Tag: Josée Massi

  • Toulon : l’imposture de l’extrême droite se confirme en conseil municipal

    Toulon : l’imposture de l’extrême droite se confirme en conseil municipal

    Le parfois sinistre comique-troupier de l’extrême droite toulonnaise s’est une nouvelle fois mis en scène sur les « planches » du conseil municipal, alternant gravité feinte et blagues de sale gosse provocateur qu’il revendique. Convoquant ses talents d’acteur de studio, Amaury Navarranne a lancé sa première charge contre la gauche qui, selon lui, n’aurait pas suffisamment condamné les violences survenues en marge de la manifestation du 17 octobre. Des propos outranciers et mensongers qui méritent réponse, même si le camp progressiste n’est hélas plus représenté dans cette assemblée.

    Sans prévention

    Un camp, ajoute-t-il, « toujours à même de donner de grandes leçons et parfois même à se retirer aux élections pour faire barrage », en parlant de « grande abjection »… Il interpelle ensuite directement la maire de Toulon, Josée Massi : « Il est une honte de continuer à faire semblant que le soutien de ces formations politiques, qui a été bénéfique pour vous… ». Puis : « Je crois qu’aujourd’hui, il serait important de clarifier les positions, on ne peut pas se satisfaire du soutien de gens qui n’ont de mots suffisamment forts pour dénoncer l’inacceptable. »

    Dénoncer l’inacceptable ? Comme lorsque ce même élu, qui s’élève au rang de défenseur de l’ordre et la sécurité, paradait aux côtés d’Yvan Benedetti lors de l’hommage rendu, le 28 août dernier à Toulon, au général félon et séditieux Raoul Salan, ancien chef de l’OAS, l’organisation clandestine qui tenta d’assassiner le général de Gaulle ? Pour mémoire, l’infréquentable Benedetti se déclarait, en 2011, « antisioniste, antisémite, anti-juif ».

    Même si, comme lui a répondu la première magistrate, « le conseil municipal n’est pas une tribune politique », il est toujours bon de rappeler d’où on parle.

    À l’occasion d’une délibération portant sur la demande de soutien financier au Département, au titre du Fonds d’initiative cantonale, d’un montant de 560 000 euros pour deux opérations de désimperméabilisation et de végétalisation des cours des groupes scolaires Brusquet et Jean-Aicard, le conseiller municipal frontiste a redemandé la parole, pour ne rien dire. Si ce n’est affirmer que « le conseil départemental n’est pas un tiroir-caisse ». Mais aussi pour tenter de jeter quelque peu la suspicion en pointant que les établissements concernés, cette année, sont dans le canton de Josée Massi. L’occasion pour cette dernière d’énumérer les écoles ayant déjà bénéficié de ces investissements publics dans les autres cantons.

    Lors du vote sur l’attribution de subventions à des associations intervenant dans le domaine, hautement stratégique, de la prévention de la délinquance, le RN s’est encore distingué en s’abstenant. Au prétexte dixit Amaury Navarranne que « [son] unité de mesure, c’est le nerf optique ».

    De bien curieux stratèges qui prônent la sécurité tout en refusant d’agir en amont, avant même que l’ordre public ne soit troublé. À moins que ce ne soit finalement le chaos qu’ils recherchent.

    ET AUSSI

    Un Ravi de la crèche multirécidiviste

    Le conseiller municipal d’opposition RN, Amaury Navarranne, est revenu comme chaque année, au mépris de la laïcité, demander l’installation d’une crèche dans le hall de la mairie. Il en a profité pour traiter l’ancien conseiller municipal communiste André De Ubeda, qui n’est plus dans l’assemblée pour lui répondre vertement lorsqu’il dérapait, d’« yatollah de la laïcardisation ». « Jésus l’aimait aussi, lui », ajoute-t-il pour faire rire l’auditoire.

    Et la maire de lui répondre : « Comme chaque année, je vais vous dire qu’on sera toujours pour le respect de la laïcité. »

    Logements sociaux

    Le conseil municipal a approuvé une participation financière de la Ville de Toulon pour un montant de 165 000 euros à la société d’HLM 1 001 vies, qui réalise pour une opération de production de 11 logements sociaux au 90 boulevard Tessé en mode acquisition-réhabilitation.

