le comité de vigilance postale qui vous informe de la fermeture de la poste de Ferrières pendant trois semaines du 3 au 22 août », annonce Joëlle Fabre, militante des premiers jours pour la Poste de Ferrières et également conseillère municipale PCF. « Encore ? », s’étonne une mère devant sa poussette. « Eh oui, si le comité de vigilance n’existait pas, elle serait déjà fermée », affirme un autre militant. « Heureusement que ce n’est que l’été », réagit une autre habitante.

    « C’est compliqué

    de s’y retrouver »

    Mais cette fermeture partielle pour l’été pose quelques soucis. « Je vais régulièrement à Ferrières pour mes colis et mes retraits d’espèces », explique Mathieu Tran, habitant à proximité. « Ça va être dur pour certaines personnes, surtout si elles n’ont pas de voiture pour aller à Jonquières ou Croix-Sainte, et ça va encore plus les engorger », estime-t-il. Les horaires estivaux imposent une certaine gymnastique : « C’est compliqué de s’y retrouver avec les différents horaires » relève l’usager.

    Rapidement, la fin de la sortie approche. « Nous avons fait deux actions, cette semaine, pour informer des fermetures des bureaux cet été, on ne peut pas mener une bagarre de la même ampleur que pour la fermeture totale et définitive », explique Francis Fournier. « On a donné l’info et pris les mails des habitants pour les tenir au courant, mais le combat pour le retour des colis à Notre-Dame-des- Marins n’est, lui, pas terminé », assure le militant.

  • Rassemblement de SUD-PTT aux Pennes-Mirabeau en soutien au facteur suspendu

    Rassemblement de SUD-PTT aux Pennes-Mirabeau en soutien au facteur suspendu

    Cette mobilisation était organisée par SUD-PTT, dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale contre la répression syndicale. Pour Yann Remlé, représentant syndical, la situation de Didier Rochette facteur des Pennes-Mirabeau, illustre cette problématique « on n’a pas les moyens d’endosser la charge de travail qu’on nous demande, c’est ce que Didier dénonçait. Il défendait le service public ! », assène-t-il.

    Facteur depuis 1999, le militant de Sud avait dénoncé l’organisation interne au bureau. Une plainte contre lui de sa direction a été classée sans suite. Sa révocation a été réclamée, mais au vu « du contexte de l’établissement » et les « difficultés rencontrées dans les directives données par ses managers », le Conseil de discipline qui l’a convoqué à Paris fin avril dernier a finalement voté à l’unanimité pour une exclusion temporaire sans rémunération de deux ans, dont un avec sursis.

    Depuis, pour Didier Rochette c’est « la galère », notamment financière déplore ce père de famille qui se sent mis « au ban de la société ». « À mon âge, je ne sais pas où je pourrais trouver du travail, ni dans quel état je serai quand je reprendrais mon poste », souffle le postier qui a l’intention de contester cette décision en justice. Une pétition de soutien a été signée par 350 usagers de sa tournée. Samedi, 550 euros ont été récoltés dans la caisse de solidarité lui étant dédié.

    « Ce qui se passe aux Pennes, se passe partout », martèle Yann Remlé, dénonçant une « stratégie pour exterminer la contestation, syndicale et sociale ». Le représentant de SUD-PTT tire la sonnette d’alarme : « On se dirige à la Poste, à la SNCF, à l’Éducation nationale, dans les hôpitaux et dans tous les services publics, vers la situation de France Télécoms ».

  • La Poste confirme les fermetures estivales

    La Poste confirme les fermetures estivales

    Sollicitée par La Marseillaise suite aux annonces de fermetures estivales de bureaux de poste à Martigues (notre édition du 10/06), La Poste a détaillé ses mesures estivales.

    L’entreprise confirme que « le bureau de Poste de Martigues Jonquières ajustera ses horaires du 6 juillet au 29 août 2026 », en instaurant une coupure entre 12h et 14h. « Le bureau reprendra ses horaires habituels à compter du 31 août 2026 », précise La Poste, qui redirige les clients vers le bureau de Ferrières, confirmant une « fermeture estivale du 3 au 22 août inclus ». Outre Ferrières, les bureaux vers lesquels redirige La Poste sont ceux de Croix-Sainte et La Couronne, à Martigues, ainsi qu’à Saint-Mitre-les-Remparts.

