Vaucluse : les accueils physiques des finances publiques sur un fil

Au lendemain des mobilisations de la fonction publique, les agents des finances publiques ont souhaité alerter, ce mercredi, sur une réorganisation des services qui devrait toucher à la fois usagers et salariés. Avec notamment la disparition de deux services comptables dans les communes de Vaison-la-Romaine et Monteux d’ici fin 2028.

Les deux entités seront regroupées au sein d’un bâtiment situé au hameau de Serres, à Carpentras. Une réorganisation qui « affecte beaucoup le nord du Vaucluse où il n’y aura plus aucun point d’accès en physique de nos services », regrette Benoît Sautecœur, représentant syndical Solidaires DGFIP 84.

Du côté de Michel Lafitte, directeur des finances publiques en Vaucluse, on assure que ces structures « accueillent un peu moins de 20 personnes par jour », ce qui serait « limite pour les faire fonctionner » et qu’il est donc « mieux de les regrouper ». Tout en jurant que la DGFIP « ne va pas toucher aux accueils des particuliers dans les deux prochaines années ».

120 salariés « sur la route »

Autre point majeur de mécontentement, une réorganisation qui met 120 des 620 agents de la DGFIP de Vaucluse « sur la route », comme le résument les syndicats. Avec par exemple la disparition des antennes du service des impôts des entreprises de Carpentras et d’Apt ainsi que la trésorerie hospitalière de Carpentras. « Ce sont des personnes qui sont déjà installées, souvent avec femmes et enfants. Ça engendre du stress et des difficultés. Donc du mal-être et cela rend par conséquent un travail parfois bâclé », regrette Karim Ebn Rahmoun de la CGT Finances publiques. Des mouvements d’agents que Michel Lafitte « reconnaît bien volontiers » et dit comprendre que « cela génère de l’inquiétude ». Il assure que la direction « sait parfaitement gérer ce genre de choses » et que ce sera « accompagné du mieux que l’on peut », en évoquant par exemple des primes supplémentaires.

Mais si ces évolutions concernent la période 2027 et 2028, les syndicats craignent également la suivante, jusqu’à 2030. De possibles fermetures ont été évoquées par la direction. « Nul besoin d’être grand clerc pour anticiper le démantèlement d’autres services », estime FO Finances publiques. « La DGFIP se transforme tout le temps. C’est ainsi », répond Michel Lafitte, qui n’a pas voulu décider au-delà de 2028 car il n’a « pas de certitudes », mais des transformations, comme la facturation électronique, « vont automatiser beaucoup de choses ».

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