Tag: déménagement

  • À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    À Montpellier, Le Grain des mots déménage : cap sur une nouvelle page

    C’est acté. La librairie indépendante et généraliste Le Grain des mots, située sur le Jeu de Paume, va déménager prochainement à quelques encablures de son adresse actuelle, dans les locaux de l’ancien cinéma Diagonal Saint-Denis (fermé depuis 2007), situé face de la brasserie Le Dôme.

    Un heureux dénouement pour Romain et Tristan Demante, les deux frères cogérants du lieu, confrontés en août 2022 à un sérieux dégât des eaux qui les avait contraints à quitter leurs locaux historiques du 13 boulevard du Jeu de Paume pour s’installer, de façon provisoire, à quelques pas de là, au numéro 15, dans un local appartenant à la Ville.

    Cette solution prévue pour être transitoire aura finalement duré plusieurs années… « Ça fera 4 ans cet été qu’on a été contraints de déménager dans ce local. C’était bien pour 6 mois, mais ça a été dur et pénible de tenir aussi longtemps ici. On a eu 7 dégâts des eaux, le carrelage s’est effondré, sans compter qu’on n’a pas de vitrine, si bien qu’on est très peu visible », confie Tristan Demante, qui ne cache pas son soulagement de pouvoir enfin tourner la page de ce trop long chapitre. Non pas, comme c’était prévu, en réintégrant le local historique du Jeu de Paume ravagé par le sinistre de 2022, mais en acquérant un lieu tout proche.

    « Un pari sur l’avenir »

    Jusqu’ici locataire, le Grain des mots devient donc propriétaire. « C’est un pari sur l’avenir, mais on est confiants. On a une super équipe, une clientèle fidèle, un super lieu. Cette fois ce sera la bonne, on n’a pas vocation à déménager tous les 4 ans ! », plaisante Tristan Demante. « On ne remerciera jamais assez nos clients, qui nous ont aidés à tenir dans ces conditions difficiles. C’est la raison pour laquelle on a eu envie de les associer à l’annonce de la bonne nouvelle », poursuit le libraire.

    Ce dimanche 12 avril à 15h, tous ceux qui le veulent sont donc invités à participer, munis d’un carton symbolique, à une chaîne humaine reliant l’adresse actuelle à la nouvelle. « L’idée est de montrer qu’on ne va pas loin. Car c’est la grosse inquiétude qui est formulée quand on dit qu’on va déménager », relate Tristan Demante. Un clip vidéo de cette chaîne humaine sera réalisé, « qui nous servira le moment venu pour communiquer sur la date d’ouverture ». Elle reste en effet inconnue pour l’instant, même si on peut l’espérer pour la rentrée de septembre. Avant cela, des travaux, qui devraient débuter rapidement, doivent avoir lieu dans ces nouveaux locaux de 270 m², dont l’aménagement sera confié à un architecte. « On va être plus praticable, plus visible et lisible dans les rayons. » Davantage d’ouvrages seront également proposés, la librairie gagnant 50 m² sur son espace actuel. L’esprit, lui, restera le même, promettent les frères Demante : « celui d’Aline » [Aline Huille, leur mère, qui a fondé Le Grain des mots en 2003, Ndlr].

  • Le cadastre d’Orange va fermer en septembre

    Le cadastre d’Orange va fermer en septembre

    L’antenne d’Orange du SDIF (Service départemental des impôts fonciers), plus communément appelé le cadastre, va fermer ses portes le 1er septembre prochain et déménager à Avignon.

    Pour une intersyndicale des finances publiques de Vaucluse, constituée de Solidaires Finances publiques, CGT Finances publiques et Force ouvrière DDFIP 84, c’est « l’illustration de la diminution du service au public à la DGFIP », confient-ils dans un communiqué de presse commun. Le service permettait notamment aux administrés du nord du département de régler leurs problématiques liées aux taxes foncières. « Je pense notamment aux personnes habitant à Valréas et qui devront aller jusqu’à Avignon pour une évaluation foncière ou une rétention. C’est encore un service public qui s’en va dans un département rural et l’un des plus pauvres de France », abonde Henri Santucci, co-secrétaire de la CGT Finances publiques en Vaucluse.