    « Dans l’attente de la signature du Contrat de Mixité Sociale 2026-2028, la Commune poursuit sa politique de soutien à la production de logements sociaux afin de répondre aux besoins du territoire en accompagnant financièrement les bailleurs sociaux porteurs de projets », a expliqué l’adjoint Serge Lhôtellier. Et de poursuivre : « Tous ces financements nous rapprochent chaque fois un peu plus de la sortie de la carence. »

    Une leçon sur Napoléon

    Quand on ne joue pas les pompiers pyromanes, les pitres de services ou les climatosceptiques, aux côtés des conseillers municipaux RN, on essaie coûte que coûte d’occuper le terrain de la prise de parole. Robin Cloedt s’est donc cru obligé de donner à l’auditoire un peu gêné un long cours sur Napoléon Bonaparte à l’occasion d’une prochaine exposition au Musée d’art de Toulon dédiée aux dessins réalisés pendant la campagne d’Égypte. Et d’appeler « à l’exaltation du génie français ».

    Consternant, non ?

  • Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    Couvre-feu pour les mineurs, interdiction de manifester, présence policière étendue… Dans le Var, un dispositif renforcé pour la manifestation de samedi

    En prévision des mobilisations de samedi, le préfet du Var, Simon Babre, en concertation avec les représentants des pouvoirs publics locaux, a annoncé, mercredi, la mise en place d’un « dispositif pour empêcher ce qu’il s’est passé le 17 octobre de se reproduire ».

    À commencer par plusieurs arrêtés préfectoraux, actant un couvre-feu « pour les mineurs non accompagnés d’un adulte dans certains secteurs du centre-ville de Toulon et des centres commerciaux Grand Var et Avenue 83 », de samedi 18h à dimanche 6h. Ou encore l’interdiction de manifester samedi, de 11h à 23h59, que le préfet justifie par « l’absence de manifestation déclarée à trois jours de la date ». Enfin, la détention de feux d’artifice, d’objets destinés à dissimuler ou protéger le visage, ainsi que de tout objet pouvant constituer une arme, sera interdite. Dans la même optique, les conteneurs poubelle seront évacués et les terrasses du centre-ville réduites de 50% pour éviter l’usage du mobilier comme projectile.

    Bus à l’arrêt, maintien du match du RCT, commerces protégés…

    Le dispositif policier sera renforcé, notamment avec une meilleure coordination entre nationaux et municipaux, dans le but d’être « plus mobiles, car on a parfois été trop lents samedi dernier », précise Jérôme Martin, contrôleur général de la police nationale du Var, qui compte doubler les effectifs d’opérateurs de police justice, samedi, « afin de traiter davantage d’opérations ».

    Pour protéger les commerçants, que le préfet et une délégation de représentants des collectivités ont rencontrés mercredi, cinquante vigiles seront positionnés près des commerces vandalisés, qui « resteront ouverts car il ne faut pas céder et envoyer un mauvais message », appuie Basile Gertis, président de la CCI du Var. Des aides rapides telles que des prêts à taux zéro, des facilités de paiement des cotisations et impôts, ou encore la prise en charge de l’activité partielle sont prévues. La Région apportera quant à elle une aide de 5 millions d’euros et financera des dispositifs de vidéosurveillance dans le cadre du plan « Région sûre ».

    La maire de Toulon et présidente de la Métropole, Josée Massi, annonce par ailleurs qu’aucun bus du réseau Mistral ne circulera dans la Métropole, samedi. « L’intérêt public passe avant tout », insiste-t-elle. Le match du RC Toulon et le concert de Vanessa Paradis, prévus samedi soir malgré leurs incidences sur l’espace public, sont maintenus.

  • Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Josée Massi revendique avoir réalisé 87% de sa feuille de route

    Un peu plus de six mois après l’installation de sa nouvelle équipe municipale, Josée Massi a dressé, mercredi matin, un deuxième bilan de son début de mandature. Une conférence de presse qui a permis à la maire (sans étiquette) de détailler les actions engagées autour de ses trois priorités : la sécurité, la proximité et l’attractivité. Sur les 110 engagements et 20 priorités de sa feuille de route, elle revendique un taux de réalisation de 87%. « Écouter, concerter et décider », résume-t-elle pour rappeler sa méthode.

