Tag: Maire

  • Anthony Zilio veut prendre les rênes du Département de Vaucluse

    Anthony Zilio veut prendre les rênes du Département de Vaucluse

    Mitoyen de la mairie de Bollène, le cinéma le Clap met à l’affiche Street Fighter et Le Roi du Game. Anthony Zilio sourit quand on lui demande quel arrière-plan il préfère, pour la photo, entre les deux films. Car, ce mercredi, le maire (DVC) de Bollène s’imagine en haut d’une autre affiche : la présidence du conseil départemental. Lundi prochain, les 32 élus se réunissent pour une séance spéciale consacrée à l’élection d’un nouveau président, le poste étant vacant depuis l’élection au Sénat de Dominique Santoni (LR).

    La courte majorité de droite n’a pas officialisé de successeur, mais plus personne ne fait mystère autour de Christian Mounier, vice-président délégué à l’eau et à l’agriculture. À gauche, malgré des échanges avec Anthony Zilio (lire ci-dessous), un léger flou demeure autour de Sophie Rigaut (PS) qui devrait candidater. Quant à l’extrême droite (huit élus), réduite au rang de spectateur, l’option pourrait être de ne présenter personne et s’abstenir, comme en 2021. En attendant, Anthony Zilio est donc le premier à officialiser sa candidature, ce mercredi face à la presse, au lendemain d’un courrier adressé aux 26 conseillers départementaux de gauche et de droite. Et ce « en toute indépendance, avec la volonté de rassembler, au-delà de nos sensibilités politiques, c’est une candidature contre personne », pose le maire de Bollène.

    En 2021, pourtant soutenu par la gauche sur son canton, il avait voté pour Dominique Santoni à la présidence, jouant les faiseurs de reine. « On a toujours un bloc de 12 à droite, un bloc de 12 à gauche et nous deux [lui et sa binôme Christine Lanthelme, présente à ses côtés mercredi] au milieu. Est-ce qu’on continue à se regarder les 12 en face-à-face ou est-ce que dans ce moment avec ces échéances importantes en 2027, on ne peut pas porter à 26 conseillers départementaux une majorité stable, ouverte et capable de dépasser les appartenances politiques ? », questionne-t-il. À l’image de sa majorité à Bollène, allant du PS à LR. Il propose une sorte de gouvernance partagée avec des vice-présidences pour toutes les sensibilités

    Mounier,

    « une candidature subie »

    Et si Anthony Zilio « ne regrette pas une seule seconde », d’avoir soutenu Dominique Santoni dont il juge le bilan « positif », il émet de fortes réserves sur Christian Mounier, qui incarne pourtant la continuité. « C’est une personne qui est poussée, une candidature subie et non choisie, je sens qu’on va vers l’immobilisme », attaque-t-il, tandis que lui agirait « sans ambition personnelle » et aurait « tout à perdre ». Sa déclaration de candidature s’appuie sur six priorités, résumées en « protéger et soutenir » : santé, sécurité, solidarités et protection de l’enfance, culture, agriculture et soutien aux communes. Si Anthony Zilio appuie le bilan de Dominique Santoni, il distille quelques piques sur la répartition des centres de santé ou la politique sociale qu’il faut « humaniser » évoquant la gestion du RSA. « La santé financière de notre Département est bonne, mais les Vauclusiens tirent la langue, il faut davantage investir et jouer notre rôle de bouclier », promet le maire de Bollène.

    Qui parmi les élus pourrait être séduit par cette candidature ? « Je n’ai pas vocation à donner des noms », répond-il quand, dans la majorité de droite, on assure que les rangs sont serrés avec même une voix supplémentaire qui pourrait être Léa Louard (ex-écologiste). Certains voient dans cette candidature une façon de jouer le coup d’après en 2028 avec le soutien du maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD). Un projet « Galzilio », ironisent certains ? « Ce n’est pas ma façon de faire, on ne sait pas ce que fera le maire d’Avignon, le bon sens je le porte au quotidien depuis 2020 sans faire de vague », assure Anthony Zilio, qui ne s’aventure pas non plus à donner un nom pour lui succéder en mairie s’il venait à être élu lundi. « Cette candidature ne m’arrachera pas à cette ville », promet-il.

