Tag: mairie

  • Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    C’est demain sur le pavé toulonnais que la nouvelle édition de la Marche des fiertés est attendue. Le principe est simple : rendre visibles celles et ceux qui ont longtemps été contraints au silence à cause de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, victimes de rejets et de violences ou de stigmatisations sociales.

    Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il reste encore du boulot, d’autant plus dans la Var, où l’extrême droite exerce de plus en plus son emprise sur les consciences. Rappelons que la députée RN Laure Lavalette avait dénoncé la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre avec ce type de propos : « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. »

    Raison de plus pour venir se mobiliser dans l’espace public et dire non à toutes les discriminations qui demeurent encore hélas une réalité dans de nombreux domaines.

    Festive et revendicative

    Et toutes les avancées obtenues ont été arrachées comme toujours par la lutte et la mobilisation. La Marche des fiertés s’inscrit dans cette tradition de lutte collective.

    L’occasion aussi d’alerter sur les violences homophobes et transphobes qui continuent.

    Une Marche des fiertés revendicative donc qui n’en oublie pas pour autant la dimension festive. La joie, la créativité et l’expression collective devenant alors aussi des moyens de résistance aux passions tristes exacerbées par les réactionnaires de tout crin.

    Rendez-vous donc ce samedi 13 juin dès 13h sur la place d’Armes.

    Pour ce qui est du programme, la journée sera marquée par plusieurs temps forts politiques et associatifs. Ainsi de 14h45 à 15h15, les associations prendront la parole afin de rappeler les réalités vécues par les personnes LGBTQIA+, les combats encore nécessaires et l’importance d’une mobilisation collective face aux discriminations.

    À noter également parmi les prises de paroles annoncées, la présence du premier adjoint à la mairie de Toulon, Julien Orlandini, ainsi que de Patrice Cazaux, adjoint à la Citoyenneté. Un signe fort envoyé par la municipalité à toutes les minorités.

    Vers 17h15, le cortège aura rejoint l’avenue de la République où un discours militant sera prononcé par le Collectif Fiertés Toulon et l’association Trans-mission Var. Afin de rappeler que « la République doit protéger tous ses enfants, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre ».

    Chacun devant prendre sa part dans la construction d’une société réellement égalitaire.

    La journée se terminera par la fête de 19h30 à 00h avec DJ Set sur la place de l’Equerre.

  • Unis pour La Garde fait entrer un élu communiste au conseil municipal

    Unis pour La Garde fait entrer un élu communiste au conseil municipal

    Le déroulement d’une campagne est souvent à double tranchant. Il peut révéler les ambitions personnelles ou incarner une aventure humaine vectrice de lien au prisme de valeurs communes. C’est la seconde option que la liste d’opposition « Unis pour La Garde » a souhaité concrétiser en offrant un siège au Parti communiste, qui n’était pas représenté au conseil municipal.

    Une idée venue de Joëlle Antoine. En 3e position sur la liste menée par la socialiste Julia Peironet-Bremond, celle qui milite également dans les rangs du PS a proposé de démissionner à l’aube de son deuxième mandat dans une optique de plus grande représentativité. « On a mené une super campagne avec des personnes de tous horizons. J’ai des implications dans des associations, et je me suis dit que ce serait bien de laisser ma place eu égard à mes activités, car c’est une liste d’union sur laquelle les gens s’entendent », explique la principale intéressée.

    « On a mis la camaraderie en action »

    Une « union républicaine » et non pas une « union de partis », martèle Julia Peironet-Bremond, dans laquelle on retrouve des socialistes, des communistes, des radicaux, des non encartés, « et même des gens de droite », précise-t-elle. Pour la tête de liste, ce choix « matérialise une union sur le papier, et montre au PC de La Garde que cette campagne ensemble, ce n’était pas rien ». Et cela dépasse le cadre politique : « Il y a eu une franche camaraderie, et on a mis ce mot-là en action. Nous sommes fiers de voir que les valeurs républicaines nous portent tous ensemble face à la majorité LR et la liste RN. »

