Tag: Cuers

  • [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    Une vocation née du Covid. Voilà l’étonnante trajectoire de Chloé Muliva, aujourd’hui étudiante à l’École supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci (Esilv) et en contrat d’apprentissage à l’Atelier industriel de l’aéronautique de Cuers-Pierrefeu. Médaillée d’or au concours national Worldskills dans sa catégorie, compétition de métier destinée à valoriser la jeunesse engagée dans des métiers techniques et technologiques, elle se réjouit d’évoluer dans un secteur « passionnant ». « Avant d’entrer dans mon BUT [Bachelor universitaire de technologie, Ndlr] en génie électrique et informatique industriel, je suis passée par deux années de médecine, retrace la jeune femme de 25 ans. Puis le Covid est arrivé et j’ai compris que ça n’était vraiment pas fait pour moi. » De cette envie de changement naîtra l’évidence : la volonté d’engager une carrière dans l’industrie. « Pendant la pandémie, je me suis rendu compte que le secteur qui s’est relevé le plus vite, qui s’est adapté le plus rapidement aux problèmes pour poursuivre son activité, c’était l’industrie, souligne-t-elle, enthousiaste. Ils ont trouvé des solutions très vite, avec des équipes d’ingénieurs elles aussi très mobilisées pour pallier les freins qu’on rencontrait à ce moment-là. C’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans cette voie. »

    Compétitrice dans l’âme

    Apprentie en ingénierie électronique, système embarqué et robotique, en parallèle de son cursus à l’Esilv, Chloé passe ses journées à « développer des systèmes » sur « un simulateur d’avions militaires ». Actuellement en formation générale avec une « majeur robotique », elle tient son attrait pour la filière d’un concours passé pendant son BUT. « J’ai fait une première compétition à l’époque, avec deux autres étudiants. On a remporté le premier prix, se souvient-elle. J’ai poursuivi dans ce secteur, tout en continuant les compétitions. C’est là que j’ai vraiment découvert l’électronique. J’ai compris, non seulement que j’étais plutôt douée mais surtout que j’avais de l’appétence pour la matière. » Une appétence désormais élevée au rang de « passion ». « Moi ce que j’aime c’est pouvoir concevoir des choses et tout en travaillant constamment avec des technologies nouvelles, confie-t-elle. Et puis il faut dire que l’électronique, c’est assez complet. On fait un peu d’informatique, on conçoit des systèmes qui permettent de faire bouger des moteurs ou autres, ça permet d’automatiser, on fait un peu d’IA. En fait, j’en apprends tous les jours. »

    Seul 30% de femmes dans l’industrie

    Devenue « ambassadrice métier » grâce à sa victoire aux WorldSkills, Chloé est heureuse d’incarner une représentation féminine dans un secteur majoritairement masculin. « Il faut savoir que les femmes ne représentent que 30% des employés de l’industrie et seules 2% sont patronnes, s’insurge l’étudiante. C’est un problème global de l’industrie : il existe tout un panel de personnes non représenté, qui pourrait apporter une vision différente. » Compétitrice, mais aussi ambitieuse, Chloé rêve d’un jour travailler à la Nasa.

    LE CONCOURS

    « Je n’aurais jamais cru aller aussi loin, s’émerveille Chloé Muliva lorsqu’on l’interroge sur sa victoire au WorldSkills France. J’ai mis beaucoup de temps à réaliser mais c’est vrai que c’est agréable, en tant que fille qui évolue dans un secteur à dominante masculine, d’obtenir une reconnaissance. » Une expérience valorisante donc, mais aussi créatrice d’opportunités. « C’est vraiment une superbe aventure. C’est l’occasion d’obtenir des contacts mais aussi de découvrir des métiers que l’on ne connaît pas », liste-t-elle. Surmotivée, elle tente sa chance aux WorldSkills mondiaux 2027, avec l’équipe de France Abilympics.

  • [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    [Travailleur de demain] Chloé Muliva, apprentie en électronique

    Une vocation née du Covid. Voilà l’étonnante trajectoire de Chloé Muliva, aujourd’hui étudiante à l’École supérieure d’ingénieurs Léonard-de-Vinci (Esilv) et en contrat d’apprentissage à l’Atelier industriel de l’aéronautique de Cuers-Pierrefeu. Médaillée d’or au concours national Worldskills dans sa catégorie, compétition de métier destinée à valoriser la jeunesse engagée dans des métiers techniques et technologiques, elle se réjouit d’évoluer dans un secteur « passionnant ». « Avant d’entrer dans mon BUT [Bachelor universitaire de technologie, Ndlr] en génie électrique et informatique industriel, je suis passée par deux années de médecine, retrace la jeune femme de 25 ans. Puis le Covid est arrivé et j’ai compris que ça n’était vraiment pas fait pour moi. » De cette envie de changement naîtra l’évidence : la volonté d’engager une carrière dans l’industrie. « Pendant la pandémie, je me suis rendu compte que le secteur qui s’est relevé le plus vite, qui s’est adapté le plus rapidement aux problèmes pour poursuivre son activité, c’était l’industrie, souligne-t-elle, enthousiaste. Ils ont trouvé des solutions très vite, avec des équipes d’ingénieurs elles aussi très mobilisées pour pallier les freins qu’on rencontrait à ce moment-là. C’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans cette voie. »

    Compétitrice dans l’âme

    Apprentie en ingénierie électronique, système embarqué et robotique, en parallèle de son cursus à l’Esilv, Chloé passe ses journées à « développer des systèmes » sur « un simulateur d’avions militaires ». Actuellement en formation générale avec une « majeur robotique », elle tient son attrait pour la filière d’un concours passé pendant son BUT. « J’ai fait une première compétition à l’époque, avec deux autres étudiants. On a remporté le premier prix, se souvient-elle. J’ai poursuivi dans ce secteur, tout en continuant les compétitions. C’est là que j’ai vraiment découvert l’électronique. J’ai compris, non seulement que j’étais plutôt douée mais surtout que j’avais de l’appétence pour la matière. » Une appétence désormais élevée au rang de « passion ». « Moi ce que j’aime c’est pouvoir concevoir des choses et tout en travaillant constamment avec des technologies nouvelles, confie-t-elle. Et puis il faut dire que l’électronique, c’est assez complet. On fait un peu d’informatique, on conçoit des systèmes qui permettent de faire bouger des moteurs ou autres, ça permet d’automatiser, on fait un peu d’IA. En fait, j’en apprends tous les jours. »

    Seul 30% de femmes dans l’industrie

    Devenue « ambassadrice métier » grâce à sa victoire aux WorldSkills, Chloé est heureuse d’incarner une représentation féminine dans un secteur majoritairement masculin. « Il faut savoir que les femmes ne représentent que 30% des employés de l’industrie et seules 2% sont patronnes, s’insurge l’étudiante. C’est un problème global de l’industrie : il existe tout un panel de personnes non représenté, qui pourrait apporter une vision différente. » Compétitrice, mais aussi ambitieuse, Chloé rêve d’un jour travailler à la Nasa.

  • Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Le PCF à la rencontre des Cuersois en vue des élections

    Alors qu’aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020, la section PCF de Cuers, menée par Alain Bolla, son responsable, et Amaryllis Cimbron, tous deux membres de la direction de la Fédération du PCF Var, comptent y remédier en 2026. Sur un territoire où la gauche a une « légitimité importante » puisqu’« aux législatives, le NFP est arrivé deuxième derrière le RN », rappelle Alain Bolla, l’idée n’est pas d’imposer un programme, mais de le construire avec les forces de gauche et les citoyens partageant la volonté d’ériger « un projet nouveau pour Cuers, alternatif aux projets libéraux du national au local, une alternative de gauche, sociale, écologique et démocratique. »

    Les deux meneurs se disent ainsi « convaincus que face à la droite et à l’extrême droite, un autre chemin est possible. » Un chemin qui doit passer par l’échelon communal : « la commune est le cœur de la démocratie de proximité, mais elle est asphyxiée par les coupes budgétaires et les transferts de compétences. Les citoyens sont de plus en plus éloignés des décisions et des pouvoirs financiers », constatent les communistes. « Pour autant, elle peut être un pôle de résistance, de construction d’une alternative par des projets novateurs, solidaires, écologiques, répondant aux besoins sociaux et aux enjeux sociétaux. »

    Dans cette optique, de nombreuses questions se posent : « Comment la commune pourrait rendre du pouvoir d’achat aux citoyens ? Comment la repenser dans sa transition écologique et solidaire ? Comment aborder les questions liées à la santé ? Comment développer les services publics et reprendre la main sur les biens communs ? » Une liste non exhaustive à laquelle les Cuersois sont invités à réfléchir mardi 30 septembre à 18h30.