  • À La Seyne, la gauche se mobilise pour défendre le marché de Berthe

    À La Seyne, la gauche se mobilise pour défendre le marché de Berthe

    Venus lundi à nouveau au contact de la population du quartier très paupérisé de Berthe, les élus progressistes de l’ex-Cité des Chantiers ont reçu un accueil chaleureux des habitants, inquiets depuis que la municipalité a annoncé, par courrier, vouloir supprimer le marché du mercredi, pour soi-disant augmenter la fréquentation de celui du centre-ville.

    L’occasion pour la gauche de recueillir la parole des habitants et celle des commerçants afin de nourrir leurs interventions lors du prochain conseil municipal. « C’est une mauvaise solution à un vrai problème », déplore le conseiller municipal Stéphane Sacco. Avec, pour commencer, la remise en cause, à nouveau, d’un service de proximité qui se passe bien, « un lieu de vie qui participe aussi au soutien du commerce local ».

    Le groupe Alternative progressiste ne conteste absolument pas la nécessité de redynamiser le centre-ville, mais « par une politique globale ambitieuse ». « En tout cas, pas par des mesures inefficaces prises au détriment de Berthe », reprend l’élu de gauche. L’occasion de rappeler aussi que le maire d’extrême droite « Dorian Munoz s’était engagé pendant la campagne à conserver le marché dans ce quartier ».

    « Une mauvaise solution

    à un vrai problème »

    En revanche, la nouvelle municipalité RN promettait aussi « un marché provençal dynamique en centre-ville », peste le groupe Alternative progressiste, en pointant « un cuisant échec ».

    Parmi les solutions qui pourraient être prises pour faire revenir les habitants cours Louis-Blanc, Stéphane Sacco met en avant entre autres la création d’un marché de producteurs au moins une fois par semaine et la programmation d’une brocante.

    Pour l’opposition, le maintien du marché de Berthe les lundis et mercredis est essentiel. « Pour une fois qu’ils ont quelque chose chez eux, pas question de leur enlever… De déshabiller Paul pour habiller Jacques. » Dans ce quartier prioritaire politique de la Ville, marqué par d’importants problèmes sociaux, les lieux où l’on se retrouve et où l’on échange sont en effet précieux, maintiennent un lien. Réduire sa présence ou fragiliser son fonctionnement risque d’accentuer les difficultés et renforcer le sentiment d’abandon.

    C’est pour toutes ces raisons qu’Alternative progressiste s’engage à mettre toutes ses forces dans la bataille pour faire entendre raison à la majorité. Une réunion publique devrait être organisée prochainement dans le quartier sur le sujet. Et pourquoi pas une mobilisation devant l’hôtel de ville le jour du conseil municipal.

    À la majorité de revoir sa copie ou de préciser ses intentions pour ne pas pénaliser davantage les quartiers nord, déjà mal en point. À moins que cela soit l’objectif de la mairie d’extrême droite que de plonger encore davantage les habitants de la cité populaire dans la désespérance pour mieux les en blâmer ensuite.

    Impensable !

  • Régis Martin condamné pour prise illégale d’intérêts

    Régis Martin condamné pour prise illégale d’intérêts

    « Mais quels intérêts avez-vous à vous acharner sur cette parcelle ? », persiste à demander le président. À la barre du tribunal correctionnel, Régis Martin, ancien maire de Saint-Marc-Jaumegarde, comparaît, mardi, dans une nouvelle affaire de prise illégale d’intérêts.