    « Que La Poste sache

    que ça ne passera pas »

    La Poste n’a pas répondu à notre demande de précisions sur une demande de rencontre formulée par la Ville de Martigues. En attendant, le Comité de vigilance postale de Martigues s’est mis en campagne contre ces fermetures estivales, en annonçant deux actions de sensibilisation à l’issue de son assemblée générale de jeudi dernier (notre édition du 12/06).

    « On veut que La Poste sache que ça ne passera pas », affirme le président du comité de vigilance, Francis Fournier. « On va aller avec un tambour à la sortie des écoles pour annoncer à la population ce qui va se passer », poursuit l’ancien postier, donnant rendez-vous « à tout le monde » sur les deux initiatives et sous une forme ludique.

    En l’occurrence, le comité se rendra à la rencontre des habitants sur la place centrale de Notre-dame-des-Marins, mardi 23 juin à 16h30, ainsi que devant l’école Robert-Desnos, vendredi 26 juin à la même heure.

  • Le service postal recule au détriment de la population

    Le service postal recule au détriment de la population

    Beausoleil à Nîmes, Tamaris à Alès, Bouisson-Bertrand et Sarrail à Montpellier. Les bureaux de poste disparaissent les uns après les autres ces dernières années. Un coup dur pour les populations, qui voient par la même occasion un distributeur de billets et/ou un bureau de banque fermer. Depuis plusieurs années, la direction de La Poste assume cette politique en la justifiant par une baisse de l’envoi de courrier.

    « On ne peut pas nier que le courrier diminue, mais par contre le nombre de colis à distribuer, lui, augmente fortement. Il y a des livreurs privés mais beaucoup délèguent à La Poste surtout dans des coins reculés où ce n’est pas rentable pour eux », explique un postier. La ruralité n’est en effet pas épargnée par la diminution du service postal. C’est par exemple le cas à Mandagout, dans les Cévennes gardoises, où le maire Emmanuel Grieu vient d’alerter la sous-préfète du Vigan, Anne Levasseur, sur les changements opérés par La Poste. « Nous avons lancé une pétition qui a recueilli une centaine de signatures », explique l’édile. « Nous voulons que le service s’améliore donc on va en parler à la sous-préfète qui est référente poste pour le département, parce que la direction de La Poste n’est jamais joignable. Nous voulons recevoir notre courrier. Il n’est parfois pas livré, ou avec du retard, ou chez le voisin. Les facteurs changent tout le temps sauf que chez nous, il y a 36 hameaux et si on ne connaît pas, on est en difficulté. »

    Un postier ayant plus de quinze ans d’ancienneté et souhaitant rester anonyme, confirme : « Tous les deux ans, il y a une réorganisation et on nous rajoute toujours du travail. Sauf qu’on nous a dit qu’on ne pouvait plus faire d’heures supplémentaires. Moi, on m’a allongé ma tournée de l’équivalent de deux heures de charge supplémentaire alors que j’étais déjà en difficulté. La direction me dit que c’est possible, qu’elle a fait ses calculs et que ça passe. Je ne sais pas comment ils font leurs calculs, on essaie de leur expliquer que ce n’est pas possible mais ils ne veulent rien entendre. J’ai signalé tous les jours que je ne pouvais distribuer que l’urgent et les colis. Et même malgré ça, je ramenais des colis et le courrier restait dans le bureau pendant des semaines. »

    Pissevin en sursis, Estanove aussi

    La mobilisation s’organise aussi dans les capitales héraultaises et gardoises. À Nîmes, c’est le bureau de poste dans le quartier Pissevin qui a cristallisé la fronde depuis la fin mai, lorsque la direction de La Poste a informé le maire qu’elle allait fermer le bureau suite aux plaintes des agents obligés de travailler dans des locaux insalubres. Grâce à la mobilisation de la nouvelle municipalité et du préfet du Gard Jérôme Bonet, une solution transitoire a été trouvée. Le bureau restera ouvert au moins tout le mois de juin. En effet, il sera accessible quatre matinées par semaine (lundi, mardi, jeudi et vendredi), en espérant que de nouveaux locaux soient trouvés d’ici là.

    « Nous cherchons à pérenniser le bureau dans le cadre de la rénovation urbaine avec un nouveau site pour accueillir la poste  », indique le cabinet du maire Vincent Bouget, qui appelle la population à poursuivre la contestation. Le centre social des Mille Couleurs a également lancé une pétition pour mobiliser les habitants du quartier.

