Tag: Rap

  • [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    [C’est l’été] Un siècle de vie musicale aixoise raconté en photos

    « Avec la photographie, c’est tout l’inverse : tout reste. » En pointant le portrait de Léo Ferré et son célèbre « Avec le temps, va, tout s’en va », Jean-Éric Ely, photographe et initiateur de l’événement donne le ton de « Musiques en Aix ». Organisée par le Collectif Ely pour le patrimoine photographique et iconique d’Aix-en-Provence (Ceppia), l’exposition fait dialoguer mémoire photographique et mémoire musicale.

    Henry, Hugo, Jean et Jean-Éric Ely, quatre générations de photographes, ont immortalisé la vie musicale aixoise, retranscrite dans près de 300 clichés. « L’objectif est de faire perdurer la mémoire de vedettes passées par Aix et des lieux mythiques de la scène musicale locale », explique le photographe lors de la visite de l’exposition.

    Des orchestres du début des années 1900 aux grandes voix de Piaf, Joséphine Baker ou encore Aznavour, le parcours suit une organisation chronologique puis thématique par familles musicales. Onze appareils photo de la famille Ely montrent l’évolution des techniques. Après un an de travail, 288 photos ont été retenues sur 1 604 : « Mon père a toujours dit “choisir, c’est sacrifier”. Il a raison, cela a été un choix draconien », souligne Jean-Éric Ely.

    Au fil des salles, le photographe balaie et commente les clichés. Devant la première édition du Festival d’art lyrique d’Aix, en 1948, il s’arrête : « On est les seuls au monde à l’avoir celle-ci ! », s’exclame-t-il. Plus loin, classique, jazz, rap et reggae se mêlent. « C’est mon bébé chéri », sourit-il à propos du jazz. Avant de s’épancher longuement sur l’unique photo prise hors d’Aix, un Miles Davis photographié à Miramas : « J’étais obligé de mettre le génie des génies. »

    Pour résumer l’essence de l’exposition, Jean-Éric Ely pointe un tableau qui juxtapose une scène de Fête de la musique qu’il a captée en 2001 et un bal des Thermes photographié par son grand-père 63 ans plus tôt. « À elles seules, elles montrent l’évolution de la musique et de la photo », résume-t-il. Jusqu’au 1er novembre, le responsable de l’exposition espère susciter la curiosité des visiteurs : « Je veux qu’ils repartent en se disant “Ah ouais tout ça s’est passé ici ?” », conclut-il.

    Jusqu’au 1er novembre, Hôtel de Boadès. Du mercredi au dimanche. Tarifs : 10 euros ; réduit 7 euros ; – 12 ans gratuit.

  • Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    Mama Stock : 9 ans de fête et de militantisme culturel

    « Né dans les jardins et autour d’une équipe de copains » comme le rappelle Patrick Simonetti, bénévole historique et aujourd’hui responsable bénévole, en 9 ans Mama Stock a grandi sans perdre son ADN.

    Pour Julien Fortier, codirecteur de projet, cette neuvième édition reflète toujours cette volonté de culture pour tous. La programmation mêlera ainsi rap, rock, musiques berbères, Balkans, dub et sound system. Sophie les Bas Bleus, Dizzy Sounds, Anzul Project, ShazaLaKazoo, La Cercleuse, Melan et Soom T se succéderont sur la scène principale. La scène dub, elle, réunira les collectifs Assoya, South Attack et Salvatge Sound.

    Mama Stock ne se limite pas aux concerts : marché artisanal, espace Kidz, live painting, expositions, friperie solidaire à prix libre investiront le site. C’est aussi un grand village associatif. Avec cette édition qui soutient particulièrement l’antenne Hérault de SOS Méditerranée France pour sensibiliser le public au sauvetage en mer. « C’est une manière de rappeler que la fête peut être consciente. » Autre nouveauté cette année : le 28 août à 14h15, une projection de Tous au Larzac sera proposée en partenariat avec le What a Trip! Festival.

    Une aventure portée par les bénévoles

    Cette diversité repose sur une forte mobilisation bénévole. Environ 138 personnes sont engagées cette année, dont 85 à 90% de nouveaux venus. « Nous avons une équipe de copains qui arrive à faire un truc géant », souligne Patrick Simonetti. Or le festival étant autofinancé à plus de 90 %, ce modèle devient toutefois plus difficile à maintenir. « L’ensemble des charges a augmenté avec le coût de la vie et c’est inenvisageable de tout répercuter sur les festivaliers », explique Julien Fortier. La gratuité impose donc de « bricoler » et de s’accrocher au sens du projet. « Maintenir le projet selon ses modalités actuelles s’avère être, année après année, un acte toujours plus militant ».

