Tag: inclusion

  • [Marseille-Cassis] La course à pied, un tremplin vers l’emploi et l’inclusion

    [Marseille-Cassis] La course à pied, un tremplin vers l’emploi et l’inclusion

    Ils étaient près de 100 jeunes à participer à l’initiative Marseille-Cassis des quartiers, lancée en 2024 et étendue en 2025. Les organisateurs de la course et les différents acteurs du projet ont décidé d’une 3e édition pour cette 47e de l’épreuve bucco-rhodanienne. « Le bilan des deux premières éditions est relativement positif. On va dire que c’est une opération qui a été menée un peu rapidement, mais on trouvait que ça avait du sens. Force est de constater que les partenaires, France Travail, y trouvaient vraiment un bel intérêt », explique Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite.

    Pizzo et Gilavert comme parrains

    Le dispositif est cette année légèrement amplifié, avec trois axes travaillés. « 53 jeunes issus de structures marseillaises comme l’École de la 2e chance, l’Epide et l’Addap vont participer à ce Marseille-Cassis. Ils ont suivi un entraînement physique et se sont bien investis là-dedans ces derniers mois », détaille dans un premier temps Laurent Manneveau. Ensuite, des jeunes demandeurs d’emploi de la région de Marseille ont été sélectionnés par France Travail pour courir ou être bénévoles sur l’événement. Ils ont tous un lien avec le sport ou souhaitent y travailler, ils sont une quarantaine dans ce cas.

    Pour terminer, sur le volet santé et inclusion, 25 personnes en rémission de cancer seront également au départ de l’épreuve de 20 kilomètres.

    Cette fois, le champion du monde du 10 000 mètres Jimmy Gressier n’était pas disponible pour remettre les dossards aux participants. Mais deux autres membres de l’équipe de France seront présents, vendredi, à 14 heures, pour la distribution d’une partie des dossards. Charlotte Pizzo et Louis Gilavert, spécialistes de demi-fond et licenciés à la SCO Sainte-Marguerite, font office de parrain et marraine pour cette troisième édition.

    Au total, 118 personnes sont liées au Marseille-Cassis des quartiers en 2026. Un nombre régulier par rapport aux années précédentes.

  • [Marseille-Cassis] Christine Bardelle, cinq ans de lutte contre un cancer du sang

    [Marseille-Cassis] Christine Bardelle, cinq ans de lutte contre un cancer du sang

    Il y a près de vingt ans, Christine Bardelle était au sommet de son art pédestre. Spécialiste du cross-country, la demi-fondeuse originaire de Provins, en Seine-et-Marne, s’est notamment illustrée en décrochant deux médailles d’argent consécutives, en 2012 et 2013. À son palmarès figurent également quatre titres de championne de France : trois sur 5 000 m et un sur 10 000 m. Elle aurait même dû participer aux Jeux olympiques de Londres en 2012, alors qu’elle était la seule Française à avoir réalisé les minima sur 5 000 m.

    Mais en février 2018, sa vie bascule. On lui diagnostique une leucémie aiguë, un cancer du sang. « Ça faisait un moment que j’étais fatiguée, que je me sentais un peu moins bien, mais je ne m’en inquiétais pas pour autant. Je mettais ça sur le compte de la fatigue. Puis, j’ai commencé à faire quelques petits malaises. Un jour, je suis allée aux urgences et je n’en suis ressortie que deux mois plus tard », raconte Christine Bardelle.

    Les biopsies ont rapidement révélé des cellules cancéreuses. « C’était une surprise, parce qu’en tant qu’athlète, j’étais en bonne santé. Je prenais soin de moi, je faisais attention à tout, notamment à mon alimentation, et je faisais du sport deux fois par jour. Ce n’est évidemment pas le genre de diagnostic auquel on s’attend dans ces conditions », poursuit-elle.

    Près de 460 000 personnes sont diagnostiquées chaque année d’un cancer, selon les données de l’Institut national du cancer. « Je n’ai pas forcément cherché à comprendre pourquoi. J’étais tout de suite dans l’état d’esprit de tout faire pour m’en sortir. J’étais déjà dans le combat, même si on ne donnait pas cher de ma peau, parce que j’étais au stade 4 », insiste l’ancienne athlète de haut niveau. Elle a d’abord dû subir une quarantaine de chimiothérapies à Avignon, avant d’être prise en charge à l’Institut Paoli-Calmettes, à Marseille, où elle a passé sept semaines dans une chambre stérile, avant de bénéficier d’une greffe de moelle osseuse en septembre 2018. Ce n’était pas gagné d’avance puisque ses deux sœurs et son frère n’étaient pas compatibles. « Il y avait donc une chance sur un million pour trouver un donneur compatible. Et puis après, il fallait encore que la greffe prenne », note Christine Bardelle. « C’était aussi violent que le cancer », souligne-t-elle, consciente que l’opération lui a laissé des séquelles encore persistantes aujourd’hui. « J’ai passé trois mois et demi à l’hôpital après la greffe. Et quand je suis sortie de l’hôpital, je ne pouvais même pas marcher. J’étais incapable de tenir debout. Je me suis vite remise dans une forme de rééducation, de réathlétisation, mais ça a pris du temps », résume celle qui a mis près de trois ans avant de reprendre une pratique sportive.

    Marseille-Cassis symbolique

    Officiellement diagnostiquée guérie en septembre 2023, après cinq ans de lutte contre le cancer, Christine Bardelle s’est directement lancée sur le Marseille-Cassis. « C’était symbolique pour moi de prendre le départ d’une course à quelques kilomètres de l’hôpital qui m’avait sauvé la vie. C’était une forme de reconnaissance aussi pour tout le travail des oncologues et des chercheurs », confie la gérante d’une brasserie à Buis-les-Baronnies, dans le département de la Drôme. Au sein du mois de l’inclusion, cher à André Giraud, elle s’est engagée sur les quatre épreuves afin de faire passer un message. « Le sport, c’est quand même un super levier. Sur une ligne de départ, peu importe qu’on ait un cancer, un handicap ou une autre difficulté, le but est de passer la ligne d’arrivée. C’est une façon de se reconstruire, de faire face et de rebondir », assure la survivante. Compétitrice dans l’âme, de par son passé sportif glorieux, elle espère passer sous la barre des deux heures.

    EN CHIFFRES

    118

    118 jeunes issus de l’École de la 2e chance, de l’Epide ou encore choisis par France Travail participeront à cette édition de Marseille-Cassis. Que ce soit en tant que coureurs ou bénévoles.

    20

    C’est le nombre d’entreprises prêtes à embaucher les 118 personnes issues du dispositif Marseille-Cassis des quartiers 2026. Une rencontre aura lieu ce vendredi 23 au matin, à l’École de la deuxième chance.

  • Damien Seguin au départ de sa cinquième route du Rhum

    Damien Seguin au départ de sa cinquième route du Rhum

    Quand vous êtes né dans la ville la plus haute d’Europe en altitude, comment en arrive-t-on à faire de la course au large ?

    La question fait sourire Damien Seguin. « En plus, mon papa était guide de haute montagne, et naviguer sur le lac de Serre-Ponçon, cela n’a rien à voir avec l’océan », plaisante-t-il. Mais à l’âge de 10 ans, après un passage par Vaison-la-Romaine, la famille a posé ses valises en Guadeloupe.

    Le petit Damien a donc découvert la voile et le bateau, « et j’étais devenu un fan absolu ». C’est d’abord en spectateur qu’il a assisté aux arrivées des premières routes du Rhum. « Voir ces voiles, ces loups de mer, cela me faisait rêver. »

    Nouvelle étape

    Même privé de sa main gauche, il s’est jeté à l’eau. Devenant le premier handicapé à s’engager sur une course au large, en 2010. Depuis, d’autres ont suivi son chemin. « La voile est le seul sport qui permet une mixité totale. Vous avez des hommes, des femmes, des jeunes, des vieux, des handicapés qui, une fois à bord, n’ont qu’un objectif, aller au bout de leur rêve. Sans limite », souligne-t-il.

    Le 1er novembre, à bord de son trimaran Arkea-Crédit Mutuel, Damien Seguin prendra le départ de sa cinquième route du Rhum. Avec une pression supplémentaire. « Les quatre premiers, mon objectif était de finir la course », admet-il. Il en a terminé deux sur Class40 et deux autres sur Imoca. « Mais cette fois, j’ai récupéré un trimaran qui a déjà gagné des courses », détaille-t-il. « Celui de Loïck Peyron, qui a tout gagné avec lui, sauf le Rhum », précise-t-il.