    Sur le volet sécurité, la municipalité met en avant le renforcement de la présence policière au Pont-du-Las et à Saint-Jean-du-Var. Depuis la mise en place des points d’appui, 519 patrouilles ont été effectuées dans le premier quartier et 249 dans le second. La Ville annonce également 387 doléances traitées et plus de 350 verbalisations ou interventions dans ces secteurs. Et le cap qui fixe le recrutement de dix policiers municipaux supplémentaires chaque année est maintenu au budget 2027.

    Autre annonce : un arrêté doit paraître aujourd’hui pour encadrer l’usage des trottinettes et autres engins motorisés dans l’hypercentre, avec une interdiction de circulation dans la zone piétonne ainsi que le port du casque et du gilet jaune qui devient obligatoire. Il rentrera réellement en vigueur dès lundi, le temps de laisser les usagers s’équiper, mais avec des verbalisations annoncées à partir de cette date.

    La maire entend également mieux coordonner les maraudes auprès des personnes sans domicile fixe, tout en demandant à l’État de renforcer les capacités d’hébergement d’urgence. « Chacun doit faire sa part », insiste-t-elle.

    Pour couper court définitivement aux rumeurs concernant la construction d’un nouveau stade alimentées par le président du RCT, Josée Massi a une nouvelle fois affirmé que « Mayol restera Mayol ! » En revanche, la Ville a lancé une étude globale sur son devenir, avec une assistance à maîtrise d’ouvrage, afin d’examiner plusieurs scénarios allant de la rénovation à la réhabilitation.

    « Mayol restera Mayol ! »

    « Mayol restera Mayol. Il n’y a pas de débat », martèle la maire à nouveau, en rappelant que le stade appartient à la Ville. Mais aussi que les investissements que Toulon consacre à l’infrastructure sont réguliers et conséquents. Après plus de cinq millions d’euros destinés à l’éclairage et à la sonorisation, une pelouse hybride a été installée cet été pour 850 000 euros. Sans compter que le club s’acquitte d’une redevance et d’un loyer tellement bas que la Chambre régionale des comptes avait estimé important de le souligner, considérant presque cela comme une anomalie.

    Le premier adjoint Julien Orlandini est revenu, lui, sur la consultation citoyenne consacrée au Faron qui constitue un autre enseignement majeur de ce bilan, avec près de 3 200 personnes qui se sont exprimées. « Pour 92,4% des répondants, la priorité est claire : préserver le site naturel avant d’y développer de nouveaux aménagements », se réjouit-il. Une grosse majorité demandant même la limitation de la circulation automobile.

    Ce qui ressort également c’est le désir que l’accueil et le balisage soient améliorés. « Nous allons à présent passer de la consultation à la concertation, en associant dès novembre les associations, les services métropolitains et les acteurs concernés », ajoute Julien Orlandini. Et un plan d’action est attendu d’ici au début du mois de mars. La réflexion porte aussi sur l’évolution du zoo. « On veut absolument faire évoluer la fauverie existante, puisque c’est essentiellement de ça dont il s’agit, en une ferme pédagogique mettant en valeur la fane et la flore méditerranéennes », explique Josée Massi.

    Concernant l’attractivité, la Ville travaille aussi à une harmonisation des périodes de gratuité dans les parkings souterrains concentrées sur des créneaux plus pertinents, notamment le mercredi après-midi ou le samedi, avec l’objectif de soutenir davantage les commerces du centre-ville.

    Parmi les dossiers prioritaires sur lesquels travaille la municipalité : la demande de dérogation pour pouvoir faire bénéficier des fonds de l’Anru au quartier de Sainte-Musse et de la Grande Plaine et, entre autres, faire passer dans l’habitat social la copropriété privée délabrée qui compose ce dernier afin de la réhabiliter.

    Bref, un début de mandature placé sous le signe des engagements tenus.

