Tag: investissement

  • Vente du Fort-des-Têtes : les opposants aux JO voient rouge

    Vente du Fort-des-Têtes : les opposants aux JO voient rouge

    Les dernières annonces de la Solideo et de la mairie de Briançon ne semblent pas avoir dissipé les inquiétudes, au contraire. Point de cristallisation de cette colère : le projet qui consiste en l’acquisition par la Ville du Fort-des-Têtes, une fortification Vauban du XVIIIe siècle propriété inoccupée de l’armée, pour la somme de 250 000 euros. Le site doit être ensuite revendu à la Solideo, la société de livraison des ouvrages olympiques, qui, après réhabilitation, revendra in fine les bâtiments à des investisseurs privés afin d’en faire des logements en copropriété.

    Un « deal scandaleux », selon Stéphane Faure-Brac, fondateur du collectif local d’alerte sur les Jo 2030 (Caojop) : « Ce que personne ne dit c’est qu’un monument comme celui-là, fait l’objet d’une loi spéciale monument historique, quiconque investit sur le Fort peut défiscaliser énormément. » Pour lui, le projet n’apportera pas une solution de logement pour les Briançonnais, sur un territoire où le logement est rare et très onéreux, mais va plutôt profiter à des acteurs à hauts revenus qui réaliseront des projets immobiliers en défiscalisant leurs investissements.

    La crainte de surcoûts pour le contribuable

    Autre sujet de discorde : les 4,5 km de remparts, actuellement entretenus par l’armée, qui resteront la charge de la municipalité. « Nous, les Briançonnais, on hérite d’un bien inestimable, classé à l’Unesco, et derrière c’est la Solideo tout de suite qui le rachète au même prix, pour être revendu aux promoteurs privés. On appelle ça une captation d’héritage. Plein d’argent public va contribuer à l’entretenir mais on le refile à quelqu’un d’autre qui va faire de l’argent avec ! », dénonce-t-il.

    D’autant que le collectif soupçonne également la Solideo et la Région Paca de sous-estimer le coût de l’opération de réhabilitation du Fort des Têtes et de l’usine de la Schappe. « La réhabilitation du Fort, des remparts et toute la viabilisation nécessaire, puisqu’il n’y a pas de route, d’électricité, d’égouts ou d’eau, plus l’ascenseur valléen, tout ça devait coûter à l’origine 300 millions environ. Là, dans les médias, on nous annonce une réhabilitation à 133 millions, affirme Stéphane Faure-Brac. On redoute qu’il y ait des surcoûts colossaux pour les collectivités. »

    De son côté, au dernier conseil municipal, le maire Arnaud Murgia avait tenu à rassurer quant au bien-fondé du projet, rappelant notamment que le fait d’imposer une part importante de logement en accession sociale serait « une ligne de force », sur laquelle il ne dérogerait pas. En réponse aux critiques sur l’entretien des remparts par la Ville, il avait rappelé que c’était déjà le cas « pour la totalité des autres fortifications sur la commune depuis vingt ans sans que ça n’inquiète personne ». Cela n’a visiblement pas suffi à rassurer les opposants déclarés aux JO 2030.

  • À Toulon, l’accueil du 115 pour les sans domicile fait peau neuve

    À Toulon, l’accueil du 115 pour les sans domicile fait peau neuve

    Donner des moyens d’action adaptés aux besoins. Voilà l’enjeu de la rénovation et de l’agrandissement des locaux du Service intégré d’accueil et d’orientation
    (Siao-115) du Var, inauguré en grande pompe mardi en présence du préfet Simon Babre. Un investissement chiffré à 1,38 million d’euros, dont 850 000 pour les nouveaux locaux, qui a permis de faire passer le bâtiment de 110 à 287 m². « En 2012, on a commencé notre action dans 20 m² », rappelle Sylvain Renouf, directeur des opérations d’Itinova, groupe associatif sanitaire et social gestionnaire du Siao-115 du Var.

    Un agrandissement proportionnel à l’intensification de l’action sociale dans le département et la France entière, « dans un contexte de précarité qui augmente », évoque ce dernier. « Nos missions touchent des enfants, des hommes, des femmes mais aussi de plus en plus de personnes âgées. »

    Une hausse des demandes de 22% en 2025

    Les chiffres de l’année 2025 illustrent cette situation. Le Siao-115 du Var a ainsi reçu 96 722 appels, et a pu en traiter 69 697, soit un taux de prise en charge de 72%. Il a instruit 23 969 demandes de logement (16 991 ont abouti) soit +22% par rapport à 2024, et un total de 1 758 personnes hébergées dans les 943 places de logement qu’offre le Département. Et au-delà des demandes d’hébergement d’urgence, les besoins en logement durable augmentent aussi fortement. À cet égard, « 541 personnes ont pu bénéficier d’un logement adapté [destiné aux personnes dans l’incapacité de se procurer un logement décent et adapté à leurs besoins, Ndlr] », « 889 personnes en recherche d’hébergement d’urgence d’un logement social », en plus des « 535 places supplémentaires créées en intermédiation locative [système qui permet, grâce à l’intervention d’un tiers social, de faciliter la relation entre le locataire et le bailleur, Ndlr] », précise le préfet.

