Tag: Josée Massi

  • À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    La maire de Toulon Josée Massi l’annonçait en exclusivité dans nos colonnes le 29 mai : la très réclamée piste cyclable sur l’avenue de la République va bel et bien être aménagée d’ici cet été. Une expérimentation en situation réelle qui répond ainsi à une très ancienne demande des associations et collectifs militant pour la création d’un réseau connecté permettant la pratique sécurisée du vélo et son essor comme mode de déplacement à part entière dans le Port du Levant.

    Une avancée que son prédécesseur Hubert Falco (DVD) avait toujours refusée ou renvoyée aux calendes grecques. Avec au final en 2023 une simple bande matérialisée sur le sol dans un seul sens.

    Son adjoint au transport d’alors, Yannick Chenevard, consentait en 2003, après le « Clou rouillé » qui venait d’être décerné à la ville, qu’il manquait effectivement un tronçon permettant de traverser Toulon par l’avenue de la République. Mais il ne pourra être réalisé que lorsque le deuxième tube de la traversée souterraine serait ouvert, justifiait-il.

    À Toulon, on dépasse les autos ?

    « Aujourd’hui avec 45 000 voitures qui passent sur l’avenue de la République, et il faut avoir un peu de bon sens pour comprendre qu’il serait extrêmement difficile d’installer une piste cyclable », poursuivait-il.

    Ce que l’équipe manquait donc, pour reprendre son phrasé, ce n’était pas de bon sens mais de volonté politique. Et surtout le respect de la parole donnée puisque le deuxième tunnel a ouvert en 2014 et que pour autant rien ne s’est passé.

    Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec l’aménagement cyclable mis en œuvre.

    « On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau », explique Josée Massi. Et non plus de jolis tronçons non raccordés qui jettent brusquement le cycliste dans la circulation automobile.

    L’antenne de proximité de la métropole Toulon Provence Méditerranée va réaliser les travaux du 17 juin au vendredi 31 juillet, sauf intempéries.

    Alors même si ce dispositif est instauré à titre expérimental, les choses avancent dans le bon sens pour les cyclistes urbains. Le monde associatif ne cessant de saluer la qualité d’écoute de la municipalité sur ce sujet.

    La politique du tout automobile est en tout cas de toute évidence bien terminée. Sacrifier une voie de circulation au bénéfice des vélos est un signe fort.

  • [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    [Entretien exclusif] Josée Massi : « Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais »

    La Marseillaise : Vous êtes parvenue à déjouer tous les pronostics en écartant la menace du RN, grâce notamment à l’électorat de gauche. Une partie de celui-ci a même voté pour vous dès le premier tour. Diriez-vous que cette confiance vous engage ?

    Josée Massi : Je mesure la confiance que tous les Toulonnais m’ont apportée, parce que c’est vrai que si on a réussi c’est grâce à un élan. Je ne me suis pas battue contre le RN mais pour les Toulonnais et avec tous les Toulonnais, quels que soient les partis. C’est bien pour ça que mon slogan, c’était « Toulon, mon parti », et pas un autre. Et je remercie aussi bien la droite que la gauche et même ceux qui n’ont pas de parti. Je crois que ça m’a un peu réconciliée avec la nature humaine. Et ça fait sens.

    Pardonnez-moi d’insister sur la gauche. Elle a disparu du conseil municipal. Est-ce que, selon vous, ce n’est pas un peu dommageable ?

    J.M. : C’est le principe de la démocratie.

    Par contre, j’ai l’intention de les associer, notamment dans les conseils de secteur. Ça sera mon travail de l’été, pour voir leur composition et que cela soit vraiment des conseils de secteur démocratiques. Mais c’est vrai que je n’ai pas encore eu le temps de m’y pencher parce qu’entre la Métropole et la Ville, il y a beaucoup de désignations à faire. Mais j’ai à cœur d’avoir une nouvelle gouvernance et ces conseils de secteur pourraient être un lieu où chacun puisse exprimer ses opinions mais toujours bien sûr dans le sens de l’intérêt général et de la ville.

