Sur scène, quelque 150 jeunes des collèges Stéphane-Mallarmé (13e), Henri-Barnier (16e) et Françoise-Duparc (4e) défilent devant un public de parents, d’amis et de curieux venus assister à ce grand concert. « C’est un projet d’initiation à la musique qui est né en 2018, justement au collège Françoise-Duparc », rappelle Pauline Wohlhuter, administratrice de Marsatac School.
Pendant dix séances d’une à deux heures, des élèves de la sixième à la troisième ont été accompagnés par des artistes, lyricistes et beatmakers pour réaliser leurs propres musiques. « On leur montre comment on crée des rythmes, des rimes, des paroles. Après ils apprennent à chanter, à rapper, et ils arrivent comme des vrais artistes sur scène », sourit Loucas, qui a accompagné le projet.
Soutenue par le Département des Bouches-du-Rhône, cette initiation à la musique a permis à trois classes, dont une classe Ulis pour enfants en situation de handicap, de créer quatre chansons chacune. « Le but c’est aussi d’être inclusif et de les aider. On a des retours sur des élèves qui sont en décrochage scolaire, et c’est un projet pour lequel ils reviennent à l’école », affirme Pauline Wohlhuter.
Grâce à Marsatac School, certains se voient déjà continuer dans cette voie. « Maintenant on sait rapper et écrire. Peut-être que plus tard, on percera dans le rap et on fera un groupe », rêvent Ylias et Mehdi, élèves de troisième au collège Françoise-Duparc.
Le projet permet aussi aux jeunes de s’affirmer. « Déjà, ça donne un accès à la culture et en plus ça joue sur leur confiance, leur sociabilité, leur empathie », admet Loucas. « Au début j’étais timide. Maintenant je me dis, autant me lancer », atteste Linoa, qui espère poursuivre dans le rap. Une volonté entendue par Pauline Wohlhuter, qui souhaite que l’accompagnement des élèves perdure. « On essaie de travailler sur une Marsatac Academy pour donner l’opportunité à ces jeunes de continuer à pratiquer. »
Dans le public, les cris de soutiens fusent. « Ça les a vraiment rassemblés, ils créent de la coopération. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à participer à Marsatac School », détaille la professeure d’anglais des collégiens. De quoi confirmer le pouvoir de la musique comme levier d’inclusion pour les jeunes.

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