    L’agrandissement des locaux permettra d’aller encore plus loin. « Grâce à cela, on a pu revoir notre organisation, en découpant le département en quatre secteurs (Brignoles, Toulon, Draguignan et Fréjus Saint-Raphaël) qui bénéficient chacun d’un espace de travail », explique Anne-Laure Bertacchini, directrice du Siao. Et de fait, d’offrir « un meilleur confort de travail », avec notamment des espaces de réunion, pour des employés sur le pied de guerre 24h sur 24, 7 jours sur 7, au service du bien commun.

  • La presse régionale face au défi du pluralisme

    La presse régionale face au défi du pluralisme

    La presse quotidienne régionale (PQR) traverse une crise structurelle profonde. Retard dans le virage numérique, modèles économiques fragilisés, concentration accélérée des groupes de presse et pressions politiques : c’est dans ce contexte que le Club de la presse Marseille-Provence a réuni, mardi au Palais du Pharo, plusieurs acteurs du secteur pour débattre de l’avenir de l’information de proximité et de ses enjeux démocratiques. Cet événement s’est tenu en marge du 77e congrès mondial de l’Association mondiale des éditeurs de presse (WAN-IFRA), organisé avec CMA Media.

    Louis Dreyfus, président du directoire du groupe Le Monde, a apporté l’éclairage d’un titre en position de force. Il a chiffré le « coût de la rédaction à 76 millions d’euros », compensé à hauteur de « 70 millions par les seuls abonnements numériques ». Louis Dreyfus a attribué le succès de ce modèle à un investissement constant dans les effectifs de journalistes. « Plus de la moitié des journalistes du “Monde” ont rejoint la rédaction il y a moins de quinze ans. » Le président du directoire a toutefois reconnu l’existence d’un écart croissant entre quelques médias dominants et ceux qui ne parviennent pas à rattraper leur retard numérique. Le directeur explique que « sans les milliardaires, beaucoup de médias n’existeraient plus. On ne peut pas systématiquement renoncer aux subventions publiques et aux financements d’acteurs importants ».

    Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise, a défendu le modèle du titre d’opinion indépendant : « La Marseillaise a toujours fait le choix de son indépendance vis-à-vis des puissances d’argent. Cela donne de la liberté, mais une fragilité aussi. » Il a aussi alerté sur le retrait progressif des collectivités territoriales dans le financement du pluralisme de la PQR. « C’est lié à leur propre baisse de moyens. Certains peuvent voir ces financements comme un moyen d’imposer une volonté à la presse. Mais nous, nous pensons que l’argent public local doit contribuer au pluralisme, c’est d’intérêt général, c’est lui qui empêche toute chape de plomb sur l’information locale. » Léo Purguette a terminé son intervention en dénonçant l’attitude des municipalités d’extrême droite vis-à-vis de notre journal et le projet de privatisation de l’audiovisuel public porté par le RN. Pour autant, ce positionnement assumé a valu à La Marseillaise un regain de popularité. « Ce qui constituait un handicap pour les titres d’opinion – refus de la neutralité et difficultés à publier des informations pratiques généralistes – devient aujourd’hui un facteur de différenciation », observe Léo Purguette, à l’heure où ce type d’informations circulent gratuitement sur les réseaux sociaux.

    Coralie Bonnefoy, corédactrice en chef du site Marsactu, a présenté un modèle différent, fondé exclusivement sur l’abonnement. Positionnée dès le début en complémentarité de la presse régionale installée, la rédaction s’est spécialisée dans l’investigation locale. « L’ADN de Marsactu, c’est tout ce que le pouvoir politique, institutionnel ou culturel ne veut pas que l’on révèle », a-t-elle résumé. Cette ligne éditoriale, selon elle, est possible grâce à leur indépendance financière. « Notre travail ne sera jamais de faire plaisir à quelque politique que ce soit », lance-t-elle. La corédactrice en chef considère que les pressions politiques sur les rédactions locales sont une réalité quotidienne, « certains personnels politiques régionaux » n’hésitant pas à « retirer leurs financements lorsqu’un article ne lui plaît pas ».