    En parlant de changement de gouvernance vous avez refusé de donner des vice-présidences à la Métropole aux maires RN…

    J.M. : Oui, ils en réclamaient trois sous prétexte que c’est ce qui se faisait habituellement… Chaque maire avait c’est vrai une vice-présidence. Mais ça se faisait au moment où il n’y avait qu’une majorité. On m’a rétorqué que Marc Vuillemot [ancien maire de gauche de La Seyne, Ndlr.] avait une vice-présidence. Mais il faut rappeler que de lui-même, il était venu nous voir pour dire qu’il était dans la majorité métropolitaine, ce qui n’est pas le cas des trois maires RN. Alors chacun sa place. On ne peut pas être à la fois opposant et dans l’exécutif. Mais je n’oublierai pas les habitants des trois communes, parce que ce sont des habitants métropolitains. Il n’y a pas de souci. Je ne vais pas pratiquer la chasse aux sorcières. Et bien sûr, ils font partie de la métropole. On travaillera avec eux.

    Aujourd’hui, on se retrouve avec un groupe RN très agressif, surtout Mme Lavalette. Ça risque d’être un peu long 7 ans comme ça, non ?

    J.M. : Pour elle vous voulez dire ! Parce que dans l’opposition, elle va au moins y rester 7 ans… Alors, elle a beau dire qu’elle a recueilli 48% et lancer en conseil municipal « Il faut oser, Josée ! », comme je lui ai répondu l’autre fois, les Toulonnais ont osé puisque c’est nous qui avons été élus.

    Elle a la défaite amère. Voilà. Mais en même temps elle croyait tellement être maire… Après, elle a une tribune, une fois par mois, au conseil municipal. En fait, Laure Lavalette ne cherche pas le débat mais à faire le buzz. Ma mère disait que le silence, c’est le plus grand des mépris. Quand on ne peut pas débattre, ce n’est pas la peine.

    Vous insistez sur le fait de n’appartenir à aucun parti mais votre victoire a provoqué un espace politique. Comment cela va se traduire pour les prochains scrutins électoraux ?

    J.M. : C’est vrai qu’ils vont s’enchaîner, là. Mais, oui, je pense que notre étiquette « Majorité municipale » est toute trouvée et qu’on soutiendra des élus. Sauf pour les sénatoriales où je ne pense pas que nous ayons de candidat. Mais vous savez, je suis très convoitée pour ces sénatoriales. J’ai à présent beaucoup d’amis depuis le 22 mars, c’est marrant ! Mais, c’est peut-être le privilège de l’âge : je ne suis dupe de rien. Et je le répète : je n’ai pas d’ambition politique. Vous ne me verrez pas sur des sénatoriales, sur des législatives ou même sur des départementales. Je pense qu’être maire et président de la métropole, c’est plus qu’un temps complet. Et quand on s’engage sur un mandat, il faut pouvoir le tenir.

    Les Toulonnais vous ont élue sur un programme. À quoi peuvent-ils s’attendre prochainement ?

    J.M. : Sur la sécurité, on met en place la police de proximité sur le Pont du Las et sur Saint-Jean du Var. De façon à ce que les habitants connaissent les équipes et qu’on ne soit pas seulement dans la répression mais aussi dans la prévention, c’est important.

    Sur la proximité, on travaille sur les maisons de santé. Celle de Claret est bien lancée et j’espère pouvoir l’inaugurer au premier trimestre 2027. Pour celle de Pont du Las, la ville a préempté le local. En parallèle, on facilite également l’implantation de toutes les maisons de santé privées, avec différents médecins qui se regroupent.

    Proximité encore avec la concertation. On a pu le voir sur les plages de Mourillon, avec l’inauguration de la plaine de jeux que j’avais initiée en 2023. C’est un lieu qu’on améliore d’année en année avec une vraie concertation avec les utilisateurs de la plage. Il faut que le Mourillon reste ce lieu où les Toulonnais qui ne partent pas peuvent se considérer un petit peu comme s’ils étaient en vacances.

    Et dans les 5 jours, une expérimentation va débuter sur le boulevard de la République avec l’aménagement d’une piste cyclable sécurisée à double sens. On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau.