    À l’issue d’une longue après-midi de débats autour d’un dossier complexe, l’ex-édile est condamné à un an de prison aménageable sous bracelet, à 10 000 euros d’amende et à dix ans d’inéligibilité. Une peine inférieure aux réquisitions du procureur, qui avait demandé 18 mois de prison assortis d’un sursis probatoire – « ça me paraît être le minimum », a-t-il souligné – 15 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité. Les faits reprochés se sont déroulés entre janvier 2018 et décembre 2024. « On est dans tout sauf l’intérêt général », a fustigé le procureur. L’affaire repose sur un dossier particulièrement technique. Alors maire, fonction qu’il occupait depuis 1995, Régis Martin aurait favorisé la requalification de plusieurs hectares classés en zone naturelle en parcelles constructibles. Un signalement transmis par SOS Corruption au parquet a d’abord attiré l’attention des enquêteurs.

    Sur l’une des zones concernées, un adjoint au maire, en poste durant vingt ans et un temps chargé des travaux, possède notamment un sixième d’une copropriété. « Je ne connais pas son intérieur, je ne l’ai jamais reçu, s’est défendu Régis Martin à la barre. Nos relations ont toujours été liées à nos mandats. »

    Le tribunal a relevé plusieurs circonstances aggravantes, parmi lesquelles sa fonction de maire au moment des faits ainsi que plusieurs « avertissements », selon les mots du procureur : une opposition du préfet, un jugement du tribunal administratif de Toulon ayant annulé certaines zones du PLU (plan local d’urbanisme), puis un arrêt de la cour administrative d’appel allant dans le même sens. Le procureur a également dénoncé « l’obstination de l’intéressé qui, chassé par la porte, parvient à revenir par la fenêtre ».

    « Entaché d’irrégularités »

    « C’est une opération dont (Régis Martin) avait entièrement la charge. C’est le maire qui a tout élaboré », a encore estimé le représentant du parquet. Pour le magistrat, de possibles « projets immobiliers » constituaient la toile de fond de cette prise illégale d’intérêts : « Si une parcelle bascule en zone U (zone constructible), alors ça devient plus intéressant ». Saint-Marc-Jaumegarde figure parmi les communes les plus aisées du département.

    Autre élément revenu à plusieurs reprises au cours de l’audience : en juin 2025, une première condamnation avait déjà reconnu l’ancien maire coupable dans un dossier similaire. Il avait alors été condamné à cinq ans d’inéligibilité et à un an de prison avec sursis. L’intéressé ayant fait appel de cette décision, il demeure présumé innocent dans cette affaire.

    À l’issue du jugement rendu ce mardi, Me Julien Pinelli, son avocat, a immédiatement annoncé son intention de faire appel. « Nous estimons d’une part que ce dossier apparaît entaché d’irrégularités, d’autre part que les éléments figurant à la procédure ne permettent pas de caractériser l’infraction de prise illégale d’intérêts reprochée à mon client », a déclaré l’avocat. L’affaire est donc appelée à se poursuivre devant la cour d’appel.

  • Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’annonce a été un choc pour les salariés de la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban et les jeunes qui y sont accueillis toutes les semaines : la mairie les a informés de sa volonté de supprimer la subvention de 20 000 euros dont l’association bénéficiait pour la jeunesse. L’agent du CCAS, mis à disposition pour animer le point information jeunesse, va également devoir arrêter sa mission en décembre, sur demande de la mairie. Le point information, qui permet d’orienter les jeunes de 11 à 30 ans vers la mission locale, pour leurs démarches, le permis ou encore la santé, va ainsi cesser d’exister. Une vingtaine de jeunes y sont accompagnés à l’année, et 800 jeunes bénéficient d’interventions et d’ateliers dans leurs établissements scolaires chaque année.

    « Le maire Philippe Bertrand a demandé à nous recevoir pour nous annoncer la coupure de subventions suite à un audit qu’ils ont fait après leur élection. Il conclut qu’il faut faire des économies. C’est tout leur argument », avance Chloé Droulin, coordinatrice de la MJC. « Ils nous disent qu’il n’y a plus d’argent, mais pourquoi c’est sur les jeunes qu’on fait des économies ? », se questionne-t-elle. « Nous sommes prêts à participer à un effort collectif, mais pas supprimer la totalité de la subvention pour les jeunes. »

    Les jeunes à l’origine

    d’une pétition

    Les adolescents accueillis au sein de l’association ont écrit une pétition pour défendre leur MJC. Les jeunes qui siègent au conseil d’administration de l’association vont se réunir à la rentrée pour décider de la suite de leur mobilisation.

