«Je prends acte de la décision de l’Etat d’interdire demain toute manifestation à Nîmes. Malheureusement, la manifestation pacifique initialement déclarée sur un parcours validé jusqu’à ce [vendredi] midi par la Préfecture ne pourra avoir lieu, et je le regrette». Le maire de Nîmes Vincent Bouget (PCF) a tenu à réagir à l’interdiction gravissime de manifester dans la capitale du Gard, samedi 24 octobre. « La liberté de manifester est un droit fondamental dans notre République. Si le maintien de l’ordre est une exigence légitime, les restrictions à la liberté de manifester doivent rester exceptionnelles» souligne Vincent Bouget. Il s’ « interroge aussi sur la responsabilité de nombreux commentateurs ou représentants politiques qui ont fait le choix de présenter les manifestants comme des délinquants, créant un climat anxiogène empêchant l’organisation de manifestations et l’expression de revendications pacifiques.» Et de développer : « Je suis très inquiet par cette situation, révélatrice de l’état d’un pays où un fossé immense s’est créé entre les habitants et les institutions de l’Etat».
Le maire de Nîmes estime qu’ «Après avoir décrédibilisé pendant des années les corps intermédiaires, les associations, les syndicats, les partis politiques, la responsabilité du gouvernement est immense».
Pour Vincent Bouget « les revendications des salariés, de la jeunesse, de la population française, pour le pouvoir d’achat, pour les services publics, doivent pouvoir s’exprimer». Et de rappeler le rendez-vous annoncé par les organisations syndicales pour le 5 novembre. « Ces revendications doivent surtout être entendues par le gouvernement, principal responsable, par son mépris, de l’impasse démocratique dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui », conclut le maire de Nîmes.

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