Tag: chantier

  • La préfecture autorise la démolition de 124 logements à la Castellane

    La préfecture autorise la démolition de 124 logements à la Castellane

    Au total, ce sont ainsi 124 logements qui doivent être livrés aux engins de chantier, sept ans après le début de la démolition de la tour K. Dans le cadre du chantier de renouvellement urbain de la Castellane et de la Bricarde, quelque 702 logements doivent être démolis et 900 autres réhabilités, avec la création de nouvelles rues, la requalification de trois groupes scolaires, la relocalisation des deux centres sociaux et la construction d’une nouvelle crèche. Un chantier à 304 millions d’euros.

  • La digue de la Durance anticipe le scénario du pire

    La digue de la Durance anticipe le scénario du pire

    Dans le lit de la Durance, à quelques mètres de la bien nommée zone d’activité Bords de Durance de Cavaillon, un peu moins d’une dizaine de tractopelles et autres camions disposent des blocs de pierres de plusieurs centaines de kilos sur plusieurs dizaines de mètres le long de la digue.

    Une opération de « confortement » de l’ouvrage afin de résister aux crues centennales. Le tout est piloté par le Syndicat Mixte d’Aménagement de la Vallée de la Durance (SMAVD) qui a présenté, jeudi 13 août, les avancées de l’opération qui devrait être terminée d’ici la fin de l’année. « On avait diagnostiqué des faiblesses dans l’ouvrage construit dans les années 90. Avec ces travaux, le tout peut résister à un débit jusqu’à 5 000 mètres cubes par seconde, ce qui équivaut aux crues centennales », explique Bertrand Jacopin, directeur des études et travaux pour le SMAVD.

    Parmi les aménagements réalisés, les plus visibles sont ces gros blocs empilés sur plusieurs mètres de haut mais aussi dans le sol, le long de la digue. C’est ce qu’on appelle les « enrochements ». Ce qui permet à l’installation de moins subir les effets de l’eau. Ce que l’on voit moins, c’est la modification de la structure même de la digue et du talus, la partie visible de l’extérieur. « L’eau s’infiltre et il y a un risque d’érosion venant de l’intérieur. Il fallait donc le modifier », poursuit Bertrand Jacopin. Des arbres plantés le long de l’ouvrage ont également dû être déplacés. La plupart ont été plantés en centre-ville de Cavaillon. Quelques centaines de mètres plus loin, c’est un mur de béton qui a été renforcé. Des sortes de clous de plusieurs mètres ont été ajoutés pour éviter que la structure ne bascule en cas de crue.

    Crues attendues

    en octobre

    « Cela va protéger plus de 30 000 personnes », se réjouit le responsable des travaux. Des critiques avaient cependant émané de collectifs de sinistrés qui estimaient que des projets de la sorte ne protègent qu’une partie de la population. « On ne peut pas mettre des digues de partout. Ce serait bien trop cher. D’autant que le chantier sera sans impact pour l’hydraulique », évacue Bertrand Jacopin.

    Le chantier doit également se faire dans un temps limité. Dès le mois d’octobre, les premières crues empêchent tout véhicule de s’approcher du lit du fleuve. Tandis qu’au printemps, différentes espèces se reproduisent dans le secteur, empêchant toute activité. D’après le SMAVD, les températures très chaudes de l’été annoncent généralement de fortes crues. L’occasion pour la digue confortée de prouver sa valeur.

  • [C’est l’été] Michel, mécano et copilote de choc

    [C’est l’été] Michel, mécano et copilote de choc

    Si on le cherche, il est souvent dans le grand hangar, tôt le matin et tard le soir, à prendre soin d’un outil de travail qu’il connaît sur le bout des doigts. Michel Romani, mécanicien opérateur de bord, « l’acronyme c’est MOB », détaille-t-il, a pour mission de préparer et vérifier que mécaniquement, l’hélicoptère de la Sécurité civile est apte au vol. À savoir un Dragon H145 D3 de chez Airbus Helicopters tout neuf, un beau bébé à 14 millions d’euros, dotés de moteurs plus puissants que son prédécesseur et capable aussi de transporter 800 litres d’eau, s’il est équipé en conséquence, pour se transformer en bombardier en cas d’incendie.

    « Je vérifie tous les éléments et je prépare l’appareil à sa journée de travail », précise-t-il en sortant la bête à l’extérieur du hangar au moyen d’une remorque télécommandée. Une maintenance qui « peut durer une demi-heure, trois quarts d’heure, une heure ». « On essaie le moins possible de pénaliser les missions. On essaie de faire ça très tôt le matin ou le soir », ajoute-t-il.

    À bord, Michel Romani aide aussi le pilote à la conduite de l’engin, « on est les seuls à travailler dans le monde comme ça ». L’idée : apprécier au mieux la situation technique. Sur « certaines zones qui ne sont pas forcément proches de notre base, ça permet d’échanger en disant “Tiens t’as vu ce qu’on a eu comme voyant, qu’est-ce que t’en penses ? On peut rentrer, on peut pas rentrer, c’est dangereux…”. Et après, derrière, il y a une décision commune qui s’établit pour le projet d’action. » Il faut aussi tenir compte des 2h45 d’autonomie maximum même si « un petit réservoir supplémentaire donne 45 minutes supplémentaires », ajoute le mécano copilote. Si le travail relève avant tout d’une « osmose interne de l’équipe », la préparation reste cruciale. « Il y a beaucoup de discussions avant d’aller travailler sur une zone, qu’on appelle une zone de chantier. On va repérer l’environnement dans un premier temps. C’est-à-dire s’affranchir des lignes électriques, des arbres, l’aérologie, dans quel sens arrive le vent… Tous ces paramètres à prendre en compte pendant le vol », détaille-t-il avant de dérouler une « check-list ». « On va se dire des choses qui sont répétitives. On énonce des acronymes qui nous servent de pense-bête », ajoute Michel Romani. Une indispensable routine sans tomber non plus dedans, des instructeurs venant recadrer tous les 6 mois.

    Une technologie qui aide

    à la décision

    La technologie aide aussi à la prise de décision : « On navigue avec des systèmes qui sont très rassurants même si ce n’est pas pour autant que l’on n’est pas exposé aux nuages, au brouillard… »

    Militaire dans l’aviation légère de l’Armée de terre pendant 18 ans puis rentré chez EADS (qui deviendra Airbus), fin 2001, Michel Romani bénéficie aussi de son expérience. Agent technique durant 4 ans dans un bureau d’ingénierie, il a touché à la conception des appareils. « J’ai découvert une autre facette du métier, j’ai vu l’autre côté, le développement, la fabrication. Donc j’ai commencé par le Tigre et j’ai fini sur le NH90, avec un petit peu de Super Puma Marc 2 Plus mais très peu. J’ai participé à mon petit niveau » raconte-t-il, intéressé par « la technicité, le développement d’un aéronef ». Mais l’appel du vol est le plus fort. Il embarque pour un CDI contractuel dans la Sécurité civile en 2005. « On n’est pas fonctionnaire, et si l’État demain décide de se séparer des 40 hélicoptères et bien on fait partie du lot », explique-t-il.

    « Dans la Sécu, on n’attend pas la réalisation dans 4 ans, le résultat, on l’a tout de suite et on a la satisfaction d’avoir été utile. C’est un mélange de plaisir, parce qu’on est payés pour faire quelque chose qu’on aime mais à côté de ça, on ne se balade pas non plus, notre métier c’est d’être au service des personnes », pose-t-il. Et d’insister : « Sans passion, on ne peut pas faire ça. Ce n’est pas possible. Parce qu’il y a trop de contraintes. On travaille les week-ends, les jours fériés, à Noël, au jour de l’An… C’est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Voilà, on est là pour ça. » La passion, un point commun aux 80 personnes qui travaillent à la base, et qui donne aussi « de l’énergie » quand « tout le monde est super motivé » se réjouit Michel qui ajoute l’envie de « former les jeunes », souvent des quarantenaires pour l’aéronautique, qui viennent en grande partie de l’armée et entament une deuxième carrière.

    Le mental compte aussi quand les interventions s’enchaînent. « C’est vrai, on est détachés, et il le faut car on affronte souvent des trucs un peu graves », convient-il évoquant ce moment « avant Noël, vers Lançon-Provence, où il y avait eu un accident avec deux voitures. Un véhicule a été coupé en deux, la jeune conductrice est morte car elle était au téléphone. Elle a glissé et l’autre conducteur l’a vue arriver sur lui. On en parle suffisamment, il y a des campagnes, mais la réalité est là pour rappeler les conséquences », témoigne-t-il. Il se souvient également d’une mission au début de sa carrière, en Guadeloupe lors des mouvements sociaux de 2009. « On avait récupéré un môme de 11 ou 12 ans qui était en train de se noyer. Il faisait le bouchon, il s’était épuisé à nager pour revenir. On l’a sorti de l’eau et on l’a emmené à l’hôpital. C’est la partie gratifiante du métier, on se dit qu’on a servi à quelque chose », sourit-il. Il est aussi intervenu lors « des inondations, la tempête Alex… On se retrouve à sortir les gens à moitié nus par les Velux sur les toits… »

    Mais pas question de se relâcher : « Ici finalement, on ne se repose pas, c’est une remise en question permanente », apprécie Michel Romani avant de repartir vérifier son treuil.

  • [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    [C’est l’été] À Avignon, une Virgule à point nommé

    Le 2 juillet dernier, c’est un Jean Castex tout sourire et un peu empreint de nostalgie qui débarque en gare d’Avignon centre, après avoir emprunté la Virgule, ce court trajet de 4 km et 5 minutes qui relie la gare TGV. Le PDG de la SNCF ne tarde pas à confier que se trouver ici lui « rappelle quelques souvenirs ». Car l’ex-Premier ministre a occupé le poste de secrétaire général de la préfecture de Vaucluse entre 1999 et 2001. « Dans mes attributions, j’avais en charge de préparer l’ouverture de la gare d’Avignon TGV », se remémore-t-il. Il n’était plus en poste quand, douze ans plus tard la Virgule a été mise en service. « Avignon a la chance d’avoir ces deux gares connectées [à la différence d’Aix-en-Provence notamment], aujourd’hui cela fonctionne mais, reportez-vous dans les archives, il en a fallu des réunions pour que le projet marche », rappelle encore Jean Castex.

    « Pratique », elle « évite de prendre un bus ou un taxi »

    Quelques jours plus tard, en ce samedi de la mi-juillet, l’historique de la Virgule est loin d’être la préoccupation des passagers en gare TGV. Le flot de passagers débarquant de la Virgule presse le pas dans le brouhaha des valises à roulette. « Je n’ai que 10 minutes pour attraper mon TGV pour Strasbourg », nous répond un homme sans qu’on ait le temps d’en savoir plus. Les deux voies A et B de la Virgule ont leur espace d’attente propre en parallèle du quai nord, afin de permettre une correspondance quai à quai. « Je suis arrivée de Nice, j’attends le TER pour aller dans le centre et profiter du Festival, ça évite de prendre un bus ou un taxi », apprécie Julie. Adam, étudiant à Paris, démarre ses vacances pour revenir chez ses parents… absents. « Ils ne sont pas loin de l’intra-muros, c’est pratique pour rentrer sans sortir de la gare », salue-t-il. Pas de bémol en ce samedi mais on sait parfois que les délais entre l’arrivée en gare TGV et le départ vers le centre peuvent avoisiner la demi-heure, malgré une trentaine d’allers-retours effectués jusqu’à environ 21h depuis Avignon centre et 22h en partance de la gare TGV, soit avant les dernières arrivées.

    Le chantier, d’un montant total de 38 millions d’euros, a nécessité deux ans et demi de travaux avant sa mise en service le 15 décembre 2013. Dans le détail, sur les 4 km de ligne, un seul kilomètre nouveau a dû être construit depuis la gare TGV pour ensuite raccorder le réseau Paris-Lyon-Méditerranée (PLM). Deux nouvelles voies de terminus TER ont vu le jour à Avignon TGV, entraînant la création d’un nouveau quai de 175 m de long. Côté génie civil, un pont-rail de 22 m de long pour le franchissement de l’échangeur routier de la gare a été bâti ainsi qu’une tranchée couverte sous la plateforme PLM pour permettre le raccordement de la nouvelle ligne à la voie classique.

    Une desserte locale vers Carpentras ou Cavaillon

    « Cette nouvelle liaison entre Avignon TGV et Avignon centre renforcera l’offre de services ferroviaires régionaux autour d’Avignon, espérait la SNCF il y a 15 ans, lors de la pose de la première pierre le 27 juin 2011. En assurant une desserte de la gare d’Avignon TGV par des TER d’origines multiples, cette connexion apporte une réponse efficace à l’important développement économique et urbain rencontré par les bassins de vie alentour et à l’engorgement routier. » Cette Virgule peut desservir également Cavaillon et Carpentras – depuis la réouverture de la ligne en 2015 – et les plus petites communes sur leurs trajets (Entraigues, Sorgues, L’Isle-sur-la-Sorgue, Morières, Saint-Saturnin, le Thor…) sans rupture de charge. Quelque 2 000 voyageurs par jour étaient attendus lors de la création de la Virgule. Aujourd’hui, SNCF Voyageurs refuse de communiquer les données de fréquentation, « étant donné que nous évoluons désormais dans un contexte concurrentiel », nous répond l’opérateur.

  • Une bretelle ouvre au carrefour de Bonpas à Avignon

    Une bretelle ouvre au carrefour de Bonpas à Avignon

    « Une nouvelle étape franchie pour ce chantier qui va durablement changer la vie quotidienne de nombreux Vauclusiens », se réjouit le Département, dans un communiqué de presse. Pour rappel, la fin du projet est estimée à courant 2027 par la présidente. Est également prévu, d’ici à la fin de l’année, un parking de covoiturage à proximité du péage. Le budget total pour lever ce « point noir du trafic » est de 38 millions d’euros.

  • À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    À Marseille, la renaturation du parc de Bonneveine  tourne à l’abattage

    Des riverains dénoncent la conduite non maîtrisée du chantier de rénovation et de renaturation lancé, en septembre dernier, du parc central de Bonneveine, avenue de Hambourg, 8e, et de la promenade de la Sarette. L’opération s’accompagne, selon eux, de destruction injustifiée d’arbres.

    Lancé en septembre dernier, le marché de travaux prévoit la plantation de 70 arbres, la création de jeux, l’agrandissement de 5 000 m2 gagné sur l’ancien gymnase et la rénovation de l’éclairage, pour un coût annoncé de 2,4 millions d’euros. « Depuis quatre mois, tout est à l’arrêt sans raison valable, constate Jérôme Nardi, du collectif. Et la circulation le long du chemin de la Sarette est bloquée par des barrières de sécurité. On prend en otage les usagers du parc en pleine canicule. »

    « Quatre arbres de 50 ans sont tombés à la suite de l’arrachage des pavés qui habillaient les parois des cratères. Cela a déstabilisé leur système racinaire. Six autres ont été abattus sans précaution et 32 autres arbres sont menacés de destruction, dont 24 dans la pinède », explique Alain Senentz, qui montre comment le creusement de tranchées à la tractopelle a endommagé des sujets. « En février, un très gros pin de la place centrale s’est effondré peu après que des tranchées d’un mètre de profondeur ont été creusées à proximité pour passer le nouveau câblage des lampadaires. »