    Amélia Siapo

  • [Entretien] Mofak : « Le hip-hop c’est pas que le rap, c’est une culture »

    [Entretien] Mofak : « Le hip-hop c’est pas que le rap, c’est une culture »

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous de cette 5e édition de la Breaking Cup ?

    Mofak : De marquer l’histoire, pour la danse et le hip-hop. À Marseille, déjà, mais aussi au niveau national. C’est un privilège d’être sur la scène de l’Opéra de Marseille pour la finale. C’est un espace culturel auquel tout le monde n’a pas accès… Pour un danseur hip-hop comme moi, pour avoir accès à ce genre de scène, il faut introduire une compagnie de danse ou autre. Là, c’est un battle de danse, c’est différent. C’est un privilège, un honneur de pouvoir y faire entrer le vrai hip-hop. C’est nous qui prenons les rênes, une après-midi, dans l’établissement de l’Opéra. Sur une scène emblématique. On casse les codes. Et moi, j’aime bien ce genre de contraste. Voir un battle de danse à l’opéra, ça tue. J’ai hâte !

    Et toute la semaine, avant la finale, des activités gratuites seront proposées ?

    Mofak : Tous les jours, il y aura des ateliers dans différents secteurs. C’est gratuit, accessible à tout le monde. C’est plus ciblé sur les jeunes, mais c’est ouvert à tout le monde, pour les personnes qui veulent pratiquer. Il y aura toutes les disciplines du hip-hop, tu vois : atelier d’écriture, rap donc, initiation à la danse, DJ et graffiti. Chaque jour dans un lieu différent dans Marseille avec à chaque fois les quatre disciplines, avec un intervenant pour chacune d’entre elles.

    Y a-t-il une discipline qui marche mieux que les autres ?

    Mofak : À Marseille, c’est le rap. Mais ce qu’on va faire, c’est qu’on va limiter, créer des rotations toutes les heures. C’est pas toujours facile de canaliser les petits. Il ne faut pas que les ateliers soient trop longs. Il faut que ça dure une heure, que ça reste dynamique, pour que tout le monde kiffe. Ils ne sont pas au courant, mais je pense qu’ils peuvent être touchés par le scratch et surtout par la danse. Le but, c’est de montrer que dans le hip-hop, il n’y a pas que le rap. Il y a autre chose. Ça s’est perdu avec certaines générations. Notre travail, c’est de ramener ça, de montrer aux jeunes que dans le hip-hop, il n’y a pas que le rap, il y a toute une culture.

    Comment expliquer que le rap ait pris la première place sur scène, notamment à Marseille, par rapport au breakdance par exemple ?

    Mofak : Alors ça, c’est une discussion un peu plus profonde. Au début du hip-hop, il y avait toujours des danseurs dans les groupes de rap. Après, pour résumer, les rappeurs ont commencé à signer dans des labels, et les labels ne voulaient plus forcément signer les danseurs. L’effacement des danseurs s’est fait comme ça. Mais quand on regarde IAM, à la base, c’étaient des danseurs. Freeman, c’était un danseur. Shurik’n aussi. Dans la Fonky Family, il y avait des breakers. Après, ça s’est effacé parce qu’ils se sont mis au rap.

    C’est important pour vous, en tant que chorégraphe, de diriger cet événement, qui a aussi une portée sociale ?

    Mofak : C’est important car il y a des petits danseurs qui sont très forts, qui n’ont pas la possibilité de voyager et ce genre de moment peut leur permettre de se montrer à l’international, grâce aux réseaux sociaux par exemple. J’ai envie de rendre ce monde accessible, et surtout aux gens de ma ville. D’autant que les battles permettent aussi de faire évoluer le niveau dans la ville. C’est très important d’avoir des événements dans notre ville, il n’y en a pas assez. À Paris, on en a pratiquement tous les week-ends, c’est pour ça qu’il y a le meilleur niveau, parce qu’il y a des événements qui incitent à pratiquer.

  • [C’est l’été] Concert à Molines-en-Queyras

    [C’est l’été] Concert à Molines-en-Queyras

    Ils sont composés d’une quinzaine de musiciens et jouent une musique orchestrale dansante aux styles très variés. Ils réarrangent des poèmes, du rap, de la variété et du punk.

    G.C.