    Hervé Nedelec, journaliste de PQR aujourd’hui à la retraite, a rappelé ce qui fait l’essence du métier : « Aller au plus près des territoires, là où l’AFP ne se déplace pas. » Pour lui, « le journalisme, c’est de la résistance. » Une formule qui a résonné dans la salle comme un rappel de ce qu’un désert médiatique local fait perdre aux territoires, à savoir un rôle démocratique essentiel.

    Guilhem Ricavy, directeur délégué de Var-Matin, a tenu a exposé les difficultés persistantes de la PQR à réussir sa transition numérique : « Aujourd’hui, en numérique, pour beaucoup, il y a cette inacceptabilité de payer pour des contenus d’actualité. Donc, les abonnements ne sont pas forcément au rendez-vous. »

    Denis Philippe, le président de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire, a rappelé l’importance qu’il accorde à l’indépendance des médias et à la recherche d’un modèle qui garantit leur indépendance.

    L’un des fils rouges du débat a été la corrélation observée entre la disparition de journaux locaux et la montée du vote extrémiste dans les territoires privés de presse de proximité. Un constat partagé par l’ensemble des intervenants, qui ont appelé à maintenir des leviers publics de soutien au pluralisme, tout en reconnaissant que les modèles économiques viables restent encore largement à inventer.

    LES DÉFIS DES MÉDIAS À TRAVERS LE MONDE

    Nihar Kothari, rédacteur en chef et directeur du « Rajasthan Patrika » (Inde)

    « Le défi auquel la plupart d’entre nous sommes confrontés provient de l’intelligence artificielle (IA). Après les réseaux, c’est un nouveau challenge financier qui se dresse face à nous, au moment où les annonceurs se retirent du print. Il n’existe même pas [en Inde, Ndlr] d’obligation légale de faire la distinction entre le contenu généré par l’IA et le contenu humain. Il est de notre devoir de, sans cesse, rappeler aux lecteurs que l’IA n’utilise que ce que les humains ont déjà créé. Que se passera-t-il quand les gens ne seront plus sur le terrain, qu’ils ne feront plus de journalisme d’investigation ? » Laureen Piddiu

    Sara Okuoro, rédactrice numérique du « Willow Health Media » (Kenya)

    « Nous sommes contraints de nous tourner vers le digital, mais cela entraîne son lot de problèmes. Au Kenya, il y a par exemple, en ce moment, beaucoup d’informations erronées ou de désinformation en ce qui concerne l’épidémie d’Ebola qui sévit dans la région. Les gens préfèrent s’informer sur Twitter ou TikTok, où tout circule très vite, plutôt que de se tourner vers des médias “mainstream”. Nous passons donc notre temps à corriger ces fausses informations plutôt que d’en créer. »

    Vincent Chang, président et directeur du contenu du « World Journal » (États-Unis)

    « J’ai été très inspiré par le discours d’Arthur Gregg Sulzberger, le patron du New York Times, sur l’intelligence artificielle. Mais on parle de l’un des plus grands journaux du pays, qui doit dépenser plus de 20 millions de dollars en frais de justice dans son procès contre Open AI. Quid de nous autres ? C’est vraiment un travail difficile. Les médias des minorités aux États-Unis, comme le nôtre, sommes en quelque sorte un journal local qui s’adresse à un lectorat bien précis. Nous ne sommes pas seulement confrontés aux défis liés à l’IA, mais aussi à l’évolution du marché. » L.Pi.

  • Marcegaglia investit 600 millions d’euros dans son projet Mistral

    Marcegaglia investit 600 millions d’euros dans son projet Mistral

    Après l’échec du projet Carbon, c’est une nouvelle qui met du baume au cœur au secteur industriel. En marge du sommet Choose France, qui s’est ouvert ce lundi à Versailles, Marcegaglia annonce un investissement de 600 millions d’euros supplémentaires pour son projet Mistral, à Fos-sur-Mer. Le montant total mobilisé atteindra ainsi environ 1,2 milliard d’euros sur le site.

    L’aciériste italien, qui a repris le site Ascometal en juin 2024, entend moderniser l’outil de production historique pour passer d’environ 100 000 tonnes à 150 000 tonnes d’aciers spéciaux par an (activité historique de l’usine), et construire une nouvelle unité de production pour produire 2 millions de tonnes d’aciers standards bas-carbone par an, d’ici 2028.

    Cette dernière « intégrera l’intelligence artificielle et sera alimentée par une électricité décarbonée, visant des performances de référence en sobriété énergétique et en empreinte carbone », souligne le groupe, qui a conclu, il y a un an, un accord partenarial de fourniture d’électricité d’origine nucléaire d’au moins dix ans avec EDF.

    La nouvelle unité de production fera partie des toutes premières de ce type en Europe et permettra de réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% par rapport à une production en cycle complet. « En France, on avait pas vu de projet de cette envergure depuis 50 ans », note François Barges, délégué syndical CGT à Fos. Elle couvrira environ 35% des besoins du groupe Marcegaglia en coils et brames, avec pour objectif d’approvisionner principalement ses installations en aval, en Italie, pour ses différents clients.