    Concernant le scandale des crèches privées, comment se prémunir de ce type de dérives ?

    J.M. : Nous avons prioritairement des crèches publiques et des crèches associatives que l’on finance. Vous savez, je l’ai souvent dit, l’objectif des crèches privées c’est faire du business. Et je peux vous dire, pour en avoir gérées, que pour faire du bénéfice sur une crèche, il faut soit réduire l’encadrement et avoir des personnes moins diplômées, soit rogner la qualité des services qu’on rend aux enfants. Alors nous on va en construire une de plus. On a rénové les deux de Lamalgue et on finance les associatives, puisqu’il y en a une qui va se faire à Barbès. Et on s’engage à ce que tous les parents qui travaillent aient une place en crèche.

    On a vu la semaine dernière dans cette barre délabrée de Pontcarral que la misère sociale continue de causer des ravages…

    J.M. : Un drame épouvantable ! Mais j’en profite pour rappeler à nouveau, qu’il n’y avait eu aucun signalement concernant cette famille. Ces enfants qui avaient été inscrits à l’école Basse Convention en avaient été radiés au mois de mars, parce que la maman avait déménagé et les avait inscrits à Marseille.

    Mais on ne reste pas sans rien faire. On travaille avec la préfecture sur deux copropiétés qui sont à peu près dans le même état : La Grande-Plaine et Pontcarral. La première étant plus facile à appréhender que celle de Pontcarral, parce qu’il n’y a que deux propriétaires. J’ai écrit au ministre pour avoir une dérogation parce que vous savez qu’on est en Quartier prioritaire de la ville et qu’on n’a le droit normalement de rajouter du logement social. Et si on rénove la Grande-Plaine, on va y faire des services publics en plus, avec un centre social dans la Maison Verlaque.

    Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour ce mandat ?

    J.M. : Que Toulon continue à être une ville apaisée, où il faut bon vivre, où on est contents de s’installer. On veut l’améliorer, mais ce que je veux dire aussi c’est que ça ne se fait pas à sens unique, pour reprendre la parabole du Colibri : il faut que chacun fasse sa part. Et puis que les habitants s’engagent aussi dans les CIL [Comité d’intérêts locaux, Ndlr.] qui sont les mieux placés pour remonter les besoins de la population.

  • Quand l’extrême droite se repaît de la détresse sociale

    Quand l’extrême droite se repaît de la détresse sociale

    Meurtis, choqués,
    abasourdis… Les Toulonnais se sont réveillés en apprenant la sinistre nouvelle du geste désespéré de cette mère de famille qui s’est suicidée et a entraîné avec elle dans la mort trois de ses enfants, quand ils ne l’ont pas vécu en direct au pied de la barre délabrée de Pontcarral où prospèrent la misère et la désespérance.

    Le moins qu’on puisse attendre de tout le monde en pareil cas, c’est un peu de dignité et de compassion. Ce qui n’empêche pas l’analyse politique portant sur la situation sociale de notre pays de s’exercer et aux appels à l’aide de s’élever pour inciter à ouvrir les yeux et à réclamer des moyens pour les quartiers populaires. Hélas, ce drame n’a pas empêché « les ordures racistes », comme les qualifie à juste titre l’ancien conseiller municipal de gauche de Toulon Robert Alfonsi, de déverser un torrent de boue abject sur les réseaux sociaux en réaction aux articles de presse parus pour relater les faits.

    À des années-lumière de ces cracheurs de haine, les acteurs associatifs accomplissent un formidable travail sur le terrain en tentant de répondre
    à l’urgence sociale.
    C’est le cas d’Anne-Marie Kazourian, présidente de Bébés de France, une structure qui vient en aide aux mères isolées et aux familles en difficulté. La militante associative a envoyé à la maire de Toulon, Josée Massi, un SOS, sous forme de lettre ouverte. Elle y expose l’étendue des demandes auxquelles l’association doit faire face et aux besoins de moyens matériels et financiers, notamment en termes de local adapté, qui lui font défaut « pour répondre aux besoins des mamans en souffrance qui se débattent jour après jour, comme elles le peuvent contre la pauvreté, l’exclusion et la solitude ».