    Une décision confirmée par la Direction départementale des Finances publiques (DDFIP), qui la justifie en assurant que « 95% des rendez-vous pris se réglaient en amont par téléphone, car les agents appellent systématiquement les personnes concernées et que le déplacement n’était très souvent pas nécessaire ». Elle précise donc que l’impact d’une fermeture « était minime » et qu’« il n’y a plus aucune raison de rester là ». Les six employés du cadastre vont soit être mutés à Avignon, seul service du genre encore ouvert en Vaucluse, soit être intégrés dans d’autres services du site des Finances publiques d’Orange. « Tout le monde reste en Vaucluse », assure la direction, qui précise que cette décision avait été annoncée aux salariés du site au printemps dernier.

    Aspect historique

    Les syndicats appuient également sur l’aspect historique de cette décision. Le cadastre étant, d’après eux, « inscrit au patrimoine de la ville depuis 2 000 ans », avec les premiers plans cadastraux de la commune, qui dressent l’inventaire de ses propriétés foncières ainsi que l’emprise au sol des bâtiments qui les occupent, datant de l’époque romaine.

    Ils craignent également des fermetures en cascade. « Pour rappel, huit trésoreries du département ont été supprimées pour créer trois services de gestion comptable, de véritables “usines à gaz” déconnectées du réseau, avec un accueil physique réduit à la portion congrue », poursuivent-ils dans leur communiqué. Ils exigent dans cette même lettre « le maintien des antennes et la transformation de celles-ci en services de pleine compétence pour répondre aux besoins des contribuables », et particulièrement à Orange, où ils craignent que le bâtiment ne soit totalement déserté à terme.

  • Une nouvelle mosquée va être construite à Montpellier

    Une nouvelle mosquée va être construite à Montpellier

    C’est une initiative qui s’inscrit dans le grand projet de transformation du quartier de la Mosson. Début décembre, Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de la Métropole, Cédric Grail, directeur général de la société d’aménagement de la Métropole SA3M et Ahmed Bouzaoui, président de l’association cultuelle de la Miséricorde (ACDM), qui gère la mosquée du même nom dans le quartier de la Mosson, ont procédé à la signature de deux promesses de vente.

    Une plus grande superficie

    La première va permettre à l’ACDM d’édifier une nouvelle mosquée avenue de Barcelone, sur le site de l’ancienne Tour Catalogne détruite il y a plus de 15 ans. La seconde permettra à la SA3M d’acquérir les locaux actuels de la mosquée, situés dans l’immeuble Font Del Rey. Cette copropriété de sinistre mémoire, qui doit être démolie en 2028, était devenue le symbole du logement indigne exploité par les marchands de sommeil. À l’automne 2023, la Ville de Montpellier s’était portée partie civile, aux côtés de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-fondation abbé Pierre) et de l’association montpelliéraine Habiter Enfin, dans une procédure contre les anciens propriétaires de la résidence. Lesquels ont écopé, en première instance, de peines de prison de 12 et 6 mois avec sursis.

    D’une superficie de 1 000 m² contre 700 m² actuellement, la nouvelle mosquée, dont l’inauguration est prévue en 2028, pourra accueillir 800 personnes (contre 486 aujourd’hui). Elle sera édifiée face à un projet d’équipement de santé de proximité, actuellement en cours d’élaboration avec des professionnels de santé du territoire. « Je suis très engagé en faveur de la laïcité et très intransigeant quand le religieux veut imposer ses vues. Mais par contre, je suis très attaché à ce que chacun puisse être respecté dans sa foi. (…) Les fidèles doivent avoir des lieux de culte adaptés pour que chacun puisse vivre sa spiritualité », a réagi Michaël Delafosse.

  • La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    La CAF du Var inaugure son nouveau siège à la Loubière

    Engagée à améliorer la qualité de son service, la Caisse d’allocations familiales du Var a présenté vendredi après-midi ses nouveaux locaux fonctionnels de 8 300 mètres carrés de bureau dans le quartier de la Loubière, à Toulon. Un bâtiment, dont « l’architecture est à la hauteur des enjeux actuels », qui regroupe, depuis mars 2025, 480 salariés sur un effectif total de 550 à l’échelle du département. L’objectif étant, a rappelé son directeur Julien Orlandini, de permettre à l’organisme d’assurer sa mission de service public dans les meilleures conditions.