    Les voyants au vert

    Si, pour le moment, la décision finale d’investissement n’a pas encore été rendue, l’élu du personnel assure qu’il y a « des signaux positifs et des voyants au vert » concernant ce projet. « On est en phase de recrutement », confie-t-il. Alors que l’usine emploie 320 salariés, les effectifs devraient atteindre 700 employés une fois « Mistral » opérationnel. Fin avril, Marcegaglia avait déjà annoncé la signature d’un accord stratégique de 450 millions d’euros avec Danieli, portant sur la fourniture d’équipements sidérurgiques et de pièces de rechange destinés à sa future aciérie de brames à faible empreinte carbone. Néanmoins, François Barges nuance : « En termes de modernisation, on y est pas du tout. Au contraire, le marché est atone, on court après les volumes, notamment pour le fil. » Le délégué syndical résume : « L’acier chinois inonde le marché et nousn on en pâtit. »

    En avril dernier, les institutions bruxelloises ont trouvé un accord ambitieux de sauvegarde de l’acier européen, qui devrait apporter un peu de répit au secteur industriel.

    Le texte européen, qui doit entrer en vigueur le 1er juillet, assurera une meilleure traçabilité des produits et introduira une limitation des volumes d’importation en franchise de droits à 18,3 millions de tonnes par an, soit une réduction de 47% par rapport aux quotas de 2024. Ces nouveaux quotas sont calés sur les niveaux d’importation de 2013, avant que le marché ne soit déséquilibré par la montée en puissance des surcapacités chinoises. Un droit de douane de 50% s’appliquera aux importations dépassant le contingent et aux produits sidérurgiques non-couverts par celui-ci. Actuellement, cette taxation s’élève à 25%.

    En attendant, à Fos-sur-Mer, « pour l’année 2026, ça va devenir compliqué, déplore François Barges. Il y a des réorganisations de secteurs en cours et des périodes conséquentes de chômage partiel. (…) Entre ce qu’on nous annonce et ce qu’on vit, il y a deux mondes, et la problématique est là. »

  • Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une ressource en eau sécurisée à préserver

    Une situation favorable mais pas question de se relâcher… À la Région, on se félicite de la situation hydrologique sur le territoire à l’occasion d’un bilan d’étape du plan « Or bleu » ce mardi 26 mai. « Cet hiver, nous avons eu des précipitations très contrastées avec des mois humides et des mois particulièrement secs mais le bilan des cumuls reste conforme à la norme », constate Zoé Mahé, directrice adjointe de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal) Paca. L’humidité des sols et les températures, deux indicateurs « importants », sont aussi rassurants et côté « hydraulicité des cours d’eau et nappes phréatiques », la situation est aussi « globalement normale », ajoute Zoé Mahé, avant de mettre en avant le savoir-faire local dans la gestion de la ressource.

    Une gestion basée sur un système ancien d’aménagement hydraulique de la Durance et du Verdon mais toujours performant. Même si les réserves stockées « ne sont pas inépuisables » prévient la directrice adjointe. Une étude portée par la Région, l’État et l’Agence de l’eau va être lancée cet automne pour en vérifier la durabilité d’ici 2100.

    « La meilleure ressource, c’est celle que l’on n’utilise pas », résume Benoît Moreau, directeur du développement de la Société du Canal de Provence (SCP), rappelant le travail engagé sur la sobriété. De quoi déjà réduire la consommation en eau de 50% en 40 ans dans le secteur agricole, avec 1 500 m3 par hectare et par an. Dans le secteur industriel, l’économie est de 25% en 10 ans entre 2012 et 2022.

    Des conflits d’usages

    à venir

    Confiant sur l’avenir, estimant que la réserve en eau du Verdon va être « plus sollicitée » sans être dépassée, « il ne faut pas être aveugle non plus » nuance Benoît Moreau, des « conflits d’usage, il y en aura ». Reste à « optimiser le système pour qu’ils ne soient pas trop violents ». Et de revenir sur l’épisode de sécheresse de 2022, où le niveau du lac de Serre Ponçon, vaste réserve de 1,2 milliard de m3, avait drastiquement baissé au grand dam des professionnels du tourisme. « En 2100, on prévoit des baisses de 3 mètres en moyenne, c’est ce qu’on a vécu en 2022 », indique-t-il, ajoutant que des pontons flottants ont été mis en place pour maintenir l’activité touristique.

