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  • Dans l’Hérault, les salariés agricoles sortent de l’ombre avec SUD Agri 34

    Dans l’Hérault, les salariés agricoles sortent de l’ombre avec SUD Agri 34

    « Humiliations, non-considération de notre travail… On nous fait bien comprendre qu’on est de la main-d’œuvre interchangeable et corvéable. » Ces expériences partagées ont conduit plusieurs salariés agricoles de l’Hérault à s’organiser. « Au début, on a engrangé les choses au quotidien, chacun de notre côté, et on a commencé à se parler parce qu’on était en colère », livre Clémentine*. C’est de cette colère commune qu’est né SUD Agri 34, une première dans le département où aucun syndicat ne représentait jusqu’ici spécifiquement les salariés de la production agricole. La prudence reste de mise pour les membres fondateurs : « Pour l’instant, on souhaite rester anonymes car on subit des pressions au niveau patronal », confie la syndicaliste.

    « Dans les sphères publiques et médiatiques, quand on parle de travailleuses et travailleurs agricoles, on parle généralement des agricultrices et des agriculteurs. Mais il est une catégorie de travailleuses et de travailleurs dont on ne mentionne jamais l’existence, ce sont les salarié.es de l’agriculture, totalement invisibilisé.es et pourtant absolument indispensables », souligne SUD Agri 34. « La défense de nos droits et la volonté d’améliorer nos conditions matérielles (salaires), nos conditions de travail et notre sécurité au travail est l’objectif principal de notre syndicat. »

    Leur travail est physique, « assez pénible », souligne Clémentine. « Quel que soit le secteur, c’est un métier qui fait appel à l’utilisation de nos corps. » Des corps « abîmés, usés » par les gestes et postures répétitifs (comme être accroupi toute la journée à faire de la ramasse), le port de charges qui y est souvent associé, les horaires et parfois l’exposition aux produits phytosanitaires ou encore les conditions météorologiques. Les salariés les plus précaires sont particulièrement exposés. « Certains peuvent être amenés à travailler l’été en pleine chaleur, en plein champ, toute la journée. Avec des canicules comme on peut les connaître, c’est violent. »

    Clémentine pointe aussi le manque d’équipements de protection individuelle (EPI), malgré les obligations des employeurs, et les contrôles insuffisants, notamment lors de l’utilisation de pesticides.

    Accidents du travail et maladies professionnelles

    À ces risques s’ajoutent les difficultés liées aux accidents du travail et aux maladies professionnelles. Selon le syndicat, déclarer une blessure (coup, chute, coupure…) peut entraîner des pressions, voire des sanctions : mise à l’écart ou tâches dévalorisantes pour les salariés en CDI, non-renouvellement de contrat pour les plus précaires. Les douleurs chroniques, comme les tendinites liées aux gestes répétitifs, sont également difficiles à faire reconnaître. Faute d’aménagement de poste ou de prise en charge adaptée, certains salariés sont généralement « incités à quitter l’exploitation s’ils ou elles ne sont pas en mesure d’effectuer les tâches demandées au rythme requis », sans reconnaissance de l’origine professionnelle de leurs troubles.

    Avant toute chose, SUD Agri 34 veut « créer un espace où on peut se parler, se rencontrer, partager les problèmes qu’on rencontre et identifier les points communs en fonction des filières et des différents statuts ». Car les situations varient fortement entre un salarié en CDI et un saisonnier, notamment lorsqu’il est immigré et sans-papiers. En témoigne le dossier de traite d’êtres humains et de travail dissimulé examiné le 6 octobre dernier par le tribunal correctionnel de Nîmes, concernant des ouvriers agricoles marocains travaillant à Saint-Gilles. Le syndicat entend aussi bien sûr, « quand cela sera nécessaire », soutenir les salariés confrontés à des abus, sur le plan juridique ou à travers la mobilisation.

    Plus largement, SUD Agri 34 défend un modèle agricole « en rupture avec l’exploitation des corps, du sol et du vivant ». Pour Clémentine, la première étape consiste à briser l’isolement : « On s’est rendu compte que globalement, on subissait les mêmes choses. » Désormais, il s’agit de transformer cette expérience commune en force collective.

    * Le prénom a été modifié.

  • [Rue de la République] Jacques Latil : « Les Restos du cœur des Bouches-du-Rhône ont distribué 3,9 millions de repas en 2025 »

    [Rue de la République] Jacques Latil : « Les Restos du cœur des Bouches-du-Rhône ont distribué 3,9 millions de repas en 2025 »

    Les bénéficiaires des restos du cœur

    Didier Gesualdi : Quel est le rôle des Restos du cœur aujourd’hui ?