    C’est donc Filippo Signorino Gelo, 6e de la liste, et militant communiste depuis 40 ans, qui va, pour la première fois, siéger au conseil municipal : « Quand Julia a lancé la campagne, on a eu des discussions et un vote dans la section pour aller à sa rencontre. On était quatre communistes encartés dans la liste. On a accroché sur de fortes valeurs de gauche, donc on a fait un long chemin ensemble », résume le Lorrain d’origine, débarqué à La Garde en 1989, qui espère être « associé au conseil municipal dans un arc républicain dont j’exclus le RN. On est dans une configuration tripartite, mais avec une faible majorité. Les Gardéens ont voté pour une gestion partagée, il faut donc travailler ensemble pour l’intérêt citoyen ».

  • Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Un projet de Maison de la démocratie pour relancer l’intérêt pour la politique à Toulon

    Elles veulent poursuivre sur leur lancée et œuvrer pour le débat démocratique. Engagées au sein de Toulon en Commun lors des élections municipales, Marie-Elise Vidal, 23 ans, et Charlotte Clementi, 28 ans, toutes deux militantes écologistes, ont lancé, dans l’entre-deux-tours, le mouvement « Jeunesse Populaire Toulonnaise », face au risque de voir le RN accéder au pouvoir, mais aussi avec la volonté de redonner une voix à la jeunesse face au « sentiment que la politique se fait sans eux. On s’est dit qu’il fallait un élan pour réveiller les consciences, et travailler sur la jeunesse car à Toulon, il n’y a pas cette dynamique présente dans d’autres villes », soutient Charlotte Clementi.

    Un lieu qui dépasse

    les clivages partisans

    C’est donc dans cette optique que les deux amies veulent aujourd’hui créer une Maison de la démocratie, « un lieu physique mais aussi conceptuel, où tous les citoyens peuvent débattre ». Une idée née de leur expérience de campagne : « On a constaté que les jeunes n’étaient pas très engagés, mais aussi qu’il y avait une méconnaissance globale des enjeux locaux. »

    Pour changer cela, et lutter contre l’abstentionnisme, « une des bases du projet », cultiver la confiance est primordial : « Il faut informer les gens, pour qu’ils se sentent écoutés, participent, comprennent les choses, et que les décisions ne soient pas simplement prises à la mairie », appuie Marie-Elise Vidal, qui voit en ce projet une possible rampe de lancement pour « des projets participatifs, où les gens seraient consultés sur ce qu’ils veulent mettre en place, dans leur rue, leur quartier ».

    S’il sera protégé par une charte de respect des valeurs républicaines, de la tolérance et de la diversité, « ce qui pourrait de fait exclure certaines personnes », le lieu se voudra ouvert à tous, sans distinction d’âge, et au-delà des clivages partisans. Car il s’agira aussi de « comprendre pourquoi nous avons autant de désaccords, et pourquoi n’y aurait-il pas des choses pouvant nous rapprocher dans une politique de ville. On ne veut pas être reconnu à travers nos attaches partisanes. Chacun aura son espace », affirme Marie-Elise Vidal.

    Un concept basé sur des expériences similaires en place à Tours et Montpellier, par exemple, pour lequel les deux militantes espèrent un engagement de la mairie, avec qui un rendez-vous est prévu dans les jours à venir. « Il faut que ce soit ancré dans la vie toulonnaise. La mairie y a tout intérêt, pour inclure les citoyens et lutter contre le mécontentement », veulent-elles croire.

  • Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Les enfants imaginent « la cour d’école idéale »

    Pendant deux ans, une centaine d’élèves de CM1, venant des seize arrondissements de Marseille ont réfléchi aux besoins des jeunes Marseillais et construit des projets destinés à améliorer leur quotidien. Élus par leurs camarades, ils ont d’abord été répartis au sein de huit mairies de secteur, avant de porter collectivement la voix des écoliers marseillais et de découvrir le fonctionnement de la démocratie locale.

    « La ville est amie des enfants et ce sont eux l’avenir de la ville », a déclaré Nathalie Tessier (PCF), adjointe au maire déléguée aux droits des enfants, mercredi 3 juin, lors de la séance plénière du Conseil municipal des enfants qui marque l’aboutissement officiel du mandat 2024-2026 de ces jeunes.

