Depuis la rentrée de septembre, plusieurs familles se retrouvent sans solution de transport pour emmener leurs enfants à l’école Freinet, à Château-Arnoux-Saint-Auban, suite à la suppression de la navette scolaire qui existait depuis 30 ans. Les parents tentent de se mobiliser et ont créé dimanche soir une pétition, qui rassemble près de 100 signatures. 20 familles seraient impactées, selon les parents d’élèves et le groupe d’opposition.
« L’impact immédiat, ça a été qu’une petite fille de CM1 n’a pas pu faire sa rentrée des classes, ni le premier jour, ni le mardi 1er septembre, ni le jeudi 3 septembre, parce que le papa s’en va travailler avec le seul véhicule familial, et la maman se retrouve avec une fratrie importante. La petite était dans l’incapacité d’aller et de rentrer toute seule de l’école à pied, elle se retrouve bloquée », déplore Marjorie Breto, représentante des parents d’élèves qui a dû prendre en charge la petite fille. « Je le fais par solidarité, sauf que moi, je ne suis pas une navette scolaire. Je ne peux pas récupérer les enfants des autres en permanence, c’est déjà assez compliqué comme ça », regrette la mère de famille.
La représentante des parents d’élèves et une autre mère de famille ont eu rendez-vous avec le maire à ce sujet lundi. Selon Marjorie Breto, « il nous a dit, “pour les familles à qui ça pose le plus de problèmes, ils ont qu’à prendre rendez-vous avec ma secrétaire et on les aidera à déménager sur la commune de Saint-Auban“ ». Contacté, le maire n’a pu être joint. « Je lui ai dit, “je ne suis pas un substitut de navettes communales, donc, ou vous me payez mon essence, ou vous allez vous retrouver avec des tas d’enfants qui ne peuvent pas aller à l’école“ », ajoute la représentante des parents d’élèves.
« Cela touche la population la plus fragile, qui habite dans les HLM les plus anciens de la commune », déplore le groupe d’opposition de l’ancien maire René Villard (PCF). Les familles impactées sont « quasiment exclusivement des familles précaires », qui habitent dans « des logements sociaux, dans un quartier populaire », abonde Marjorie Breto. Deux familles ont dû scolariser leurs enfants ailleurs suite à la suppression de la navette, selon la représentante des parents d’élèves.
Les parents concernés se réunissent ce jeudi matin pour décider de la suite de leur mobilisation et de l’organisation d’une manifestation devant la mairie. « Manifestation il va y avoir dans tous les cas », promet Marjorie Breto. « L’idéal serait d’agir avec le maire et pas contre, c’était l’idée qu’on s’était fixée quand on est allées le rencontrer lundi, mais on est face à un mur avec des décisions unilatérales et une absence de solutions », regrette la représentante des parents d’élèves.

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