    « Ce texte ne vous appartient pas »

    La récupération politique par l’extrême droite n’a pas tardé. La conseillère municipale d’opposition RN Laure Lavalette a posté la missive de la militante associative sur sa page Facebook, ce qui a provoqué la colère de la bénévole qui lui a intimé de la retirer sur-le-champ, en lui adressant ce message : « Madame Lavalette, je ne vous autorise pas à utiliser ma lettre ouverte à des fins de récupération politique car si vous aviez été élue maire de Toulon vous nous auriez coupé toutes nos subventions sous le prétexte que nous aidons des étrangers. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs et je ne veux rien avoir à faire avec vous. » L’élue d’extrême droite a décidé, dans un premier temps, de faire la sourde oreille et d’ignorer la mise en demeure, obligeant Anne-Marie Kazourian à hausser le ton.

    Elle a été encore plus explicite en intimant à l’élue d’extrême droite d’effacer son post : « Retirez ma publication, ce texte ne vous appartient pas et n’a rien à faire sur le compte d’une personne qui n’est que haine et mépris de l’être humain. »

    Cette fois-ci le message a été entendu et la publication supprimée. Ce genre de récupération devrait faire réfléchir ceux qui se laissent abuser par le chant des sirènes de l’extrême droite et sur la mascarade d’un RN prétendument à l’écoute des petites gens.

  • À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    À Toulon, la gauche intègre la commission finances et celle des services publics

    Après l’approbation des procès-verbaux des deux dernières séances, celle d’hier s’est concentrée sur l’élection des membres des commissions dans lesquelles se construisent souvent les orientations en termes d’urbanisme, de transports, de logement, de finances, de transition écologique ou de développement économique de la collectivité, avant leur adoption en conseil métropolitain de Toulon-Provence-Méditerranée (TPM).

    Dès lors, la présence de l’opposition en leur sein ne relève pas d’un simple équilibre symbolique, mais garantit le pluralisme démocratique et fournit aux élus un précieux regard en amont des dossiers afin de préparer leurs interventions publiques, d’exprimer leurs réserves ou de demander des renseignements complémentaires.

    La présidente de la Métropole, Josée Massi (SE), dans un souci de transparence, a plus que jouer le jeu des équilibres politiques dans les listes constituées. Et la gauche, réduite à la portion congrue dans cette assemblée, avec un seul élu – le conseiller municipal d’opposition de La Seyne, Stéphane Sacco (GRS) –, a ainsi pu accéder à la stratégique commission finances ainsi qu’à celle concernant les services publics locaux.

    L’élu du groupe Alternative progressiste a confié sa satisfaction d’avoir vu sa candidature retenue à deux reprises : « D’être présent à la commission finances permet de voir en amont tous les projets qui vont sortir. Elle donne une visibilité complète sur l’ensemble des autres commissions. » Et de poursuivre : « C’est important pour nous, opposition de gauche, parce que ça va nous permettre d’avoir un aperçu de tout ce qui va se passer pour notre ville de La Seyne-sur-Mer et d’essayer de porter la voix de La Seyne qui pâtit de la victoire de l’extrême droite à sa tête. »

    Pluralisme démocratique

    Avoir un regard sur les projets alors qu’ils sont en phase d’étude, donc avant leur présentation officielle, donne en effet accès aux informations et la possibilité de poser des questions, de demander des précisions et d’alerter, le cas échéant, sur certains risques ou incohérences.

    À noter également l’élection de la présidente de TPM comme représentante de la collectivité au conseil d’administration de la Société de la ligne nouvelle Provence Côte d’Azur. L’occasion pour le 11e vice-président, Grégory Audibert, de rappeler que la Métropole toulonnaise « promeut le développement des transports en commun et des modes alternatifs à l’usage de l’autosolisme ».