    Quand la nouvelle est tombée, « je l’ai très mal pris, je cherchais les raisons, pourquoi nous. J’étais choquée et triste », regrette Isis, 16 ans, habituée du lieu. « J’ai toujours pas compris pourquoi la MJC », abonde Clémentine, 14 ans, qui vient tous les samedis. Seul lieu dédié aux jeunes de la commune, la MJC a accueilli une quarantaine de jeunes depuis janvier, avec un noyau de quinze adolescents qui viennent très régulièrement. Avec la coupure de subvention, l’emploi de Marie Loup-Forest Argemi, coordinatrice du projet jeunesse, est également menacé.

    « On est les seuls à avoir une coupe aussi drastique, mais ils ont annoncé des coupes budgétaires à plein d’autres associations », affirme Chloé Droulin.

    Contacté, le maire Philippe Bertrand n’a pas répondu à nos sollicitations. La pétition* rassemble à ce jour plus de 350 signatures en ligne, et près de 90 en papier, selon Marie Loup-Forest Argemi.

    *change.org/p/pétition-pour-maintenir-l-accueil-jeunes-de-la-mjc-de-château-arnoux-saint-auban

  • André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    André Molino fait chevalier de la légion d’honneur

    Pleine. La salle Jean-Ferrat de Septèmes-les-Vallons était à l’image de la vie d’André Molino (PCF), le maire de la commune qui recevait ce vendredi la légion d’honneur des mains de Michel Amiel (DVC), ancien maire des Pennes-Mirabeau, fruit d’une démarche engagée par Jérémy Bacchi (PCF), sénateur des Bouches-du-Rhône pour récompenser l’engagement altruiste de son camarade au service de la population. Des mérites également soulignés par la présidente du Département, Martine Vassal (DVD).

    La cérémonie a rassemblé des personnalités de tous bords. Le maire du Rove Paul Sabatino (PCF) et l’ancien député Pierre Dharréville (PCF) mais aussi la veuve de l’ancien maire du Rove Georges Rosso, Viviane (PCF). Jean-Luc Chauvin, président de la CCI, Hervé Granier (LR) maire de Gardanne, Eugène Caselli (PS), ex-président de la Communauté urbaine de Marseille, Marc Del Grazia (DVC) maire de Roquefort-la-Bédoule ou encore Michel Illac (DVG) maire d’Ensuès-la-Redonne étaient également présents. Notre journal était représenté par son président et directeur éditorial Léo Purguette.

  • À Château-Arnoux, les parents mobilisés contre la suppression d’une navette

    À Château-Arnoux, les parents mobilisés contre la suppression d’une navette

    Depuis la rentrée de septembre, plusieurs familles se retrouvent sans solution de transport pour emmener leurs enfants à l’école Freinet, à Château-Arnoux-Saint-Auban, suite à la suppression de la navette scolaire qui existait depuis 30 ans. Les parents tentent de se mobiliser et ont créé dimanche soir une pétition, qui rassemble près de 100 signatures. 20 familles seraient impactées, selon les parents d’élèves et le groupe d’opposition.

    « L’impact immédiat, ça a été qu’une petite fille de CM1 n’a pas pu faire sa rentrée des classes, ni le premier jour, ni le mardi 1er septembre, ni le jeudi 3 septembre, parce que le papa s’en va travailler avec le seul véhicule familial, et la maman se retrouve avec une fratrie importante. La petite était dans l’incapacité d’aller et de rentrer toute seule de l’école à pied, elle se retrouve bloquée », déplore Marjorie Breto, représentante des parents d’élèves qui a dû prendre en charge la petite fille. « Je le fais par solidarité, sauf que moi, je ne suis pas une navette scolaire. Je ne peux pas récupérer les enfants des autres en permanence, c’est déjà assez compliqué comme ça », regrette la mère de famille.