    La protection sociale unanimement saluée

    Et de poursuivre : « Ce déménagement survient l’année des 80 ans de la Sécurité sociale, l’occasion d’affirmer nos valeurs et notre raison d’être tournée vers la protection. » L’occasion de rappeler que depuis 1945, les allocations familiales accompagnent et soutiennent les populations. « Cette histoire longue nous engage », ajoute Julien Orlandini. La maire de Toulon Josée Massi (SE) a remercié dans son intervention l’ensemble des décideurs d’avoir choisi de venir s’installer ici, à la Loubière, « un quartier que Toulon a entrepris depuis plusieurs années de redynamiser afin d’en faire un centre d’activité tertiaire et de formation ».

    L’occasion aussi de mettre en avant le magnifique parc de la Loubière, qui commence au pied de la bâtisse, et ses 16 000 m² de verdure qui a vu le jour en septembre 2022, en lieu et place d’une ancienne fiche industrielle. La première magistrate a salué ensuite le « rôle fondamental que joue la CAF dans la dimension sociale de notre engagement républicain ».

    Ça fait du bien de voir les mérites de la République sociale unanimement reconnus.

  • Narcotrafic : les salariés d’Orange pris en étau

    Narcotrafic : les salariés d’Orange pris en étau

    « Ici, c’est pire que la Banque de France. » Sur le parking d’Orange, à Saint-Mauront (3e), les trois gardiens qui assurent la sécurité ne sont pas tranquilles. Leur responsable a pris la décision, ce mardi 25 novembre à midi, de confiner durant une demi-heure tous les salariés, potentiellement 1 200, dans les faits de 400 à 450 en présentiel chaque jour, pour éviter les « dommages collatéraux ».

    Selon lui, une bagarre entre dealers au moyen d’un club de golf qui aurait pu dégénérer : « Une kalach, c’était pareil. » Il a préféré fermer le site « le temps que ça se calme ». Depuis une semaine, toujours selon lui, la venue des ministres de l’Intérieur et de la Justice, suite à l’assassinat de Mehdi Kessaci par un commando à moto, a « mis de l’huile sur le feu ». « C’est un quartier défavorisé, on n’a pas tous les tenants et les aboutissants, mais on pourrait aussi choisir d’éteindre l’incendie », estime-t-il.

    Concrètement, de nouvelles inscriptions sont apparues sur le mur de la sortie du métro National, indiquant que le point de deal voisin, au cœur de la cité de Félix-Pyat, était ouvert H24. Sur les grilles du siège d’Orange, ou sur les immeubles en face, il suffit de suivre les flèches blanches ou rouges pour y arriver. On arrive au pied des barres, avec un petit comité d’accueil où des minots encagoulés essaient de se réchauffer au soleil. Même si dans le quartier, entre mamans qui discutent, minots qui sortent du bus et ouvriers qui rentrent après une journée de travail, la vie s’écoule… paisiblement.

    Laurent, délégué syndical CFE-CGC d’Orange, raconte, lui, les emballages de médicaments jetés par-dessus la clôture, direct dans la pelouse. « On a aussi retrouvé des douilles suite à une fusillade au bar d’en face », ajoute le syndicaliste. Résultat, « les salariés ont peur, ils ont développé des stratégies pour ne pas venir, en recourant au télétravail, en multipliant les missions de terrain ». Il poursuit : « En tant que salarié d’Orange, on n’est pas là pour vivre ça. » Nexity, qui avait son siège juste en face, a aussi « déménagé parce qu’il y avait trop de problèmes », témoigne-t-il, « ils ont vendu ça avec l’espoir de la revitalisation, mais c’est trop tôt, on est un peu des spécimens d’expérience avec eux, ce n’est pas encore un quartier de droit. On vit dans une citadelle assiégée. »

    Une direction

    qui se dit mobilisée

    Il dénonce également le manque de sérieux de sa direction. Pour badger, il faut rentrer dans un sas « un peu sombre », qui « doit faire 30 m2 et dont la porte reste ouverte ». C’est « Riri, Fifi et Loulou qui gèrent la sécurité », ironise-t-il.

    Si un cap a été franchi, le phénomène n’est pas nouveau. « On ne voulait pas venir là et, d’ailleurs, on devait intégrer les bâtiments de Nédélec, à côté de la gare, mais Orange a préféré vendre, en partie à l’Agence régionale de santé », croit savoir le responsable syndical, « et nous rapatrier tous ici il y a deux ans ». CGT, FO, SUD et CFE-CGC s’étaient mobilisés en 2022 contre la fusion et le transfert des salariés de Nédélec, Réattu et la tour La Marseillaise, bref tous les sites marseillais, sur la rue Félix-Pyat. La sécurité du site n’est pas le seul point noir. « On a aussi eu des punaises de lit, avec des fermetures de plateaux entiers pour la fumigation », indique-t-il.