    À ce titre, elle soutient le projet Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur (LNPCA), qui a notamment pour objectif, sur notre territoire, d’améliorer le cadencement des trains du quotidien au quart d’heure pour le RER toulonnais. Pour mémoire, l’établissement public Société nouvelle Provence Côte d’Azur a été créé pour gérer les financements des collectivités territoriales et des groupements de collectivités territoriales.

    Le vice-président de TPM et maire de Saint-Mandrier Gilles, Vincent (LR), va, lui, représenter la collectivité au sein du Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), mais aussi au sein de l’Association nationale des élus littoraux (Anel) et de l’Agence régionale de la biodiversité et de l’environnement Provence-Alpes-Côte d’Azur. Une élection qui va ravir l’Association de protection de l’environnement de Saint-Mandrier (APE) et France nature environnement, qui ne cessent de dénoncer, entre autres, le réensablement des plages de la commune, au mépris du Code de l’environnement et des banquettes de posidonies.

    Le conseil métropolitain a également approuvé la révision dite « allégée » du Plan local d’urbanisme de la commune de Hyères. Elle porte sur un projet agrotouristique dans le lieu-dit Sainte-Eulalie, situé au nord-est de la commune, à proximité du massif des Maures et de la vallée des Borrels.

    Ce projet implique notamment la création d’un secteur de taille et de capacité d’accueil limité (Stecal), qui permet la construction en zones A et N et offre ainsi la possibilité aux exploitations agricoles de se développer. À suivre.

    La séance s’est déroulée sans interventions des élus RN. Il devrait en être tout autrement, ce vendredi matin, au conseil municipal de Toulon.

  • Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Jardin des Lices : Toulon plante le décor et cultive l’espace public

    Pour faire face au changement climatique, à la pollution et à la densification urbaine, les villes doivent aujourd’hui faire le choix de réintroduire la nature dans leurs espaces publics. Autrement dit : davantage de végétation, d’espaces verts et de biodiversité. Une volonté politique salutaire pour l’environnement, la santé et la qualité de vie des habitants, qui anime Toulon avec ses 85 parcs et jardins intra-muros.

    C’est ce qu’en substance est venue rappeler, mardi matin, la maire sans étiquette de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de l’agrandissement de 10 000 m2 du jardin des Lices.

    Un espace de partage également, puisqu’entre pinède et massifs méditerranéens, les publics peuvent profiter entre autres de jeux inclusifs – dont un tourniquet accessible en fauteuil ou poussette -, d’agrès sportifs et d’une piste cyclable.

    Pour mémoire, la renaturation des lieux a été rendue possible grâce à la démolition de six bâtiments municipaux vétustes à la place desquels ont été plantés 390 arbres, 3 200 m² de massifs végétalisés et 1 500 m² de prairie.

    À noter également, un parcours d’activité et de découverte de la biodiversité. La première magistrate a d’ailleurs salué les associations engagées dans la démarche : la LPO, Chercheurs en herbe, ainsi que Martinets d’ici et d’ailleurs. Un cheminement initiatique qui ne présente que des vertus, souligne-t-elle, puisqu’« on aime ce qui nous émerveille et on protège ce que l’on aime ».

    Pour une ville

    plus résiliente

    Et de poursuivre : « L’extension des Lices s’inscrit dans une vision plus large, celle d’un arc vert reliant la gare à la porte d’Italie, une continuité écologique qui structure la ville et améliore durablement notre cadre de vie. » Avec ici, « un parc qui ressemble à Toulon, pour tous, vivant, familial, sportif et où chacun trouve sa place ».

    Aux abords, les parkings ont également été désimperméabilisés pour améliorer l’infiltration des eaux pluviales et un éclairage LED à faible impact sur la faune a été installé.

    « Ce parc est un symbole de la ville que nous voulons construire ensemble. Une ville où la nature infiltre harmonieusement l’urbain », insiste Josée Massi.

    Une réalisation qui s’inscrit dans la dynamique par celle du jardin Alexandre 1er, entièrement repensé dans le cadre du quartier Chalucet en 2020, aujourd’hui labellisé Jardin remarquable. Et le parc de la Loubière, créé, lui, sur une ancienne friche industrielle.