    Le rôle essentiel qu’on joue, c’est essayer d’accompagner le plus de personnes possible qui sont dans la précarité. Je parle de précarité alimentaire mais c’est aussi lié au logement. Une étude récente sur nos bénéficiaires met bien en évidence le sans-abrisme et la précarité résidentielle ce qui inclut par exemple les gens qui n’ont pas de domicile mais qui sont hébergés chez un tiers. Elle a été réalisée par cinq chercheurs : deux Américains, deux Français et un Allemand. Plus de 160 millions de données ont été analysées et on s’aperçoit que le sans-abrisme et la précarité résidentielle progressent énormément, on parle d’une augmentation de plus de 60% d’augmentation en quelques années.

    Léo Purguette : On parle de sans-abri mais on a aussi le sentiment que la pauvreté s’étend dans d’autres couches de la société. C’est le cas parmi vos bénéficiaires ?

    Oui, c’est un mouvement de fond depuis plusieurs années. Je suis aux Restos du cœur depuis 2018. J’ai vraiment vécu la crise covid où on a vu arriver de nouvelles populations. On a surtout beaucoup plus de jeunes et un nombre de familles monoparentales qui n’arrête pas de grandir.

    Didier Gesualdi : Des jeunes actifs aussi ?

    Bien sûr. Ce n’est pas parce qu’on a un travail qu’on est protégé de la précarité. C’est vrai pour les jeunes actifs, c’est vrai aussi pour les étudiants. Quand le Crous a mis en place le repas à 1 euro, il a été complètement dépassé. Ça prouve bien que cette jeunesse a du mal à se nourrir correctement et à se loger aussi. Les deux sont liés. Quand je suis rentré dans la vie active, les jeunes étaient totalement autonomes. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On sait que beaucoup de jeunes sont en colocation en permanence. Il y a un problème sérieux à ce niveau-là.

    Didier Gesualdi : Et ceux qui n’osent pas pousser la porte, peut-être par honte ou pas peur de ne pas être dans les critères ?

    Oui, nous avons des seuils d’acceptabilité c’est normal mais quand une personne dans le besoin vient aux Restos du cœur, elle repart avec un colis de dépannage. La fois d’après, elle est obligée de justifier qu’elle est dans les barèmes que nous appliquons en fonction des moyens que l’on a. Et même si une personne ne peut pas bénéficier d’aide alimentaire, on peut l’orienter vers une aide juridique par exemple quand un papa quitte le foyer sans payer de pension alimentaire.

    L’ENGAGEMENT

    Léo Purguette : Qu’est-ce qui vous a personnellement conduit au bénévolat ?

    J’avais une maman assez branchée sur le milieu associatif ? Ce qui m’a poussé vers le bénévolat, c’est que quand j’étais gamin beaucoup d’adultes se sont occupés de moi. Je me suis toujours dit qu’il fallait que je rende la monnaie. Quand j’étais en activité professionnelle, j’étais assez souvent en déplacement et donc très pris, mais dès que la retraite est arrivée, j’ai tapé à la porte des Restos du cœur des Hauts-de-Seine. La difficulté dans le bénévolat, c’est de trouver des gens qui acceptent de prendre des responsabilités alors on m’a bombardé assez rapidement responsable départemental. Et puis ça a continué ici.

    Didier Gesualdi : Comment vous aider ?

    En continuant de sensibiliser à cette pauvreté… Il y a un paradoxe : les jeunes sont très sensibles à cela, les entreprises le sont aussi. Un peu pour leur image de marque sans doute. Mais à côté de cela on n’arrive pas à satisfaire tous les besoins.

    Léo Purguette : Concrètement comment vous aider ?

    La majorité des bénévoles ont mon âge mais on a aussi des jeunes. Il nous faut des bénévoles volontaires pour prendre des responsabilités et qui nous fassent profiter de leurs compétences professionnelles. L’entrepôt que la CMA-CGM a mis à notre disposition fonctionne avec un responsable approvisionnement spécialisé dans la logistique. Pour nous contacter c’est le 04.96.15.30.20 et par mail à : ad13.siege@restosducoeur.org

    LE NON-RECOURS AUX DROITS

    Didier Gesualdi : Rencontrez-vous des personnes qui ne demandent pas des choses auxquelles elles auraient droit ?

    Oui, je crois qu’à peu près 30% des personnes qui viennent ne savent pas qu’elles ont droit à des droits. On fait en sorte de les interroger pour savoir dans quelle situation elles sont. Nos distributions alimentaires sont ce qu’on appelle des « distributions accompagnées ». Les personnes qui viennent sont accompagnées d’un bénévole, ça permet de discuter avec les gens pour savoir où ils en sont. Est-ce que leur situation s’améliore ou se détériore ? On les aide à prendre les décisions qui s’imposent.

    Didier Gesualdi : J’imagine que cela nécessite aussi de former vos bénévoles.