    À Montpellier, dans le quartier d’Estanove, le bureau de poste garde aussi ses portes closes depuis le 12 novembre. Officiellement, il est fermé pour travaux suite à des dégâts des eaux. Mais la population craint que cette fermeture ne soit définitive. Elle a donc aussi lancé une pétition, qui a récolté plus de 400 signatures. Le 27 mai, elle s’est également rassemblée devant la mairie de Montpellier pour faire entendre son mécontentement et son inquiétude. Un nouveau rassemblement est prévu le samedi 13 juin devant le bureau d’Estanove, même si la direction a promis, suite à la première manifestation, qu’il serait rouvert progressivement à partir de la deuxième quinzaine de juin.

  • Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Ils y travaillent, y ont travaillé et ne veulent pas entendre parler de la disparition d’Orange à Saint-Mauront (3e). Métro national, devant les grilles du site, une centaine de personnes se sont rassemblées, ce mardi 3 mars, à l’appel de la CGT pour le maintien de l’entreprise, installée là depuis 1974. Des techniciens sont aussi venus en soutien depuis le Vaucluse ou les Hautes-Alpes. Après une première fermeture en novembre suite à une rixe à proximité, la direction Sud-Est de l’opérateur avait décidé de fermer de nouveau, le 8 janvier, après des impacts de tirs sur la façade. Même si la préfète de police avait indiqué que « tout [laissait] à penser que ces faits [s’étaient] produits en dehors des heures ouvrables ».

    Ce qui fait dire à Olivier Neri, secrétaire général de la CGT Télécoms 13, que tout cela n’est que prétexte. « On ne sait pas encore quelle est la vraie raison de cette décision, cela n’est pas possible qu’un opérateur historique, pour un problème de sécurité, ferme », estime le syndicaliste, rappelant que 35 millions d’euros ont été investis à Saint-Mauront en « même pas deux ans ». Sans remettre en cause le « sentiment d’insécurité », il l’affirme : « En 8 ans, on recense deux agressions. » Il dénonce les effets d’un discours d’extrême droite de la part de « certains syndicats ». En clair, la CFE-CGC dont le président, Sébastien Crozier, comparaît la situation « au même phénomène il y a 15 ans, dans une réserve d’Indiens qui s’appelle la Seine-Saint-Denis ».

    Depuis janvier, les salariés travaillent de chez eux toute la semaine ou s’inscrivent sur des sites de coworking loués par Orange. « Un retour des activités tertiaires (…) n’est pas envisagé. Le site est néanmoins pérenne car il va continuer à abriter les activités techniques », nous indique la direction, précisant avancer « en parallèle dans la recherche d’un ou deux sites complémentaires, à Marseille, pour l’ensemble des équipes tertiaires ». Après en avoir fermé ou vendu une bonne partie, rappelle la CGT.

    Manque de lien social

    Terminal des câbles sous-marins, le site de Saint-Mauront reste stratégique. Et a aussi toute sa place dans le quartier. Des habitants soutiennent les manifestants ce matin-là. « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici », commente une riveraine. Jean-Paul et Monique, anciens de ce qui était alors France Télécoms, acquiescent. « Vous vous rendez compte, 1 000 salariés, c’est une perte immense pour le quartier », s’inquiètent-ils. Olivier Neri se souvient, lorsqu’il jouait « au foot avec des équipes de Félix-Pyat », que les directeurs aidaient les clubs en donnant des équipements. « Cela ne se fait plus depuis 10 ans et on est en train de le payer », pense-t-il, pointant le « manque de lien social entre Orange et le quartier ».

    Pour Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, « une fois de plus, on fait le choix de reculer face au narcotrafic plutôt que de résoudre le problème ». Et de déplorer qu’on déménage des locaux « en laissant le quartier sans réponse ». Pour lui, la disparition d’Orange s’inscrit aussi dans la fuite des services publics, s’indignant qu’il puisse y avoir « des ghettos dans notre ville ».

    Sur la même longueur d’onde, Jean-Marie Angeli (PCF), adjoint au maire de secteur, s’inquiète du « mauvais signal envoyé » et fait le parallèle avec la fermeture du bureau de poste derrière la mairie centrale. « Autant d’emplois de proximité en moins, qui font pourtant vivre le quartier », dénonce l’élu, précisant que la direction d’Orange et le préfet vont être interpellés. Alladine Abdallah Salim, tête de liste LFI aux municipales dans le secteur, se dit lui aussi inquiet, mais estime qu’il est encore possible d’en sortir « par le dialogue et la concertation ». En attendant, la CGT Télécoms prévoit d’autres rassemblements.

    « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici »

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Premier samedi de campagne pour l’équipe de Gaby Charroux à Martigues

    Le lieu est symbolique. Quatre membres de l’équipe de Gaby Charroux ont choisi la Poste de Ferrières, pour ce premier samedi de campagne après la déclaration de candidature du maire communiste de Martigues, jeudi soir. Symbolique par l’énergie dépensée par le maire et son équipe, en lien le comité de vigilance postale de Martigues, durant plus d’un an et demi, pour le maintien du bureau de Ferrières, menacé de fermeture au prétexte de la baisse de fréquentation.

    Cet usager s’en souvient. « Il y a eu pas mal de manifestations pour que le bureau ne ferme pas. Il est très utile pour beaucoup de personnes âgées qui doivent utiliser leur voiture et pour lesquelles se garer à Jonquières est un enfer », resitue Fatih Resaigui, qui vit et travaille à Martigues. « Je sais comment le maire a poussé pour maintenir le bureau de Poste », affirme-t-il, de même qu’il renouvelle sa « confiance pour défendre la Poste, mais aussi tous les services publics ».

    Confiance mais exigence

    Cette confiance de Fatih Resaigui s’accompagne, comme pour plusieurs autres Martégaux rencontrés, d’une exigence. « Il ne faut pas négliger le volet sécurité, nous avons besoin d’une police de proximité qui réinstaure le dialogue avec les gens » recommande-t-il, en précisant que « ça va de pair avec l’activité des centres sociaux ». Même son de cloche pour ce néo martégal arrivé de Pau depuis un an, qui « ne connaît pas la politique locale ».

    Christian Deprez, élu de la majorité, répond qu’« il y aura toujours à améliorer », tandis que sa collègue Marceline Zéphir (PCF) développe : « Nous voulons aussi la police dans tous les quartiers avec un rôle qui ne soit pas que répressif. »

    Grégoire Benoît, néo martégal depuis un an et demi et travaillant dans une ville voisine, pense que « c’est partout pareil, il faut se battre contre la délinquance ». Mais avant tout, le quadragénaire souligne que « Martigues est une ville chaleureuse. Mes enfants sont heureux, mon fils fait du judo et, cet été, je suis beaucoup allé à la plage de Ferrières avec mes enfants. C’est super, elle a été refaite et c’est agréable l’été avec les paillotes. »

    Face aux nouveaux arrivants, Marceline Zéphir rappelle que « cette ville est dirigée par une majorité de gauche depuis 60 ans. Ça veut dire médiathèques et crèches municipales gratuites, ou cantines peu chères, par exemple ». Christian Deprez renchérit : « Le centre d’initiation sportive permet aux enfants de découvrir tous les sports gratuitement. »

    Un bilan qui appelle d’autres propositions lors du premier atelier citoyen, prévu le 6 décembre à 10h, salle Dufy.

  • Postes rurales : les maires du Gard montent au créneau

    Postes rurales : les maires du Gard montent au créneau

    L’Association des maires et des présidents d’EPCI du Gard (AMF30) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié le 4 novembre, elle exprime sa « vive inquiétude » face à la réduction annoncée du financement de la présence postale territoriale dans le projet de loi de finances 2026.

    Le 6e contrat de présence postale territoriale, signé en février 2023 entre l’État, La Poste et l’Association des maires de France (AMF), devait garantir 174 millions d’euros pour assurer le maintien du réseau postal sur tout le territoire. Mais cette enveloppe risque d’être rabotée à 122 millions d’euros, selon les projections budgétaires. Cette chute s’explique par deux baisses conjuguées : la dotation annuelle de l’État passerait de 120 à 76 millions d’euros, et le produit des abattements fiscaux de La Poste (CFE, CVAE, taxe foncière) tomberait à 46 millions, contre 54 millions prévus.

    La fin d’un maillage

    postal équilibré ?

    « Cette baisse compromettrait le financement des agences postales communales, intercommunales et des relais commerçants », alerte l’AMF30. Des structures pourtant au cœur de la vie des villages, assurant les services postaux, mais aussi un lien social indispensable. Les commissions départementales, chargées d’adapter localement le service, seraient elles aussi privées de moyens d’action suffisants. Pour Philippe Ribot, président de l’AMF30, l’enjeu dépasse le seul cadre budgétaire : « Sans rétablissement des crédits à 174 millions d’euros, c’est la mise en œuvre du contrat de 2023 qui serait menacée, et avec elle la cohésion de nos territoires ». L’association appelle désormais les parlementaires gardois à se mobiliser dans les débats budgétaires pour maintenir ce financement intégral. A.J