Les lycéens réclament de meilleures conditions d’études et d’enseignement

« Ce n’est pas l’éducation qui coûte trop cher, c’est l’armée, c’est la guerre », n’ont cessé de scander les lycéens, mobilisés mardi pour protester contre la dégradation du service public. Selon la préfecture, près de 350 d’entre eux ont pris part au cortège et en ont occupé la tête afin de dénoncer le manque de moyens dans l’Éducation nationale.

« Si on est là aujourd’hui, c’est qu’on en a ras-le-bol que des milliards soient dépensés dans l’armée alors que nos profs sont sous-payés et nos classes surchargées. On veut des conditions décentes pour étudier », s’est indignée une étudiante au pied des Réformés (1er), avant le départ de la marche. À quelques mètres, Yasmine et Juliette expriment la même colère : « On ne peut plus faire de sorties, on est trop dans les classes, les conditions sont difficiles pour nous comme pour les profs. Macron donne des sous pour la guerre alors que nous n’avons plus de moyens. Pourtant, c’est nous le futur ! »

En mars dernier déjà, lycéens, enseignants et parents d’élèves s’étaient mobilisés pour dénoncer une baisse des moyens dans l’éducation, illustrée par la fermeture de 143 classes dans le premier et le second degré, contre 88 ouvertures, soit un solde négatif de 55 fermetures dans l’académie d’Aix-Marseille. Un choix à l’époque justifié par la baisse démographique.

Plusieurs établissements sont par ailleurs restés portes closes mardi, bloqués par les jeunes militants en colère. Parmi eux, sept lycées marseillais : Saint-Charles (1er), Montgrand (6e), Périer (8e), Rempart (7e), Jacques-Chirac (2e), Marseilleveyre (8e) et Marie-Curie (5e). Trois autres établissements ont aussi été concernés dans le reste du département, à Martigues et Miramas. L’occasion, aussi, d’exprimer une vive opposition aux répressions policières survenues lundi en Île-de-France, où 12 jeunes, 8 enseignants et 12 policiers ont été blessés. « Ici, ça se passe bien, mais ce n’est pas le cas partout à l’échelle nationale, note Eustache, élève du lycée Montgrand. Dans le 93 et le 94, les lycéens se sont fait frapper et gazer par la police. Un jeune a perdu ses dents de devant après un tir [dans le Val-d’Oise]. La répression a été immense ». Quatre lycéens ont tout de même été interpellés à Miramas, mardi, selon la préfecture.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *