« Nous avons arraché un premier recul : celui des promesses. Mais le compte n’y est pas ! », tempête l’organisation syndicale Mouvement Lycéen dans un communiqué de presse, diffusé ce mardi.
Une communication en réponse aux annonces faites la veille par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à « certaines organisations de jeunesse » pour tenter de répondre aux revendications lycéennes. Laquelle fait suite à plusieurs critiques de la part de leurs homologues d’autres organisations sur le même sujet . Autant dire que l’organisation n’y va pas avec le dos de la cuillère puisqu’elle démonte une par une les mesures promises. « La limitation à 28 élèves par classe doit concerner tous les établissements. Les annonces ne répondent pas non plus aux besoins de recrutement et de formation des personnels éducatifs », explique le Mouvement Lycéen. Même principe pour la création à venir de 15 000 places dans les universités : « Elles restent insuffisantes pour répondre aux besoins. »
Concernant la réforme de Parcoursup, le syndicat juge sa suppression « symbolique ». « Tant que les débouchés manqueront, notre origine sociale, notre genre et notre lycée d’origine continueront de peser sur nos parcours », tacle le Mouvement Lycéen. Avant de développer : « Nous proposons un service public de l’orientation, à commencer par une augmentation du nombre de psychologues de l’Éducation nationale. Nous voulons être accompagnés dès le collège et jusqu’à l’entrée dans le monde du travail, car l’école doit effacer les inégalités sociales. » L’organisation refuse aussi en bloc la proposition d’une « plateforme d’orientation par IA » qui « ne remplacera pas cet accompagnement ».
sa plus grande promesse »
Mais c’est surtout sur le fond des annonces que l’organisation se montre la plus critique : « Macron ne tient pas sa plus grande promesse : celle de nous offrir un avenir. Nous voulons la garantie de pouvoir vivre dignement en France. Chaque jeune doit pouvoir accéder à un travail utile à la société et émancipateur, sans subir les inégalités au travail, et pouvoir décider de l’avenir de notre pays ».
D’où un appel à maintenir la pression sur le terrain avec une poursuite des mobilisations : « Sans réponses concrètes à nos revendications, la mobilisation se poursuivra. » À bon entendeur…

Leave a Reply