    Après avoir navigué avec Loïck Peyron, pour se faire la main, Damien Seguin va donc tenter d’arriver le plus rapidement possible en Guadeloupe, et « si possible gagner, mais je sais que je suis attendu ! » Ce qui le motive d’autant plus.

  • [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    [Course pédestre] Le Marseille-Cassis entre dans sa dernière ligne droite

    Chaque visiteur qui s’arrête à Cassis ne peut manquer l’allusion : Qu’a vist Paris è noun Cassis a ren vist ! (qui a vu Paris, s’il n’a vu Cassis, n’a rien vu). Chaque année, ils sont 20 000 à avoir cette idée en tête. Après avoir vu Paris, ils n’ont qu’un objectif. Relier Marseille à la cité au pied du Cap Naille. « Chacun est victorieux de son propre Marseille – Cassis, qu’il le termine en 1h30 ou en plus de 3 heures », insiste Laurent Manneveau, directeur sportif de la SCO Sainte Marguerite.

    Le club est la cheville ouvrière d’une épreuve dont ce sera la 47e édition, le 25 octobre. Au fil des années, elle s’est ancrée dans le paysage régional, puis national et désormais international. Puisque les engagés viennent du monde entier désormais. Cette année, 80 nations seront au départ. Avec des pointures qui pourraient aller chercher le record établi par Edwin Kipyego en 2017 (57’ 18”).

    Un autre Kényan, Gilbert Kiprotich, sera à surveiller. Mais aussi le Djiboutien Hani Hersi et le Rwandais Muhitira, vainqueur en 2024.

    « Vivre l’effervescence »

    Pour que la course se déroule dans des conditions optimales, le concours de partenaires est capital. Il y a les institutions, en première ligne les municipalités de Marseille et Cassis, qui bénéficient d’un coup de projecteur original, grâce aux caractères particuliers d’une course qui traverse un parc national, avec les calanques en toile de fond.

    Danièle Millon résume le sentiment général des partenaires : « Nous sommes prêts à vivre une nouvelle fois l’effervescence d’une course incroyable. » La maire de Cassis souligne « l’aspect solidaire, avec les 800 bénévoles mobilisés et ces coureurs qui se lancent des défis à eux-mêmes ».

    Du côté de Marseille, le conseiller délégué aux équipements sportifs de proximité et aux pratiques sportives libres, Yahya Güngörmez, insiste sur le fait « que ce rendez-vous fait partie de l’identité de notre territoire et voir les gens courir donne des envies à d’autres de les rejoindre ».

    La Région et le Conseil départemental sont également des partenaires fidèles. « Nous sommes là pour soutenir une histoire, un art de vivre, des valeurs d’effort et de persévérance. Dans une passion commune dénommée Marseille-Cassis et une période particulière où retrouver du lien humain fait un bien fou », témoigne Ludovic Perney, vice-président (LR) de la Région. Alors que Thierry Santelli, son homologue du Département, salue « l’arrivée de partenaires privés de plus en plus nombreux. Une bonne chose car cela devient de plus en plus compliqué pour nos institutions d’accompagner de telles manifestations ».

    Parmi les institutions, la Drajes prolonge. Arrivée au club l’an dernier, lorsqu’a été mise en route l’initiative des courses du Mois de l’inclusion (Marseille en rose, Algernon, Courses de la mémoire et Marseille-Cassis), elle insiste sur les vertus d’une épreuve « qui va au-delà de la seule performance sportive. La course s’ouvre au sport santé, à l’insertion professionnelle, à l’inclusion. Elle permet au plus grand nombre de vivre une belle expérience », détaille Souad Dinar.

    Exemple de cette ouverture, les dossards solidaires. Cette année, mille ont été mis en vente. Cela va permettre d’apporter un soutien financier à quatre associations. La Maison des femmes Marseille-Provence, Sport dans la ville, la fondation Ambroise Paré de l’hôpital européen et Sauvage Méditerranée se partageront 200 000 euros.

    Dans neuf jours, les 20 000 participants prendront le départ du parvis du stade Vélodrome. Les premiers seront les coureurs en fauteuil, dès 8h45. à partir de 9h, la première des neuf vagues leur emboîtera le pas.