    En accès libre

  • [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    [C’est l’été] De la musique électronique au théâtre antique d’Orange

    C’est la huitième année que le Positiv Festival investit le Théâtre antique d’Orange. Début août, se sont produits Kool and the Gang et Fatal Bazooka. Ce week-end du 15 août, des DJ français et internationaux viendront jouer sur la scène vieille de 2 000 ans.

    Sur trois jours douze artistes se produiront. Boris Brejcha, connu à l’international, sera sur scène vendredi. Le DJ allemand, célèbre pour porter des masques après avoir été brûlé au visage lors d’un accident, est créateur de son propre genre, la « high-tech minimal ». Le même soir jouera Nicolas Cuer, originaire d’Arles, connu pour sa techno hypnotique. Il est également fondateur et directeur artistique du Positiv Festival.

    Des concerts

    jusqu’à fin août

    Samedi soir, Charlotte de Witte sera sur scène. Star mondiale de la techno contemporaine, présente sur les plus grandes scènes, elle a sorti son dernier EP fin avril. Le lendemain, dimanche, c’est Fisher qui prendra le relais. Réputé pour son énergie débordante et son humour, le DJ australien partagera avec le public sa musique house.

    Le festival fait aussi de la place aux artistes émergents avec Venga. DJ et productrice française de tech house, elle mixe de manière permanente au R2 à Marseille. Toujours dans l’univers électro, le 22 août, le DJ Apashe viendra jouer avec une formation symphonique. Le mois se terminera en beauté à Orange, avec, le samedi 29 août, Macklemore, artiste majeur de la scène rap internationale.

    Avec plus de 40 000 spectateurs attendus, le festival ouvre ses portes à 18h, ce vendredi.

    Gabrielle Cartellier

  • L’organisation du Delta festival placée en liquidation judiciaire

    L’organisation du Delta festival placée en liquidation judiciaire

    Douze ans après sa création sur les plages du Prado, l’organisation du Delta Festival a annoncé dans un communiqué que le tribunal avait prononcé ce vendredi la liquidation judiciaire de la SAS Delta Agency, société organisatrice de ce qui est devenu l’un des plus importants festivals de musiques actuelles du sud de la France.

    Fondé en 2014 par les Marseillais Matthieu Predal et Olivier Ledot, alors étudiants, le Delta Festival s’est progressivement imposé dans le paysage culturel national. Électro, rap, pop et musiques actuelles s’y sont succédé au fil des éditions avec des artistes comme DJ Snake, David Guetta, Martin Garrix, Damso, Soprano ou Angèle et jusqu’à 150 000 festivaliers. Même si la billetterie au rabais des dernières semaines (un pass acheté pour un pass offert) ne laissait rien présager de bon, cette liquidation intervient après une année 2026 mouvementée.

    À quelques jours de l’édition 2026, une série de témoignages de femmes accusant Olivier Ledot, cofondateur et président du festival, de violences sexuelles présumées ont entraîné le retrait de plusieurs collectifs partenaires et la déprogrammation d’artistes. Après la mise en retrait d’Olivier Ledot et l’ouverture d’une enquête indépendante, le festival s’était maintenu du 23 au 26 juillet.

    Situation économique impossible à surmonter

    Dans un message intitulé « On voulait vous écrire une dernière fois », l’équipe rappelle les difficultés accumulées ces dernières années : « Les annulations liées au Covid en 2020, la tempête de 2023, les inondations exceptionnelles de 2024, le mistral de 2025, puis des grêlons de la taille de balles de tennis le samedi 25 juillet 2026. Nous avons tout affronté, tout encaissé, sans jamais rien lâcher », écrit-elle. Mais selon l’organisation, « l’ampleur nationale » de l’affaire Ledot, les annulations d’artistes et de la journée du samedi « journée de plus forte affluence » ont mené à « une situation économique devenue impossible à surmonter ».

    La liquidation a des conséquences sociales importantes. « 23 personnes vont être licenciées pour motif économique », précise le communiqué. L’organisation rappelle aussi que chaque édition faisait travailler des centaines de techniciens, intermittents, agents de sécurité, restaurateurs, fournisseurs et associations…

    Les créanciers, y compris les festivaliers concernés par l’annulation du 25 juillet, disposent désormais de deux mois pour déclarer leur créance. Pour autant, la page n’est peut-être pas totalement tournée. Une reprise reste juridiquement possible et pourrait faire revivre une marque devenue emblématique de l’été marseillais.