    Josée Massi conclut : « Chers Toulonnais, ce parc est le vôtre. Je vous invite à vous l’approprier, à le faire vivre et à le respecter. Et continuons, ensemble, à construire une ville où la nature a toute sa place. »

    Le président du Département, Jean-Louis Masson (LR), reconnaît « qu’il y a eu un tournant dans la société ». « Peut-être qu’il y a quelques années on aurait fait des immeubles or, aujourd’hui, on remet en place des espaces verts », ajoute-t-il.

    Pour le secrétaire général de la préfecture, Lucien Guidicelli, cette inauguration illustre l’ambition de Toulon : « Vous voulez rendre votre ville, Madame le maire, plus agréable à vivre, plus résiliente et plus adaptée aux défis climatiques. Et je crois que tout le monde s’accorde à dire que ce nouvel espace de nature est une réalisation exemplaire par la place accordée au végétal, à la biodiversité, aux mobilités douces, aux sports, ainsi qu’à l’inclusion. »

    De quoi donner envie de venir y flâner et rêver à un monde plus juste, plus vert et plus durable, capable de relever le défi de l’adaptation au changement climatique.

  • Le maire d’Ollioules Robert Bénéventi à la tête du SCoT

    Le maire d’Ollioules Robert Bénéventi à la tête du SCoT

    L’élection du président et de ses sept vice-présidents s’est déroulée à bulletins secrets, la semaine dernière, en préfecture, lors de l’assemblée du comité syndical du SCoT Provence-Méditerranée.

    Sans surprise, puisqu’il était le seul candidat, Robert Bénéventi a été reconduit à ce poste qu’il occupe depuis 25 ans, avec 29 voix sur 31 votants (deux bulletins blancs ont été comptabilisés).

    Pour un aménagement durable

    Pour mémoire, ce Schéma de cohérence territoriale dépasse aujourd’hui largement le périmètre de la seule métropole Toulon Provence Méditerranée (TPM), puisqu’il s’étend également à la communauté d’agglomération Sud Sainte-Baume, à la Vallée du Gapeau et à Méditerranée Porte des Maures. Un document central, précise Robert Bénéventi, pour un aménagement durable des territoires. Il joue ainsi un rôle de pivot entre les politiques publiques et les réalités locales.

    Après sa désignation, ont été élus à ses côtés en qualité de vice-présidents : Josée Massi, maire de Toulon et présidente de TPM, qui a recueilli 28 voix. Gilles Vincent, maire de Saint-Mandrier, et Robert Deledda, maire de La Cadière.

    Arrive ensuite François de Canson, maire de La Londe, qui devient donc le quatrième vice-président, suivi d’Yves Palmiéri, maire de La Farlède, Franck Chouquet, adjoint au maire de La Garde, et Véronique Bernardini, maire d’Hyères, septième vice-présidente.

    Le RN Mathieu Perchoc, adjoint à La Seyne-sur-Mer, avait lui aussi candidaté pour ce poste, mais n’a finalement obtenu que 7 voix contre 23 pour Véronique Bernardini.

  • L’artiste qui défie la gravité honoré au Théâtre Liberté

    L’artiste qui défie la gravité honoré au Théâtre Liberté

    Avant de retracer la carrière de Damien Droin, Charles Berling a tenu à lire quelques phrases de la philosophe Simone Weil tirées de La pesanteur et la grâce, ce qui ne pouvait pas mieux tomber pour célébrer l’artiste voltigeur.

    « Tous les mouvements naturels de l’âme sont régis par des lois analogues à celles de la pesanteur matérielle. La grâce seule fait exception », commence-t-il. Et de poursuivre : « Ça correspond tellement à ce que fait Damien, même dans un monde parfois bousculé par tellement de chaos et tellement d’horreurs. »

    Puis, il évoque son parcours, commencé à 5 ans avec ses deux parents dans l’école de cirque de son père. Sa mère est conteuse, apprend-on également. « Il a tout de suite été éveillé à comment faire de l’art, comment trouver la curiosité nécessaire à regarder le monde », précise le directeur du Théâtre Liberté.

