Aucune surprise dans le budget primitif présenté ce mardi étant donné la proximité du débat d’orientation budgétaire qui a eu lieu il y a quelques semaines à peine. L’opposition de gauche Alternative progressiste a tout de même essayé de lever quelques lièvres et rectifier des propos erronés énoncés par le maire d’extrême droite Dorian Munoz.
Stéphane Sacco (GRS), a donc tenu, pour commencer, à apporter quelques éclaircissements, en rappelant que contrairement à ce qu’a affirmé lors des précédents conseils municipaux le premier magistrat, « le contexte budgétaire a profondément évolué, grâce notamment au travail engagé au cours des deux mandatures de gauche ». Et de préciser : « Aujourd’hui, la situation financière de la commune est nettement assainie : l’endettement représente environ 8,3 années, contre près de 100 ans en 2008. » Un horizon éclairci qui aurait dû permettre, selon lui, une politique d’investissement qui réponde aux besoins des habitants. Contrairement à celle timorée dans laquelle le Rassemblement national engage la deuxième ville du Var sous couvert de prudence contrainte.
S’agissant du tissu associatif, interroge-t-il ensuite, « quels critères ont été retenus pour l’attribution ou l’évolution des subventions ? » La question étant de savoir si les associations de quartier, qui jouent un rôle essentiel de proximité vont être touchées par des amputations.
Sur le fonctionnement global de la collectivité, le groupe Alternative progressiste a également souhaité connaître précisément le nombre estimé de postes non remplacés et les conséquences concrètes de ces choix sur la qualité du service public rendu aux habitants.
Et puis connaissant le climatoscepticisme de l’extrême droite, Stéphane Sacco a demandé malicieusement quelle part réelle de ce budget est consacrée à la transition écologique ?
Pour le chef de file de l’opposition de gauche, « ce budget montre une ambition limitée ». Et de conclure : « Il faut investir en faisant les bons choix avec une véritable vision d’avenir. »
Le maire a répondu très sobrement que concernant les associations, la Ville est dans la continuité. « Mais comme c’est de l’argent public, on va contrôler, on va vérifier que l’argent public est bien utilisé. Pour quoi ? quand ? et pour qui ? », a-t-il précisé.
Concernant la transition écologique, Dorian Munoz a mis en avant les 500 000 euros pour désimperméabiliser des cours d’école.
Sinon, sur le peu d’empressement à adopter un nouveau cap pour la Ville, ce budget étant peu ou prou celui de l’équipe précédente : « C’est une question de prudence », répondra-t-il.
Son adjointe aux finances Isabelle Delyon préfère parler, elle, d’« un budget de transition ». Pas pour autant écologique, malheureusement.

Leave a Reply