Tag: collectif

  • [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    « Il est temps pour moi de fermer le livre du collectif féminin », lance d’entrée de jeu Philippe Quintais, directeur sportif du groupe tricolore. La légende de la pétanque s’est retrouvée mêlée ces dernières semaines au sein d’une polémique autour de l’équipe de France féminine, suite à plusieurs problématiques autour de départs de joueuses, le refus de certaines d’être sélectionnées pour les championnats d’Europe, et la mauvaise entente avec Patrice Rodriguez, le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP).

    « Je ne veux plus revenir »

    « Je pense avoir été trop présomptueux lorsque j’ai accepté ce challenge. On m’avait pourtant prévu », regrette l’homme aux 17 titres de champion du monde, qui semble avoir beaucoup appris de cette mauvaise expérience. « J’ai reçu de la part de plusieurs joueuses des excuses et des regrets. Je vais mettre tout ça sur de l’incompréhension ou de la mauvaise communication », poursuit-il, au lendemain de la publication réalisée par Nelly Peyre, l’une des athlètes qui a refusé la sélection pour les championnats d’Europe auprès du « roi Quintais », avant d’accepter plus tard celle de Ludovic Pereira, responsable du collectif France féminin. Suite aux multiples raisons évoquées en amont, le pensionnaire d’Hanches ne souhaite plus « revenir travailler au sein de cette DTN ». « Je veux juste les oublier même si cela va être compliqué. Je vous confirme donc mon souhait de démissionner », exprime-t-il clairement. Touché par un cancer, Philippe Quintais va dorénavant s’éloigner quelque temps des terrains, avec l’espoir de « rejouer début d’année prochaine ».

  • [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    [JO 2030] Une majorité d’avis contre le projet au fort des Têtes

    Dimanche 11 octobre, près de 250 personnes étaient mobilisées au pied du fort des Têtes à Briançon pour montrer leur désaccord face à son réaménagement en village des athlètes en vue des Jeux 2030. Cette opposition se reflète dans le bilan de la concertation publique, publié quelques jours après que le Conseil municipal ait validé le projet. Sur un total de 268 contributions, 176 avis s’opposent explicitement au projet, et 41 s’opposent aux Jeux olympiques 2030 dans leur ensemble. 31 contributions sont favorables au projet du fort des Têtes, et 20 sont « sans avis ». Les inquiétudes concernent notamment les effets sur l’environnement et sur le patrimoine historique, ou encore le coût financier jugé trop important.

    « Ce bilan intervient après le Conseil municipal décisif sur les opérations foncières concernant le Fort, alors même que les contributions étaient censées éclairer les choix, dénonce le groupe d’opposition Briançon Territoire Vivant. Une concertation digne de ce nom doit éclairer la décision avant qu’elle ne soit prise. Elle ne doit pas devenir une formalité destinée à légitimer après coup des choix politiques. Le rôle d’un bilan est de restituer les désaccords, de permettre un véritable débat démocratique, pas de produire un plaidoyer en faveur du projet. »

    « Voilà, les citoyens se sont exprimés contre, mais on nous explique gentiment qu’ils s’en fichent et que le projet va continuer. De qui se fout-on ? », a réagi le collectif citoyen engagé contre cet aménagement.

    De son côté, la majorité municipale estime que ce projet bénéficiera aux habitants, car il permettra la création de logements sociaux et la préservation du fort, autrement impossible à financer.

    Agathe Di Lenardo

  • À Avignon, le Rouge Gorge renonce à accueillir Oser la France

    À Avignon, le Rouge Gorge renonce à accueillir Oser la France

    Sarah Knafo (Reconquête), François Fillon, Natacha Polony, Valérie Boyer (LR), François-Xavier Bellamy (LR) ou encore Juan Branco : la liste des personnalités invitées aux universités d’été du mouvement Oser la France, fondé par le vice-président des Républicains Julien Aubert, oblige désormais les organisateurs à trouver un nouveau lieu d’accueil. Prévu initialement le 17 octobre au Rouge Gorge, à Avignon, l’événement ne s’y tiendra finalement pas.

    À la suite de la mobilisation d’un collectif d’associations vauclusiennes, qui s’interrogeait sur la neutralité de la salle de spectacle, la direction de l’établissement a annoncé, ce vendredi 9 octobre, mettre fin au contrat de location.

