S’organiser : la clé du progrès social

Le mouvement social est en ébullition et ce samedi 17 octobre marque sans nul doute une étape de l’expression, dans l’espace public, des colères multiples face aux injustices sociales et, en premier lieu, contre la vie chère faute de revenus dignes. Nous l’avons vu :
les organisations lycéennes, étudiantes, les syndicats, dont la CGT en pointe, permettent aux revendications de s’exprimer et d’avoir du sens, un but, le premier étant qu’elles soient satisfaites rapidement. Déjà, face à la détermination des lycéens, le gouvernement a dû agir en débloquant, dans la précipitation, des postes de professeurs remplaçants. Très loin d’être la panacée, l’exemple montre néanmoins que la lutte, organisée et soutenue par des syndicats, paie.

Viser haut

L’urgence et la colère sociales sont telles qu’elles exigent un très haut niveau de mobilisation et d’unité syndicale. C’est pourquoi ce 17 octobre ne peut être une fin en soi et surtout pas un défouloir qui offrirait au pouvoir en place l’occasion de déchaîner sa répression policière sans répondre aux revendications.

La grève ne se décrète pas. Elle se construit sur les lieux de travail.

Dans les pays et dans les entreprises où les syndicats sont organisés, où les contre-pouvoirs existent et sont forts, le progrès social a été au rendez-vous. Et cela grâce aux organisations syndicales et politiques progressistes sans qui il n’y a pas de démocratie ; sans qui il n’y a pas de République ; sans qui il ne peut advenir de République sociale, gage de bons salaires, de droits sociaux et politiques. Cette exigence sera centrale, le 5 novembre, journée de grèves et de manifestations interprofessionnelles à l’appel de tous les syndicats.

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