  • Marseille, l’annulation du festival Hip-Hop Non-Stop fait polémique

    Marseille, l’annulation du festival Hip-Hop Non-Stop fait polémique

    Ils disent vouloir reconnaître l’importance des cultures urbaines dans l’identité marseillaise, là, c’est tout le contraire. » Selon Cédric Claquin, coordinateur du festival Hip-Hop Non-Stop, une réunion organisée au mois de mai avait confirmé le soutien financier de la ville de Marseille et des mairies de secteur pour l’édition 2026 du festival. Coup de théâtre la semaine dernière, lorsqu’il apprend que finalement, les subventions n’ont pas été votées lors du dernier conseil municipal.

    « Une logique

    de renouvellement »

    « C’est très peu respectueux du travail qu’on fait depuis cinq ans, ou même depuis quatre mois, de nous le dire moins de deux mois avant le festival, tout en nous ayant donné des signaux positifs avant », déplore-t-il. « J’ai demandé un rendez-vous début juillet pour avoir des explications, personne ne m’a répondu. Je suis énervé, parce que dans ce silence, il y a du mépris », poursuit le coordinateur du festival, également directeur adjoint de l’association Urban Prod, qui, à la demande de la municipalité, organise la fête depuis sa création en 2021. « On arrivait à super bien travailler, il y avait une confiance réciproque », regrette-il.

    Dans un communiqué, la Ville explique que cette décision s’inscrit dans « une volonté de réorienter les politiques en faveur des cultures urbaines », avec « des formats plus diversifiés, mieux répartis sur le territoire et davantage en phase avec les attentes des artistes, des habitants et des acteurs culturels », détaille-t-elle.

    Pour sa part, Cédric Claquin « ne croit pas à cette réponse », il reproche à la Ville de « prétendre connaître ces besoins sans avoir fait aucune étude ». À ce sujet, il répond : « Nous, on avait fait une étude en 2021 avec les acteurs du graf, de la danse et du rap pour se renseigner sur leurs besoins. On est connectés à 35 collectifs, on a des milliers de personnes qui nous répondent ». Le coordinateur du festival tente de comprendre : « Qu’est-ce qui ne plaît pas à la mairie ? Le fait qu’on fasse de l’émergence artistique de talents en devenir, qu’on travaille sur la place des femmes et des minorités de genres, qu’on aille dans les quartiers ? On ne serait pas assez territorialement diversifiés mais on va déjà dans 4 ou 5 secteurs de la ville différents », liste-t-il.

    Le budget consacré à la culture n’ayant pas été réduit, Cédric Claquin estime que la décision de la municipalité « n’est clairement pas un problème de moyens, mais un vrai problème de choix ». De son côté, la Ville de Marseille précise s’être « engagée à prendre en charge les dépenses déjà engagées dans le cadre de la préparation de cette édition, afin de ne pas pénaliser financièrement la structure ». La Ville « demeure pleinement engagée en faveur des cultures urbaines dont elle reconnait le rôle essentiel dans le dynamisme culturel de Marseille », conclut-elle.

    Un coup dur, mais pas fatal

    Malgré l’annulation du festival cette année, Cédric Claquin et ses partenaires ne se laissent pas abattre. « Sur les réseaux sociaux, on reçoit énormément de marques de soutien, on n’a jamais eu autant de commentaires. Ça nous donne juste envie de préparer 2027 avec un nouveau format, d’élargir encore plus nos collaborations, ça nous donne envie de ne rien lâcher ».

  • La Marseillaise ambiance la Plaine avec sa Tournée d’été

    La Marseillaise ambiance la Plaine avec sa Tournée d’été

    « La Marseillaise représente ma ville, ça fait sens pour moi de venir animer ce show », raconte K-Meleon, animateur de la soirée et rappeur. « C’est toujours super de pouvoir visibiliser des projets marseillais et multiculturels sur scène », poursuit-il avant de monter sur scène. K-Meleon enchaîne : « Faites un tonnerre d’applaudissements pour Studio Swag ». Le collectif de danseurs présente un cours de danse, pour « oublier le regard des autres », explique Sidibé, professeur d’afro à Studio Swag. Breno et Kenz-June, sur scène, apprennent une chorégraphie au public ravi. Noha, Lou et Marie, emportées par la musique, s’intègrent aux spectateurs : « On voyait les danseurs de loin, ça donnait trop envie, et la musique est trop chouette ».

    C’est Matteo, DJ du collectif Chinese Man qui a ensuite pris le contrôle de la scène avec la rappeuse Tracy. Au milieu du concert, celle-ci décide d’aller dans le public qui danse autour d’elle.