    Cette 47e édition sera la première dont le nom du principal partenaire sera mis en avant. AG2R La Mondiale a en effet intégré la grande famille « des Gaulois du sport » chers à Claude Ravel.

  • Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Vif succès pour la 1ère édition de Para’Mouv à Toulon

    Réunissant plus de 47 clubs et associations ainsi que 200 bénévoles, cet événement 100% inclusif et solidaire a permis à des centaines de participants (petits et grands, valides et en situation de handicap) de s’initier gratuitement à des dizaines de disciplines. Portée conjointement par les comités départementaux Handisport et Sport Adapté avec le soutien de la Ville de Toulon, cette première édition réussie a vocation à se pérenniser pour les prochaines années.

  • L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    L’Algernon, course phocéenne où chacun trouve sa place

    Course emblématique du paysage marseillais, l’Algernon a célébré dimanche matin sa 42e édition, au départ du palais du Pharo. Au total, 8 400 participants ont pris le départ, dont près de la moitié en situation de handicap, de vulnérabilité ou avancés en âge. « C’est vraiment un événement qui permet aux personnes de se rencontrer, de vivre une expérience ensemble et de franchir la ligne d’arrivée tous ensemble », souligne Arnaud Chikli, directeur de course, conscient qu’un tel rendez-vous repose sur une organisation rodée.

    Plus de 1 000 bénévoles se sont mobilisés, tout au long du week-end, pour faire de cette édition une réussite. « C’est une course qui évolue dans tous les secteurs », observe le directeur sportif de l’association. « On voit que des entreprises se servent de la course pour créer de la cohésion, rassembler leurs collaborateurs et réunir les familles. On constate aussi que nous recevons de plus en plus de sollicitations d’établissements scolaires qui souhaitent sensibiliser leurs élèves au handicap, avec pour objectif final de les faire participer à la course », poursuit-il.

    Cette évolution témoigne de la portée inclusive de l’événement, où les générations se côtoient et les différences s’effacent le temps d’une course. Parmi les participants, le doyen de cette 42e édition, âgé de 103 ans, a ainsi pu croiser le regard de nombreux minots, illustrant à lui seul l’esprit de partage qui anime l’Algernon. « Il y a la question de la personne avant la question du handicap, de penser l’autre surtout », insiste Arnaud Chikli.

    Le directeur de course se réjouit également d’avoir attiré l’attention sur ces enjeux à près de 150 lycéens, mobilisés tout au long du parcours pour assurer les différents ravitaillements. « C’est notre ADN et on ne pas le changer », assure le coordinateur de ce deuxième rendez-vous du mois de l’inclusion.

  • Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Le Département s’engage pour l’inclusion des personnes en situation de handicap

    Ce vendredi à l’Hôtel du Département, la présidente (DVD) des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal, a ouvert la toute première Journée de l’inclusion : « Il y a énormément d’organismes pour aider les personnes en situation de handicap. » L’élue a souhaité tous les réunir « pour trouver des solutions » et « recrédibiliser la parole du politique dans ce sujet ». Cette première édition a réuni 750 inscrits. L’événement doit « devenir annuel », précise Martine Vassal.

    « Nous voulons permettre à chacune et chacun d’avoir le choix de participer à la vie en société », a affirmé la présidente. Elle a d’abord entrepris de combattre les préjugés à travers des tables rondes thématiques, en matinée. Au programme des échanges figuraient l’habitat inclusif, les stéréotypes, l’accès à l’enseignement supérieur et la situation des jeunes aidants. L’élue a insisté sur le dernier sujet, que le Département entend mieux accompagner à travers des dispositifs de repérages et d’écoutes dans les établissements scolaires.

    Un Village dédié

    Dans l’atrium de l’Hôtel du Département s’est tenu un forum, regroupant stands associatifs, partenaires institutionnels et dispositifs départementaux. Le rassemblement a été apprécié par les participants. « On est venues chercher de l’information », a expliqué la maman de Jeanne, qui souhaite s’inscrire à des cours d’équitation. Elles ont trouvé leur bonheur auprès de Défi Sport, un club marseillais de sports et loisirs pour les personnes en situation de handicap mental ou psychique. « On a créé l’association pour permettre à ces publics de pratiquer une activité physique régulière adaptée, de sociabiliser, tout en offrant des temps de répit aux familles aidantes », précise Stéphane, directeur de Défi Sport.

