Le danger RN écarté de la Métropole toulonnaise

C’est un des effets des victoires du RN dans trois villes de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (LSeyne-sur-Mer, Six-Fours, La Valette-du-Var) : de trois postes sous la précédente mandature, le RN va passer à 29 au conseil métropolitain. Mais la victoire de Josée Massi à Toulon, ville dotée du plus grand nombre de conseillers (35, contre 24, au total, sur les trois villes précédemment citées), va considérablement limiter son influence et son accès aux postes à responsabilité, déterminé par le vote d’un conseil métropolitain au sein duquel il n’est pas majoritaire.

Il est ainsi très peu probable de le voir accéder à la présidence, qui devrait être cédée par Jean-Pierre Giran (LR) après sa défaite à Hyères, et à laquelle Josée Massi s’est déjà portée candidate. Il devrait en être de même pour les postes de vice-présidents (au nombre de 15 dans le précédent mandat, qui peut monter à 20).

Sacco seul représentant de la gauche

Il ne devrait donc pas y avoir d’élu RN au sein du bureau métropolitain (composé du président et des vice-présidents), organe chargé du pilotage des dossiers, ni aucun à la tête d’une commission (dirigées par les vice-présidents). Si elle pourra toutefois peser sur la construction des politiques, l’extrême droite n’aura donc pas les clés du processus décisionnel, au sein d’une assemblée dont les compétences (énergies, transports, déchets, logement…) sont importantes dans de nombreux domaines.

Un conseil métropolitain au sein duquel Stéphane Sacco (GRS), tête de liste d’Uni.e.s à gauche pour La Seyne aux élections, sera le seul représentant de la gauche, alors qu’ils étaient trois entre 2020 et 2026. Une position difficile à tenir, qu’il devra toutefois usiter tant que faire se peut pour porter les voix progressistes de l’ensemble de la métropole.

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