    Le soutien de France Nature Environnement

    La pétition du collectif a déjà obtenu 1 500 signatures et réclame le redémarrage du chantier avec des mesures « pour protéger les arbres restants en instaurant des méthodes de travail qui préservent l’environnement et évitent de renouveler les erreurs passées ». Ils demandent de la transparence sur les expertises techniques – et notamment le rapport complet de l’Office national des forêts (ONF) – qui fondent les décisions d’abattre les arbres. Au vu de « la fuite permanente devant les demandes d’explication », le silence de la mairie centrale et celle de secteur devant laquelle ils ont dû faire un sit-in pour être reçus, le collectif s’est résolu à aller au contentieux. Défendu par Me Sébastien Barles (ancien adjoint de Benoît Payan en charge de la transition écologique), il va assigner, la semaine prochaine, la Ville en référé devant le tribunal administratif.

    Vendredi, Richard Hardouin, président de France nature Environnement (FNE), était à leur côté : « Nous allons accompagner le groupe de nouveaux adhérents de FNE 13 du Parc Bonneveine dans le but de créer une instance d’échange avec la mairie et, si ça n’aboutit pas, nous agirons en justice. » Sa visite est édifiante. « Non, là, il n’y a rien qui justifie la coupe de cet arbre qui doit être conservé ! Ce cratère-là ne nécessite pas d’être touché. Il doit rester en l’état », tonne le militant, visiblement très mécontent. Elisabeth Parisot lui montre le grand pin qui est tombé sur le grillage de la résidence Le Véronese et qui est resté en place avec les autres.

  • La calade de Fontville restaurée à l’ancienne

    La calade de Fontville restaurée à l’ancienne

    La voie n’est pas répertoriée sur le GPS, mais elle est bien connue des habitants de Miramas-le-Vieux. Au départ du bas du village, à proximité du cimetière, la calade du chemin de la Fontville permet de rejoindre le parc de la Poudrerie Royale. Les enfants l’empruntent quotidiennement pour prendre le bus qui les amène à l’école. Du moins en période scolaire. À l’époque, les anciens y descendaient pour aller au lavoir. La légende raconte même que Catherine de Médicis l’aurait arpentée alors qu’elle était en visite à Salon-de-Provence.

    Aujourd’hui, à force de passages, ce sentier médiéval est abîmé. Après avoir été interpellée par le Conseil de quartier des 4 chemins, la Ville de Miramas a fléché 12 000 euros pour sa restauration. Depuis le 20 juillet et jusqu’à la fin du mois, une dizaine de bénévoles de l’association Opus s’affairent sur la voie historique en s’appliquant à respecter les techniques traditionnelles : un revêtement en pierres sèches plantées à la verticale, en contact les unes avec les autres, sur un lit de mortier de chaux à sec. Luc Alain, animateur technique du chantier, explique : « Ça permet au sol de respirer tout en canalisant les eaux de pluie. »

    Une aventure humaine

    avant tout

    Pour cet artisan muralier d’Aix-en-Provence, encadrer des bénévoles via une association est une première : « C’est intéressant, ça permet d’être dans la transmission du savoir-faire et de les intéresser au patrimoine. Ce que je leur ai dit, c’est qu’ils travaillent sur un ouvrage qui est là depuis probablement plus de 500 ans, et que les pierres qu’ils manipulent ont déjà été manipulées il y a des centaines d’années par d’autres personnes. »

    Le message semble être passé. Accroupis sur le chemin, les jeunes, âgés de 18 à 22 ans, sont concentrés. Leurs journées bien chargées. Le réveil sonne à 6h, pour débuter les travaux une heure plus tard. Ils et elles passent la matinée à enlever les pierres des zones cabossées ou bétonnées, remettre de la chaux et replacer le revêtement. À 13h, retour au Parc de la Poudrerie, où ils sont logés. L’après-midi, place aux activités et à la découverte de la région.

