Dans un très long communiqué, le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, a livré ce lundi son analyse du scrutin municipal. Tout d’abord et largement pour se féliciter de ce qu’il analyse comme « l’échec » de la performance de l’extrême droite dans la région. Elle « ne remporte pas la victoire éclatante que les pronostiqueurs lui prédisaient ».
Celui qui avait soutenu Martine Vassal, dont les piètres résultats à Marseille sont notamment expliqués par son manque de clarté vis-à-vis de l’extrême droite, se démarque clairement, cite « l’échec cuisant » du RN à Marseille et Toulon et se réjouit : « Ils détiennent aujourd’hui seulement 15 communes de plus de 9 000 habitants. Sur les 946 communes de la région, ils détiennent moins de 2,5% des communes, toutes tailles confondues. »
du bloc central »
Et de détailler la situation par département pour se réjouir « qu’aucune mairie » ne soit gagnée dans les Hautes-Alpes et les Alpes-de-Haute-Provence, que dans les Bouches-du-Rhône, « seulement deux communes ont basculé à l’extrême droite soit 1,6% du département » ou que, « en Vaucluse, sur 151 communes, le RN a échoué dans sa conquête, sauf dans quatre villes ». Même dans les Alpes-Maritimes, il trouve une lecture optimiste à l’« élection violente et fratricide » entre Éric Ciotti et Christian Estrosi : la ville « est conquise par l’extrême droite (UDR), mais pas par le Rassemblement national ».
Renvoyant facilement dos à dos LFI et le RN, Renaud Muselier savoure que, « à gauche, la fusion des listes du Parti socialiste et de la France insoumise a été rejetée par les électeurs. Elle perd ses derniers fiefs de Vaucluse et de l’ouest des Bouches-du-Rhône », même si il « regrette la chute d’Aubagne » qu’il met sur le même plan que celle de Fos-sur-Mer – alors que la première a basculé à gauche et la seconde dans les bras de Philippe Maurizot, candidat soutenu par le label d’extrême droite de Franck Allisio – expliquant ces deux résultats par « le fruit de la division ».
Et d’en profiter pour en tirer une conclusion toute à son avantage : « C’est donc une victoire probante du bloc central qui conserve trois des quatre grandes métropoles, 90 communes sur les 101 de plus de 9 000 habitants de la région, et 98% des 946 communes de la région. »
Après avoir félicité « l’ensemble des maires élus et leurs équipes », Renaud Muselier envoie un message qui semble spécialement destiné à Martine Vassal : « Pour les élus d’opposition, je souhaite qu’ils engagent avec les majorités des débats apaisés dans leurs assemblées au profit de leurs concitoyens. »

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