    Oui tout à fait. On a des formations dans les différents domaines. On fait du juridique, de l’accompagnement scolaire. Pour tout ça, il y a des formations internes qui sont dispensées. On a des formateurs nationaux qui viennent localement et ensuite nos bénévoles qui forment la population.

    LES CENTRES

    Léo Purguette : L’un de vos 42 centres dans les Bouches-du-Rhône, a été touché par les intempéries, comment faites-vous face ?

    Oui c’est en effet un gros problème qui concerne le centre Barbini, celui de la Belle-de-Mai, un quartier en grande difficulté. Il a subi les intempéries et nous avons été obligés de le fermer parce qu’il y avait un risque d’électrocution. Nous avons pris la décision qui s’imposait mais cela touche quand même plus de 400 familles et au total entre 2 000 et 2 500 personnes qu’on ne sert plus. On a alerté la mairie concernée et on a été reçus par le préfet aux solidarités qui a été très à l’écoute de notre problématique. On est en train d’essayer de trouver des solutions. Est-ce que ça va passer par un autre local ? Un transfert ? Un local temporaire ? Au moment où je vous parle on n’a toujours pas la solution.

    LES FINANCEMENTS

    Léo Purguette : L’aide alimentaire a été plusieurs fois menacée au niveau européen. Votre financement est-il garanti ?

    Garanti, je ne sais pas. Il est remis en question régulièrement mais pour le moment on a toujours l’aide de l’Europe sur une partie des produits qu’on distribue.

    Didier Gesualdi : Avez-vous un bilan de l’an dernier ?

    Dans le département des Bouches-du-Rhône, on a distribué 3,9 millions de repas et servi 51 000 personnes. Ça va augmenter cette année c’est sûr. Dans un de nos 42 centres, le centre Paradou, le responsable me disait qu’en 2021 on servait 189 familles et qu’en 2025 c’est 479 familles.

    Didier Gesualdi : La Banque alimentaire qui redistribue via une association comme la vôtre pousse un cri d’alarme et en appelle à la générosité publique.

    Oui tout à fait. Il y a trois semaines nous avons fait une collecte au niveau du département. On est toujours surpris par la générosité de nos concitoyens. On a toujours des grosses inquiétudes avant que les collectes commencent et puis on s’aperçoit que les gens répondent présent. C’est quand même bon signe.

    Didier Gesualdi : Ceux qui donnent ne sont pas toujours ceux qui ont le plus de moyens…

    Exactement.

    Léo Purguette : Les chiffres que vous avancez posent la question de la responsabilité des pouvoirs publics. D’une certaine manière votre action les décharge de leur mission.

    Oui. Ce n’est pas nouveau. Ça s’accentue parce qu’on sent bien qu’il y a une tendance à tout réduire. Les finances sont exsangues donc on s’attend à avoir des difficultés pour avoir autant de financements que précédemment. On cherche d’autres voies. On essaye de récupérer un peu plus de marchandises dans le département pour compenser.

    Léo Purguette : En plus des dons alimentaires, sollicitez-vous des dons financiers ?

    Oui, heureusement qu’on les a d’ailleurs. C’est ce qui permet d’acheter presque la moitié de ce que l’on distribue.

    LE CLIMAT POLITIQUE

    Didier Gesualdi : L’ambiance politique est au repli sur soi. On sait bien que vous ne faites pas de politique mais ce climat ne va pas forcément dans le sens de la générosité à laquelle vous faites appel.

    Oui. Vous savez que le sujet politique, aux Restos du cœur, on garde un peu ça pour soi. Ce qui est normal. C’est d’ailleurs l’une des clefs du système mis en place par Coluche. Cela dit, oui, il y a une inquiétude sur la suite, une incertitude sur ce qu’il va se passer l’année prochaine.

    On a de plus en plus de difficultés à avoir des financements et tout à l’heure quand je vous parlais de la précarité résidentielle, on sait ce que les gouvernements ont à faire pour arranger les choses. 10% de logements sociaux en plus, c’est 10% de personnes accueillies en moins pour nous, parce que ça réduit les problèmes de pouvoir d’achat et de budget qui, aujourd’hui, ne le sont pas.

    LA RÉPUBLIQUE C’EST QUOI?

    Jacques Latil : « La République idéale c’est que tout le monde soit heureux dans son quotidien et vive à peu près correctement. On n’arrivera pas à gommer toutes les formes d’inégalité, mais avec le niveau de richesse que nous connaissons dans certains pays, ce n’est pas normal qu’il y ait autant de pauvres. »

    LA QUESTION DES LECTEURS

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Maryse :

    On m’a dit que les restos du cœur ce n’est plus seulement l’hiver. Est-ce que c’est vrai?

