L’extrême droite marseillaise avait déjà habitué l’hémicycle municipal à son opposition face à toute régulation des meublés touristiques marseillais. Ce vendredi matin, leur combat s’est étendu à la défense des propriétaires de logements vacants. Le groupe du RN et ses alliés se sont ainsi opposés à tout doublement de la taxe sur ces locaux inhabités.
« Nous faisons face à une crise du logement qui laisse de nombreux Marseillais dans l’impossibilité de se loger dignement », alertait pourtant l’adjointe (PCF) au logement, Audrey Garino, au moment de présenter le plan municipal contre la vacance. « Nous n’acceptons plus que des milliers de logements restent vides quand des milliers de Marseillais n’arrivent plus à se loger », insistait-elle. Et de détailler toutes les mesures déployées, incitatives comme coercitives. À l’extrême droite, Samuel Benhamou monte au créneau. « On ne remplit pas un logement en vidant le portefeuille de son propriétaire », proteste-t-il. L’adjointe communiste lui répond sèchement : « On ne s’attaque pas aux propriétaires. On s’attaque aux multi-propriétaires qui font de la spéculation immobilière sur notre ville, c’est une position assumée. » En rappelant qu’à Aix, l’opposition RN n’avait rien trouvé à redire face aux mêmes mesures.
Dans la foulée, c’est la maire RN des 9-10, Éléonore Bez, qui refuse de soutenir les aides en faveur du logement locatif social. « Nous ne sommes pas opposés au logement social par principe », jure-t-elle. Deux jours plus tôt en conseil d’arrondissements, son adjoint (RN) au logement Marc-Antoine Ponelle assumait pourtant : « Nous refusons la construction de nouveaux logements sociaux ». La maire du secteur elle s’inquiète de ne voir subventionné que du logement très social (PLAI). « Il ne faut pas laisser de côté ceux qui gagnent trop pour certaines aides », réclame-t-elle.
« Il y a la réalité sociale d’une ville comme la nôtre. Nous avons besoin de logements très abordables », répond Audrey Garino. Elle rappelle que le premier critère dans leur attribution est la sortie de l’indignité. Et souligne que le programme local de l’habitat prévoit 32% de logements intermédiaires pour Marseille.

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