    La représentante des parents d’élèves et une autre mère de famille ont eu rendez-vous avec le maire à ce sujet lundi. Selon Marjorie Breto, « il nous a dit, “pour les familles à qui ça pose le plus de problèmes, ils ont qu’à prendre rendez-vous avec ma secrétaire et on les aidera à déménager sur la commune de Saint-Auban“ ». Contacté, le maire n’a pu être joint. « Je lui ai dit, “je ne suis pas un substitut de navettes communales, donc, ou vous me payez mon essence, ou vous allez vous retrouver avec des tas d’enfants qui ne peuvent pas aller à l’école“ », ajoute la représentante des parents d’élèves.

    « Cela touche la population la plus fragile, qui habite dans les HLM les plus anciens de la commune », déplore le groupe d’opposition de l’ancien maire René Villard (PCF). Les familles impactées sont « quasiment exclusivement des familles précaires », qui habitent dans « des logements sociaux, dans un quartier populaire », abonde Marjorie Breto. Deux familles ont dû scolariser leurs enfants ailleurs suite à la suppression de la navette, selon la représentante des parents d’élèves.

    Les parents concernés se réunissent ce jeudi matin pour décider de la suite de leur mobilisation et de l’organisation d’une manifestation devant la mairie. « Manifestation il va y avoir dans tous les cas », promet Marjorie Breto. « L’idéal serait d’agir avec le maire et pas contre, c’était l’idée qu’on s’était fixée quand on est allées le rencontrer lundi, mais on est face à un mur avec des décisions unilatérales et une absence de solutions », regrette la représentante des parents d’élèves.

  • La maire de La Garde appelle à éviter les amalgames

    La maire de La Garde appelle à éviter les amalgames

    Lors de sa prise de parole devant la mairie ce lundi, la maire Hélène Arnaud-Bill (LR) a affirmé qu’« aucune revendication ne justifie de détruire,
    de piller ou d’agresser
     », tout en demandant à distinguer « ces violences des manifestations étudiantes et autres mobilisations pacifiques ». Elle a également apporté son soutien aux personnes touchées, pour lesquelles elle a appelé à observer un moment de silence.

    Ad.B.

  • La mairie pointée du doigt pour avoir renouvelé le bail du zoo du Mont Faron

    La mairie pointée du doigt pour avoir renouvelé le bail du zoo du Mont Faron

    Dénoncée depuis des décennies, la captivité d’animaux sauvage est devenue, ces dernières années, un combat prioritaire pour les défenseurs de la cause animale. Ces derniers se sont servis, à ce titre, des dernières élections municipales pour obtenir des engagements à ce sujet de la part des candidats, qui ont, de leur côté, pu les faire valoir comme des arguments de campagne. Mais lorsque ceux-ci ne sont pas tenus, les associations qui en sont à l’origine ne manquent pas de rappeler à l’ordre les élus en faute.

    C’est notamment le cas à Toulon, où l’association Projet Animaux Zoopolis (Paz) met en lumière les « manquements » de Josée Massi. La maire sortante, alors candidate, avait en effet signé, en février, une charte dans laquelle elle s’engageait à respecter 16 mesures en faveur de la condition animale.

    Parmi celles-ci, l’interdiction des pièges à colle, des « méthodes cruelles » contre la prolifération des pigeons et des salons animaliers, la création d’une délégation et d’un budget à la condition animale, ou encore « ne pas louer de lieux ou renouveler les baux à échéance pour des zoos ou des aquariums ». Or, au sujet de cette dernière, « lors d’un rendez-vous avec l’adjointe à la maire en charge de la question animale, Madame Jouve, le 18  septembre, nous avons appris que la Métropole souhaite renouveler le bail du zoo du Mont Faron (bail d’un an) », déplore l’association, qui somme la maire de « respecter ses engagements ».