    À une époque on avait même un barème différent entre l’été et l’hiver, partant du principe que les besoins étaient un peu différents en été mais désormais on ne fait plus de différence entre les saisons. On essaye de faire en sorte que les centres soient ouverts tout au long de l’année, ce qui est compliqué. On conserve notre campagne d’hiver qui sera lancée le 27 novembre. C’est un temps fort et le deuxième temps fort c’est la collecte nationale des Restos du cœur qui aura lieu le premier week-end du mois de mars.

    Aux Restos du cœur on rencontre des gens formidables toute l’année que ce soit au niveau des bénévoles ou des bénéficiaires. Ça fait réfléchir. On se pose des questions. On se demande pourquoi ces gens sont dans de telles difficultés par rapport à nous.

  • Marseille : des animations pour tisser des liens au centre Vallier

    Marseille : des animations pour tisser des liens au centre Vallier

    « Notre objectif est de permettre, à une partie de la jeunesse qui est éloignée des circuits associatifs et institutionnels, de créer du lien avec ces milieux ». Tels sont les mots de Didier Jau, maire écologiste des 4e et 5e arrondissements de Marseille, présent, ce mercredi, au centre Vallier, à l’occasion de cette journée d’animations. Pour lui, l’organisation de ces événements s’inscrit dans « le projet de faire de Vallier un point de rencontre culturel, sportif, familial et de la jeunesse ». Cette journée s’inscrit dans le cadre de la Semaine de prévention et protection de la jeunesse, organisée par la mairie de secteur et la Mission prévention de la délinquance auprès des jeunes en difficulté de la Ville de Marseille (MPDJD).

    De nombreux stands étaient proposés sur le complexe, notamment des associations sportives, les marins-pompiers, la police municipale ou France Travail et la Mission locale.

    « On propose des rappels aux jeunes sur leurs droits, leurs devoirs et les infractions qui existent autour de débats. Au fond, notre volonté est de promouvoir le vivre ensemble et que les jeunes reviennent sur du droit commun, explique Olivier, qui travaille pour la protection judiciaire de la jeunesse. Il faut une présence d’adultes de confiance pour que les jeunes confrontés au trafic n’y sombrent pas. »

    Djamal, lui, s’occupe des adolescents du centre municipal Beausoleil. « On a essayé de rassembler le maximum de jeunes possible pour cette journée de prévention. La présence de la police municipale est vraiment une bonne chose, ça donne aux jeunes une autre vision d’eux. C’est important en ce moment », s’enthousiasme-t-il, heureux de la mise en place du dispositif.

  • Le Syndicat des avocats de France soutient les mouvements lycéen et étudiant

    Le Syndicat des avocats de France soutient les mouvements lycéen et étudiant

    Par Emmanuel Docteur, avocat au barreau de Marseille

    Depuis le 21 septembre, les lycéen·nes et les étudiant·es se mobilisent partout en France pour faire entendre leur voix et leurs préoccupations, pour dénoncer les conditions d’études et le manque de moyen dans le service public de l’éducation.

    Les lycéen·nes et les étudiant·es ne sont pas en dehors de l’État de droit et de l’espace démocratique, elles et ils bénéficient de la liberté de réunion, de la liberté d’expression et de la liberté de manifester. Le SAF ne peut que se satisfaire que la jeunesse s’empare de l’exercice de ses droits et de ses libertés. Pourtant, au lieu d’entendre les préoccupations légitimes des lycéen·nes et des étudiant·es et d’y répondre, le gouvernement choisit de réprimer leur mobilisation et de museler leur parole. Le SAF dénonce avec indignation la violente répression qui s’abat sur le mouvement lycéen. Cette répression s’est notamment illustrée par des centaines d’interpellations selon le ministre de l’intérieur et par un nombre important de manifestant·es blessé·es, et mutilés. Le SAF tient à rappeler les droits de toutes les personnes interpellées et placées en garde à vue à l’occasion de ce mouvement : le droit de garder le silence ; le droit d’être assisté par un avocat (une obligation pour les mineurs.es) ; l’obligation pour les mineur·es, de prévenir leurs parents ; le droit de faire prévenir un proche ; le droit de voir un médecin qui est une obligation pour les moins de 16 ans. Le SAF tient aussi à rappeler que filmer les forces de l’ordre est légal et nécessaire dans un contexte de tensions et de violences. De nombreuses interpellations donnent lieu à des gardes à vue et des défèrements dans des procédures qui pourtant sont lacunaires ou ineptes juridiquement, le défèrement étant ainsi détourné.

    Le SAF appelle l’ensemble des membres de l’institution judiciaire à ne pas se laisser tromper. La répression s’est accentuée avec les centaines d’arrêtés préfectoraux pris partout en France pour interdire les rassemblements aux abords des lycées et pour autoriser la surveillance des mouvements lycéens par drone. Le SAF s’élève contre cette politique administrative disproportionnée et accompagne, partout en France, des actions juridictionnelles afin de contester les arrêtés préfectoraux dangereux pour les libertés fondamentales des lycéen·nes et des étudiant·es. Le SAF apporte son soutien aux lycéen·nes et étudiant·es qui manifestent pour un meilleur service public de l’éducation et un avenir meilleur.