    Avant de laisser la place au collectif Twerkistan, Mirabelle Lamoureux, adjointe à la vie nocturne du secteur et une dizaine d’élus de la mairie de Didier Jau montent sur scène pour saluer le public. « Merci à La Marseillaise de nous informer et en plus de nous faire danser ! », lance l’élue quand Léo Purguette rappelle les valeurs fondatrices de notre journal qu’il préside « Vive La Marseillaise ! Vive Marseille Vive la Résistance ! » À ses côtés, Rafaël Jacquelain, directeur commercial donne rendez-vous le 13 septembre à l’opéra de Marseille pour La Marseillaise breaking cup !

    Voilà désormais le collectif de Dj Twerkistan et les danseurs, Tigana, Olivia et Samantha qui ambiancent la Plaine comme jamais.

    La tournée d’été La Marseillaise se poursuit lundi 3 août à l’espace mistral de l’Estaque avec une toute autre programmation : le groupe Jukebox, Tribute Fahrenheit et DJ Bobzilla. C’est toujours gratuit, festif et ouvert à tous.

  • [C’est l’été] Légendes marseillaises et cubaines sur le Vieux-Port

    [C’est l’été] Légendes marseillaises et cubaines sur le Vieux-Port

    Au niveau de l’Hôtel de Ville, la Bonne mère en toile de fond. Un décor on ne peut plus raccord avec le concert du Rat Luciano, à quelques encablures du Panier, quartier historique dans lequel il a laissé traîner ses guêtres durant des décennies. Prévu vendredi 31 juillet à partir de 20h30, un événement gratuit organisé par la Ville dans le cadre de l’Été marseillais qui octroie « carte blanche » à cette légende du hip-hop qui sera « accompagné de plusieurs invités. Une célébration de la musique, de la création et de l’histoire du rap », indique la municipalité. En son centre, Le Rat Luciano aura l’occasion d’alterner entre son album culte Mode de vie béton style, sorti en 2000, et son dernier opus en date, Magma. Eruptions volcaniques garanties avec ce projet qui lui permet de prouver qu’il n’a rien perdu de sa verve. Des titres Phares éteints à Baiser froid, un choc thermique assuré par ce boxeur d’instrus aux rimes intemporelles.

    Le son de Cuba

    Le lendemain soir, sur cette même « Scène sur l’eau », changement d’ambiance, visiblement encore plus « caliente ». Et pour cause, au tour du Buena Vista Orchestra de prendre le relais mélodieux pour donner un aperçu de ce que la musique afro-cubaine a fait de plus beau. Réunissant certains piliers du Buena Vista Social Club et de l’Afro Cuban All Stars, « un orchestre de virtuose qui fait battre le cœur de La Havane », offrant au public marseillais « une immersion totale dans l’histoire musicale de l’île », campe la Ville. Dirigée par le violoniste Rolando Morejon Reyes, une ode à la richesse artistique cubaine qui fait swinguer un répertoire pluriséculaire à coups de cuivres et de percussions comme peu d’autres les maîtrisent.

  • Pop, rap et chanson française à Martigues

    Pop, rap et chanson française à Martigues

    Le Martigues Summer festiv’halle pose ses valises sur l’esplanade de la Halle pour sa 8e édition. Sur la rive du canal de Caronte, trois soirées de concerts à ciel ouvert qui « attirent chaque année un public toujours plus large et intergénérationnel », affirme son organisateur, Sud Concerts.

    Un grand spectre attisé par une programmation qui s’élancera ce vendredi 24 juillet par une affiche aux accents pop. Un plateau féminin matérialisé par Styleto, chanteuse ayant émergé sur YouTube il y a une quinzaine d’années et récemment à l’origine d’un premier album intitulé Fille lacrymale, puis Helena, elle aussi auteur d’un premier opus du nom d’Hélé.

    Intergénérationnel

    Le lendemain, charge à Black M de prendre le relais. Depuis sa révélation au sein du groupe Sexion d’assaut à la fin des années 2000, le rappeur parisien poursuit sa carrière en solo, « marquée par son style musical entre hits populaires, titres techniques, nostalgiques et avant-gardistes », résume-t-on du côté de Sud Concerts. C’est à Jean-Louis Aubert que reviendra la tâche de clore la 8e édition du Martigues Summer Festiv’Halle, dimanche 26 juillet.

    L’ancien leader du groupe Téléphone, 71 ans au compteur, est programmé pour un « moment fort et fédérateur », des tubes tels que « Locataire » ou « Juste une illusion » dans la besace.

    Web : martigues-summerfestivhalle.com