Dans notre région comme à travers tout le pays, les maires ont conduit des rassemblements républicains à la suite des émeutes et des pillages qui ont eu lieu en marge des manifestations de ce week-end.
Alors que le maire de Marseille, ville particulièrement touchée par ces violences, a reçu le soutien de ses homologues de la Métropole, il continue de demander des comptes au ministre de l’Intérieur sur les raisons pour lesquelles les pillages et l’intrusion dans la mairie n’ont pas pu être empêchés par la force publique, alors même que des manifestants pacifiques ont été réprimés.
État d’urgence sociale
Le ministre, dont la démission a été refusée par le président de la République, est resté une large partie de la journée à Paris, auprès de Sébastien Lecornu, pour annoncer des couvre-feux localisés. Avant, finalement, de venir à Marseille dans la soirée. Rien, en revanche, n’a été esquissé pour répondre à l’état d’urgence sociale dans lequel se trouve notre pays. Rien pour répondre à la colère légitime contre la vie chère et l’envolée du prix des carburants. Rien pour satisfaire les revendications tout aussi légitimes des lycéens et des étudiants.
Casseurs et les pillards ont pleinement joué leur rôle d’idiots utiles en polarisant l’attention sur leur méfaits. Ils doivent être mis hors d’état de nuire sans que l’on porte atteinte à la liberté constitutionnelle de manifester. Le gouvernement peut instaurer des couvre-feux partiel, il n’étouffera pas ainsi la colère populaire.
Quant aux maires et aux communes qui sont laissés en première ligne, ils forment l’indispensable « République de proximité » que le projet de budget promet d’affaiblir encore.
Eux aussi doivent cesser d’être abandonnés.

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