    Le SAF se tiendra aux côtés des lycéen·nes et des étudiant·es le 6 octobre, pour défendre le service public de l’éducation et les libertés d’expression, de réunion et de manifestation.

    Une question ? Besoin d’un conseil ? Contactez nos chroniqueurs par mail avocats@lamarseillaise.fr

  • Ollioules : opération coup de poing de la CGT à Carrefour

    Ollioules : opération coup de poing de la CGT à Carrefour

    Préparée dans le plus grand secret – le lieu ayant été précisé au dernier moment à la presse – pour que l’électrochoc fonctionne à plein régime et éviter aussi que la direction ne vienne mettre des bâtons dans les roues, la mobilisation s’est déroulée dans une parfaite fluidité. Entrés sans encombre dans le magasin dès 9h, les manifestants ont défilé dans l’allée centrale de l’hypermarché, arborant drapeaux et chasubles de la CGT. Une centaine de salariés de l’enseigne sont venus inviter leurs collègues d’Ollioules à les rejoindre dans le combat pour défendre leurs droits et leurs intérêts.

    Dans sa prise de parole, le délégué syndical Patrick Aitaissa a dénoncé la stagnation des salaires, la réduction des effectifs et les conséquences des conditions de travail sur la santé des salariés, en rappelant les milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés par Carrefour. Histoire d’insister sur le décalage entre les résultats de l’entreprise et leur pouvoir d’achat.

    « Qui fait tourner les magasins ? Nous, les caissières, les employés libre-service, les boulangers, les bouchers, les manutentionnaires, les agents de sécurité... », martèle le responsable syndical. Et de poursuivre : « Les prix du loyer, de l’énergie et du caddie explosent. Et nos fiches de paie n’avancent pas. »

    La CGT pointe ensuite les responsabilités. À commencer par celle de la direction. Le syndicat l’appelle à respecter la clause de revoyure prévue dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), estimant que celle-ci doit permettre une évolution des salaires lorsque l’inflation augmente. « Quand l’inflation dérape, les salaires doivent suivre. Ce n’est pas une faveur, c’est un engagement », rappelle Patrick Aitaissala en demandant donc son application.

    Autre sujet mis en avant lors de cette mobilisation : les conditions de travail. La CGT dénonce « des effectifs réduits à l’os pour faire tourner le magasin » et des cadences qui épuisent et pèsent directement sur la santé des salariés. Mais aussi des changements de planning de dernière minute et les dimanches imposés.

    La CGT estime d’ailleurs que les alertes, lancées par les salariés concernant la sécurité et la souffrance au travail, ne sont pas suffisamment prises en compte. Et cerise sur le gâteau : des licenciements pour inaptitude, selon le syndicat, venant récompenser les loyaux services une fois les corps abîmés.

    Un autre rapport de force

    La mobilisation a en effet également porté sur le devenir de ces salariés confrontés à des problèmes de santé liés à leurs conditions de travail.

    « Nous exigeons l’arrêt de ces licenciements, plus de 3 200 depuis 2018 au sein de Carrefour, et le respect de l’obligation de reclassement », a déclaré le représentant syndical. Et d’évoquer selon lui le cas d’une ancienne salariée du magasin d’Ollioules, qui en a elle-même fait les frais après avoir été confrontée à des problèmes successivement aux deux épaules ayant entraîné plusieurs mois d’arrêt de travail.

    Dans ses communications institutionnelles, Carrefour met en avant un « dialogue social constructif et régulier » ainsi qu’une politique de « prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail ».

    Les inquiétudes relatives aux évolutions annoncées ou envisagées au sein du groupe, notamment la location-gérance et la franchise, ont également été exprimées. Avec à la clé, encore « moins de droits, moins de garanties, moins de protections » et la remise en cause des conquis sociaux. « On est là aussi pour dénoncer la stratégie de notre PDG, Alexandre Bompard, qui finalement, lui, se prend 19 000 euros par jour et nous augmente de 0,9%, alors que la plupart sont payés juste un peu au-dessus du Smic », poursuit Céline Arnaud, la déléguée syndicale nationale adjointe CGT Carrefour Hypermarché. Et de poursuivre : « C’est un rentier, pour gagner toujours plus d’argent, il loue ses magasins et sépare de la masse salariale. »

    La CGT a aussi mis en cause certaines pratiques syndicales. « Le syndicat maison est ici bien en place et maltraite les travailleurs de ce magasin », condamne la responsable cégétiste, qui affirme par ailleurs : « Ici, si tu n’as pas ta carte à ce syndicat, tu n’as pas de tire-pales électriques et tu t’exploses le dos avec un tire-pales manuel. » Une proximité avec la direction et des prises de position jugées indignes d’une organisation syndicale, blâme la CGT. Elle invite donc les salariés à « se réveiller » et voter aux prochaines élections professionnelles en leur faveur.