  • La mairie pointée du doigt pour avoir renouvelé le bail du zoo du Mont Faron

    La mairie pointée du doigt pour avoir renouvelé le bail du zoo du Mont Faron

    Dénoncée depuis des décennies, la captivité d’animaux sauvage est devenue, ces dernières années, un combat prioritaire pour les défenseurs de la cause animale. Ces derniers se sont servis, à ce titre, des dernières élections municipales pour obtenir des engagements à ce sujet de la part des candidats, qui ont, de leur côté, pu les faire valoir comme des arguments de campagne. Mais lorsque ceux-ci ne sont pas tenus, les associations qui en sont à l’origine ne manquent pas de rappeler à l’ordre les élus en faute.

    C’est notamment le cas à Toulon, où l’association Projet Animaux Zoopolis (Paz) met en lumière les « manquements » de Josée Massi. La maire sortante, alors candidate, avait en effet signé, en février, une charte dans laquelle elle s’engageait à respecter 16 mesures en faveur de la condition animale.

    Parmi celles-ci, l’interdiction des pièges à colle, des « méthodes cruelles » contre la prolifération des pigeons et des salons animaliers, la création d’une délégation et d’un budget à la condition animale, ou encore « ne pas louer de lieux ou renouveler les baux à échéance pour des zoos ou des aquariums ». Or, au sujet de cette dernière, « lors d’un rendez-vous avec l’adjointe à la maire en charge de la question animale, Madame Jouve, le 18  septembre, nous avons appris que la Métropole souhaite renouveler le bail du zoo du Mont Faron (bail d’un an) », déplore l’association, qui somme la maire de « respecter ses engagements ».

    Josée Massi s’exprimera mercredi

    Par ailleurs, Paz affirme avoir contacté la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA), faute d’avoir reçu les documents administratifs au sujet du zoo demandés en mars à la Métropole TPM. « Pourquoi la Métropole de Toulon refuse-t-elle de faire la lumière sur sa gestion du zoo ? Va-t-elle nous forcer à saisir le tribunal administratif pour obtenir les documents demandés ? », demande la structure dans une menace judiciaire à peine voilée. Elle pointe aussi du doigt le bilan « pas à la hauteur » du précédent mandat en termes de condition animale, entre spectacles pour animaux, méthodes létales pour lutter contre les rats et manque d’engagement dans les commandes publiques liées à l’alimentation.

    De son côté, la mairie, qui a lancé une consultation citoyenne cet été au sujet de l’avenir du parc zoologique, aurait sommé son équipe de direction de transférer ses grands félins vers d’autres sites, selon les informations de Var Matin, qui révèle également que le site pourrait accueillir une ferme pédagogique à l’avenir. La question divise toutefois, comme le montre la pétition lancée par des citoyens demandant le maintien du parc et sa rénovation, craignant pour le devenir de ses pensionnaires.

    L’entourage de Josée Massi informe qu’elle s’exprimera à ce sujet mercredi, lors de la présentation du bilan de ses six premiers mois de mandat.

  • À Toulon, Josée Massi annonce une aide pour les commerçants

    À Toulon, Josée Massi annonce une aide pour les commerçants

    Samedi, les 4 000 manifestants qui ont noirci les rues ont surpris à Toulon, où personne ne s’attendait à une telle participation. Comme dans de nombreuses villes, des dégradations de mobilier urbain et le pillage d’une dizaine de commerces ont été constatés. Selon les chiffres communiqués dimanche par le préfet, quelque 600 individus seraient impliqués dans ces exactions.

    « Ces actes sont injustifiables et devront être jugés sévèrement », a condamné Josée Massi, lundi midi, devant la mairie, au cours d’une prise de parole à laquelle ont assisté une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles une dizaine d’élus de la majorité.

    Des manifestants venus porter un autre récit

    L’édile a toutefois déploré l’étouffement des revendications « de plus de 4 000 personnes, [qui] ont déambulé paisiblement dans les rues. Ce sont elles que les violents ont privées de leur parole. Manifester est un droit fondamental, et c’est pour le défendre qu’il faut mettre un terme aux agissements qui le confisquent ». Elle a par ailleurs annoncé la mise au vote, en novembre, lors du prochain conseil municipal, d’une « aide exceptionnelle aux commerçants. La Ville sera à leurs côtés ».