    La direction arguait, elle, de sa volonté de mettre en place un campus à Saint-Mauront pour « maîtriser [son] empreinte immobilière par la restitution d’immeubles à Marseille ». Sur « l’incident » survenu ce mardi, elle indique avoir « constaté un attroupement inhabituel d’une vingtaine d’individus proche de la sortie du métro National, à l’extérieur de l’entrée du site Massalia ». Afin de « préserver la sécurité des salariés et du site, Orange [leur] a demandé de ne pas quitter le site pendant 30 minutes, le temps que cet attroupement extérieur se disperse ». Et la direction d’assurer qu’elle est « en lien avec les forces de l’ordre pour toutes les questions liées à la sécurité de [ses] sites », que « la sécurité de [ses] salariés est une priorité ».

    Côté CFE-CGC, un courrier devait partir, ce mercredi, pour réclamer des mesures et des explications sur les raisons du déménagement à Saint-Mauront.

  • À Arles, l’accueil de jour excentré pour mener le projet Mistral

    À Arles, l’accueil de jour excentré pour mener le projet Mistral

    La cession a été votée lors du dernier conseil municipal. Le 2 octobre, la majorité de Patrick de Carolis (Horizons) a acté le déclassement de l’ancien collège Frédéric-Mistral en vue de vendre l’ensemble de 6 431 m2 au groupe François Ier, pour 3,9 millions d’euros. Après les travaux de réhabilitation, la Ville restituera 700 000 euros. Un volume « qui concerne notamment une salle polyvalente qui sera rétrocédée à la Ville », précise le premier adjoint au maire Jean-Michel Jalabert.

    En bref, l’opérateur immobilier a pour projet de construire un parking souterrain de 45 places, 85 logements multigénérationnels (un chiffre encore modulable), mais aussi un cabinet médical, une maison des associations et un restaurant.

    Mais, avant de pouvoir entamer le chantier, l’accueil de jour du centre communal d’action sociale (CCAS) doit déménager. Il devait « être déplacé avant le 30 juin et être installé rue Gaspard-Monge », à Barriol, détaillait Jean-Michel Jalabert lors du conseil municipal, mais « les travaux ont pris du retard, donc le déclassement de l’ancien collège Mistral sera effectif en juillet 2026 ».

    Plus de 30 minutes

    du centre-ville

    Si ce déménagement n’est qu’un point d’organisation pour la Ville, il inquiète l’opposition. « Depuis 2013, l’accueil de jour du CCAS est installé dans une partie des locaux de l’ancien collège Mistral, explique le conseiller municipal Nicolas Koukas (PCF). On l’avait volontairement installé là parce que c’est en centre-ville, pas loin de la gare, donc accessible aux gens dans la précarité. Chaque jour, 80 à 120 personnes y trouvent un soutien vital : douches, bagagerie, domiciliation, accompagnement social et un accès aux soins en lien avec l’hôpital d’Arles. (…) Aujourd’hui, la Ville prévoit de déménager cet accueil en zone industrielle, au Plan du Bourg, dans une zone industrielle à plus de 30 minutes du centre-ville. » L’élu dénonce une volonté de « cacher les plus démunis et les sans-abri, alors que d’autres solutions
    existaient ».

    Sur la trentaine d’associations qui étaient logées dans l’ancien collège Mistral, une dizaine devrait rester dans un espace rénové de plus de 500 m2. « Quelques associations de traditions, mais pas l’accueil de jour », constate Nicolas Koukas. Le conseiller d’opposition affirme qu’une autre solution avait été mise sur la table, à proximité du stade Fournier, avant d’être abandonnée.

    Contactée, la Ville n’a pas souhaité communiquer à ce sujet.

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Les travailleurs sociaux des Flamants en appellent à l’État

    Cette fois-ci la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants est restée fermée… Le groupe de salariées « volantes » qui assurait la veille les urgences s’est à son tour mis en grève ce mardi 14 octobre. Dans le même temps, devant l’hôtel du Département, venus de Marseille mais aussi d’Aubagne, d’Aix ou La Ciotat, plus d’une centaine de personnels des MDS, Protection maternelle et infantile ou autres pôles enfance se sont rassemblés en soutien, à l’appel de la CGT, pour dénoncer des conditions de travail devenues très compliquées sous la pression du narcotrafic.