    Une issue obtenue grâce à cette « culture du dialogue que nous avons sur la question de l’eau » ajoute Bénédicte Martin, vice-présidente (LR) en charge de l’agriculture, de la viticulture, de la ruralité et du terroir et présidente de la SCP. Des projets de modernisation ont aussi été lancés. Un investissement de 751 millions d’euros jusqu’en 2038 porté par le Canal de Provence dont 128 millions ont été engagés. On y retrouve notamment la réouverture du tunnel du Rove, encore à l’état d’étude, pour dériver les rejets d’eau douce issus du turbinage de la centrale EDF de Saint-Chamas dans l’étang de Berre.

    Sur la réutilisation des eaux usées, un potentiel régional estimé à 50 millions de m3 par an, « nous sommes en progression », assure Zoé Mahé quand Benoît Moreau considère qu’il ne s’agit pas d’une priorité. « C’est une solution qu’on utilise quand on n’a plus le choix. Or dans notre région, on a un système de stockage moins cher en énergie et en fonctionnement », estime-t-il.

  • Le président en appelle à la fée électricité

    Le président en appelle à la fée électricité

    « Produire, raccorder, électrifier, réindustrialiser. » C’est sur cette méthode qu’Emmanuel Macron entend rassembler son « équipe de France de l’électricité ». Étaient réunis autour du président et des ministres concernés plus de 200 chefs d’entreprise, d’organisations professionnelles du BTP, de l’industrie, des transports et de l’énergie au palais de l’Élysée ce mardi. « L’électrification est un combat contemporain et une stratégie pour notre pays pour être plus indépendant, plus compétitif, créer davantage d’emplois sur le pays et décarboner », appuie le président de la République à la tribune.

    « L’actualité nous rappelle ô combien, ce qui se joue est important pour le pays et combien nos dépendances en particulier à l’égard des énergies fossiles peuvent nous fragiliser dans des dérèglements géopolitiques », renchérit-il alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber le cours du brut. Une problématique déjà soulevée lors du déclenchement de la guerre en Ukraine, qui a mis en exergue la dépendance des États européens vis-à-vis de la Russie.

    « Sur l’électrification, il faut vraiment ne pas voir la géopolitique de ce monde pour ne pas comprendre, entendre, une bonne fois pour toutes que la dépendance aux hydrocarbures est une laisse étrangleuse terrible pour le peuple français, pour notre économie », a abondé le Premier ministre à l’Assemblée nationale quelques heures plus tard. « Il faut pivoter vers le tout électrique », insiste-t-il face à la représentation nationale.

    Réduire la consommation d’énergie fossile

    Cette grand-messe élyséenne s’est tenue un mois après la publication par le gouvernement d’un plan de 22 mesures visant à relancer la consommation d’électricité en France. Et pour cause, le chef de l’État ambitionne à travers la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de réduire la consommation d’énergie fossile qui est de 60% actuellement dans le pays à 30% à horizon 2035. Et, a contrario, faire passer la consommation d’électricité de 27% actuellement à 38% en 2035 à la faveur d’une production nucléaire ou renouvelable (biomasse, gaz renouvelable, chaleur fatale, géothermie, hydrogène naturel). Cela pourra notamment être réalisé par la construction de nouvelles lignes électriques comme celle de Fos dont le président envisage « une mise en service d’ici 2029 » (lire ci-contre).

    EDF ajoute 30 millions supplémentaires, soit 270 millions au total, à son plan dévoilé le mois dernier à l’occasion de ses 80 ans, visant à accélérer le passage à l’électrique pour les ménages les plus modestes et les petites entreprises. RTE a aussi annoncé un investissement de 8 milliards d’euros pour accélérer l’électrification des usages, quand Enedis avance le chiffre de 33 milliards d’euros d’investissements sur la période 2026-2030 pour augmenter les raccordements industriels et les infrastructures de recharge.

    Dans la foulée de cette réunion, l’Union sociale pour l’habitat (USH), publie un communiqué dans lequel le mouvement HLM dit planifier l’électrification d’un million de logements, sur les 5,4 millions que compte le parc social français. « La première phase de ce plan portera sur une priorisation de 700 000 logements individuels HLM dont le vecteur énergétique est actuellement carboné (gaz, fioul…) », assure l’USH.

    Les entreprises s’engagent à investir

    Le principal investissement annoncé vient du constructeur automobile Stellantis qui va produire à partir de 2029 une « nouvelle génération de véhicules électriques » sur son site de Mulhouse. Pour un total estimé à plus d’un milliard d’euros. « C’est un véritable avenir industriel que nous offrons à ce site », fait valoir le président.

    De son côté, Leclerc s’est engagé à mettre en place 10 000 points de charge dans ses enseignes d’ici 2030. Soit 7 000 en quatre ans pour un total de plus de 200 millions d’euros. Mais aussi d’intensifier l’électrification de ses transports, alors que « les trois-quarts des camions des coopératives régionales roulent déjà au HVO100, biocarburant qui réduit de 90% les émissions de gaz à effet de serre par rapport au diesel », appuie le groupe qui entend déployer quelque 2,3 milliards d’euros pour transformer son parc immobilier.

