Trouver un nouveau local : telle est aujourd’hui la priorité de CVSI-EA à Cuers. Installée depuis 2017 dans la commune, cette entreprise adaptée, spécialisée dans la signalétique industrielle, souhaite développer son activité. Un projet toutefois freiné par la difficulté à trouver un bâtiment adapté à ses besoins.
« ça fait six mois que je cherche un local, explique Franck Raymond, président de CVSI-EA. On a besoin de bâtiments climatisés. On peut produire sur des plages de température entre 18°C et 22°C. Il faudrait multiplier par deux notre espace actuel, avec une zone de stockage. Mais ça, dans le Var, c’est très compliqué à trouver. »
Pour mettre en lumière cette entreprise de l’économie sociale et solidaire (ESS), Denis Philippe, président de la Chambre régionale des entreprises de l’ESS Provence-Alpes-Côte d’Azur (Cress Sud), a organisé, ce mardi, une visite de presse du site cuersois. « Le rôle de la Chambre régionale, c’est de mettre cette entreprise en visibilité », rappelle-t-il.
Le site de Cuers est le plus récent des trois établissements du groupe. Dans cet atelier de 260 m², six salariés fabriquent panneaux, enseignes, marquages et supports de signalétique pour de grands groupes comme EDF, la Société générale, Groupama ou encore la RATP. « On est les seuls en France à faire de la signalétique notre seul métier », souligne Franck Raymond.
La particularité de CVSI-EA réside aussi dans son modèle social. Environ 75% des salariés sont en situation de handicap. Pour le dirigeant, l’objectif est avant tout de permettre à ces travailleurs de retrouver leur place dans l’emploi. « Le premier handicap de ces personnes qui ont été écartées de l’emploi, c’est le manque de confiance », estime-t-il.
Un modèle salué par Denis Philippe. « Il faut que l’entreprise soit performante, mais aussi permettre à des gens d’avoir une existence sociale, souligne le président de la Cress Sud. Permettre à ceux qui pourraient être marginalisés de continuer à mener une vie normale. »
Aujourd’hui, CVSI-EA envisage l’acquisition d’une nouvelle machine estimée à 500 000 euros. Un investissement qui pourrait permettre à terme de porter les effectifs locaux à 40 ou 50 salariés. « On est capable de se payer la machine », assure Franck Raymond. Reste désormais à trouver le bâtiment qui permettra à l’entreprise de poursuivre son développement dans le Var.

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