    Le village de l’inclusion était un moyen de visibiliser les dispositifs adaptés pour les exposants, mais aussi d’établir des liens dans le réseau. « C’est agréable de se rassembler », ont fait remarquer Tom et Azzedine, du club handisport d’Aix-en-Provence, venus simplement faire un tour au milieu des autres acteurs associatifs.

  • Le Pugil’Istres dresse le bilan d’une saison riche en titres

    Le Pugil’Istres dresse le bilan d’une saison riche en titres

    Respect, travail, discipline, passion et réussite sont le credo du Pugil’Istres.

    Autour de ces valeurs, Jimmy et James Colas sont parvenus à construire un bel édifice qui fait la fierté de Gianni Carpagnano, un président qui était ému vendredi, après avoir récompensé les dizaines de jeunes qui ont fait briller les couleurs istréennes jusqu’au plus haut niveau national.

    « Nous avons connu une saison exceptionnelle, avec des récompenses à tous les niveaux, dont les plus belles, cinq titres de champion de France », confie Gianni Carpagnano. La liste est trop longue pour citer tous ceux qui se sont succédé sur la scène de l’amphithéâtre du Podium. Mais tous ont contribué à renforcer la certitude du président d’être sur la bonne voie dans les orientations données à son club.

    Car, sous cette moisson de trophées, partie émergée de l’iceberg, se cache un travail en profondeur mené par l’équipe d’éducateurs du Pugil’Istres, sous l’impulsion de Jimmy et James Colas. « Les deux frères sont complémentaires. Ils sont de vrais passionnés qui savent comment s’y prendre pour transmettre leur savoir », poursuit le président.

    Conditions optimales

    À la tête d’un groupe de six éducateurs, ils accueillent 350 personnes, de tous âges, dans la salle d’entraînement du Podium. « La Ville d’Istres nous a mis à disposition une bette structure, qui nous permet de bien travailler et d’organiser régulièrement des compétitions, dans des conditions optimales », insiste le dirigeant.

    Au fil des saisons, le Pugil’Istres est devenu un club de référence, un des plus importants en matière de licenciés dans la région. Et, outre de faire découvrir la boxe de compétition, s’est diversifié dans d’autres activités. « Nous avons la cote en ce qui concerne la boxe éducative, qui est un de nos postes les plus importants. Nous avons également ouvert une section handi-boxe, nous faisons des interventions dans les quartiers et nous avons depuis peu l’habilitation pour accueillir des personnes en Travaux d’intérêt général », détaille Gianni Carpagnano.

    Concernant la section handi-boxe, la maman d’un membre est venue témoigner du bienfait de la pratique sur son enfant. « Il passe des moments fantastiques, chaque séance est pour lui une bouffée d’oxygène. Merci pour ce que vous faites », a-t-elle confié au président, à l’issue de la cérémonie de récompenses.

    Comment explique-t-il l’engouement pour la boxe ? « C’est un sport très formateur qui allie discipline, rigueur et assiduité. Le combat sur un ring n’est pas une fin en soi. Chacun vient avec ses propres envies et des tout-petits jusqu’aux amateurs adultes, il y a de la place pour tous les gabarits, et tous les niveaux », précise Gianni Carpagnano.

    La soirée de vendredi, à laquelle a participé Nicole Joulia, vice-présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, était une première. Elle a permis à la grande famille du Team Colas Istres Boxing Club, l’autre nom du Pugil’Istres, de se retrouver. Célébrer ses champions, remercier les partenaires qui ont permis de vivre une saison exceptionnelle, couronnée d’une nouvelle distinction de meilleur club formateur de France. Et surtout, « remercier tous les bénévoles qui ont offert leur temps pour cette belle réussite collective ».

