Celui qui ne combat pas a déjà perdu

Il y avait comme un goût de bonheur ce vendredi à la Centrale de Gardanne. Un mélange de fierté, de fraternité et de soulagement.

Au bout de 7 ans de lutte, les salariés ont non seulement obtenu le maintien de leur site avec le passage du charbon à la biomasse mais aussi la réembauche de leurs collègues licenciés grâce à un projet de biométhane porté par l’association des travailleurs de la centrale.

Dans un contexte national marqué par l’incertitude et l’attentisme d’une partie du monde du travail, les leçons de Gardanne sont précieuses.

Oui la lutte paie. Elle nécessite de l’opiniâtreté, du collectif et de la solidarité. La victoire des salariés de la Centrale est une victoire de classe : elle a été obtenue avec l’appui des travailleurs du Port, des docks, mais aussi des cheminots et de l’énergie qui avaient intérêt pour l’avenir de leurs propres emplois à refuser la fermeture.

Organisés

La lutte a payé aussi pour les agents RTM qui empêchaient il y a 20 ans, le tramway marseillais d’être confié au privé. 10 ans plus tard, ce sont 1 336 jours de lutte qui ont permis aux Fralib de mettre sur pied Scop-TI, leur entreprise de thé et d’infusions à Gémenos. Il y a 5 ans, c’était au tour des ouvriers du livre, au sortir d’une liquidation, de donner vie la coopérative de distribution de la presse CPMM qui diversifie aujourd’hui ses activités.

D’autres victoires, sur le terrain judiciaire cette fois, ont été arrachées par des saisonniers de notre région, dont les droits étaient niés.

Toutes et tous ont gagné grâce au collectif organisé dans leur syndicat CGT et à leur détermination.

Comme le rappelle la citation de Bertolt Brecht à la Une de notre journal, chaque jour : « Celui qui combat peut perdre. Celui qui ne combat pas a déjà perdu. »

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