    Des projets ambitieux

    et engagés

    Accompagnés par la Ville, l’Unicef et la Ligue de l’enseignement, les jeunes élus ont restitué leurs projets autour de la solidarité, de la culture, de l’environnement et de l’aménagement des espaces scolaires. Fil rouge de ce mandat : « Quelle est la cour de récréation de vos rêves ? ». Cours d’école plus végétalisées et inclusives, accès élargi à la culture, lutte contre le gaspillage alimentaire, actions de solidarité envers les enfants de Gaza ou encore sécurisation des abords des établissements : les propositions ont témoigné d’une réelle conscience des enjeux sociaux et environnementaux. Les enfants ont également interpellé l’adjointe sur la propreté de la ville, la place de la nature dans l’espace public ou encore l’aide aux personnes sans logement. « Ce qui a été dit nous oblige », a souligné Jean-Marc Coppola, le maire communiste des 15-16.

    Pour l’Unicef, ce conseil illustre le droit des enfants à participer aux décisions qui les concernent. Une maturité et un engagement unanimement salués par les adultes présents.

  • À Istres, Robin Prétot veut mettre fin à « la culture de la gratuité »

    À Istres, Robin Prétot veut mettre fin à « la culture de la gratuité »

    Pour Robin Prétot, cette séance est la première à être vraiment « politique ». Deux mois après son arrivée au pouvoir, le nouveau maire (LR) affiche une rupture claire avec son prédécesseur. Alors qu’un audit financier et ressources humaines (dont les premiers éléments devraient être révélés en juillet) est en cours, la majorité entame d’ores et déjà une démarche de rationalisation avec une vente aux enchères de 150 biens mobiliers communaux, dont 55 véhicules « d’un parc qui en compte plus de 300 », qui aura lieu samedi 27 juin sur l’esplanade Charles de Gaulle.

    « On n’est pas là pour venir remplacer les voitures personnelles des familles. (…) Il y a un problème d’inéquité dans cette collectivité », justifie Robin Prétot, qui affirme avoir évalué les besoins de chaque service avant toute reventilation. Certains biens de la régie Nexus, officiellement liquidée, seront aussi en vente. Les retombées financières pour la Ville devraient osciller entre 100 000 et 140 000 euros.

    La cession de la mairie annulée

    Exit, également, les places exonérées dont bénéficiaient les agents de la collectivité. La Ville en réintègre une partie à la vente. Gain minimum estimé : 40 000 euros. Concernant les Nuits d’Istres, ces tickets gratuits passeront de 400 à 234. « C’est la fin de la culture du tout gratuit, assène Robin Prétot. Pas plus tard que ce matin je suis tombé sur les réseaux sociaux sur quelqu’un qui revendait une place exonérée. On ne se fait pas d’argent sur le dos de l’argent public. »

    Pas d’économie, en revanche, du côté des subventions versées aux associations et aux organisations syndicales. Pour cette fois en tout cas. Si le montant reste précisément le même qu’en 2025, à savoir 5,9 millions d’euros, Michèle Leban, première adjointe au maire déléguée à l’administration municipale, annonce : « Vu nos contraintes budgétaires actuelles, on ne sera sûrement pas en capacité de faire la même chose l’année prochaine. »

    Dans le même temps, le conseil municipal a voté l’annulation de la délibération relative à la vente à la Métropole de l’ancienne mairie pour un euro symbolique. « À l’époque, l’idée de l’ancienne majorité était d’éviter d’avoir à assumer 4 millions d’euros de travaux de rénovation », rappelle le conseiller d’opposition David Gibaud, interrogeant : « Quel est le projet de la majorité ? Pour quel coût ? » Rien n’est arrêté, mais le maire a des idées : lancer un appel à projet ou y réinstaller des services municipaux. Une chose est sûre : la majorité « ne veut pas dépendre de la Métropole pour l’avenir de ce bâtiment qui fait partie de notre patrimoine ». Robin Prétot se veut rassurant : « C’est de l’investissement. Ne vous inquiétez pas il y a des subventions qui existent. Bien sûr qu’il y aura un coût, mais c’est un choix politique. »

  • Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Une fusion redoutée à l’école Simone-Veil

    Un projet de fusion des écoles maternelle et élémentaire Simone-Veil à Avignon, souhaité par la précédente municipalité, provoque encore quelques remous. Le syndicat Snudi-FO 84 regrette en effet que la direction académique ait retiré « le poste vacant de direction de l’école maternelle Simone-Veil pour préparer la fusion avec l’école élémentaire pour la rentrée 2027… après avoir échoué à la réaliser pour la rentrée 2026 ».