    Le club se projette désormais sur la nouvelle campagne. L’objectif reste clair : continuer à évoluer au plus haut niveau régional et porter fièrement les couleurs d’Istres sur les compétitions nationales. « Nous avons placé la barre très haut. Nous savons que ce sera difficile de faire aussi bien, encore plus difficile de faire mieux. Mais ce challenge ne nous fait pas peur », conclut le président. Avant d’aller rejoindre la grande famille de la boxe istréenne pour partager une bonne paella.

    https://teamcolas-boxingclub.fr/

  • Quand les Marseillais voient la vie en rose

    Quand les Marseillais voient la vie en rose

    Courir pour une noble cause, comme la lutte contre le cancer du sein, donne des ailes aux courageux participants. Ils étaient près de 1 800 à s’être donné rendez-vous, dimanche matin au parc de la Maison Blanche – Charles-Aznavour, au cœur du 9e arrondissement de Marseille, pour prendre le départ de la 5e édition de Marseille en Rose.

    Premier rendez-vous du mois de l’inclusion, cet événement, créé par Cathy et Richard Taillandier, rassemble chaque année des coureurs et des marcheurs de tous âges autour d’une même ambition : se mobiliser, ensemble, contre le cancer du sein et faire de la solidarité une force collective. « Tout le monde se porte et on est tous dans la même galère. C’est une très belle expérience », lance Marie, pour sa première participation à Marseille en Rose. Venue seule sur place, elle a finalement retrouvé deux collègues sur la ligne de départ.

    Se surpasser contre le cancer du sein

    Les participants pouvaient choisir entre plusieurs parcours, de 2 à 10 kilomètres, selon leurs envies et leur niveau. Et malgré les apparences, tourner en rond dans la boucle du Parc de la Maison-Blanche peut faire rapidement perdre la tête, même pour les coureurs les plus aguerris. « J’ai commencé à avoir un point de côté au septième kilomètre, je me suis dit que j’allais arrêter », raconte Marie. Elle s’était fixé l’objectif de parcourir 10 kilomètres.

    Portée par la cause d’Octobre Rose, elle s’est finalement surpassée, franchissant la ligne d’arrivée le bras levé et le sourire aux lèvres. Cet accomplissement symbolise davantage qu’une simple prouesse sportive. « J’ai un membre de ma famille proche qui a été atteint par un cancer du sein. Je ne pouvais pas être insensible à un tel événement », confie Marie, pour qui voir la vie en rose prend aujourd’hui tout son sens.

  • [Entretien] Amélie Barbet : « La méritocratie n’existe plus »

    [Entretien] Amélie Barbet : « La méritocratie n’existe plus »

    La Marseillaise : Partagez-vous la colère de vos élèves ?

    Amélie Barbet : Oui. Il y a plein de problématiques, à commencer par l’école inclusive. On accueille toutes sortes de pathologies, ce qui est formidable, mais il n’y a pas de moyens. Donc c’est une inclusion qui ne se fait pas, ou à moindres frais, ça nous mobilise beaucoup au détriment des autres élèves. Ils sont nombreux, il fait chaud, les emplois du temps sont intenables à cause de la réforme Blanquer, on leur vend un Parcoursup qui ne fonctionne pas, ou on ne sait pas bien comment… On ne peut pas dire que le lycée aille bien en France.

    Est-ce une « génération sacrifiée » ?

    A.B. : C’est le service public et la vision du bien public qui est sacrifié. Tout le modèle se tourne vers le privé, c’est pareil à l’hôpital, c’est pareil partout… C’est un projet de société. Nous, à Martigues, petite ville de province, tout le monde s’en fout. On n’a plus d’option latin, on n’a plus de théâtre, on n’a plus rien et ce n’est pas grave. Par contre, dans les bahuts privés d’exception, ça va.

    La méritocratie existe-t-elle encore ?

    A.B. : Moi, je suis un pur produit de l’école publique. J’ai eu des profs formidables, j’ai fait une classe prépa alors que mes parents n’avaient pas fait d’études. Elle a existé, mais elle n’existe plus.

    Quel regard portez-vous sur les violences en marge des blocus ?

    A.B. : On condamne à 100%, c’est pour ça qu’on est là, pour calmer le jeu. Après, il ne faut pas oublier qu’on est sur un public adolescent. Et on se demande dans quelle mesure la violence n’est pas attisée parfois. Ce serait bien de dire que ce ne sont que des casseurs, mais c’est pas le cas. Ça fait 10 ans qu’on est gouverné par le 49.3. On a mené des luttes pour les retraites, on a laissé des semaines de salaire pour ne rien obtenir. Il y a un message de surdité totale de la part du gouvernement. Ça finit par avoir des conséquences.