    La prise de parole s’est conclue par une Marseillaise, moment choisi par plusieurs jeunes manifestants pour dénoncer le récit de la journée de samedi : « On s’est fait gazer avant les casses, alors qu’il y avait des enfants », clame l’un d’eux. « On est juste là pour féliciter les forces de l’ordre d’avoir tabassé des mineurs (sic) », fustige Léo. Cet étudiant à l’université de Toulon estime qu’il faut entendre la colère : « Dans beaucoup de villes, les revendications ont été faites de manière pacifiste et, à chaque fois, c’est la police qui fait escalader les tensions. C’est normal qu’en retour il y ait une colère populaire. On ne peut pas dénoncer les violences sans parler du pourquoi, du comment. La source des choses, c’est l’austérité, les coupes budgétaires dans l’éducation, la santé, au profit de l’armement ».

  • Inauguration de la crèche du Phare Lamalgue à Toulon

    Inauguration de la crèche du Phare Lamalgue à Toulon

    Un projet qui témoigne, explique-t-elle, d’une confiance entre partenaires : la Caisse nationale militaire de Sécurité sociale, la CAF du Var et la Ville de Toulon.

    Avec l’Îlot Lamalgue, 104 places pour les enfants de 3 mois à 3 ans sont mises à disposition des familles civiles et militaires, pour profiter de l’ensemble des aménagements réalisés. L’occasion pour la première magistrate de saluer le travail des équipes de la petite enfance.

  • Laure Lavalette a l’indignation sélective

    Laure Lavalette a l’indignation sélective

    Rien d’obsessionnel, bien sûr, dans la traque des frasques de Laure Lavalette sur les réseaux sociaux, mais une juste mise en lumière de l’idéologie qui se cache derrière les sourires télévisuels.

    « Impossible de traverser la ville sans être témoin, depuis des mois, en réalité depuis la réélection de Josée Massi avec le soutien de LFI, d’un véritable saccage du mobilier urbain de Toulon », lance-t-elle donc, le 6 octobre, depuis son compte Facebook. En cause, quelques inscriptions et des autocollants. Dans le viseur de l’élue d’extrême droite : les antifascistes.

    Ces derniers viennent de réagir par une vidéo, rappelant à celle qui cherche à faire passer des tags de soutien aux victimes de Gaza ou des stickers LFI pour le comble de l’horreur qu’« elle est beaucoup, mais beaucoup moins dérangée quand les groupuscules fascistes salissent encore les murs de la ville ».

    Le Rassemblement antifasciste varois (RAV) s’interroge ensuite sur le fait que la députée RN n’ait publié que « trois photos ridicules de tags minuscules alors qu’elle se plaint d’en voir partout ». « Sûrement pour ne pas qu’on puisse voir que beaucoup […] recouvrent en réalité ceux des groupuscules fascistes et ne sont donc qu’une riposte populaire à leur idéologie », avancent les militants, en se félicitant de voir que dans le Port du Levant, l’ultradroite est entrain de « perdre l’affrontement culturel » face à eux, qui gagnent des adeptes, affirment-ils.

    Et de mettre particulièrement en avant ce qu’ils considèrent comme l’indignation sélective de Laure Lavalette. Aucune réaction, en effet, lorsque des militants d’ultradroite ont agressé deux mineurs et brisé la mâchoire de l’un d’entre eux en raison de sa couleur de peau. Ni lorsqu’ils s’en sont pris à une personne porteuse d’un handicap et ont effectué des saluts nazis lors d’une manifestation de soutien à la Palestine.

    Affinité élective ?

    Pas davantage, d’ailleurs, lorsque nous avons dénoncé dans nos colonnes l’agression à son domicile d’un jeune militant de gauche, en amont de la campagne municipale, après avoir été suivi au retour d’une manifestation.

    La même exigence de « propreté » ne s’applique donc pas à tous les messages inscrits sur les murs de la cité. En dénonçant certains graffitis et en ciblant un seul côté de l’échiquier politique, tout en occultant ceux porteurs de slogans nationalistes radicaux, d’inscriptions racistes et autres autocollants montrant sans ambiguïté un personnage le bras tendu en salut hitlérien, Laure Lavalette met au jour une affinité élective que son parcours tend à révéler lorsqu’on prend la peine de s’y pencher.