    Amandine et Ilda, qui travaillent en binôme sur la calade, ont d’abord été attirées par « l’aventure humaine » que propose Opus. « C’est l’idée de partager deux semaines avec des gens qu’on ne connaît pas, de découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles cultures, parce que c’est un chantier international », détaille la première, étudiante en kinésithérapie à Lille. Leur meilleur souvenir ? La soirée passée la veille, lors de laquelle elles ont découvert des chants turcs de leurs camarades originaires du pays d’Asie.

    Dans quelques semaines, d’autres bénévoles d’Opus viendront restaurer le canal du Parc de la Poudrerie. Le partenariat de la Ville avec l’association, qui dure depuis près de vingt ans, a notamment permis à de nombreux éléments du patrimoine de cet ancien domaine industriel d’avoir une seconde vie, à l’instar du lavoir, des moulins à poudre, ou encore de la chapelle.

  • Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Benoît Payan se rallie au tramway des Catalans en posant des conditions

    Dans une lettre adressée au président de la Métropole, Nicolas Isnard (LR), le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG), se rallie au projet d’extension du tramway vers la place du 4-Septembre émettant, comme pour le commissaire enquêteur, un avis favorable sous conditions.

    « Nous considérons que cette extension du tramway peut contribuer à améliorer les déplacements du quotidien dans un secteur particulièrement fréquenté, à offrir une solution de transport plus fiable et à renforcer les alternatives de mobilité à disposition des habitants », écrit le maire, qui émet « un avis favorable conditionné aux réponses à nos demandes complémentaires relatives aux enjeux de circulation, de stationnement et de préservation du patrimoine arboré ». Benoît Payan rappelle que 7,5 millions ont d’ores et déjà été engagés par la Métropole sur un investissement de 76 millions d’euros, soutenu par l’État à hauteur de 19 millions d’euros sanctuarisés dans le plan Marseille en Grand.

    La Ville demande que soient revues les boucles de circulation pour éviter de saturer les quartiers environnants et garantir un accès fluide à la rampe Saint-Maurice et aux tunnels. Sur le stationnement et les mobilités douces, elle veut que « le nombre de places de stationnement soit dimensionné à la hauteur des besoins des habitants et une continuité des pistes cyclables ». Sur l’environnement, elle exige le respect strict des études phytosanitaires pour préserver les arbres d’alignement et veiller à la végétalisation. Quant à l’impact des travaux, elle demande que les nuisances du chantier soient limitées pour les habitants et que la RTM soit dès à présent associée pour organiser l’offre de transport durant le chantier.

  • Le calendrier de la démolition de la résidence L’Alicante à Manosque

    Le calendrier de la démolition de la résidence L’Alicante à Manosque

    La base de vie du chantier de démolition de la résidence L’Alicante sera installée lundi et le désamiantage commencera le 10 août, a annoncé, lundi, la communauté d’agglomération DLVA, en charge du chantier. Cet immeuble vieillissant, abritant 68 logements sociaux dont les occupants ont été relogés, doit être détruit pour laisser place à la Maison des solidarités du département, regroupant le centre médico-social et le CCAS, ainsi qu’à un hôtel d’entreprises, dans le cadre du projet de renouvellement urbain du cœur de ville de Manosque.

    La première phase de démolition du bâtiment doit commencer le 7 septembre, puis le chantier doit être arrêté au niveau des fondations le 15 octobre, a annoncé la DLVA lundi. Une phase « d’archéologie préventive » doit ensuite avoir lieu du 19 au 30 octobre, « sous réserve de validation définitive de la convention ».

    La reprise ultérieure des travaux (démolition des fondations, de la cage et des deux garages) « reste soumise au calendrier de la procédure juridique » de déclaration d’utilité publique carence en cours, précise la DLVA. Ce chantier « d’envergure » est porté par l’entreprise 4D et supervisé par la maîtrise d’œuvre Harfang.