    Une démonstration bien accueillie qui pourrait porter ses fruits. D’ici là, CGT promet d’aider les salariés à s’organiser.

  • À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    À Aubagne, on ne lâche rien pour défendre la gratuité

    « Une première victoire, la suite au prochain numéro… » C’est devant une salle tout acquise à la défense de la gratuité des transports que le maire d’Aubagne, Jean-Pierre Squillari (DVG), a fait un point de situation après l’annonce, le 24 septembre, de la suppression de cette dernière par le président de la Métropole Aix-Marseille Provence, Nicolas Isnard (LR). Avant de suspendre sa décision, ce lundi, avec un moratoire .

    Pas question de revenir sur un acquis vieux de dix-sept ans. « Il m’a parlé d’un moratoire “indéterminé”, qu’il dure encore en 2027, 2028 et au-delà ! » s’enflamme l’élu. Il prévient, fort « de la déferlante populaire » matérialisée par les 14 000 signatures recueillies sur une pétition : « On n’a pas gagné la bataille, il faut rester mobilisés, ne pas baisser la garde. » Et de craindre le « piège tactique ». Le maire d’Aubagne espère aussi que le « front républicain va tenir », affichant le soutien de ses homologues de La Penne-sur-Huveaune, La Destrousse, Belcodène, Saint-Zacharie et Peypin. Une représentante de la France insoumise apporte aussi son soutien. Dans la salle, Jadran Svrdlin au nom de l’Union locale CGT, rappelle que la gratuité n’est pas un coût, mais un choix politique, celui de « financer collectivement » les modes de déplacement.

    « Comme des bêtes »

    Les témoignages affluent. « Ma mère a 73 ans. Elle était en dépression, mais depuis qu’on habite Aubagne, elle reprend du poids, elle sort », raconte un jeune homme. Sans ça, « on ne mange plus, comme des bêtes », s’emballe une retraitée. Le syndicat lycéen, de retour de manifestation, en rajoute une couche.

    Pour Maurice Marsiglia, président de l’association Se déplacer en liberté (Asdel), c’est « la mobilisation qui a fait que M. Isnard a reculé ». Il annonce que l’Asdel prépare un argumentaire à destination des associations et des élus, propose de regrouper les associations en collectif et s’indigne de la mise en place de la tarification sociale. Une manière de « montrer du doigt les pauvres », estime-t-il, quand « 30 à 40% des ayants droit n’y ont pas recours ». Il explique que dans la Métropole, le versement mobilité, source de financement des transports, s’élève à « 2% de la masse salariale des entreprises de plus de onze salariés ». L’Asdel réclame « depuis très longtemps un alignement sur celui de la région parisienne à 3,2%, soit 220 millions d’euros ». De quoi renflouer les caisses. Revenir sur la gratuité, c’est « aller contre le sens de l’histoire », estime Roland Bourglan, qui a rejoint l’Asdel, précisant que « 47 réseaux sont dans la gratuité en France, soit un tiers des réseaux urbains de taille comparable ».

    Le maire d’Aubagne appellera au final à un pacte territorial pour la défense de la gratuité, comme bouclier non négociable, proposant aux habitants de s’en faire les ambassadeurs.

  • Martigues : reportée au 14 octobre, la journée des aidants garde le cap

    Martigues : reportée au 14 octobre, la journée des aidants garde le cap

    « La santé est un enjeu transversal que nous avons l’ambition de porter pour ce mandat », pose Gwladys Saucerotte, conseillère municipale déléguée à la santé et aux droits des personnes handicapées et de leurs familles. Jusqu’en décembre, la Ville et le Centre intercommunal d’action sociale (Cias) déroulent tout un programme à destination des aidants, des personnes handicapées et en faveur de la santé mentale.

    Les deux prochaines semaines concentrent les initiatives sur ce dernier axe dans le cadre de la semaine d’information pour la santé mentale. Jeudi, à Port-de-Bouc, « la psychiatrie fait du bruit », littéralement, avec une déambulation de batucada au départ de l’hôpital de jour. Un ciné-débat aura également lieu à La Cascade le mardi 13 octobre à 18h30 autour du film Sous le ciel d’Augérias, en présence de la réalisatrice Nathalie Vannereau et du psychologue Marc Krawczyk.

    Bien que la santé soit une compétence de l’État, il s’agit d’« un enjeu de territoire et d’une préoccupation de chaque instant », selon Gwladys Saucerotte.