    Né à Hyères, poussé par une soif de liberté, de conquête et d’aventure, il part à l’âge de 16 ans à Paris. Champion de France de trampoline, discipline dans laquelle il se sent très vitre trop à l’étroit, il découvre la danse, « ce que c’est que d’animer son corps avec de l’art, d’animer son corps avec des sentiments ».

    Célébré à l’international avec sa compagnie Hors Surface, c’est à Toulon qu’il est revenu faire rayonner son art. Il explique : « Depuis toujours, j’avance les yeux grands ouverts vers l’avenir, avec une étrange sensation d’être animé par deux forces : l’envie de partir et le besoin de revenir. Je viens de Toulon, une ville qui m’a vu grandir et que j’ai quitté pour me nourrir de musique, de danse, de théâtre. Et j’ai décidé d’y revenir pour implanter mon identité artistique, ma compagnie, ici. »

    Josée Massi lui a rappelé en souriant l’adage : « Qui perd Toulon perd la raison ! »

  • Le Toulon Defense Event pour aligner la Défense et le marché du travail

    Le Toulon Defense Event pour aligner la Défense et le marché du travail

    Le Palais des Sports accueillait jeudi la 3e édition du Toulon defense event, un événement porté par France Travail et le Centre d’information et de recrutement des forces armées (Cirfa). Objectif : présenter les métiers de la défense à plusieurs milliers de visiteurs. « C’est une initiative qui remonte à quelques années et correspond aux besoins du Var sur les métiers de la défense », explique Pascal Blain, directeur régional de France Travail et référent national Défense. Parmi les plus de 5 000 offres d’emploi à pourvoir, des domaines variés, du civil au militaire. Certains « particulièrement importants pour nous, comme la cybersécurité, mais aussi d’autres auxquels on pense moins comme la restauration-hôtellerie-loisir », précise le général Pierre-Olivier Marchand pour illustrer « les centaines de métiers possibles dans les armées ».

    Un outil de souveraineté

    Comme prévu, le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a fait le déplacement. Après un bain de foule pour visiter les différents stands, l’ancien patron de la SNCF a à nouveau annoncé le chiffre de 10 000 créations d’emplois dans le domaine de la défense, d’ici trois ans, dans un contexte où « les enjeux militaires sont entrés dans le quotidien. Les métiers militaires, civils, d’industrie, de sécurité intérieure sont essentiels et ce salon est là pour dire qu’ils recrutent ». Un message particulièrement adressé « aux jeunes, parfois un peu perdus. Voilà des métiers passionnants et très divers ».

    Encore faut-il, pour les attirer, créer « des ponts entre le monde de la défense et le marché du travail ». C’est pourquoi le ministre du Travail a nommé la générale Dominique Vitte pour diriger le nouveau pôle de recrutement de France Travail dédié à l’industrie de défense. Une organisation qu’il souhaite reproduire dans le domaine des énergies, dans une optique de souveraineté, dont « l’exemple de la guerre en Iran » démontre la nécessité. C’est sur cette notion que Jean-Pierre Farandou a conclu son discours, appelant à « résister » face à « deux superpuissances qui nous compriment, ne nous veulent pas du bien, les États-Unis et la Chine. Si on les laisse faire, ils vont détruire nos entreprises, nos emplois et saccager notre modèle social ».

  • La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    Un terrain de foot à cinq, du beach-volley, du tennis, du rugby, des tables de ping-pong, des agrès de fitness… Il y en a pour tous les goûts et tous les publics sur la plaine des sports du Mourillon. Et de toute évidence, chacun s’en donne à cœur joie. À l’arrière, des seniors en plein cours de gymnastique ; devant, les minots sur le skatepark ; et ailleurs, les adeptes des sports collectifs.

    « Toulon est une ville de sport et de sportifs », a déclaré la maire de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de ce nouvel équipement public, ouvert à tous et en libre accès, se félicitant du nombre de Toulonnaises et de Toulonnais qui ont déjà investi cet espace de 6 000 m2, ouvert depuis le 4 avril. Une très bonne nouvelle puisque l’ambition est d’en faire « un lieu qui regroupe, un lieu qui rassemble et qui relie ». à l’image d’ailleurs des plages du Mourillon, rappelle la première magistrate.