    Le syndicat estime que « rien ne justifie de soustraire ce poste au mouvement » et que le projet de fusion « n’avait pas l’adhésion des équipes pédagogiques ». « Pour diverses raisons, il a été décidé de prendre une année supplémentaire pour finaliser ou non ce projet. L’ensemble des acteurs concernés seront donc consultés l’an prochain, notamment les conseils d’école. Les échanges se poursuivront l’an prochain et la direction académique mettra en œuvre les décisions qui auront été prises. Le sujet sera donc abordé avec la nouvelle équipe municipale dans les semaines ou mois à venir », précise, contactée par La Marseillaise, la direction académique de Vaucluse.

    Si la fusion des écoles n’est pas prévue avant 2027, une direction unique pour la maternelle et l’élémentaire sera bien mise en place à la rentrée 2026 pour l’heure.

    La direction académique confirme bien ce retrait, mais ajoute que c’est seulement de façon temporaire. « Dans la mesure où un des deux postes de direction d’école sera vacant à la rentrée 2026, il a été décidé de n’y affecter un personnel qu’à titre provisoire, le temps de s’assurer que la fusion aura lieu (auquel cas, il n’y aura plus qu’une direction unique). Si le projet est abandonné, le poste de direction sera de nouveau proposé au mouvement des personnels pour la rentrée 2027 », confirme la direction académique de Vaucluse.

  • Vincent Bouget remet la mairie au contact des Nîmois

    Vincent Bouget remet la mairie au contact des Nîmois

    C’était l’un des fils rouges de la campagne de « Nîmes en commun » : ne plus faire la ville sans ses habitants. À peine installé à l’Hôtel de Ville, Vincent Bouget veut donner corps à cette promesse. À partir du jeudi 7 mai et jusqu’au 2 juillet, le nouveau maire de Nîmes lance « Bonjour Nîmes », une série de sept rencontres publiques dans les grands secteurs de la ville. Une première séquence politique qui dit déjà beaucoup de la méthode revendiquée par la nouvelle majorité : sortir des bureaux, écouter, faire parler les quartiers et tenter de recoudre une ville fracturée.

    La première rencontre a lieu ce jeudi 7 mai, à 18h30, à la Maison des associations, pour le secteur Costières. Suivront Garrigues nord, Garrigues ouest, Nîmes centre, Grézan-Chemin bas d’Avignon, Courbessac-Mas de Mingue, puis Nîmes Ouest-Saint-Césaire. À chaque fois, le maire, sa première adjointe Amal Couvreur et des élus municipaux viendront échanger avec les habitants. Au programme : la projection d’un film-enquête réalisé auprès de Nîmois du secteur concerné, puis une discussion sur les attentes, les urgences et les priorités du quotidien.

    Pour Vincent Bouget, l’enjeu dépasse le simple exercice de communication. « Les Nîmoises et les Nîmois ont beaucoup dit que la ville n’était pas assez unie, que les élus étaient trop distants », rappelle la municipalité. Le nouveau maire, lui, insiste sur la nécessité de repartir de la parole habitante : « Parce que nous ne ferons rien seuls, nous avons besoin de nous écouter et de travailler tous ensemble. C’est la seule façon de réussir la transformation en profondeur de notre cité. »

    Une méthode héritée

    de la campagne

    Ces rendez-vous s’inscrivent directement dans la continuité de la campagne municipale victorieuse de mars. Nîmes en commun avait bâti son projet à partir de milliers de contributions, de réunions publiques et d’arpentages dans les quartiers. Le collectif promettait alors de « rendre le pouvoir aux Nîmois », de renforcer les conseils de quartier et de rompre avec une gestion jugée trop verticale après vingt-cinq ans de majorité Fournier.