    REPÈRES

    240 000 bornes de recharge déployées d’ici 2030

    Les opérateurs « se sont engagés à déployer 240 000 bornes » de recharge supplémentaires pour les véhicules électriques, « dont 60 000 points de charge rapide et ultrarapide », d’ici 2030, a annoncé mardi Emmanuel Macron lors d’une réunion à l’Élysée sur l’électrification des usages énergétiques. « Ces bornes et ces annonces viendront compléter les plus de 185 000 bornes déjà en service pour atteindre notre objectif de 400 000 points de recharge ouverts au public en 2030 », a précisé le chef de l’État. Les voitures électriques ont représenté 28% des ventes début 2026 contre moins de 2% en 2017. Stellantis a annoncé dans la journée « investir plus d’un milliard d’euros » pour produire, à partir de 2029, une « nouvelle génération de véhicules électriques » sur son site de Mulhouse.

    Quand l’opérateur de recharge Electra prévoit l’investissement de 300 millions d’euros d’ici 2030 pour installer 1 000 points de charge ultra-rapides par an. D’autres investissements sont annoncés par Lidl France, Leclerc, Renault ou encore Enedis.

    35%

    C’est la part d’électricité dans la consommation finale d’énergie que le gouvernement entend viser d’ici 2035. Elle est actuellement de 27% dans le pays quand les énergies fossiles représentent 60% des usages en France. Une ambition détaillée dans la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) publié en février.

    600 000

    C’est le nombre d’emplois qui devraient être « créés » ou « pérennisés » par le plan d’électrification du gouvernement, si l’on en croit Emmanuel Macron. Ce projet qui « embarque » 6 000 entreprises est un « grand plan industriel », insiste le président de la République depuis l’Élysée mardi.

  • Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    La douche, certains y vont à reculons, d’autres peuvent y passer une heure, mais très peu profitent des premières gouttes froides, voire glacées, avant que l’eau ne soit à la température souhaitée. Un moment désagréable, mais aussi un gaspillage de parfois plusieurs litres d’une ressource de plus en plus rare. C’est à cela que la colonne de douche Opty-O, inventée par Simon Lillamand et qui a gagné la médaille d’or, prix de la mairie de Paris au concours Lépine de la Foire de Paris, tente de répondre.

    Dans ses ateliers, dans la pépinière d’entrepreneurs Créativa du Grand Avignon, l’inventeur se réjouit de cette récompense et la voit comme « une reconnaissance du travail accompli ». Avec l’objectif d’une industrialisation à plus grande échelle. Et pour ce faire, il faut donc des moyens. « Comme toutes les entreprises, on a besoin d’une levée de fonds dans une situation économique pas très facile. Il faut convaincre des investisseurs pour poursuivre le développement », confie-t-il dans son local encore quelque peu encombré après le retour de la capitale.

    320 euros d’économies

    Le système paraît sur le papier simple, « mais c’est évidemment plus compliqué que cela », glisse l’ingénieur. Avant de vouloir se laver, l’utilisateur de la douche Opty-O doit appuyer sur un bouton afin de lancer le système. À l’intérieur de cette sorte de boîtier, l’eau froide inutilisée est stockée et un voyant vert s’allume lorsqu’un détecteur note que l’eau est chauffée, ce qui signifie que l’on peut commencer à se doucher sans problème de température. L’eau trop fraîche est ensuite réinjectée au fur et à mesure dans le système. « Il faut l’utiliser directement car sinon, l’eau croupit et devient inutilisable », poursuit Simon Lillamand. D’après ses calculs, pour une famille de quatre personnes, l’économie annuelle serait comprise entre 160 et 320 euros par an. Soit un retour sur investissement en plus ou moins trois ans. Un « système lumineux pédagogique » est également intégré dans l’appareil afin d’inciter les utilisateurs à diminuer la durée sous les jets. D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le temps passé en moyenne sous la douche est de neuf minutes, alors que cinq minutes suffisent.

    Une invention qui peut potentiellement concerner tout le monde. Et qui, comme la plupart des bonnes idées, pousse à se demander pourquoi personne n’y a pensé avant. « Eh bien, il y a déjà eu des tentatives. Mais dans les brevets déjà déposés, il manquait plusieurs éléments que l’on a pu ajouter », explique l’inventeur. Pour l’heure, les premières commandes et les rendez-vous s’enchaînent. Avec notamment des hôtels et des lieux d’accueil qui s’intéressent de plus en plus à ce système qui laisse entrevoir de belles économies d’eau et d’argent. « L’objectif de la première année était de prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution », insiste le fondateur d’Opty-O. Pour l’heure, une cinquantaine de colonnes ont pu être installées.