    Comme lorsqu’elle rendait hommage sur les réseaux sociaux à Jean Bastien-Thiry, figure de l’Organisation armée secrète (OAS), impliquée dans l’attentat du Petit-Clamart en 1962, qui visait à assassiner le général de Gaulle, présenté par ses soins comme un « héros français et chrétien », comme l’a révélé le média d’investigation Les Jours.

    Ou encore, lorsqu’en 2025, l’élue du parti à la flamme jette en pâture à la fachosphère une enseignante en droit public de l’Université de Toulon qui commentait un tract de la Cocarde étudiante : un groupuscule d’extrême droite violent. On pourrait ajouter son engagement en 2014 en faveur de l’abrogation, à terme, de la loi sur l’avortement. Mais est-ce bien utile pour comprendre qui est vraiment le personnage ?

  • Sans concurrent, François de Canson largement élu président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Sans concurrent, François de Canson largement élu président de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

    Comme dans un fauteuil ou presque… François de Canson (DVD), finalement seul candidat à la succession du désormais sénateur Renaud Muselier (Ren.), a été élu ce lundi 12 octobre président du conseil régional avec 83 votes pour et 39 blancs sur les 122 votants de l’hémicycle.

    Pas de surprise mais tout de même une clameur de joie dans les rangs de la majorité et sur le balcon des invités. Entouré de Christian Estrosi, ex-maire de Nice et de Renaud Muselier, le maire de La Londe-les-Maures, troisième vice-président de la Région, président du comité régional de tourisme savoure sa victoire. Malgré sa lourdeur, l’intervention du président du groupe d’opposition RN ne viendra pas la gâcher. « Vous êtes désormais à la barre du Titanic » lui balance Franck Allisio, revenant sur l’élection de Christian Estrosi « avec les voix de la gauche », et le bilan de Renaud Muselier, « un mandat marqué par les reniements typiques du “en même temps” macroniste ». Et de se targuer des « succès électoraux » de sa famille politique avec des municipales « exceptionnelles » à « Nice, Cagnes-sur-Mer, Toulon… » Le lapsus, la préfecture varoise ayant été remportée par la droite avec Josée Massi (SE), n’a pas manqué de faire réagir les bancs de la majorité.

    En face, Pierre-Paul Leonelli dénonce ces « leçons pathétiques » avant de l’étriller sur les sénatoriales. Et de se féliciter de la « continuité » à la tête de la Région, saluant la « loyauté », le « dévouement » et la « capacité à rester soudés » de ses collègues, « malgré la diversité de nos courants ».

    Le point dans les lycées

    En tribune, François de Canson acquiesce. Homme de « transition », il rend hommage aux agents du conseil régional avant de réagir à l’actualité : celle du mouvement lycéen, la collectivité étant en charge de l’entretien et du fonctionnement des établissements. Reconnaissant la « crise existentielle », dénonçant la violence, il annonce une inspection générale, l’ouverture d’une plateforme d’alerte afin de recueillir les demandes des élèves, parents, agents et professeurs. Des brigades d’intervention, « capables de traiter rapidement les problèmes matériels les plus urgents » sont mises en place, un état des lieux sera présenté « lors d’une prochaine séance ».

    Lutte contre l’antisémitisme, réussite des JO 2030, soutien aux structures de santé et au monde économique, adaptation au réchauffement climatique, souveraineté, sont pour lui autant de priorités. Surtout, il réaffirme le « style » de Canson : un élu de proximité. « Aimer les territoires, c’est commencer par aimer les gens qui y vivent » assène-t-il, raison pour laquelle, « je serai chaque semaine, deux jours entiers en déplacement sur le terrain, département par département ». Sa « manière d’exercer le pouvoir ». Dans la droite ligne, il entend mettre le paquet sur « la subsidiarité ». « La puissance régionale » ne devant « jamais se construire au prix de l’impuissance locale », il organisera une convention régionale des maires le 17 novembre à Aix-en-Provence. Le tout en respectant un budget contraint car « chaque euro public est un euro confié ».

    De son côté, le Rassemblement écologique et social, instance régionale consultative emmenée par Jean-Laurent Félizia, pour offrir une tribune et un espace d’expression aux représentants de la liste de gauche et écologiste, a rappelé qu’il s’était « désisté en 2021 pour éviter à l’extrême droite de ravir la Région » et qu’il demeurait « attentif aux orientations politiques régionales du nouveau président et de la commission permanente ».