    Un investissement de 1,285 million d’euros d’autant plus salutaire que le projet vise également à « promouvoir une société plus inclusive, plus éducative ». « Car le sport, en plus d’être bon pour la santé, éduque, j’en suis persuadée », insiste Josée Massi.

    Et de citer, « un célèbre joueur de football, Pelé », qui « disait que le sport est un langage universel ». « En voyant ici tellement de visages différents, jeunes, seniors, Toulonnais, visiteurs… Comment ne pas être d’accord ? », interroge-t-elle.

    La diversité des pratiques comme celle des publics donne envie, c’est certain, de venir bouger, partager l’espace et transmettre les valeurs du sport.

    Et d’ici quelques semaines, un parcours ninja sera construit et ouvert aux seniors comme aux plus jeunes, afin de travailler l’agilité, la force, l’équilibre et l’endurance. Il n’y a plus qu’à s’y mettre.

  • Des régates sous le signe de la Marine nationale

    Des régates sous le signe de la Marine nationale

    Un quadruple centenaire, quatre jours de découvertes et des compétitions de haut niveau : c’est ce que promet la 3e édition des Toulon Provence Regatta, qui se tiendront du 7 au 10 mai dans la Rade de Toulon. Un événement labellisé « 400 ans de la Marine nationale », au cours duquel « La Royale » sera largement célébrée à travers une programmation mêlant compétition, innovation et tradition. « Ce n’est pas un hasard que la Marine soit partenaire », justifie l’amiral Christophe Lucas, préfet maritime de la Méditerranée. « Nous avons un ADN commun : la mer, Toulon et sa rade magnifique, et l’esprit d’équipage. Ces 400 ans sont l’occasion de rencontrer les Français, et de rappeler que depuis 400 ans, la Marine nous protège. »

    Pour l’occasion, le patrimoine maritime mondial sera mis à l’honneur avec la présence de navires qui ont fait et font l’histoire de l’institution, et de la navigation en général : des bateaux de travail, dont certains dits « Bateaux d’intérêt patrimonial » (BIP), comme les pointus (qui défileront du Mourillon au Port le 9 mai) seront présentés. La Marine sera également présente avec une Vedette de soutien plongée (VSP). Une exposition lui sera dédiée du 30 avril au 27 mai sur le carré du port, et une soirée de gala se tiendra au Musée de la Marine le 7 mai.

    Niveau compétition, plusieurs régates et circuits côtiers sont au programme du 8 au 10 mai, dans la Rade des Vignettes : voiliers classiques, tels que le Phœnix, le Baruna of 1938 ou le JLd’A ; voiliers de classe 8 mJI, mais aussi 12 mJI, utilisés dans les plus hauts niveaux de compétition internationale, des Jeux Olympiques (1908-1920) à la Coupe de l’America (1958-1987), et des voiliers 2.4 mR.

    La « Destinus AI Regatta », première mondiale

    Il sera par ailleurs possible de visiter chacun des bateaux (gratuitement, sur réservation en ligne), chaque jour entre 17h30 et 18h30. « Nous sommes les seuls au monde à proposer cela pendant les régates », se félicite Xavier Caux, président de Twelve Med Events, structure qui organise les Toulon Provence Regatta en collaboration avec le Club de la Marine de Toulon.

    Autre exclusivité mondiale : l’organisation des régates « Destinus AI Regatta », qui mettront aux prises, le 9 mai, une vingtaine de voiliers autonomes entièrement contrôlés par intelligence artificielle, développés par des étudiants d’écoles d’ingénieurs. « Ce sera un show d’1h30 retransmis sur internet », détaille Xavier Caux. « L’objectif sera aussi d’attirer des étrangers pour l’année prochaine et que ça prenne de l’ampleur. » Cela, « sous le patronage de la DGA, qui est aussi preneuse d’innovation ».

    Programme sur toulonprovenceregatta.fr