  • Quarante entrepreneurs pour faire briller le Sud à Vivatech

    Quarante entrepreneurs pour faire briller le Sud à Vivatech

    L’intelligence artificielle étant le thème de l’édition 2026, la sélection met en lumière de nombreuses entreprises qui en ont fait leur cœur de métier. Présentées ce mardi à l’Hôtel de Région, les start-up couvrent des secteurs variés tels que la santé, l’écologie ou encore la ville du futur. Leur présence sur le salon devrait leur permettre de rencontrer des investisseurs et des partenaires afin de développer leurs technologies. Elles auront également pour mission de faire rayonner la richesse créative et économique du territoire.

  • [Entretien] Robin Prétot : « La population est réfractaire à cet incinérateur »

    [Entretien] Robin Prétot : « La population est réfractaire à cet incinérateur »

    La Marseillaise : Vous avez présenté votre premier budget lors du dernier conseil municipal. Vous dites avoir frôlé la tutelle de la Chambre régionale des comptes.

    Robin Prétot : Quand on est arrivés, on m’a présenté un projet de budget avec deux régies annexes déficitaires. C’est ce qui aurait pu amener le préfet à nous placer sous la tutelle de la Chambre régionale des comptes, pour qu’elle observe l’ensemble du budget de la commune, comme c’est le cas pour la Métropole. Je ne voulais pas qu’on rentre dans ce scénario, qui aurait pu mettre la vie associative istréenne fortement en danger, puisqu’on n’aurait pas voté les subventions avant le mois de juin. Certaines structures n’ont pas la trésorerie pour tenir jusque-là.

    La régie Nexus est-elle abandonnée ?

    R.P. : C’est un équipement qui n’a même pas un an. Il avait pour objectif d’offrir un espace pour les jeux vidéo et réalité virtuelle, sauf qu’il était déjà déficitaire de 246 000 euros et qu’il perdait 50 000 euros par mois. On a abandonné cette régie lors du dernier conseil municipal, car c’était intenable. Ça nous a demandé une subvention de liquidation de 600 000 euros. Ce sont 600 000 euros en moins dans les caisses de la Ville. Les cinq agents vont être reventilés dans les services. Les trois CDD qui arrivent à terme, le 31 mai, ne seront pas renouvelés.

    Que vont devenir les équipements ?

    R.P. : C’est un investissement d’1,8 million d’euros, donc ça fait mal à cœur. Il y a des bancs de gaming avec de gros ordinateurs, ce sont peut-être des choses qu’on peut céder ou qu’on peut mettre aux enchères. On n’exclut pas de garder l’idée originale du Nexus, mais d’en faire une délégation de service public pour la confier à un porteur privé qui a une logique d’équilibre et de recettes, une logique de business.

    La régie du centre équestre du Deven posait aussi problème. Qu’en est-il ?

    R.P. : Elle est aussi déficitaire de 102 000 euros. On veut la conserver, car il y a plus d’usagers et d’agents qui y travaillent et c’est du patrimoine. Mais comment on fait ? C’est un service public industriel et commercial qui, normalement, doit s’équilibrer par lui-même. On a discuté longuement avec les services de l’État pour trouver une solution dans les textes qui permette de voter une subvention d’équilibre de 102 000 euros d’ordre exceptionnelle. Mais il a fallu la justifier sur des motifs très particuliers qui sont valables une fois, mais qui ne le seront pas deux fois. Le sujet va donc se représenter l’année prochaine, on a juste gagné du temps. Il nous reste 8 mois pour s’appuyer sur l’audit RH et l’audit des finances et entamer un vrai plan d’économies internes. On a sauvé 2026, maintenant, il faut préserver 2027. Pour ça, il faut faire des choix courageux. Au Deven, ça va peut-être nécessiter qu’on fasse des coupes ou qu’on augmente les tarifs. On ne peut pas garder une logique de pur service public sur des choses comme ça, qui sont en réalité économiques, industrielles et commerciales.

    Vous avez lancé un audit financier et RH de la Ville. Avez-vous déjà des pistes d’optimisation ?

    R.P. : On en est à la réception des offres des différents cabinets d’audit. On espère avoir les premiers résultats pour juillet. L’idée, ce sera certainement de réguler la masse salariale avec des départs en retraite qui ne seront pas tous remplacés. Je pense qu’il y a aussi des marges à trouver dans le fonctionnement de la commune, qui dépensait beaucoup d’argent. On a, par exemple, 350 voitures dans le parc auto pour une ville de 45 000 habitants. C’est juste lunaire. On peut aussi être plus sobre dans les frais de réception, les festivités… Les petits ruisseaux font les grandes rivières.