    « Nous sommes dans un quartier toujours en grande difficulté, en proie à un réseau qui s’est organisé, développé. Nous ne voulons pas lâcher les habitants, nous avons un devoir envers la population, mais on ne peut pas continuer comme ça, rester en danger » estime Valérie Marque, secrétaire générale du syndicat au conseil départemental. La CGT réclame une entrevue avec le préfet au plus vite, car « c’est l’État le garant de notre sécurité » et se dit prête à organiser un rassemblement devant la préfecture dès jeudi matin si nécessaire.

    Récupérer sa voiture après sa journée de travail au parking est une gageure, croiser un dealer aussi… « J’ai reçu des menaces de mort », raconte cette sage-femme qui est tout de même retournée au travail moyennant six mois de psychothérapie.

    « Les enfants ont peur »

    Dans l’idée, « être au cœur de la cité c’est super mais là, ce n’est plus tenable », raconte une autre salariée. Elle ajoute : « Les enfants que nous suivons ne veulent plus venir, ils ont peur. Et on reçoit des habitants qui se sont fait chasser de leur domicile par les dealers, ils arrivent avec juste les vêtements qu’ils ont sur le dos. » L’organisation des visites à domicile aussi a dû être revue « pour éviter d’être confrontés au réseau », assure une troisième.

    Sur site, ce mardi matin, les camions de CRS et de police en place la veille « ne sont plus là » assure une assistante sociale alors que la préfète de police a assuré mettre les moyens avec « une présence renforcée afin de lutter contre la délinquance, les trafics ainsi que leurs conséquences pour ceux qui y vivent et y travaillent ».

    « On se suradapte au quotidien, on tolère des choses intolérables et on est mis à l’amende, comme les habitants », témoigne une salariée des Flamants. Dans l’urgence, une partie des grévistes réclame un encadrement policier accru, au quotidien, ou un déménagement en attendant. Du temporaire, en attendant que soit définitivement démantelé le réseau, espèrent-ils, bien conscients que ce n’est pas « une mince affaire ».

    Parmi les manifestants, on retrouve également Gérard Frau, président du groupe communiste au conseil départemental des Bouches-du-Rhône et adjoint au maire de Martigues. « Les travailleurs du social en général ont déjà tellement de difficultés à assurer leur mission, il n’est pas imaginable qu’ils puissent subir la pression du narcotrafic » s’indigne l’élu, pour qui « il faut créer de bonnes conditions d’exercice de leur métier » car « les parents, les familles ont besoin de ces structures ». Une lettre des élus PCF du Département va être envoyée pour appuyer la demande de rendez-vous auprès du préfet ajoute-t-il.

    En attendant, une caisse de grève a été ouverte.

    Contactée, la préfecture de région n’a pas donné suite à nos sollicitations.

  • De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    De l’amiante dans le sol d’une école maternelle de Cuges-les-Pins

    « Le droit de retrait des deux collègues a finalement eu l’effet escompté… » Pour Charlotte Bourgougnon, cosecrétaire départementale de la FSU-SNUipp, la situation de l’école maternelle de Cuges-les-Pins est inquiétante : un rapport réalisé par le groupe Apave en date du 20 juin, mais « transmis seulement » le 2 octobre, pointe la présence d’amiante dans les dalles du sol des classes 2 et 3. Au niveau « AC2 », qui implique « que le matériau ou produit ne soit plus soumis à aucune agression ni dégradation ».

    Une enquête sanitaire ouverte

    L’amiante a été repéré « dès 2019, mais la mairie n’a rien fait », s’indigne la responsable syndicale, malgré les alertes répétées des enseignantes en conseil d’école, assure-t-elle. Après une nouvelle demande d’information de la commune, sans succès, ces dernières se sont repliées dans les autres salles, ce mardi 7 octobre. On ne sait pas ce qu’il en est « dans le reste de l’école et dans les autres bâtiments de la commune », ajoute Charlotte Bourgougnon se félicitant, néanmoins, que l’Éducation nationale ait pris le problème à bras-le-corps.

    Une enquête F3FCT (Formation spécialisée en matière de Santé, de Sécurité et de Conditions de Travail), dont la syndicaliste est membre, a été ouverte avec une visite dans l’après-midi.