  • À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    À Toulon, une nouvelle organisation pour les conseils de secteur

    C’est un élément peu connu des habitants, et pourtant obligatoire dans toutes les communes de plus de 80 000 habitants depuis 2002. Instance consultatives et participatives, ni organes exécutifs, ni réunions d’information, les conseils de secteur ont été conçus à Porto Alegre, au Brésil, dès 1989, pour favoriser la justice sociale. Exportés au début des années 2000 en Europe et en France, ils ont vocation à créer du dialogue entre élus et citoyens. Ils offrent à ces derniers la possibilité de s’impliquer dans leur vie de quartier, en proposant et débattant des projets. « De la même façon que nous demandons aux enfants de rêver leur cour de récréation, nous invitons les Toulonnais à imaginer leur quartier », illustre la maire de Toulon Josée Massi.

    Cette dernière a désiré repenser intégralement la constitution de cet outil. Dès avril, elle a chargé son adjointe à la démocratie de proximité, Corinne Jouve, de tabler là-dessus. Premier changement : un redécoupage des secteurs, passés de dix à cinq (nord-ouest, nord-est, ouest, centre et sud), avec des quartiers « regroupés par cohérence de projets mais aussi par rapport aux besoins spécifiques des habitants », détaille la maire de Toulon.

    Un budget de « plusieurs millions d’euros »

    Un appel citoyen a ensuite été lancé. 807 habitants, associations et commerçants y ont répondu. Les conseils ont ensuite été déterminés par tirage au sort, chacun d’eux étant dirigé par un adjoint de secteur, avec, en leur sein, un élu (y compris d’opposition), un habitant, un membre d’un comité d’intérêt local (CIL) et un représentant associatif ou commerçant.

    Ils démarreront leur mission dès janvier, et ce jusqu’à la fin du mandat municipal en cours, et se réuniront a minima deux fois par an, en janvier et en juin. Leur fonctionnement sera régi par une charte. « Chaque membre s’engage à œuvrer pour et dans l’intérêt général de la ville, du quartier et de ses habitants. Il doit faire preuve de civisme, d’exemplarité et d’assiduité », explique Corinne Jouve. Les conseils de secteur disposeront d’un budget global de « plusieurs millions d’euros » sur la durée du mandat, afin « de réaliser des projets proposés et débattus au cours des séances de travail annuelles après études de faisabilité technique, juridique et financière », ajoute l’adjointe à la démocratie de proximité.

  • À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    À La Seyne, Révolution Écologique pour le Vivant dénoncent la mauvaise gestion de l’eau par la droite

    « Madame la Présidente, nous nous permettons de nous adresser à vous à propos de la situation inquiétante de la Seynoise des Eaux qui assure la gestion de la distribution de l’eau potable sur la Seyne », alerte le comité local de Révolution Écologique pour le Vivant.

    Et de rappeler que, créée en 2017, cette Société d’économie mixte à opération unique (Semop) était bénéficiaire jusqu’en 2022, y compris après une baisse des tarifs en 2017 qui a profité aux abonnés seynois.

    « Aujourd’hui, le constat est accablant, puisque le déficit cumulé pour les trois dernières années sous la présidence des équipes de Bicais-Minniti avoisinerait le 1,8 million d’euros », ajoutent les militants qui crient au scandale et à l’incompétence.

    Les comptes n’y sont plus

    Et de poursuivre : « Il est en effet inconcevable, et nous ne doutons pas que vous partagez notre avis, que la gestion de l’eau potable de la deuxième ville du Var soit traitée de façon aussi calamiteuse ».

    Le comité demande à ce que soit mis un terme à cette situation et considère « qu’il n’est pas question que l’argent public vienne renflouer une société incompétente ».

    Aussi pour que la clarté soit faite, les militants souhaitent l’organisation d’une réunion publique regroupant les administrateurs de la Seynoise des Eaux, avec donc les représentants de la municipalité, ceux de la Métropole et ceux de SUEZ, et les représentants des CIL pour prendre en compte les intérêts des consommateurs. Et de conclure : « Cela permettrait de mettre en œuvre des solutions pérennes qui ne devront en aucun cas pénaliser les abonnés seynois ».