Un chiffre : 87 centimes. Voilà pourquoi les femmes de chambre de l’hôtel Imperator-Maison Albar à Nîmes se mobilisent depuis plusieurs mois. Outre de meilleures conditions de travail, elles réclament surtout une augmentation de 87 centimes bruts de l’heure. Déjà mobilisées en juillet, elles ont relancé le piquet de grève vendredi 18 septembre, en pleine feria des Vendanges. Et cette fois, elles ne comptent pas reprendre le travail avant d’avoir obtenu gain de cause.
« Elles demandent aussi de l’aménagement au niveau des offices, et le remplacement de matériel qui est complètement obsolète, complètement dégradé, à la limite de la rupture », précise David Goslin, délégué syndical CGT et responsable technique qui ajoute « qu’une seule équipière sur une quinzaine de personnes a décidé de travailler ».
Pour tenir, les femmes de chambre peuvent compter sur la solidarité. Une caisse a ainsi été installée devant le piquet de grève et a déjà reçu de nombreux dons de la population. La CGT a également lancé une caisse de grève à laquelle toutes les corporations du syndicat ont participé. « Tout cela nous permet de payer les heures de grève des filles », se félicite David Goslin. Samedi 19 septembre, elles ont également reçu le soutien de la municipalité de Nîmes et de son maire Vincent Bouget, venu à leur rencontre.
Après plusieurs jours de grève, le dialogue s’est tendu avec la direction. David Goslin lui reproche d’avoir embauché des salariés en CDD pour remplacer les grévistes, ce qui est illégal. « La direction a souscrit des contrats CDD pour quatre personnes avec, comme intitulé, “équipier bar” mais les gens étaient informés que c’était pour travailler au niveau des chambres. Il y a donc eu de faux contrats établis avec de faux postes de travail pour les faire travailler au niveau des chambres. Nous avons donc demandé l’intervention de l’inspection du travail », explique David Goslin.
Le dialogue avec la direction a finalement été ouvert le 23 septembre. Mais « nous avons interrompu la réunion après seulement 15 minutes de négociation, à la suite du refus de la direction d’accéder à la demande de revalorisation salariale », précise David Goslin.

Leave a Reply