    « Tout est relié par la lutte »

    Comme le répètent les professionnels de santé, l’élue reprend l’idée que « la santé mentale est le parent pauvre » du système de santé français. Au-delà du territoire, « les enjeux sont énormes, notamment chez les jeunes. Il y a une prise de conscience progressive de cette question et la collectivité a un rôle à jouer », estime-t-elle. Selon Santé publique France et l’enquête EnCLASS 2026, 20% des lycéens déclarent avoir eu des pensées suicidaires au cours des douze derniers mois et 15% auraient déjà fait une tentative de suicide.

    C’est aussi pour cela que la prise en compte de la santé dans l’action municipale est, selon Gwladys Saucerotte, « systématique », qu’il s’agisse « de santé mentale, cardiovasculaire, de santé-environnement, d’urbanisme, de culture ou de sport ». Au fond, « tout est relié par la lutte, pour des services publics et un hôpital dignes, pour les droits, la dignité et le bien-être », que ce soit pour les aidants, les familles ou les personnes psychiatrisées ou handicapées elles-mêmes.

    La participation de la Ville à la journée nationale des aidants, initialement prévue ce mercredi 7 octobre, est reportée au 14 octobre, en raison de mauvaises conditions climatiques, toujours de 13h30 à 17h, au parc Julien-Olive. À noter également qu’un nouveau festival dédié à la culture sourde est organisé par la Ville et la MJC, début novembre 2026. Toutes les initiatives sont détaillées sur le site internet de la Ville.

  • La CGT dénonce l’abandon des territoires ruraux par La Poste

    La CGT dénonce l’abandon des territoires ruraux par La Poste

    « Un bureau de poste, c’est l’accès aux droits, le lien social, un appui pour les entreprises locales. Quand il disparaît, c’est un morceau de la vie du village qui s’éteint », rappelle les postiers CGT des Hautes-Alpes, dans un communiqué de presse pugnace diffusé ce 2 octobre.

    Une communication dans laquelle le syndicat des activités postales et des télécommunications tire la sonnette d’alarme à propos de la crainte de fermeture à venir pour deux bureaux de poste dans le département : « La Poste ferme deux bureaux dans les Hautes-Alpes, à Orcières et à Saint-Étienne-en-Dévoluy, dans le cadre d’une quarantaine de fermetures en région Paca. » Et dénonce logiquement un « abandon des territoires ruraux et de montagne » de la part de l’entreprise en charge du service public postal. « À Orcières comme à Saint-Étienne-en-Dévoluy, les habitants, les saisonniers, les artisans et les personnes âgées perdent un service de proximité qu’ils ne retrouveront pas à côté de chez eux. Dans nos vallées, la distance se compte en kilomètres de route de montagne, pas en minutes de trajet », développe le syndicat. Il note aussi que ces potentielles fermetures « s’inscrivent dans le plan “Réussir ensemble, Ambitions 2031″ de La Poste » (lire notre dossier du 26/09) et font partie d’une liste de 471 bureaux en France.

    Rappelons que la liste de la quarantaine de bureaux menacés dans la région avait été récemment dévoilée dans le cadre d’un comité social et économique (CSE). Suite à quoi La Poste avait répondu en affirmant que « les listes de bureaux de poste partagées aux CSE ne préjugent en rien de l’avenir de la présence de La Poste dans les territoires ». La direction expliquait qu’elle cherchait « à faire évoluer son modèle de présence territoriale ». Pas de quoi convaincre la CGT Fapt 05 qui revendique « le maintien des bureaux de plein exercice à Orcières et à Saint-Étienne-en-Dévoluy ».

  • Un congrès de mobilisation pour la CGT de RTE Sud-Est

    Un congrès de mobilisation pour la CGT de RTE Sud-Est

    « Une chose est certaine, nous ne lâcherons rien sur notre statut, nos droits et nos conquis sociaux », affirme Guillaume Dobbels en conclusion du congrès de la CGT RTE Sud-Est, syndicat régional du gestionnaire public du réseau électrique haute tension. Ce dernier a été élu co-secrétaire général aux côtés d’Éric Prunieres lors du congrès tenu à Martigues jeudi.

    Un congrès tenu en pleine mobilisation des agents pour la préservation de leur statut particulier des Industries électriques et gazières (IEG). Après la mobilisation historique du 15 septembre dans la filière, Guillaume Dobbels assure que « ce n’est pas la fin de l’histoire, le 29 septembre sera une nouvelle journée de lutte pour nos salaires et pour la défense de nos services publics ». Et indique que la CGT est « toujours sans réponse à l’ultimatum lancé au premier ministre pour nous recevoir d’ici au 2 octobre ». La mobilisation est dans toutes les têtes et Éric Prunieres la justifie : « Derrière la question du tarif agent, c’est notre statut, notre contrat social et nos conquis collectifs qui sont au cœur de nos préoccupations. Ces droits ne sont pas des privilèges, ils sont le résultat de décennies de luttes et font partie de l’histoire des électriciens et des gaziers », affirme-t-il.