    De son côté, la Ville s’adresse aux habitants et aux parents sur les réseaux sociaux. « Oui certaines dalles de sol de l’école contiennent de l’amiante, comme cela avait été identifié dès le diagnostic réalisé en 2019. Ces deux matériaux avaient été placés en évaluation périodique, c’est-à-dire qu’ils étaient en bon état de conservation et ne présentaient aucun risque immédiat, tant qu’ils n’étaient ni dégradés ni altérés », affirme-t-elle. Précisant que « le nouveau rapport recommande une action corrective de niveau 2, ce qui implique la réalisation de mesures d’empoussièrement afin de vérifier la qualité de l’air », elle promet que « ces mesures seront effectuées dans les plus brefs délais par un laboratoire agréé ».

  • Le titanesque déménagement des archives départementales

    Le titanesque déménagement des archives départementales

    Les couloirs étroits du Palais des Papes se vident petit à petit des milliers de documents des archives départementales dont le déménagement vient de débuter en direction de leur nouvelle maison, en l’occurrence le nouveau bâtiment construit tout récemment, Memento, situé à l’Agroparc à Avignon.

    Plus de 28 kilomètres de documents notariaux, de dons, d’archives communales ou hospitalières, conservés là depuis 1880, qui ont parfois plus de 250 ans, sont ainsi déménagés consciencieusement jusqu’en octobre 2026. « Le passé est en route vers son avenir », philosophe pour l’occasion Dominique Santoni, présidente (LR) du département de Vaucluse. Car le Palais des Papes, bien qu’étant un lieu chargé d’histoire, n’est plus adapté à conserver dans de bonnes conditions ces documents. Entre températures et taux d’humidité différents selon les étages et les salles, la difficulté d’accès de certaines zones étroites ou plusieurs étages à monter sans ascenseur, le temps de déménager est venu.

    L’équipe de l’entreprise Avizo, qui s’occupe de transférer les documents, a notamment dû s’adapter en créant une rampe spéciale pour charger leurs camions ainsi que des « jeannettes » (surnom donné aux armoires roulantes dans lesquelles sont chargés les documents) plus petites et moins larges afin de passer dans tous les endroits. « On est agréablement surpris du site. Mais c’est vrai que c’est un environnement très, très complexe. Mais on a un an pour faire cela dans de bonnes conditions », concède, tout en poussant un chariot, Stéphane Ohouo, technicien contremaître chez Avizo. « Les premiers documents que l’on envoie sont les plus consultés afin que les recherches continuent là-bas », confie Christine Martella, cheffe de service des archives.

    Travail minutieux

    Arrivé du côté du très moderne Memento, le travail des équipes de déménagement, mais aussi des archivistes, est loin d’être fini. À son arrivée, chaque jeannette est envoyée en quarantaine ou à l’isolement, s’il y a un doute sur l’origine du document, avant d’être minutieusement dépoussiérée à l’aide d’aspirateurs. Une salle de numérisation a également été installée sur place pour rendre les documents consultables à distance.

    Puis ceux-ci seront déposés dans l’une des 20 nouvelles salles de l’un des quatre niveaux du bâtiment, dans des conditions uniformisées de 25 degrés et environ 50% d’humidité. Chacune d’entre elles peut accueillir 1 600 mètres linéaires de documents. « On a essayé de faire en sorte que les documents les plus consultés soient à proximité des ascenseurs pour marcher le moins possible », glisse Guillaume Chauvet, archiviste et responsable des publics. En parallèle, de grands espaces de lecture aménagés pour la consultation sont à disposition. « Le but est également que ce soit accessible au public. On souhaite que ces documents soient mieux valorisés », précise Jean-Philippe Lallemand, responsable du site Memento.

  • L’Open 13 Provence déménage à Lyon-Décines en 2026

    L’Open 13 Provence déménage à Lyon-Décines en 2026

    Ce qui était une hypothèse il y a encore quelques mois est devenue réalité. L’Open 13 Provence a annoncé ce vendredi 29 août son déménagement dans la capitale des Gaules, plus précisément à la LDLC Arena de Lyon-Décines à partir de la saison 2026.

    Ce choix survient notamment en raison de l’augmentation des standards de l’ATP et d’un cahier des charges toujours plus contraignant où le Palais des Sports de Marseille ne répondait plus aux normes du tournoi de tennis, comme nous l’avait confié le directeur du tournoi, Jean-François Caujolle, en amont de la dernière édition.

    « La LDLC Arena, équipement de dernière génération situé au cœur de la métropole lyonnaise, répond pleinement à ces exigences et offre toutes les garanties pour accompagner le développement futur du tournoi », a commenté l’organisation dans un communiqué.