    Tout en rappelant que la réservation avait été conclue dès 2025 pour accueillir l’événement et qu’il s’agissait « d’une prestation de service privée et non d’une programmation portée par le Rouge Gorge », l’établissement justifie sa décision par la volonté de « préserver » son « indépendance ».

    « La dimension prise par cet évènement dépasse désormais le cadre de la prestation initialement convenue », poursuit le Rouge Gorge, qui souhaite « conserver la maîtrise » de son activité, de ses engagements et de l’identité du lieu, tout en assurant défendre « des valeurs de tolérance, de respect et d’inclusion ». Et d’ajouter que l’évènement était « susceptible de venir troubler l’ordre public ».

    « C’est une victoire », réagit auprès de La Marseillaise Muriel Trichet, membre du collectif féministe NousToutes 84 : « Le fait qu’ils aient fait machine arrière montre que la convergence des luttes a fonctionné. On mettait en avant le fait qu’un espace culturel ne devrait pas accueillir ce genre d’évènement ».

    Réaction ce samedi

    Contacté, Julien Aubert réserve sa réaction lors d’une conférence de presse prévue ce samedi 10 octobre. Il avait toutefois déjà répondu à la mobilisation des associations opposées à la tenue de l’événement au Rouge Gorge. « Le désaccord politique est légitime ; vouloir faire porter à un lieu culturel la responsabilité des opinions de ses locataires revient à installer une police idéologique des salles et des tribunes. C’est surtout une méthode propre aux fascistes : s’attaquer à la culture, pour asphyxier la démocratie », lançait-il dans un communiqué diffusé sur ses réseaux sociaux.

    Après avoir évoqué une « reductio ad Hitlerum », Julien Aubert poursuit en affirmant que la « démocratie ne consiste pas à décider qui mérite une salle, mais à répondre aux idées par des idées ». Avant de conclure qu’il « espère que les collectivités publiques qui financent ces associations » liront son message. Ce sur quoi il y a peu de doutes : certains membres du collectif monté par Julien Aubert pour les élections municipales sont aujourd’hui aux côtés du maire d’Avignon Olivier Galzi (DVD).

  • Le rôle des tuteurs de travail d’intérêt général salué à Aix-en-Provence

    Le rôle des tuteurs de travail d’intérêt général salué à Aix-en-Provence

    La remise de trophées qui s’est tenue lundi matin avait pour objectif de mettre en avant le travail des partenaires qui accompagnent les participants de TIG. « Ça fait du bien d’être remercié et qu’on reconnaisse notre utilité et notre compétence. Cela donne du sens à notre démarche », s’est félicité Djamal Achour, président de l’association Anonymal, partenaire du dispositif depuis 2021.

    Le dispositif en question est pensé comme un parcours pédagogique et permet à des personnes placées sous main de justice d’exécuter leur peine en participant à des TIG. Ces travaux de groupe sont des projets concrets et utiles à des tiers bénéficiaires, proposés par les structures partenaires pour remobiliser leurs participants.

    Favoriser l’insertion sociale et professionnelle

    L’intérêt de ces activités repose sur l’apprentissage de nouvelles capacités pour les participants. L’objectif du dispositif est en effet la prévention de la récidive. « On a de bons résultats, on ne revoit pas un bon pourcentage de participants de TIG entre les mains de la justice. Le meilleur moyen de réinsérer, c’est de faire confiance. C’est une deuxième chance pour leur permettre d’avancer », explique Djamal Achour.

    Ces expériences permettent de se mettre au service de la collectivité et contribuent ainsi à développer un sens certain du collectif. « Ils dédommagent la société avec leur travail et apprennent à travailler ensemble. C’est bien de s’éloigner de l’individualisme », résume le directeur de l’association, très impliqué dans ce projet social.

  • Une charte pour remettre dans le circuit des biens saisis

    Une charte pour remettre dans le circuit des biens saisis

    Avec 44 à 47 000 logements indignes recensés à Marseille, 3 700 signalements l’an dernier et « 2 700 à date », la charte signée ce lundi 5 octobre entend faire bon usage des saisies judiciaires dans le cadre de la lutte contre les marchands de sommeil, a expliqué le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski.