    Un pôle public de l’énergie

    Outre les conquis sociaux, le congrès du syndicat est l’occasion de débattre de l’avenir du métier à l’occasion d’une table ronde thématique. « Le projet actuel de l’entreprise est de réduire les équipes grâce à de nouveaux outils en développement. Notre statut protège et si le réseau fonctionne c’est grâce aux agents à statut, car le privé lui habilite à la volée », introduisait Éric Prunieres. Jérémie Balas, à la maintenance, rebondit : « Quand on voit la qualité de maintenance et les bons chiffres d’accident du travail, il faut le marquer qu’on veut continuer, au moins, voire aller plus loin. » « C’est aussi une question de sauvegarde des métiers et des compétences », selon Fabien Liénard, à la planification.

    « Certains producteurs ont le statut IEG, d’autres non, c’est une concurrence déloyale », pointe Henri Collomb, technicien retraité de RTE. « L’Europe a créé des fournisseurs bidon pour baisser le prix, mais l’inverse s’est produit. C’est une politique de copinage », complète-t-il. « Le gouvernement actuel est très proche des décideurs européens », relève Eric Prunieres, « certains producteurs organisent la pénurie pour vendre l’électricité plus cher ».

    « C’est pour ça qu’on revendique un pôle public de l’énergie, qui est un bien commun, et qu’on dénonce la TVA à 20% alors que l’énergie est un bien vital », renchérit Elsa Chaillan, technicienne de maintenance. « On doit expliquer aux gens que si la facture augmente, c’est pas notre faute car le prix de revient est toujours le même, mais de celle des marchands extérieurs qu’on nous a imposée pour la compétitivité », conclut Éric Prunieres. « Peut-être que la population voudra un jour reprendre la main, comme avec le prix de l’essence », rebondit Fabien Liénard. Un débat tout actuel.

  • [Entretien] « Des loyers étudiants trop élevés de 161 euros »

    [Entretien] « Des loyers étudiants trop élevés de 161 euros »

    La Marseillaise : Pourquoi avoir mené une étude sur le logement étudiant ?

    Marie-Amandine Stévenin : Elle porte sur les difficultés à se loger en général : le logement représente 27% des dépenses de consommation des ménages. Et les logements étudiants, souvent des studios, sont encore plus coûteux au m2 pour une population par définition précaire. Un étudiant sur trois est mal logé. Le parc public du Crous ne loge que 10% des étudiants.

    Des garde-fous existent comme l’encadrement des loyers dans les grandes villes…

    M.-A.S. : La loi qui date de 2019 définit à +20% du loyer moyen le seuil maximum de loyer autorisé dans les zones dites en tension. Notre étude et d’autres montrent la difficulté à faire respecter cette loi dont l’expérimentation se termine en novembre.

    Qu’avez-vous observé pour le logement étudiant à Montpellier ?

    M.-A.S. : D’après notre enquête, sur 11 grandes villes étudiantes, 95% des annonces en lignes (Le Bon coin, Se loger…) ne respectent pas l’encadrement des loyers. À Montpellier, pour 83% des 15 annonces étudiées, les loyers étaient trop élevés de 161 euros en moyenne. C’est une prise de température mais le même phénomène se répète dans chaque ville. Il faut responsabiliser ces plateformes qui doivent publier des annonces qui respectent la législation. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de sanctions actuellement.

    Quelles démarches peut engager un locataire lésé ?

    M.-A.S. : D’abord prévenir son propriétaire que le loyer doit être plafonné (critères fixés par arrêté préfectoral en fonction du bien, de l’emplacement…). Si besoin saisir la commission départementale de conciliation. Et si rien ne bouge, aller devant le juge car le locataire est sûr de gagner, à moins de loyers impayés, de troubles à l’ordre public… Les locataires connaissent encore mal leurs droits mais un étudiant qui a signé un bail n’a pas aliéné son consentement. Les portes de Que choisir ensemble sont ouvertes…

    Certains propriétaires semblent ruser…

    On a été alertés par des jeunes actifs sur le « coliving », pratique entre la colocation et le bail classique avec des parties communes et des prestations annexes qui justifieraient des loyers plus élevés. Il s’agit de prétextes pour sortir de la loi de bail standard de 1989 et ainsi échapper à l’encadrement des loyers. Autre moyen de contournement : le complément de loyer en cas de prestations particulières (piscine, terrasse ombragée…). Certains propriétaires font n’importe quoi mais la jurisprudence est floue sur les critères. On demande que ces compléments de loyers soient plafonnés à 15% du loyer. Quel que soit le toit, il faudrait que l’encadrement des loyers s’applique, ce qui n’est pas le cas. On espère que le Sénat votera des dispositions supplémentaires.