Pas de débat public pour adouber définitivement le projet du tram des Catalans. Ce jeudi après-midi, c’est dans le huis clos du bureau de la Métropole Aix-Marseille qu’a été approuvée la déclaration de projet portant sur l’intérêt général pour l’extension du tramway T2 jusqu’à la place du 4-Septembre, près de neuf ans après le lancement du projet.
Une délibération logique, dans la suite de l’avis favorable rendu le 9 juillet dernier par la commissaire enquêtrice après un mois d’enquête publique et une courte majorité des expressions en faveur projet. Après avoir qualifié cette extension de « chose la plus bête, la plus absurde que j’ai entendue », le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan s’y était finalement rallié au moins de juillet à travers un courrier adressé au président (LR) de la Métropole Nicolas Isnard, alors que déjà 7,5 millions d’euros sur les 76 millions du projet avaient déjà été engagés. « Cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté », justifiait-il. Quatre nouvelles stations sont prévues, sur un tracé de 2,1 km, avec un réaménagement « de façade à façade » et le déplacement de la fontaine Estrangin, classée aux Monuments historiques. Avec cette dernière confirmation en bureau de la Métropole, son président peut désormais solliciter du préfet une déclaration d’utilité publique.
Mais la déclaration de projet adoptée ce jeudi en modifie un pan sensible. Alors que le maire de Marseille demandait que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins », le futur parking Dessemond perd deux étages, et voit son nombre de places ramené de 220 à une centaine. De quoi répondre à la commissaire enquêtrice, qui pointait une infrastructure coûteuse « dont l’intérêt collectif est discutable ». Si l’étude réalisée à sa demande par l’intercommunalité rappelle que le stationnement en surface est saturé, « les parkings souterrains du secteur disposent d’une capacité résiduelle importante » de 800 places en toute heure. Mais la construction de ce nouveau parking « conserve un fort intérêt » au vu de son emplacement « stratégique » à l’extrémité ouest de la ligne, dans un secteur qui n’en possède pas. Face aux oppositions encore persistantes, la Métropole promet aussi « des réunions d’information, des supports de communication réguliers ainsi que la présence d’un médiateur, pendant la durée du chantier ». Lequel doit durer au moins jusqu’en 2030, date espérée de la mise en service dans un calendrier qui a déjà pris du retard.

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