    Depuis la loi Elan du 23 novembre 2018, la confiscation des biens immobiliers « ayant servi à commettre l’infraction de soumission à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine » est devenue obligatoire. Problème, entre la décision judiciaire et le moment où l’Agrasc (Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués), soit l’État, devient propriétaire, il peut se passer « plusieurs années » reconnaît Charlotte Hemmerdinger, directrice de l’agence. Histoire d’en gagner quelques-unes, cet accord passé avec le tribunal judiciaire, la Métropole Aix-Marseille-Provence, la Ville de Marseille, la Spla-In (société publique locale d’aménagement d’intérêt national Aix Marseille), Euroméditerranée et l’EPF (Établissement public foncier) proposera prioritairement les logements aux collectivités locales pour améliorer l’offre de logements sociaux.

    Plus de fluidité

    De quoi éviter aussi que le bien devienne « inexploitable » car trop dégradé et gagner en « fluidité », précise le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone. L’Agrasc n’ayant de toute façon pas le budget pour réhabiliter et reloger précise sa directrice.

    Une liste sera soumise aux partenaires, à chacun de s’en emparer. « Cela peut paraître technique, mais ces procédures sont utiles. La lutte contre les marchands de sommeil est un axe majeur de la politique de la ville », estime Audrey Garino (PCF), adjointe au logement et déléguée à la Lutte contre l’habitat indigne à la Métropole.

    Sur les 21 biens immobiliers saisis par l’Agrasc, 7 relèvent de l’habitat indigne. Parmi eux, le 179 avenue Roger-Salengro (15e), détenu par Gérard Gallas, ancien flic de la police aux frontières, « un des marchands de sommeil les plus flamboyants de Marseille », selon Nicolas Bessone, qui purge une peine de 4 ans ferme. L’Agrasc en est propriétaire depuis 2023 et la charte pourrait permettre d’accélérer le mouvement et trouver un bailleur, espère Valérie Robert, directrice de l’Aménagement à la Spla-In.

    Restent des habitants pris au piège. En décembre dernier, dans une autre propriété de Gérard Gallas, au 85 boulevard Viala (15e), un incendie s’était déclaré malgré l’alerte sur l’état d’insalubrité donné depuis deux ans par le collectif Réseau Hospitalité. Selon la préfecture, 21 personnes ont été relogées. Là encore, la charte pourrait permettre d’intervenir plus rapidement, avec une prise en charge des occupants dans les six mois, assure Audrey Garino.

  • Une villa du Roucas Plage devra être en partie démolie

    Une villa du Roucas Plage devra être en partie démolie

    Le tribunal judiciaire de Marseille a condamné un propriétaire à démolir partiellement sa villa. Le jugement fait primer le cahier des charges du lotissement du Roucas Plage, avenue des Alpilles, 8e, à Marseille. Ses règles internes à valeur contractuelle sont plus restrictives que le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi).

    Le propriétaire, Romain Teboul, défendu par Me Olivier Burthez-Doucede, devra supprimer le troisième niveau de la villa située dans le périmètre protégé des balcons remarquables du Roucas blanc et de la colline de la Garde. Comme le demandait l’association syndicale autorisée (ASA) du Roucas Plage, défendue par Me Alain Xoual, il devra ramener les surfaces de plancher créées de 226,5m2 à 150m2. Il devra replanter les six arbres de haute tige abattus et végétaliser en pleine terre au moins la moitié de la surface du terrain. Pour s’assurer de sa bonne exécution, le jugement du 14 septembre rendu par la 3e chambre civile prononce une astreinte de 300 euros par jour de retard passé le délai de 10 mois. L’exécution provisoire n’est toutefois pas prononcée.

    Un permis modificatif surprise

    Les juges ont pleinement appliqué le règlement du lotissement en considérant que les colotis ont entendu « de façon non équivoque » donner une valeur contractuelle à ces règles « afin de préserver le cadre de vie au sein du lotissement en limitant la hauteur des constructions, en favorisant la végétalisation et en limitant la densité de construction dans des proportions supérieures à celles prévues par le plan local d’urbanisme ».