    En diminuant la masse salariale (1 600 agents, 67 millions d’euros), ne craignez-vous pas d’attaquer la qualité du service public ?

    R.P. : Je ne suis pas inquiet là-dessus. Je pense qu’il faut revoir le fonctionnement interne, re-flécher les agents sur des missions qui relèvent vraiment du service public. Je préfère avoir des Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) supplémentaires plutôt que des agents qui gèrent un service industriel et commercial comme le Nexus, par exemple. En travaillant bien, on peut garder une qualité de service public de haut niveau avec une masse salariale qui, au fil des années, va se réduire.

    L’enquête publique autour du projet d’incinérateur de Suez, auquel vous vous opposez, a été prolongée. Quelles sont concrètement vos voies de recours ?

    R.P. : Juridiquement, on n’en a aucun. Par contre, on a quelque chose auquel je crois beaucoup : la mobilisation publique, l’acceptabilité sociale, qui est en l’occurrence de zéro. Je veux qu’on transforme cette enquête publique en véritable tribune de la contestation pour que le commissaire, j’espère, rende un avis négatif et puisse influencer la décision à la fois de l’État et du porteur de projet. La population est réfractaire à cet incinérateur, ce n’est ni viable démocratiquement, ni économiquement. C’est presque une affaire de principe dans ce territoire où on a toujours été considérés comme la poubelle des autres. On ne troque pas notre santé, notre qualité de vie, notre qualité de l’air contre quelques avantages énergétiques. On a l’impression que l’histoire se répète et c’est pas possible.

  • À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    À Martigues, la majorité fait le choix de la résistance budgétaire

    « Notre budget est fidèle aux engagements pour lesquels nous avons été élus, ce n’était pas des intentions », lance le maire (PCF) de Martigues, Gaby Charroux, à son opposition lors du conseil municipal du 30 avril.

    La séance budgétaire a été marquée par la présentation du budget primitif 2026 par le 1er adjoint (SE), Henri Cambessédès. Le projet affiche un équilibre à 192 millions d’euros de dépenses et de recettes, dont 161 millions dédiés au fonctionnement et 30 millions à l’investissement. Parmi les évolutions notables figurent une hausse de 2% des recettes de fonctionnement par rapport à 2025, ainsi qu’une « baisse de 19,3% des compensations de l’état pour les exonérations de taxes sur les locaux industriels », a précisé l’adjoint, soit un manque à gagner d’environ un million d’euros.

    Autre point abordé : la masse salariale, en augmentation de 1,92%. Celle-ci s’explique principalement par « la hausse des cotisations retraite d’1,13 million d’euros et la tenue des élections municipales, car on mobilise les personnels pour la démocratie », rapporte l’adjoint.

    C’est sur l’investissement que l’opposition a concentré ses remarques. 23 millions d’euros sont mobilisés. Principalement pour la reconstruction du pont de Lareraille, à Carro pour plus d’1 million d’euros, pour l’extension à 600 000 euros des locaux de la piste d’athlétisme au parc Julien-Olive, et pour la poursuite du programme de mise en accessibilité à 800 000 euros. Les écoles bénéficient également d’un million d’euros, destiné aux rénovations et à la création d’îlots de fraîcheur.

    Mais Jean-Luc Di Maria (DVD) n’est pas convaincu : « Les montants sont là et les annonces sont nombreuses, mais quel est le cap ? Cela fait 37 000 euros par établissement, mais pour rénover, mettre aux normes, ou déguiser de l’entretien en investissement ? » se demande l’élu. À l’extrême droite, le double discours d’Emmanuel Fouquart (RN), lui, relève « un bon budget éloigné de l’effet ciseau », mais pointe aussi « la baisse de l’investissement net, passé de 20 millions d’euros à 15 cette année ».

    « Subir ou résister »

    La réponse est unanime. « Le budget est fidèle à notre trajectoire politique », souligne l’adjoint Gilles Picard (PCF). « La fraîcheur des écoles montre notre volonté de justice sociale et environnementale », abonde l’adjoint. Saoussen Boussahel (PS) insiste sur le fait que « ce budget est élaboré dans un cadre contraint. Entre subir ou résister, nous avons choisi le service public fort, le bouclier martégal ».

    Le maire relève « un seul point d’accord » avec son opposition. « Oui, un budget traduit une vision et des choix politiques. Derrière les chiffres, la réalité : des écoles entretenues, modernisées, comme les équipements sportifs aussi rendus accessibles, des espaces publics entretenus et un service municipal présent au quotidien. Bref, tout ce qui contribue à l’amélioration de la qualité de vie », argumente l’édile. Le budget a été adopté sans les voix de l’opposition.