    Le choix du concessionnaire qui aura le projet sera fait début octobre et une réunion publique sera organisée courant novembre pour présenter concrètement le projet, indique la mairie de Manosque. La livraison finale est prévue en 2030.

    Une annexe de la médiathèque et une Maison France Services sont également prévues pour remplacer la résidence L’Alicante.

    Un quartier précaire

    Le quartier prioritaire des Plantiers est particulièrement précaire et est composé à 30% de demandeurs d’emploi. Les logements sociaux représentent 45% du quartier.

    La Ville de Manosque bénéficie du dispositif de l’Anru (Agence nationale pour la rénovation urbaine) pour le renouvellement urbain de ce quartier. Le coût de ce projet est estimé à environ 50 millions d’euros. Il doit être financé à 30% par la DLVA, à 18% par le Département, à 12% par la Ville de Manosque, à 5% par le Fonds Vert et à 1% par l’Anru et par la Région.

    Le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, s’était rendu dans ce quartier de Manosque au début du mois pour « mettre en lumière » ce projet de renouvellement urbain et « les actions conduites en faveur des quartiers prioritaires ».

  • Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Callelongue, le site de scories du littoral marseillais le plus conséquent à dépolluer

    Treize nouveaux dépôts prioritaires de scories, sur les vingt en tout de l’opération globale de dépollution, entreront en chantier à la rentrée, annonce la préfecture. Cette dernière phase débute le 1er septembre 2026 pour s’achever fin mars 2027.

    Le bilan de la première étape de dépollution des dépôts historiques de résidus industriels des calanques est jugé « satisfaisant » en dépit d’un retard conséquent (notre édition du 5 mai 2026). Quatre sites ont été intégralement traités. Trois autres seront achevés lors de la deuxième phase compte tenu de leur complexité technique : il s’agit des sites de Saména, de l’Escalette et de la Calanque des Trous.

    Circulation alternée

    Lors de la réunion publique du 3 juillet au centre municipal à la Madrague de Montredon, la préfecture a rappelé avec les élus « les caractéristiques exceptionnelles de ce chantier et la très grande qualité de la maîtrise d’ouvrage assurée par l’Ademe ». Cette phase 1 démontre, à leurs yeux, « la maîtrise des émissions de poussières tout au long du chantier », « aucun dépassement des normes dû aux travaux » n’ayant été constaté.

    La seconde phase qui débute à la rentrée s’attaque « au plus conséquent des spots à traiter, celui de Callelongue » et perturbera circulation et stationnement. Une circulation alternée sera mise en place entre les Goudes et le village de Callelongue pendant sept mois, y compris le week-end. « Les visiteurs sont encouragés à privilégier les transports en commun ou les mobilités douces pour accéder au secteur », préviennent les autorités. Un demi-giratoire sera provisoirement aménagé à l’entrée du parking Napoléon, où la barrière de filtrage de Callelongue sera de ce fait remontée. Pour faciliter la circulation les week-ends, les alternats de circulation nécessaires au chantier de Calanque des Trous et de l’entrée des Goudes seront levés à partir du vendredi 17h et réinstallés le lundi matin suivant.

    Le belvédère de Callelongue est très complexe à traiter. Ce site accidenté présente un intérêt patrimonial et paysager remarquable avec la dalle du bathyscaphe et la végétation rase typique des Calanques. C’est l’un des dépôts les plus importants, les plus sensibles et les plus coûteux à traiter (plus de 2 millions d’euros) avec des concentrations en plomb à 17 300mg/kg en contrebas du belvédère dans des remblais sur 4 mètres d’épaisseur et sur 300 mètres de longueur. Dans un souci d’insertion paysagère, il est prévu, selon les spots, d’engager un dispositif d’étanchéité et de recouvrement par de la roche calcaire concassée, de poser du béton projeté sculpté ou d’aspirer les scories sur les zones les plus basses de ce « bout du monde » marseillais.

    * site dédié de l’Ademe : calanques-de-marseille.ademe.fr