    Sa construction en 2023 avait suscité la colère de l’ASA du Roucas Plage et d’un collectif de résidents (La Marseillaise, du 13 juin 2023). La villa moderne a été bâtie après démolition d’une maison provençale de deux niveaux. Le permis de construire accordé en juin 2022 autorisait une construction de 4 pièces pour 226,5m2, alors que la déclaration réceptionnée quelques jours plus tard en préfecture au titre du contrôle de légalité mentionnait 150m2, comme sur l’affichage… Puis cinq mois plus tard, un permis modificatif surprise, non transmis à l’ASA, autorisait une élévation à 9,8m, une surface de plancher de 226,5m2 et un niveau en sous-sol. L’affaire avait soulevé beaucoup d’interrogations sur le process d’instruction du dossier par le service de l’urbanisme.

    La construction doit être mise en conformité pour respecter le maximum de deux niveaux et de 7m de hauteur par rapport au sol naturel, une surface de plancher qui ne dépasse pas 33% de la surface du terrain et 50% de la surface du lot plantés de végétaux en pleine terre.

    Les juges ont retenu que Romain Teboul avait une « connaissance incontestable des règles applicables et son intention délibérée de ne pas les respecter en déposant une demande de permis modificatif sans en informer l’ASA du Roucas Plage ».

  • La communauté d’énergie locale de Vitrolles monte en puissance

    La communauté d’énergie locale de Vitrolles monte en puissance

    C’est une initiative unique en France. Unique « par son ampleur » et par le fait qu’elle soit « portée par une collectivité locale pour les administrés et les entreprises de son territoire », assurent Alice Gaubert et Donald François, de SerenySun.

    Dix-huit mois après la signature de concession entre la Ville de Vitrolles et le groupement dont l’entreprise fait partie, aux côtés de Watteos, la communauté d’énergie locale en autoconsommation collective « Notre énergie Vitrolles » est pleinement opérationnelle.

    Sept centrales photovoltaïques en service sur des bâtiments communaux alimentent 70 participants : des équipements publics, une trentaine de familles et une première entreprise locale réparties autour de trois boucles. Une quatrième boucle est en passe d’être terminée. Une fois les six centrales supplémentaires actuellement en chantier achevées, 2,2MWc seront installés, soit plus d’un tiers de la puissance cible du projet, dont le maire (PS) Loïc Gachon rappelle l’enjeu : « Produire localement une électricité qui bénéficie directement au territoire. »

    Avec des économies à la clé : « On s’engage à avoir un tarif inférieur au tarif réglementé, affirme Alice Gaubert. Par rapport au tarif bleu du mois d’août, le nôtre est inférieur de plus de 7%. » La communauté propose surtout un « bouclier face aux aléas de demain », souligne Donald François. En intégrant « Notre énergie Vitrolles », les particuliers « sécurisent » environ un tiers de leur facture d’électricité. Demain, « Notre énergie Vitrolles » envisage d’intégrer une logique aussi de rachat des excédents des petits producteurs, autrement dit des particuliers qui ont un toit solarisé. « Quitte à faire le même tarif de rachat qu’EDF, autant qu’on soit dans un ensemble collectif local », explique Loïc Gachon.

  • Une farandole festive à Avignon après avoir chassé Charles Maurras

    Une farandole festive à Avignon après avoir chassé Charles Maurras

    Sur la place Pie d’Avignon, alors que la nuit tombe et que les lampadaires s’allument ce vendredi 2 octobre en début de soirée, des chants en provençal transpercent le brouhaha des bars. Une centaine de personnes célèbrent la déprogrammation de la lecture d’un texte de l’auteur d’extrême droite Charles Maurras, qui était initialement prévue au même moment à la bibliothèque municipale Ceccano, à quelques centaines de mètres.

    L’association organisatrice de la Semaine provençale avait décidé, mardi 29 septembre, de déprogrammer la lecture, après une demande du maire (DVD) Olivier Galzi, qui s’est dit « favorable au retrait » de l’auteur, « compte tenu de son profil ».

    Pour l’occasion, un événement a été organisé afin de célébrer « la langue d’oc, sa riche histoire et l’immense héritage humaniste et millénaire de sa poésie sans frontières », pousse un collectif constitué de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH) Avignon Orange Carpentras, la librairie Youpi !, le Mrap et la CGT Spectacle. Plusieurs prises de parole se sont succédé, entrecoupées de chansons jouées par La Conf du pouet. « Cette mobilisation a payé. Mais si nous sommes réunis, c’est aussi parce que le combat ne s’arrête pas là », lance Fabienne Haloui, présidente de la LDH.