    Josée Massi s’exprimera mercredi

    Par ailleurs, Paz affirme avoir contacté la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), faute d’avoir reçu les documents administratifs au sujet du zoo demandés en mars à la Métropole TPM. « Pourquoi la Métropole de Toulon refuse-t-elle de faire la lumière sur sa gestion du zoo ? Va-t-elle nous forcer à saisir le tribunal administratif pour obtenir les documents demandés ? », demande la structure dans une menace judiciaire à peine voilée. Elle pointe aussi du doigt le bilan « pas à la hauteur » du précédent mandat en termes de condition animale, entre spectacles pour animaux, méthodes létales pour lutter contre les rats et manque d’engagement dans les commandes publiques liées à l’alimentation.

    De son côté, la mairie, qui a lancé une consultation citoyenne cet été au sujet de l’avenir du parc zoologique, aurait sommé son équipe de direction de transférer ses grands félins vers d’autres sites, selon les informations de Var Matin, qui révèle également que le site pourrait accueillir une ferme pédagogique à l’avenir. La question divise toutefois, comme le montre la pétition lancée par des citoyens demandant le maintien du parc et sa rénovation, craignant pour le devenir de ses pensionnaires.

    L’entourage de Josée Massi informe qu’elle s’exprimera à ce sujet mercredi, lors de la présentation du bilan de ses six premiers mois de mandat.

  • À Aix, un discours pour « rassurer »

    À Aix, un discours pour « rassurer »

    Durant 7 minutes, elle a adressé ses remerciements « aux sapeurs-pompiers et forces de l’ordre mobilisés » ce 17 octobre lors des manifestations. Si sa ville « n’a connu aucun dégât matériel », l’élue a toutefois exprimé « son soutien aux commerces vandalisés des communes alentour ». L’édile a insisté sur « les sanctions qui devaient être prises à l’égard des pilleurs et des casseurs ». Sophie Joissains a par ailleurs souhaité « rassurer les Aixois au sujet de la prochaine mobilisation du 5 novembre ».

    François de Canson, président (DVD) de la Région Sud, était aussi présent à Aix. Il a annoncé la réactivation du Fonds de solidarité commerces pillés. Avec « un budget de 5 millions d’euros », cette aide devrait « s’élever à 10 000 euros pour chaque commerce sinistré et participer à la réparation de caméras de vidéosurveillance endommagées lors des mobilisations ».

  • À Martigues, la justice sociale comme boussole contre la violence

    À Martigues, la justice sociale comme boussole contre la violence

    « Ne laissons personne étouffer nos revendications : refusons la violence, rejetons l’austérité et faisons entendre la voix de la justice sociale », clame le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, au milieu du hall de l’Hôtel de Ville, lundi midi.

    L’édile condamne « sans détour les dégradations, les pillages et les violences ». Mais il insiste : « Condamner la casse n’a jamais constitué une politique, se cantonner à la sidération sans regarder d’où vient la colère est une hypocrisie. Cela fait dix ans […] que les salaires et les retraites sont bloqués alors que les factures et les prix s’envolent. Se loger est un luxe, l’hôpital craque, l’école est sans moyens, tous sacrifiés au nom de l’austérité aveugle ». « Les gouvernements n’ont répondu que par le mépris, la surdité et le passage en force face à la détresse sociale […]. Il est donc illusoire de feindre l’étonnement face à cette rancœur qui explose », poursuit-il.

    Le piège fasciste

    Pour le maire, « le risque est de voir ce désespoir récupéré par l’extrême droite, avec son lot de divisions haineuses et de reculs sociaux ». Un « piège évident » face à « l’impasse de la colère destructrice sans lendemain » et « l’instrumentalisation du désordre par le pouvoir ». « On ne combat pas l’injustice par l’émeute ou le repli sur soi, mais par le collectif, la grève et le vote », développe l’édile, tout comme « la République ne se protège pas avec des postures et de la communication. Elle se défend et se construit en s’attaquant à la racine des inégalités et en redonnant un sens concret à l’Égalité et à la Fraternité ».