    La différence avec l’ancienne municipalité se joue donc d’abord sur le rapport au pouvoir. Vincent Bouget ne veut pas seulement gérer les dossiers depuis l’Hôtel de Ville : « On peut très rapidement se retrouver enfermé dans son bureau et ne voir personne », confie-t-il. Depuis le début du mandat, il dit chercher à rester « au contact des habitants, des entreprises, des associations, dans tous les quartiers ». Même dans les gestes simples : « J’essaye le maximum de venir en mairie à pied. Les gens nous interpellent sur leurs problèmes personnels, leurs problèmes plus globaux, ou parfois juste pour un bonjour. C’est déjà une belle première étape. »

    Des attentes concrètes

    Ces réunions ne devraient pas rester dans les grands principes. Voirie abîmée, vitesse automobile, fossés à nettoyer, manque de lieux pour se réunir : dans les quartiers, les demandes s’annoncent concrètes. Mais Vincent Bouget veut éviter le simple guichet à doléances. Ces rencontres doivent aussi servir à refonder une démocratie locale, à commencer par des conseils de quartier dont le fonctionnement, estime-t-il, « est à revoir ». L’objectif affiché est d’aboutir, à l’automne, à de nouveaux fonctionnements capables de mieux traiter l’ensemble des problèmes du quotidien.

    Reste à transformer l’écoute en décisions. C’est là que la nouvelle majorité sera jugée, après avoir promis une ville « où chacune et chacun compte. » Sept rendez-vous pour faire connaissance, mais aussi pour prouver qu’un changement de mairie peut signifier un changement de méthode.

    Inscription aux rencontres et dates sur www.nimes.fr

  • Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Une Quinzaine des Fiertés très engagée

    Si le Collectif Fiertés Toulon se dit « apartisan », ses « luttes restent politiques », martèle Elsa Nardini, sa porte-parole. Un constat particulièrement d’actualité au sortir d’élections municipales durant lesquelles il s’est ouvertement engagé et mobilisé. « On a eu peur pour l’avenir des marches. Mais on a encore beaucoup de droits à défendre », clame-t-elle.

    Car la montée en puissance de l’extrême droite, désormais à la tête de deux des cinq plus grandes villes varoises, et plus généralement des idées réactionnaires, est un état de fait. Ce qui fait craindre au Collectif un recul de ses libertés, comme en ont récemment témoigné l’annulation d’une exposition photo par la mairie de La Garde, ou encore les craintes de structures culturelles seynoises qui n’accueilleront pas certains événements par peur de se voir retirer leurs subventions. « On perd une visibilité importante », constate Elsa Nardini. Car si « la communauté est sous-représentée dans l’espace public, les jeunes LGBT viennent à manquer de modèles. »

    Un collectif de commerçants en soutien

    C’est pourquoi pour cette Quinzaine des Fiertés 2026, un mot d’ordre clair a été choisi : « Être soi-même est un droit, pas un privilège ». « Cette année, encore plus que les autres, nous voulons dire qu’on est là, pour que nos jeunes aient les possibilités culturelles de s’exprimer », appuie la porte-parole du collectif LGBT. Cette volonté de rappeler que « la marche des fiertés reste une révolte, une marche militante, même si on défile dans une ambiance festive » sera appuyée dès le 29 mai, pour le début de la quinzaine, par une exposition photo à l’Atelier l’Impression, retraçant les origines de la Pride. Ce même jour aura lieu la soirée d’ouverture, avec un grand concert place de l’Équerre. De nombreux événements rythmeront la quinzaine, entre soirées thématiques, drag shows, concerts, projections, spectacles, pièces de théâtre ou encore dépistages de MST gratuits.

    Cette année, pour la première fois, un collectif de 28 commerçants s’est formé pour soutenir l’événement. « Grâce à eux, on pouvait organiser la marche sans subvention, car on n’était pas sûr d’en avoir en début d’année selon les résultats des élections », salue Elsa Nardini. Ainsi, la librairie Charlemagne organisera, jusqu’au 11 juin, une vente de livres LGBT « que les gens pourront acheter et laisser en dons pour créer la bibliothèque du centre LGBT de Toulon », explique la militante.