    Informations par mail : gauchecuers2026@gmail.com

  • Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    Le PCF appelle à l’union sur un projet citoyen

    À sept mois des élections municipales, dont le premier tour est fixé au dimanche 15 mars 2026, le PCF se lance dans la bataille à Cuers où aucune liste de gauche n’avait été présentée en 2020. « On fait partie d’un processus de construction avec l’ensemble de la gauche. Celle-ci a une légitimité importante à Cuers. Aux législatives, le Nouveau front populaire (NPF) est arrivé deuxième derrière le RN » avance Alain Bolla, l’un des initiateurs du projet.

    Pour vaincre l’extrême droite, qui a recueilli 54% des voix sur la commune aux législatives anticipées en juin 2024, les communistes lancent un appel au rassemblement : « On propose de construire des ateliers avec les gens pour monter un projet. À partir de là, on constituera la liste », explique Alain Bolla. Il envoie un message aux élus de gauche présents sur la liste de la majorité actuelle : « S’ils veulent nous rejoindre, il en va de leur responsabilité. Des gens de gauche sur une liste de droite (sic), ça brouille le message. » Et affirme cependant que « l’objectif n’est pas de faire tomber le maire Bernard Mouttet. Il a rattrapé une partie de l’inaction des deux derniers mandats, mais il faut aller plus loin. »

    Relancer des industries sur la commune

    Pour ce faire, le PCF promeut quelques axes de travail, en se basant sur la progression démographique de cette commune de quelque 11 500 habitants (+0,3% chaque année) : « La politique sur les écoles est importante, mais aussi dans le sport, la culture, l’éducation populaire, la citoyenneté. Toutes les politiques municipales doivent être traversées par le bien vivre à Cuers en travaillant les questions de prévention, de médiation, de sécurité et de justice, à travers le tissu associatif, et les services publics tels que l’école » affirme Alain Bolla, tout en précisant être « très réservé sur la sécurité “sécuritaire”. Il y a souvent un décalage entre le sentiment d’insécurité et la réalité. Il n’y a pas plus d’insécurité ici qu’ailleurs. » En filigrane, l’immigration, thème de campagne favori de l’extrême droite : « On en fait toute une histoire alors qu’il n’y en a pas plus qu’ailleurs. Il faut des outils pour accueillir et créer du lien », appuie Amaryllis Cimbron, autre porteuse du projet.

    Parmi les domaines d’actions concrets, est évoqué le renforcement de la politique éducative, avec la création d’un centre aéré et d’une piscine intercommunale « pour le savoir nager », ajoute la militante.

    Autre priorité : du pouvoir d’achat, notamment à travers les services publics (lire ci-dessous), et des politiques en matière d’emploi, via la création d’industries de véhicules anti-incendies, et de déconstruction des aéronefs. « C’est considéré comme non rentable par les industriels, mais c’est vertueux écologiquement et donc, à long terme, économiquement », insiste Alain Bolla.

    La gratuité des transports et la mise en place de moyens doux (pistes cyclables, bus verts…) sont aussi évoquées.

    Des mesures qui seront financées sans renoncer à l’impôt : « Nombre de maires font un budget et n’augmentent pas le taux d’imposition, par populisme. Mais l’augmentation est votée par les mêmes au niveau de la communauté de communes. L’impôt, c’est important, il faut le faire comprendre. C’est le socle de la solidarité », conclut le militant communiste.

  • Des services publics à reprendre au privé

    Des services publics à reprendre au privé

    Les services publics seront l’un des grands chevaux de bataille du futur projet municipal de gauche à Cuers selon le PCF local. « Il faut réétudier les délégations de service public (DSP) en cours pour faire revenir en régie les services essentiels et redonner du pouvoir d’achat. Je pense à l’eau. Quand on regarde les investissements de la mairie pour remettre en état le réseau, et que Veolia se gave de l’autre côté, quelque chose ne va pas bien », dénonce Alain Bolla. Cela permettrait « de gagner en compétences sur certains domaines. C’est une perspective à 10 ou 15 ans. »

    Une perspective qui concerne aussi La Poste, dont les services « sont éclatés entre plusieurs structures privées telles que des supermarchés, alors qu’elle est censée être vecteur de lien social » affirme le militant. Ou encore la gare, « qui doit rester une gare avec du personnel et un développement du TER, pas un centre commercial », soutient Amaryllis Cimbron. Mais également la santé pour ne plus dépendre, entièrement, de la maison de santé de Solliès-Pont : « Contrairement à la maison de santé, le centre public de santé interdirait les dépassements d’honoraires » et qui « travaille de la prévention jusqu’au soin. C’est un appui à l’hôpital public », conclut Alain Bolla.

    Ad.B.