    Grâce à la mobilisation

    Comme la LDH le rappelle, le retrait de la lecture « a été rendu possible grâce à la mobilisation de nombreux citoyens, universitaires et des organisations ». Très rapidement après l’annonce du programme, la librairie avignonnaise Youpi ! avait alerté sur la présence d’un texte de l’auteur antisémite et pétainiste. Par la suite, la LDH, la Libre Pensée 84, Place Publique 84 ou encore La France insoumise Vaucluse étaient montés au créneau afin de réclamer son retrait. « Je suis plongé dans un abîme de perplexité qu’on en vienne à banaliser des auteurs d’extrême droite en 2026 », abonde Guillaume Gourgues, Avignonnais et maître de conférences en science politique à Lyon.

  • Le bureau de poste de Vauvenargues menacé de fermeture

    Le bureau de poste de Vauvenargues menacé de fermeture

    Initialement ouvert de 8h30 à 11h tous les jours de la semaine et un samedi sur deux, le comptoir de La Poste de Vauvenargues devrait n’ouvrir dorénavant qu’à 9h15 et fermer à 12h, les samedis étant totalement supprimés. Cette plage horaire, en apparence plus large que la précédente, fait toutefois craindre une baisse de l’affluence, notamment des jeunes actifs dont les horaires de travail commencent généralement plus tôt.

    Face à la nouvelle, officieuse pour le moment, le président de l’association de défense du Bureau de Poste de notre vallée, Thierry Dumas, dénonce un « déni de service » et craint, à terme, une fermeture du seul comptoir postal de Vauvenargues, auquel est aussi rattaché Saint-Marc-Jaumegarde. Une inquiétude légitime au regard du plan « d’actualisation » de son réseau présenté par La Poste la semaine dernière et laissant augurer de plusieurs fermetures dans la région.

    Le collectif organise traditionnellement un apéro de rentrée pour annoncer les éventuelles modifications liées au service chaque premier samedi d’octobre. Ces nouveaux horaires seront donc au menu du rendez-vous de ce samedi 3 octobre.

    En cas de fermeture de ce bureau, les habitants devront se rendre à la poste centrale d’Aix-en-Provence pour y déposer ou récupérer leur colis. Une situation de repli située à plus 20 km et réputée pour sa difficulté de stationnement. À l’occasion de cet apéro, le collectif espère la présence du maire de Vauvenargues ainsi que la révision de cette mesure. Auquel cas, Thierry Dumas affirme qu’ils sont prêts à manifester pour faire entendre leur revendication.

  • Le Passage des créateurs de retour aux Docks Village

    Le Passage des créateurs de retour aux Docks Village

    Aquarelles pour décorer les chambres d’enfants, chapeaux et casquettes upcyclés, jeux et jouets en bois, bijoux, créations végétales… Quelque 14 créateurs participent au Passage des créateurs, une boutique éphémère qui s’ouvre ce jeudi 1er octobre et jusqu’au 31 décembre aux Docks Village à la Joliette (2e).

    L’idée : proposer une mode durable et des objets « made in chez nous » mais aussi permettre à ces entrepreneurs fragiles de se soutenir dans un contexte économique particulièrement difficile.

    Se serrer les coudes

    « Nous avons lancé cette initiative après le confinement. Notre rôle, c’est d’aider les professionnels de la mode et les petits créateurs dans leur développement », explique Jocelyn Meire, le fondateur de Fask et président de Mode in Sud. Cette vitrine commune permet de jouer collectif et de se différencier « même si nous ne sommes pas à armes égales dans la bataille que nous menons face aux mastodontes chinois » précise-t-il.

    Rencontrés en pleine préparation de leurs corners, créateurs et créatrices, dont chacun va se relayer pour tenir la boutique, témoignent des bénéfices de l’opération pour leur activité. « Nous avons des fidèles, des clients qui viennent nous voir à ce moment-là » se réjouit Léïla qui vient pour la troisième fois des Pennes-Mirabeau avec sa marque « L’arbre à papa » et propose des cadres végétaux et autres objets déco avec des plantes séchées stabilisées. De quoi également toucher un autre public pour ceux qui n’ont pas pignon sur rue et créer des collaborations…