    Enfin, le 13 juin marquera le point d’orgue de ces deux semaines, avec la traditionnelle Marche des Fiertés. Une quarantaine de partenaires, dont 22 stands associatifs, animeront le village des fiertés, installé place d’Armes. C’est d’ici que partira, à 17h, la marche, avec plus de 4 000 participants attendus. « C’est la plus grosse manifestation du département », se félicite Elsa Nardini. « Des personnes viennent de loin, dont des familles hétérosexuelles avec enfants. » Car, dans ce cortège, il est important « d’accueillir aussi nos alliés », souligne la porte-parole du collectif, qui espère que la maire Josée Massi sera présente pour répondre à l’engagement du collectif, en sa faveur, durant les élections.

    Programme : fiertés-toulon.fr

  • À La Ciotat, un bilan comptable qui fait polémique

    À La Ciotat, un bilan comptable qui fait polémique

    Après plus d’une heure et demie consacrée à l’élection des représentants de la Ville au sein de la commission d’appel d’offres, de la commission de délégation du service public, de la commission consultative des services publics locaux et du conseil d’administration du centre communal d’action sociale, ayant fait fuir le public le moins résiliant, le conseil municipal de la Ciotat, qui avait lieu lundi à la salle Paul-Eluard, a enfin pu entamer les débats. Un des points de crispation : l’adoption du compte financier unique (CFU). Après une longue présentation chiffrée par l’adjoint aux finances Eric Runfola, actant de la bonne santé financière de la commune, c’est en premier lieu Hervé Itrac, seul élu de son groupe Rassemblons-nous pour la Ciotat (extrême droite), qui a remis en cause la qualité du bilan comptable. De quoi mettre en rogne Bernard Deflesselles, ex-député et conseiller municipal de la majorité : « Pas d’augmentation d’impôt, réduction de la dette et pas de recours exceptionnel à l’emprunt… Et vous osez suggérer que “La Ville tient debout”. Je vous renvoie à vos études, définitivement ! », s’est-il agacé. Karim Ghendouf, élu d’opposition (PCF), qui s’est, lui aussi, aux côtés de sa colistière Mariann Chrétien, prononcé contre l’adoption du CFU, a également justifié son vote : « Vous soulignez le faible recours à l’emprunt de la municipalité, mais c’est aussi parce que peu d’investissements ont été réalisés, a-t-il noté. Vous parlez de la rénovation de l’école Louis-Marin. C’est une réussite, en effet. Mais 5 ans pour rénover une école, c’est trop long. » Et d’ajouter : « À propos de l’investissement en termes de sécurité, vous vous êtes concentrés sur deux choses : la mise en place de caméras de surveillance et la police municipale. Nous aurions aimé que les questions de prévention soient prises en compte (…) et rappelons que la sécurité est une fonction régalienne. »

    Les réponses de La Ciotat Shipyards saluées

    Également abordé lors de cette longue séance : le rapport faisant suite aux observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC), élaboré par La Ciotat Shipyards (LCS), société publique gérant le chantier naval. Pour rappel, la Chambre avait, en 2024, épinglé La Ciotat Shipyards, pointant de nombreux problèmes de gestion. Parmi eux : le recours à des cabinets externes, avec trois cas de conflits d’intérêts lors de la construction de la plateforme Atlas ou encore la rémunération d’un directeur général pendant un an après avoir été déchu de ses fonctions. LCS avait, en fin d’année 2025, répondu aux magistrats dans un « rapport des suites », jugé ce lundi « clair » et « argumenté » par Karim Ghendouf. « Je veux redire tout notre attachement au modèle de gouvernance actuel de La Ciotat-Shipyards. Il s’agit d’une société publique locale qui a démontré l’efficacité de l’investissement public pour le développement économique de commune. Il faut être extrêmement attentif aux décisions politiques à caractère libéral qui peuvent nous handicaper de manière très impactante. » Un point de vue en « grande partie » partagé par le maire de la Ville, Alexandre Doriol (DVD).

  • Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Après ses deux victoires consécutives, à la tête de la Ville puis de la Métropole, la première magistrate de Toulon a le vent en poupe pour poursuivre la transformation de la ville. Et ce sans attendre. C’est ce qu’elle a rappelé jeudi soir devant la presse en déclinant aux côtés de son premier adjoint Julien Orlandini la feuille de route des 100 premiers jours du nouveau mandat.

    « Parmi les 110 engagements de campagne, voici les mesures prioritaires sur lesquelles nous travaillons déjà », commence-t-elle après avoir rappelé sa méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la prise de décision.

    Au niveau de la sécurité, les premières actions portent notamment sur l’augmentation des effectifs de police municipale et leur intégration renforcée dans les quartiers en proximité avec les habitants, en priorité Saint-Jean-du-Var et le Pont du Las.

    Mais également est-il précisé l’analyse complète de l’éclairage public pour identifier les zones à sécuriser. Ainsi que l’installation d’un conseil de rappel à l’ordre dans une démarche de prévention de la délinquance des mineurs et de la récidive des auteurs d’incivilités, avec la convocation des parents et le rappel des droits et des devoirs.

    Concernant la proximité ensuite, la majorité engage, entre autres, le lancement d’une concertation sur les marchés, en commençant par celui du cours Lafayette. Ainsi que les aménagements des espaces dédiés aux maisons de santé à Claret et au Pont du Las.

    Mais aussi le très attendu déploiement de la démarche « Toulon&Vous » avant le lancement de l’application éponyme. L’objectif étant, rappelle Julien Orlandini, « de faciliter la saisine de la ville par les habitants et valoriser ce qui a été fait ». On note également la mise en place des budgets participatifs et la préparation d’une consultation citoyenne.

    Consultation citoyenne

    Josée Massi a bien entendu annoncé la poursuite de la rénovation et la végétalisation des écoles, avec en 2026, Jean-Aicard et Brusquet, et l’équipement de brasseurs d’air dans 58 classes. Des améliorations vont également être apportées au niveau des inscriptions périscolaires.

    La culture poursuit également sa tournée obligée dans les quartiers avec cet été « Jazz à Toulon » qui s’étend hors du centre-ville.

    Pour ce qui est de l’attractivité, un point d’étape sur les travaux du stade Mayol va être réalisé et une nouvelle pelouse hybride installée dès cet été, pour un montant de 817 000 euros.

    Autre gros morceau d’importance : l’étude et la conception des grands projets structurants comme Mayol-Pipady, la cité judiciaire, le pôle social et culturel de la Beaucaire ou encore le Jardin Verlaque.

    Les usagers du vélo vont également recevoir très positivement l’identification annoncée de nouvelles pistes cyclables, notamment sur l’avenue de la République, ainsi qu’un marquage sur le boulevard de Strasbourg pour réduire les conflits d’usage et rappeler la présence tout aussi légitime des cyclistes urbains sur cette artère.

    La gratuité du stationnement pour les professionnels de santé en exercice est également actée.

    Ainsi que le lancement d’études sur les concessions des quartiers Pont du Las et Saint-Jean du Var, un peu sur le même modèle que le centre-ville, afin d’avoir des opérateurs capables de préempter du foncier dans une démarche d’aménagement, de dynamisation et d’animation, sans attendre un plan d’actions prioritaires pour ces quartiers.

    « En parallèle, nous poursuivons et accélérons les projets déjà engagés dans le budget 2026 », reprend Josée Massi. Comme celui de la Base nautique de la 4e anse du Mourillon où l’opération de désenvasement vient de se terminer le mois dernier.

    Concernant le complexe sportif de la Casa Italia, la première magistrate explique que le dépôt de permis est prévu pour la fin de l’année. L’occasion de rappeler que celui concernant la médiathèque Trucy, à Saint-Jean-du-Var l’a été en décembre dernier. « Par ailleurs, un des événements qui me tient particulièrement à cœur, Dimanche en roue libre sera expérimenté avant la fin de l’année 2026 », conclut Josée Massi. Force est de constater que, non seulement l’équipe est bien en place mais qu’elle est en plus bien lancée.